Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.
7 Décembre 2011
Signalons, dès sa parution, et avant mêmùe de l'avoir lu la sortie du premier roman de notre ami Michel Rodigneaux. Cela ne nous empêchera pas d'y revenir.
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Vient de paraître
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LE GOÛT DU LAIT SAUVAGE
Michel Rodigneaux
> Naître en 1905 aux Antilles et aller vivre sa vie en France n'augure pas un destin facile... celui d'Armand Cardoso sera aussi peu ordinaire que l'homme. Envoûté par la musique et les femmes, ce clarinettiste de talent rencontre Isabelle, jeune parisienne pétillante, curieuse de tout, et ce sera le début d'une passion dévorante... Ce livre montre sous un angle inhabituel les difficultés rencontrées par les originaires d'outre-mer pour s'intégrer en France, tout comme celles des métropolitains qui, durant l'entre-deux-guerres, les accueillaient et reconnaissaient leurs qualités humaines. En même temps que l'épopée des musiciens antillais venus d'Europe, l'auteur raconte l'histoire d'un formidable instrument d'intégration et de métissage: le "Bal nègre" de la rue Blomet.
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Extrait
> « Souvent, je me vois près d’un ruisseau bordé de plantes et d’arbres en carton coloriés, maladroitement découpés. Je suis vêtue de ma robe de mariée. Je marche pieds nus, lentement, comme si je flottais dans l’air, avec un enfant noir dans les bras, un enfant au sexe indéfinissable, un enfant que je caresse en couvrant de baisers sa peau de soie. Puis, l’ayant serré contre moi, je le plonge dans l’eau de ce ruisseau, comme si je voulais, en le lavant, éclaircir son teint. Alors l’eau se change progressivement en lait, puis en une crème onctueuse, épaisse, encore plus épaisse… Et cette crème freine le mouvement de mes bras alourdis, jusqu’à ce qu’ils soient immobilisés complètement. La sensation de ne plus pouvoir retenir cet enfant, devenu mien, mon incapacité à l’extraire de cette pâte qui nous colle de toutes parts me terrorise. À ce stade du cauchemar, je me réveille brusquement en hurlant. D’autres fois, ce n’est pas du lait, mais un liquide brunâtre qui remplace l’eau du bain d’un bébé blanc, comme si, en l’y plongeant, je voulais brunir son teint trop pâle à mon goût. Et puis, par le surnaturel que seuls procurent les rêves, je n’ai ni la vision ni la sensation de porter cet enfant… En me penchant pour le sortir du ruisseau, j’aperçois, superposé au sien, mon visage bleuté sur une moitié et rougi sur l’autre. C’est un visage-masque que l’enfant s’amuse à décolorer en l’aspergeant avec des gouttes d’eau vite devenues des cristaux et dont le tintementcoupe mon sommeil. Je me réveille alors en sueur, comme si j’avais été réellement aspergée. « C’est la crainte d’accoucher qui te met dans cet état. Tout se passera bien, tu verras… » me dit chaque fois Paul-Henri en me câlinant. S’il savait… » > |
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