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29 Novembre 2014
Bien franchement, chers amis, j'ignore totalement pour qui je voterai à la présidentielle de 2017 ( si je sais en revanche pour qui je ne voterais pas, même sous la torture !!!!! ).
Mais, comme vous, je scrute l'actualité et les propos de ceux qui se proposent de faire don de leur personne à notre pays dans deux ans et demi.
Je pourrais voter, au deuxième tour, comme en 2007, et 2012, faute de mieux pour Nicolas Sarkozy. Mais ce ne serait pas pour sa bouille, même s'il est loin d'être le plus antipathique des compétiteurs potentiels. J'attends de lui, des engagements forts sur des thèmes politiques et sociétaux qui recueillent mon assentiment. Lequel ne saurait s'exprimer par des tressautements dans une salle de meeting, en criant Ni- co-las ! Ni-co-las!
De même Je pourrais voter pour madame Le Pen. Chacun sait que je n'ai pas l'habitude de dissimuler ma pensée pour éviter les croassements des corbeaux de la gauche « démocrate et socialiste » ( qu'ils disent ! ) vils tournoiements de volatiles insanes et puants, dont les preuves de la malhonnêteté foncière ont été données depuis longtemps.
Mais là encore, je ne suis plus un galopin, rêvant plaies et bosses chantant « c'est nous les gars de la Mariiiine … » pour la grâce d'un sourire de la blonde Sylphide.
Il y a longtemps que j'ai intégré le chœur des adultes, au nombre des barytons. Je m'y trouve fort bien avec Paul-Marie Couteaux, écrivain, philosophe et gaulliste, dont j'ai lu les livres aussi, et vu d'un bon oeil qu'il ne faisait pas comme tant et tant, à gauche, bien sûr, mais aussi « à droite » ( rions trois fois ) avec donc les Juppé, et Bayrou, la NTM, la Jouanno, la Bachelot, et quelques autres bateleurs et bateleuses de 25 ème ordre.
Comme J-M Couteaux, je pense qu'il est absurde et malhonnête d'exclure, (tout en bavassant contre l'exclusion ) les 30 % d'électeurs français qui se reconnaissent dans le FN.
Encore faut-il, s'ils sont des politiques ( je n'ai pas écris « politiciens » ) que les dirigeants de ce parti se comportent, comme ils prétendent l'être, en responsables dignes de ce nom, et pas en détenteurs, tout seuls, de la science infuse du politique, et seuls détenteurs de la sagesse que donne la possession du Graal.
P-M Couteaux qui a voulu prêcher en terre frontiste, qui a souhaité faire comprendre à la gente Dame, et à ses affidés, qu'il fallait savoir composer, et dialoguer, nouer des alliances, sans se renier pour autant, faute de tomber sous le reproche que le leur adressent les corbeaux ci-dessus nommés, renonce, provisoirement ( ? ) à son noble Projet.
Les arguments qu'il développe dans cette interview accordée à Valeurs Actuelles, sont les miens, je me les approprie et vous les communique.
Marine Le Pen et ses partisans doivent savoir que ce que je répète ici inlassablement, s'applique à elle aussi, à savoir que c'est nous qui faisons les dirigeants, que nous ne leur appartenons pas.
En ce qui concerne M. Couteaux, et le Scrutateur, c'est clair.
Le Scrutateur.
L’entretien : Paul-Marie Coûteaux. Rallié au Front national en 2012, l’intellectuel et ancien député européen rompt les liens avec la présidente du FN, après deux ans de relations houleuses. Pour la première fois, il s’explique.
Pourquoi quitter Marine Le Pen alors qu’elle est plus forte que jamais ?
