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Le Scrutateur.

Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.

Venezuela : vers le conflit armé ou un pacte économique sous l’égide américaine ?

Venezuela : vers le conflit armé ou un pacte économique sous l’égide américaine ?

 

( https://www.bvoltaire.fr/venezuela-vers-le-conflit-arme-ou-un-pacte-economique-sous-legide-americaine/?utm_source=Quotidienne_BV&utm_campaign=2a9d46ef98-MAILCHIMP_NL&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-2a9d46ef98-22813017&mc_cid=2a9d46ef98&mc_eid=10beefac19 )

 

 

Dès l’annonce, samedi, par Donald Trump de la capture et de l’exfiltration de Nicolás Maduro et son épouse, après un moment de sidération, les partisans du régime tentaient d’organiser une riposte à ce coup de force. Le maire de Caracas, Carmen Meléndez, vêtu d'un uniforme militaire, accompagné de nombreux manifestants, se rendait symboliquement devant le palais présidentiel de Miraflores pour exiger la libération du président vénézuélien alors que le chef du gouvernement du district de la capitale, Nahúm Fernández, appelait à des manifestations de protestation et de résistance dans tout le pays…

Militarisation politique

Alors que Trump annonçait, dans l’après-midi de samedi, vouloir « diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre », la vice-présidente Delcy Rodríguez convoquait un Conseil de défense de la nation avec, autour d’elle, son frère, Jorge Rodríguez, le président de l'Assemblée nationale, ainsi que deux autres personnages clefs du chávisme, Diosdado Cabello, le ministre de l'Intérieur, et Vladimir Padrino López, le ministre de la Défense. Selon une interprétation possible de l’article 233 de la Constitution vénézuélienne sur la vacance du pouvoir, celui-ci serait dévolu au vice-président (à la vice-présidente, en l’occurrence) jusqu'à la tenue de nouvelles élections… La question centrale est maintenant de savoir si l’équilibre politique savamment organisé par Maduro va se maintenir dans ces conditions, car le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello comme celui de la Défense Vladimir Padrino ont une réelle influence sur les forces de sécurité et sur les forces armées. Or, depuis son arrivée au pouvoir, le chávisme a fait de l’armée une des forces essentielles du pays. Les membres des différentes forces militaires représentent aujourd’hui près de 20 % des effectifs des fonctionnaires et civils employés par l’appareil d’État, sans oublier les milices paramilitaires pour le maintien de l’ordre et le renforcement des effectifs de la SEBIN (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional), le service de contre-espionnage vénézuélien.

 

À ce sujet — [POINT DE VUE] Arrestation de Maduro : magistrale démonstration de force de Trump

Le poids de l’armée a entraîné une militarisation politique, avec un nombre croissant de militaires au sein du gouvernement, mais aussi sur le modèle cubain, une militarisation économique avec contrôle de nombreux secteurs économiques, dont le fret avec la société EMILTRA (Empresa Militar de Transporte) ou dans le domaine des ressources naturelles, avec la création, en 2016, de la CAMIMPEG (Compañía Anónima Militar de Industrias Mineras, Petrolíferas y de Gas), avec des accords échappant à tous contrôles, qui font des forces armées un des acteurs majeurs du pays. Avec, en toile de fond, prévarications, détournements de fonds publics (l’opposition évoque le chiffre de sept milliards de dollars), trafics en tous genres, armes, changes et stupéfiants...

Complicités intérieures ?

Mais comment, par ailleurs, croire que les forces spéciales américaines n’ont pas bénéficié de complicités à l’intérieur même de l’appareil d’État militaire ou policier pour mener une opération d’une telle envergure ? D’autant que Trump, dans une interview accordée, samedi, au New York Post, a précisé que les États-Unis ne lanceraient pas de nouvelles attaques « si la vice-présidente Delcy Rodríguez fait ce que nous lui demandons ». Prudente, dans un discours diffusé samedi sur l’ensemble des radios et télévisions vénézuéliennes, Delcy Rodríguez a affirmé que Maduro était le seul président légitime du pays. Mais dans une interview au New York Times, Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, a été parfaitement clair : les États-Unis allaient collaborer avec les responsables du gouvernement intérimaire après la capture de Nicolás Maduro. En avertissant cependant qu’ils « prendrons des décisions en fonction de leurs actions et de leurs actes dans les jours et les semaines à venir ».

 

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