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Publié par Edouard Boulogne

manuel valls ps interieur ministre3

A Trappes, nous dit le Figaro à propos des récents incidents qui ont gravement perturbé cette ville « un jeune homme reconnu coupable de violences à Trappes a été condamné à 6 mois de prison ferme et a été libéré, selon différents médias. Il devrait bénéficier d'un aménagement de peine.

Les deux autres jeunes hommes soupçonnés d'avoir participé aux violences des derniers jours ont été relaxés »

 

Ah? Fort bien. Pourtant les « incidents » de Trappes n'ont pas été sans gravité. A la suite d'un contrôle de police, portant notamment sur l'identité d'une femme totalement revêtue d'une burqa, la personne concernée, et surtout son époux s'étaient refusés au contrôle, et s'en étaient pris aux forces de police, soutenues par leurs amis. L'un des policiers très violemment attaqué, a manque de peu d'être étranglé.

Leur conduite, finalement, au poste de police, avait été suivie de très impressionnantes scènes de violence urbaine.

Déférés au tribunal ils s'en sortent comme on vient de le lire par une peine tout à fait symbolique, qu'un ministre a qualifié de verdict «  d'apaisement ». Pourtant Manuel Valls qui s'est rendu sur les lieux, a été l'objet d'une attaque verbale d'une « citoyenne » furieuse : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/22/97001-20130722FILWWW00310-valls-pris-a-partie-a-trappes.php .

Heureusement pour le maire, il est de la camarilla gouvernementale.

Car il est douteux que le camarade Valls ait été si solidaire de ses actions et déclarations s'il eut été de l'UMP, ou du Front National.

 

«  Relaxé », l'étrangleur. Libérés ses complices! Telle est la justice en cette deuxième année de disgrâce du camarade Hollande.

Je crois me souvenir qu'un jeune de 23 ans, que le jeune Nicolas, qui ne s'en est pris à la vie de personne, qui n'a rien cassé autour de lui, a fait plus d'un mois de prison, pour avoir seulement manifesté, contre la récente « loi » sur le mariage homosexuel, selon un droit inscrit dans la Constitution de la V ème République, avait été, lui, condamné à trois mois de prison.

Telle est la situation dans la France d'aujourd'hui.

Les faits analogues sont innombrables, et cent pages d'un article ne suffiraient pas à énumérer les faits analogues, en un seul mois, qui perturbent la vie quotidienne, et pourrissent le moral de la nation.

En un sens, les propos excessifs et partisans de la passionaria évoquée ci-dessus, ont leur part de vérité, car ce délitement de l'esprit public est en grande partie le résultat de l'idéologie des hommes au pouvoir, et, hélas! De certaines mouvances de ce que l'on continue, de façon de plus en plus inopportune à appeler «  la droite ».

Selon, en effet, que vous appartenez à une des communautés qui considèrent la France, comme une proie à dépecer, et non plus comme un pays, une république indivisible, mais comme une société multiculturelle, comme une juxtaposition de groupes hétérogènes, où les nouveaux arrivés ont tous les droits, ou bien que vous considérez votre pays comme une vieille société structurée par 15 siècles d'histoire, et dont les traditions, notamment laïques doivent être respectées, vous serez porté au pinacle, ou voué aux gémonies.

Il suffit par exemple qu'un steward d'Air France, s'il est de race noire, soit prié de se conformer à la discipline vestimentaire exigée par le travail dans cette compagnie de navigation aérienne, pour qu'il soit fait un barouf monstrueux autour de ce fait banal, et que son droit à la dignité soit considéré comme bafoué par un supposé racisme, supposé consubstantiel aux Français de longue extrace.

Les Femen s'attaquent-elles à Notre Dame de Paris, en pleine cérémonie religieuse? Leur leader, une Russe anarchiste de gauche, est choisi par François Hollande pour représenter, sur un timbre poste, la figure de Marianne, symbole, sinon de la France, du moins de la République.