Elle fait décidément trop d’erreurs, depuis trop longtemps, et je dois bien constater qu’elle ne tient aucun compte de mes conseils, lesquels ne font qu’envenimer nos rapports depuis plus d’un an. En premier lieu, elle n’a pas conscience que dans les institutions de la Ve République, dominée par l’élection présidentielle, la victoire au second tour passe par des alliances, car un parti n’arrive jamais au pouvoir seul — heureusement ! Or, Marine Le Pen a, ces deux dernières années, manqué une occasion historique de réunir toutes les droites, ne serait-ce qu’en maniant jusqu’à plus soif le thème de l’UMPS, comme si l’opprobre était égal entre la gauche et la droite.
Je crois l’inverse : ni les prémices intellectuelles ni les politiques de MM. Hollande et Sarkozy ne sont semblables. Il y a, à droite, outre Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan, qu’il faut inclure dans un vaste rassemblement patriotique, des militants, des cadres et des élus de l’UMP avec lesquels on peut et on doit travailler. Marine Le Pen les néglige, et si elle prononce leur nom, c’est pour leur demander de se rallier — ayant tenté de constituer un pont, je suis bien placé pour le savoir… Or, ce n’est pas ainsi que l’on opère. Marine Le Pen ne sait pas avoir des partenaires — preuve en fut donnée aussi au Parlement européen…
Vous étiez censé, à ses côtés, favoriser le ralliement de personnalités venues de la droite classique.
Oui, j’ai par exemple voulu lui présenter l’ancien député UMP Christian Vanneste, autrefois “poulain” de Maurice Schumann, qui souhaitait entrer au Rassemblement bleu marine : elle a fermé sa porte. Pourrais-je ajouter qu’elle n’a pas eu avec Nicolas Dupont- Aignan l’attitude que celui-ci méritait ? On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre… J’ai pensé que des parlementaires anciens ministres, tel Gérard Longuet, auraient pu la rejoindre, mais Marine Le Pen ne travaille qu’avec ceux qui sont alignés. Quiconque diverge ou revendique d’autres traditions est potentiellement un ennemi, à rejeter dans les ténèbres extérieures…
Deuxième déception : Marine Le Pen n’a pas de culture de gouvernement, elle n’a pas suffisamment transcendé son parti pour constituer une vraie force gouvernementale. Son programme est sur bien des points trop irréaliste, d’aucuns diraient “idéaliste”. Je me suis tué, durant trois ans, à lui répéter que son problème n’était pas tant la diabolisation que le manque de crédibilité gouvernementale… Si elle avait eu le courage de rassembler les droites, ce qu’elle aurait pu tenter à la faveur de l’échec de Nicolas Sarkozy, en 2012, elle et son équipe auraient gagné cette culture d’État, qui fait tant défaut — comme elle aurait donné à la droite parlementaire la pugnacité qui lui manque. L’osmose aurait été fructueuse. Elle a choisi une autre stratégie, ce “ni droite ni gauche” qui est typiquement d’extrême droite.
En somme, vous plaidiez pour une ligne d’“union des droites” quand elle croit au “ni droite ni gauche”…
C’est ma troisième déception. À mesure que je la vois réagir aux faits d’actualité, je la trouve souvent habitée par des réflexes de gauche, genre Mai 68 — son année de naissance. J’ai regretté son attitude lors des “manifs pour tous”, où elle a manqué un renversement de génération, ne comprenant pas ce qu’il y avait de régénérant dans ce mouvement. De même, elle soutient un peu trop souvent les syndicats, par exemple lors de grèves à la SNCF. C’est au point qu’un de ses très proches m’a dit un jour : « Ce n’est plus “ni droite ni gauche”, c’est “ni droite ni droite” ! »...Lire la suite dans le numéro disponible en kiosque le jeudi 27 novembre...
Bonus.
Ce Bonus concerne un peu le sujet du jour. Ecoutons-le avec le sourire, même si le propos qui en est l'occasion nous a quelque peu fait grincer nos quenottes.
https://www.youtube.com/watch?v=YQWuYVYSry4
Photographies :
Outre les photos de M. Couteaux et d'un de ses ouvrages, vous reconnaîtrez le flash sur un meeting socialiste de l'ère hollandiste.