Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.
7 Septembre 2015
1 ) Que font les monarchies arabes pétrolières pour les migrants? 2 ) Guy Bedos. Le "thélogien" de la migration que nous méritons?
Cet article comporte deux volets.
Le premier tente de faire le point sur les problèmes d'ordre politique, moral et culturel des migrations en cours en Europe.
Le deuxième ( en rouge ) est un appel à signer une pétition, si vous le croyez utile, comme moi je l'ai fait.
Le Scrutateur.
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Mea culpa! Mea culpa, mea maxima culpa. C'est-à-dire « C'est ma faute, c'est ma très grande faute ». Le christianisme fondateur de notre civilisation, et qui influence les comportements, même de ceux qui croient avoir répudié ses principes, et sa foi, nous a habitué à reconsidérer nos actes à la lumière des principes évangéliques. Ni les Egyptiens de l'antiquité, ni la civilisation romaine, ni même la civilisation grecque du temps de Périclès n'étaient culturellement portés à reconsidérer leurs actions à la lumière d'un examen de conscience individuel ou collectif. Les vaincus des guerres, les combattants des arènes , qui eux-mêmes obéissaient aux mêmes principes, n'en disconviendraient certes pas.
Le sacrement de pénitence des chrétiens est une grande chose.
Et pourtant la réalité est complexe, ambigüe. Elle nous incite à formuler des distinguos, par exemple entre le remord, et le repentir. Le prêtre confesseur, et le psychologue, ce confesseur des temps laïques, savent bien qu'il faut prendre garde aux élans de repentir ( sentiment positif ) qui peuvent dégénérer en remord, ce sentiment négatif, et à la limite nocif et pervers, qui loin de rendre à la vie saine le fautif, l'enferme dans la spirale pathologique et négative du remord, cet enfermement du « ce qui est fait ne peut être défait » ( Shakespeare : Macbeth ). Dès lors l'homme du remord loin d'échapper au ressassement de la faute, et au malheur de sa névrose, s'y ébat si j'ose dire, et souvent s'y noie corps et bien.
Le repentir au contraire, avec l'aide du thérapeute, prêtre ou/et psy, ( si ces deux là sont des sages ) ouvre le pécheur, le malade, à la perspective du renouveau par la reconnaissance de la faute comme un moment fou du vécu, mais situé dans un temps passé de la vie, individuelle ou sociale, et comme un principe de renouveau.
Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.
Balzac dans un roman remarquable Le médecin de campagne, nous montre la vie sainte et bienfaitrice d'un grand pécheur le médecin Bénassis, dont l'action s'enracine dans une faute grave, mais situé dans un temps du passé de son moi. Le principe de son action, est dans la reconnaissance que c'est lui, qui a fait du mal, et qu'en même temps ce n'est pas lui, car le repentir en a fait un Homme Nouveau. D'un psychisme négatif et criminel, englué dans un passé morbide, il est passé à une spiritualité positive et féconde, d'autant plus riche qu'elle a connu le mal, l'a identifié, nommé jugé, et condamné. Cet homme qui eut pu persévérer dans la voie négative, s'en est extirpé, d'autant plus riche et fécond qu'il connait sa faiblesse « d'être faillible », de créature pécheresse, mais aussi d'être libre et capable de renouveau.
Heureux qui dans de pareils cas a le bonheur de rencontrer le prêtre, le psychologue, le conseiller simplement amical et sain qui l'aura aidé à s'extirper de la boue gluante et aspirante des marécages de la mauvaise conscience.
Qui l'aura aussi protégé de la rencontre des charlatans « du bien », parfois d'ailleurs eux-mêmes des malades, « contagieux », qui l'enserrent de leur dialectique perverse et destructrice.
Malheur à ceux qui rencontrent des prêtres ou des psys, ( souvent gorgés de « bonne » conscience ) qui les entrainent, ou dans la voie égoïste qui fait leur affaire, ou sur le chemin de la délectation des fautes qui se fait passer pour le principe de l'humilité et de la charité.
Or de tels mauvais guides existent. La psychiatre Henri Baruk, dans son très remarquable ouvrage Mémoires d'un neuro-psychiatre ( Bernard Lafont ) en donne maints exemples. Chez les prêtres c'est la même chose. Ces messieurs sont parfois remarquables, mais chez eux aussi que de braves couillons, pas nécessairement pervers, mais à l'esprit étroit et peu cultivé.
Ainsi va la vie.
Dans la vie sociale et politique, la problématique que je viens d'esquisser ci-dessus, à grands traits, s'impose aussi à la réflexion.
Aujourd'hui, l'Europe chrétienne ( ou qui le fut, et en garde des caractères essentiels ) est confrontée à des problèmes d'une grande complexité, comme celui de la « gestion » de l'arrivée de centaines de milliers de « migrants », fuyant la guerre et la persécution en cours dans leurs pays d'origine.
Quel chrétien peut ne pas se sentir concerné ( "interpelé" en langue bobo )? La maxime placée en exergue de son roman Les eaux mêlées, par l'écrivain Roger Ikor : « Fais bon accueil aux étrangers, car toi aussi tu seras étranger », cette maxime m'avait frappée il y a quelques 40 ans à la première lecture, et souvent j'en ai parlé avec mes grands élèves.
Je ne pense pas un instant à la récuser, car la pensée ne doit pas être à la merci des fluctuations de nos sensibilités selon les variations des conjectures extérieures.
