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Le Scrutateur.

Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.

Sarah Knafo désignée « révélation de l’année » : la gauche crie au scandale .

Sarah Knafo désignée « révélation de l’année » : la gauche crie au scandale .

Chaque année Le Trombinoscope, qui se désigne comme le média d'« information professionnelle du monde politique », distingue quelques personnalités politiques. Depuis la cérémonie de remise des prix le 11 février dernier à l’Hotel de Lassay, la gauche est vent debout contre la nomination de Sarah Knafo désignée par le jury comme étant la « révélation politique de l’année ». Marine Tondelier, qui avait reçu le même prix l’année dernière, est très fâchée. Olivier Faure, qui s’est tout de même vu décerné le prix de « député de l’année » s’indigne de voir une adversaire politique distinguée par le même jury. Ce qui les gêne ? Sans doute de se voir ainsi mis sur le même plan que ceux qu’ils passent leur temps à vilipender et à dénigrer.

La gauche crie au scandale

« Il y a un an, je me trouvais à la place de Mme Knafo pour recevoir le même prix, s’indigne Marine Tondelier sur X. A l’époque, j’avais dit que ce jury portait une responsabilité dans la banalisation et la montée de l’extrême droite en France. Ils viennent encore de le prouver ce soir. » Tout cela n’est qu’un complot alors ? En tout cas, Libération voit dans la nomination de Sarah Knafo un effet de sa « surmédiatisation » : « On vous racontait lundi 9 février comment de nombreux médias français, sciemment ou non, normalisent la candidate d’extrême droite à la mairie de Paris Sarah Knafo. Ce n’est pas une vue de l’esprit : chaque jour ou presque, les limites sont repoussées » commence le média de gauche. Il n’est d’ailleurs pas loin de crier au scandale : « Arrêt sur images a fait le décompte : depuis le 1er janvier, Knafo a été interviewée pas moins de 12 fois, dont une fois au JT de TF1. Knafo a également eu les honneurs de BFMTV, le Parisien, France Inter, RTL, Paris Match, le Figaro, Valeurs actuelles, les Grandes Gueules, le Figaro TV, France Info, CNews-Europe 1. Des micros ouverts sans réelles contradictions. » Difficile de dire le contraire, Sarah Knafo s’est imposée médiatiquement, mais n’est-ce pas justement le jeu d’une campagne électorale de savoir mettre ses idées sur le devant de la scène et sa candidature sous le feu des projecteurs ?

On ne mélange pas les torchons et les serviettes

En lisant le tweet de Marine Tondelier, on se demande surtout si elle n’est pas vexée voire un peu jalouse : sans doute considère-t-elle qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes ? Elle n’est pas la seule présomptueuse ! D’ailleurs, Libération rapporte que le député PS Olivier Faure, peut-être offusqué d’avoir été distingué par le même jury que Sarah Knafo, a refusé de faire la photo de groupe … Faut-il qu’il se sente si supérieur ? Il aurait tort pourtant, puisque lui est récompensé par le prix qu’avait reçu Jean-Philippe Tanguy l’an passé ! Pas facile pour les vieux barbons de gauche de se voir mis en concurrence par une jeune génération qui refuse de se soumettre aux idées qu’ils ont érigés en dogmes républicains. D’autant que Public Sénat justifie si bien la nomination de Sarah Knafo qu’elle semble presque évidente : « À 32 ans, Sarah Knafo décroche le prix de la révélation. Eurodéputée Reconquête ! candidate à la mairie de Paris, ancienne auditrice à la Cour des comptes, elle s’est imposée comme l’un des visages montants de l’extrême droite. Proche d’Éric Zemmour, dont elle est la compagne, elle incarne une nouvelle génération politique, médiatiquement aguerrie et solidement diplômée. »

Un prix sans parti pris

Il serait tout à fait grotesque d’accuser le jury du Trombinoscope d’une quelconque partialité déjà parce qu’il est composé, détaille Public Sénat, de : « […] de journalistes et éditorialistes politiques, parmi lesquels Christophe Barbier (BFMTV), Perrine Tarneaud (Public Sénat), Emmanuel Kessler (LCP), Ludovic Vigogne (La Tribune), Nathalie Mauret (Groupe Ebra), Yves Thréard (Le Figaro), Brigitte Boucher (Franceinfo) et Monique Canto-Sperber, directrice de recherche émérite au CNRS ». Le but étant, avec « ce regard collectif [de] confére[r] aux Prix du Trombinoscope une fonction reconnue de baromètre du pouvoir, au-delà des clivages partisans et des cycles médiatiques » explique le communiqué de presse. Et puis parce qu’outre Olivier Faure « meilleur député de l’année », Sébastien Lecornu est la « personnalité de l’année », Amélie de Montchalin est, elle, la « ministre de l’année », et Thierry Breton, ce qui n’étonnera pas grand monde, l’« européen de l’année ». Cela prouve bien que ce ne sont pas les idées politiques qui sont récompensées, mais, comme l'explique Le Trombinoscope dans son communiqué de presse, les personnalités, en ce qu'elles « [...] ont marqué l’année par leur capacité à exercer le pouvoir, à tenir une ligne et à durer dans un contexte politique et institutionnel instable ».

Alors, Sarah Knafo mérite-t-elle son prix de « révélation de l’année » ? En tout cas elle ne le mérite pas moins que Marine Tondelier l’année dernière, mais comme l’a si bien dit Olivier Faure dans son discours à l’Hôtel de Lassay, « La démocratie est fragile » 

 

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