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27 Septembre 2025
1) M. Sarkozy. 2) Delphine Ernote, chef de la meute médiatique gauchiste. 3) Une ancêtre d'Ernote, surnomée la Gorgone, dans l'antiquité.
La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme, avec exécution provisoire, a déclenché une vague de moqueries indécentes à l’extrême gauche de l’échiquier politique. Quelle aubaine, que cette peine qui vient marquer du sceau de l’infamie l’homme de droite honni par la gauche écolo-communiste.
La meute se jette sur sa proie. Tout un symbole, cette une du journal Libération qui met en scène un portrait de l’ancien président de la République avec, inscrit, ces lettres très allongées en forme de barreaux : « La taule ».
Sans attendre les verdicts d’un procès en appel, piétinant la présomption d’innocence, les élus insoumis participent à la curée. Une décision qui « met en lumière les failles de notre démocratie, notre tolérance collective face à la corruption politique et la résilience de réseaux d’influence qui continuent d’œuvrer dans l’ombre du pouvoir », s’exclame le député LFI du Nord Hugo Bernalicis. « Vous en avez assez, de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser », raille, sur X, Paul Vannier, le député insoumis du Val-d’Oise, relayé par son collègue essonnien Antoine Léaument. Une pique (sans mauvais jeu de mots) en souvenir de ce 26 octobre 2005 où le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, réconfortait par ces mots l'habitante d’un quartier chaud d’Argenteuil. Aly Dioura (Seine-Saint-Denis) moque l’autre phrase de l’emblématique ministre de l’Intérieur : « Il y a 20 ans, Sarkozy voulait "nettoyer au Kärcher™" la cité des 4.000, là où je suis né. Aujourd’hui, les cités envoient des députés à l’Assemblée. Et lui, il a un numéro d’écrou. L’Histoire n’oublie pas », écrit-il, sur le réseau d'Elon Musk.
À ce sujet — Il n’est pas nécessaire d’apprécier Nicolas Sarkozy pour s’inquiéter de sa condamnation
Manuel Bompard, député LFI des Bouches-du-Rhône, dénonce les attitudes de Bruno Retailleau et Marine Le Pen. Le premier « prétend » défendre « la France des honnêtes gens » et la seconde a commencé « sa carrière médiatique par des diatribes enflammées contre les élus malhonnêtes ». « Pourquoi ce changement de discours, quand ce sont eux et leurs amis qui sont jugés coupable par la Justice ? Pourquoi ce deux poids deux mesures ? », s’étonne le compagnon de route de Jean-Luc Mélenchon. Le révolutionnaire Philippe Poutou, tout en nuance, se réjouit d’une si « belle journée » illuminée par la condamnation d’un « délinquant récidiviste, corrompu, voleur, bandit ».
« Finalement, c’est Nicolas qui paie », raille la députée insoumise du Rhône Anaïs Belouassa Cherifi, figure de l’extrême gauche. François Ruffin, quant à lui, charge Marine Le Pen : « Elle défend Sarkozy, elle attaque la Justice ! Les racailles se soutiennent. La petite caste se serre les coudes. Du balais (sic) ! » Éric Piolle, maire écologiste de Grenoble, en profite pour égratigner sévèrement un de ses prédécesseurs à la tête de la cité iséroise, figure locale de la droite ayant eu des ennuis judiciaires (faits de corruption) : « Un exploit historique ! Avec ses 5 ans ferme, Nicolas Sarkozy a des chances de battre le record d’Alain Carignon : 29 mois purgés derrière les barreaux. Pendant que l’un dormira bientôt en prison, l’autre tente de re-re-conquérir Grenoble avec une équipe qui lui ressemble. »
« Exceptionnellement aujourd'hui, je mets sur pause mon anti-carcéralisme » : voici pour le bon mot de la journaliste d'extrême gauche (Blast) Camille Stineau, qui avait regretté que l'accident de voiture de Marion Maréchal, cet été, ne soit pas mortel. Elle en a profité, par ailleurs, pour encenser ses confrères de Mediapart dont « le rôle joué dans ce pays est tout simplement exceptionnel ».
La gauche tient son os, et elle ne va pas le lâcher.