D'autant plus que l'étranger ce n'est pas seulement ni exclusivement celui qui est né de l'autre côté de la frontière. Ce peut être cette personne de notre famille, de notre sang, ( ou de tel voisin de palier ), qui est « étrange », à part, et que nous pouvons être tentés de récuser, brutalement parfois, parce qu'elle nous fait peur, secoue notre conformisme, dérange nos habitudes, etc. Que l'on pense à la profonde réflexion, en ce sens, d'Albert Camus dans son roman précisément appelé L'étranger.
Notre problème en tant qu'européens aujourd'hui face à l'étranger ( au comportement souvent conquérant. Rien n'est simple ) doit prendre en considération, certes, ces données. Mais il doit être réfléchi, lucide et courageux.
Nous ne devons pas repousser les migrants par égoïsme, par étroitesse d'esprit, et mesquinerie.
Mais nous devons réfléchir, et le rôle de nos guides, politiques, penseurs etc, s'ils sont honnêtes, est de nous aider à comprendre, puis à nous décider à l'action, à un agir qui peut être traumatisant dans sa rudesse, parce que comme dit le proverbe « le mieux est l'ennemi du bien », que « l'idéal » plaqué sur le réel, sans la vertu de prudence élémentaire peut conduire aux pires catastrophes.
Il y a un « idéalisme adolescent », et immature, qui consiste à vouloir à tout prix, et à grands coups de marteaux, faire entrer des chevilles carrées dans des trous ronds ».
A certains ecclésiastiques, dont Mgr XXIII, qui donnent dans le prêchi-prêcha ces jours-ci, je rappellerai que si les chrétiens doivent être au service des pauvres, il ne faudrait pas oublier que l'Eglise ( sinon la personne de l'Eglise, eu sens théologique du terme, du moins ...son personnel ) s'est parfois cruellement trompée sur les pauvres, sur les vrais pauvres.
Si l'exode actuel de populations entières ( qu'il ne faut pas non plus idéaliser ) fait problème pour la conscience chrétienne, il ne faudrait pas oublier aujourd'hui, en France, en Allemagne, en Hongrie, ailleurs, les autres pauvres, ceux de chez nous, et je pense pas seulement aux gens qui vivotent dans les rues en proie à des maux nombreux, mais à nos familles, à nos enfants, que « l'accueil » ( ah! L'ambiguïté des mots quand ils sont utilisés par des ignorants et/ou des charlatans ) va concerner au premier chef.
L'arrivée en masses d'immigrants de cultures, de religions ( surtout l'islam ), de moeurs différentes, ne peut être sans effets considérables et déstabilisants pour notre propre civilisation.
Soyons « ouverts », mais soyons intelligents et sages !
Ne voyons pas les lumières de l'Esprit Saint dans n'importe quelle contorsions d'agitateurs trotskystes.
Le Scrutateur.
( 19 heures ).
Post Scriptum : L'article ci-dessus a été mis en ligne à 19 heures.
Je viens de regarder le journal télévisé et, il est maintenant 20 heures, je voudrais ajouter quelques précisions. Dans ce journal on a procédé à une comparaison des accueils d'immigrants en Allemagne et en France. Il parait que les Allemands sont bien plus favorables que les Français à "l'accueil" ( selon des sondages ). Commentaires d'une dame d'un certain âge : " C'est que l'Allemagne se porte mieux que la France, a davantage confiance en elle que notre pays. En France il y a une crise morale. Quand un peuple a confiance en lui, il fait meilleur accueil aux autres parce qu'il n'a pas peur".
Je suis obligé de ne pas accepter à cette "explication sommaire".
Outre des raisons d'ordre économique ( et strictement matérielles, c'est-à-dire typique de l'Europe actuelle, émasculée par de fausses élites ) il faudrait se demander si l'attitude allemande ne s'explique pas par des considérations "morales" de nature historique.
C'est l'Allemagne qui, entre 1933 et 1945, a été la cause et l'agent d'un des plus grands génocides de l'histoire, inspiré par des théoriciens d'un racisme extrême : les nazis.
L'Allemagne est aujourd'hui profondément marquée par cette histoire effroyable. Les acteurs du nazisme sont morts désormais, mais dans l'âme de leurs fils petits fils et arrière petit fils, subsiste un remord profond et compréhensible. Et il y a de quoi. mais les jeunes Allemands ne sont pas responsables des actes de leurs ancêtres. Nous retrouvons ici le problème des rapports entre le remord et le repentir( voir plus haut ). Voilà sans doute une des raisons, non négligeable, dans leur surenchère à l'accueil de "l'Autre".
C'est non pas dans l'oubli mais sur la voie de l'assomption qu'ils trouveront la voie du salut. Ce qui est, certes, plus facile à dire qu'à faire.
En tout cas, cette variable d'explication est plus satisfaisante que les propos conformistes de la voix officielle.
LS. ( 20h 10 ).
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Continuer d’accueillir des réfugiés en si grand nombre en Europe est une hérésie !
L’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Oman, Bahreïn et les Émirats arabes unis n’ont jusqu’à présent proposé aucune place d'accueil aux réfugiés syriens.
Aujourd’hui, nous demandons aux autorités françaises, européennes et aux instances onusiennes d’interpeller officiellement les responsables politiques de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Koweït, d’Oman, du Bahreïn et des Émirats arabes unis afin qu’ils prennent enfin leurs responsabilités et qu’ils accueillent eux-mêmes, sur leur territoire, les populations menacées par les guerres actuellement en cours dans les pays voisins.
SIGNEZ LA PETITION DE BOULEVARD VOLTAIRE EN CLIQUANT ICI.