On n'ose imaginer ce qu'eussent dit MM Hollande et Valls, si ces « fem..en » s'en étaient prises à une mosquée d'Allah.

Cette situation ne peut pas durer sans conséquences graves.

La colère gronde, dans les milieux populaires. Et même chez des élus du peuple, dont la maîtrise censée être plus grande commence à craquer.

Ainsi, aujourd'hui, le député-maire ( UDI ) de Cholet, Gilles Bourdouleix, a perdu son sang-froid dans une confrontation avec les «  gens du voyage », une de ces communautés chérie des bobos et des profiteurs de la charité.

L'incident est rapporté ainsi par le figaro : « Peu habitué des polémiques, l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI), le parti de Jean-Louis Borloo, fait face à sa première controverse depuis sa création en septembre 2012. Le député-maire de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, a fait référence dimanche soir à l'extermination nazie lors d'un échange musclé avec des gens du voyage. «Hitler n'en a peut-être pas tué assez», a-t-il lâché, après l'arrivée de 150 caravanes de la mission évangélique Vie et Lumière sur un terrain agricole de la municipalité. Des propos rapportés lundi par Le Courrier de l'Ouest, que l'UDI a unanimement dénoncés, avant d'annoncer l'exclusion de Gilles Bourdouleix ».

http://plus.lefigaro.fr/tag/gilles-bourdouleix

Evidemment, ce monsieur a eu tort de se laisser aller à une telle déclaration. D'abord pour elle-même. Ensuite parce qu'elle fournit aux hommes du pouvoir, et à leurs valets médiatiques le prétexte à un grand vacarme qui va durer plusieurs, jours, d'une part en vertu des vacances, où l'actualité se fait moins abondante, et où ces messieurs cherchent éperdument de quoi retenir le public et écouler leur camelote, et d'autre part à distraire l'opinion publique de l'impéritie et de la calamiteuse politique gouvernementale.

Or si Bourdouleix a eu tort de se laisser aller à un mouvement de mauvaise humeur, si la référence a Hitler est particulièrement malheureuse, il n'est pas impossible de penser que de tels hommes, confrontés chaque jour à une situation qui se dégrade, ont des circonstances atténuantes.

Nous nous trouvons aujourd'hui face à des faussaires qui rappellent, toutes choses égales les médecins ignorants du XVII ème siècle qu'un Molière a ridiculisé à jamais.

On se souvient de cet échange, dans l'une des pièces du grand comédien ( Le médecin malgré lui, si je ne me trompe ).

Ces messieurs voyaient le mal sous une espèce unique, et les causes de la maladie, sous la forme exaspérante d'une obsession lancinante.

 

-« Docteur, disait le malade, j'ai du mal à m'endormir le soir.

  • Le poumon!

  • J'ai mal au pied!

  • Le poumon!

  • Mon fils fait pipi au lit.

  • Le poumon!

  • Mon mari lorgne la jeune fille de nos voisins.

  • Le poumon, vous dis-je! Le poumon! ». ( version très transposée, n'est-ce pas, du grand Molière ).

  •  

Ainsi se passent à peu près les choses sous le règne du principicule : François le Niais.

 

  • M le Président, je n'ose plus sortir de ma maison à cause des ( censuré ).

  • Le fascisme!

  • J'ai peur pour ma future retraite.

  • Le nazisme.

  • J'ai perdu mon travail.

  • Le racisme.

  • Mes compagnons de travail me regardent de travers.

  • L'esclavage!

  • J'ai des hémoroïdes.

  • Sarkozy!

  • J'ai des pépelles.

  • Sarkozy vous dis-je! « 

 

Voici où nous en sommes, à peine caricaturé. Mais nous en sortirons. Les hivers les plus rudes, et les plus longs ont toujours une fin.

Mais il faut se battre, et d'abord contre la tentation de baisser les bras.

Et puis, en absorbant, sans modération les plus fortes doses d'humour.

Haut les coeurs!

 

 

INTERIM. 

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