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Publié par Edouard Boulogne

Cohésion Sociale et Libertés Républicaines
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Ce lundi 6 septembre 2010, tout le monde guadeloupéen attendait le discours de politique générale que va présenter le Président de la Région, pour exposer son programme d’action pour les quatre prochaines années. C’est que la situation de notre petit pays est vraiment difficile ! Dans son bulletin de conjoncture du 2ème trimestre 2010, IEDOM n’écrit-elle pas : « …l’indicateur du climat des affaires (ICA), qui synthétise les résultats de l’enquête de conjoncture de l’IEDOM auprès des chefs d’entreprise, s’infléchit de 3,8 points et demeure inférieur de 10 % à sa moyenne de longue période. Cette évolution reflète une baisse d’activité des entreprises, dans le prolongement de celle du trimestre précédent. La consommation des ménages montre des signes de reprise dans un contexte d’inflation maîtrisée, mais l’investissement des entreprises demeure déprimé et l’activité terne dans la plupart des secteurs. Le tourisme et le BTP rencontrent des difficultés persistantes et la commande publique tarde à redémarrer. Dans ce contexte, la baisse du nombre de demandeurs d’emploi amorcée au premier trimestre ne s’est pas poursuivie»  

C’est assez dire combien l’on est en droit d'attendre de la Région, après un premier mandat de six ans passées à remettre de l’ordre dans les affaires régionales.

En cette fin d’après midi, c’est un long message de plus d’une heure un quart, qui  nous est délivré et qui débute plutôt bien, par l’affirmation du principe de la promotion d’une «économie en croissance qui crée des entreprises, de l’activité et des emplois dans le secteur marchand », même si le mot « TOURISME » n’est pas cité une seule fois et « HÔTELLERIE » prononcé seulement pour renvoyer le sujet « peut-être dans le futur ». 

On retiendra encore, que la Région: soutient le projet de port en eaux profondes, a dans ses cartons une liste de travaux routiers, (dont on notera à regret cependant que ne figurent toujours pas le désenclavement du Sud et du Nord Grande-Terre), qu’elle envisage des transports collectifs de substitution à la route, (ce à quoi l’on ne peut qu’applaudir). On applaudira aussi aux efforts fait pour rendre « Internet » moins cher et accessible au plus grand nombre.

Et puis, les choses vont se gâter sur deux points :

D’une part, l’affirmation de secteur stratégique que représente l’audiovisuel avec la prise de contrôle par la Région de « LA UNE Guadeloupe ». Or chacun sent bien qu’il s’agit d’une décision de politique politicienne, à la veille d’échéances électorales importantes. Car enfin, on n’en est plus à manquer de moyens d’informations comme ce fut le cas jusqu’aux années quatre vingt. Et même avec l’engagement de la mise en place d’un comité de déontologie, l’argent public doit être mieux utilisé qu’à cela.

¨Plus grave encore, l’annonce de la création d’une « société d’économie mixte avec des capitaux privés guadeloupéens » destinée à « peser dans la recomposition actuelle de la grande distribution, voire (…) permettre le regroupement de dizaines de petits commerces de proximité de nos bourgs et de nos campagnes ». 

Là, c’est l’incompréhension totale qui domine. Pour ne pas dire l’effarement. On appelle cela le collectivisme. C’est-à-dire, un système économique fondé sur la propriété des moyens de production à l’échelle locale, régionale… nous dit le LAROUSSE.

Franchement, je ne crois pas que se soit une voie de développement harmonieux et cohérent pour la Guadeloupe et les Guadeloupéens. Ce que je crois :

1°) Que le rôle des pouvoirs publics n’est pas de se substituer aux entreprises, mais d’améliorer sans cesse l’environnement de celles-ci afin qu’elles puissent toujours et encore travailler mieux, et ainsi, en se développant, créer des emplois tout en créant des richesses, pour payer les emplois et payer l’impôt,

2°) Que nos collectivités locales ont des responsabilités importantes que leurs élus (et donc leurs exécutifs), la plupart du temps, exercent mal ou n’exercent pas du tout ; A preuve, l’Etat est, en fin de compte, obligé de se substituer à elles pour remplir leurs missions. Les exemples ne manquent pas. Est-il normal que le Préfet soit obligé de reprendre la main sur le problème du traitement des déchets? ...sur celui des conditions d’attribution des permis de construire des équipements d’énergie renouvelable ( compétence demandée et obtenue par la Région) ? Est-il normal que des sections du territoire guadeloupéen subissent régulièrement des coupures de distribution d’eau, au motif que les canalisations trop vieilles laissent fuir plus de 60% de la production d’eau potable? (notons que lors du rétablissement de la distribution, l’eau dans les robinets est jaune, ce qui signifie qu’elle a été ré-aspirée de l’extérieur dans les tuyauteries percées et est de ce fait polluée par la terre). Enfin, est-il normal qu’aux heures de pointes il faille subir des embouteillages énormes, des heures durant, pour aller d’un bout à l’autre de nôtre petite île?

3°) Que nos élus feraient mieux de se mettre au travail et d’apporter des solutions vraies aux vraies problèmes des Guadeloupéens, plutôt que de demander toujours plus de pouvoirs, qu’ils n’exerceront pas d’avantage aux bénéfices des Guadeloupéens.

4°) Que ce dont la Guadeloupe a le plus besoin, c’est de stabilité institutionnelle, seule gage de retour des investisseurs privés dans ce pays. Et cette stabilité, nous ne pouvons l’avoir que dans le droit commun institutionnel. Non pas avec le statut de PARIS, qui n’a pas comme on voudrait nous le faire croire, un statut de droit commun, mais un statut spécifique. Mais en clair, en ayant le même statut que tous les autres Départements et Régions de France Hexagonale. C’est à dire deux collectivités distinctes, deux assemblées distinctes et deux Présidents distincts, (un pour chacune d’elles). C’est cela le droit commun institutionnel. C’est cela le chemin de la démocratie. Il est dangereux de donner tous les pouvoirs à un seul homme.

Amédée ADELAIDE
président de CSLR
12 septembre 2010

 

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Compè Zamba 14/09/2010 21:42


Bonjour, En matière de rôle des pouvoirs publics cette nouvelle toute fraiche est une VRAIE révolution CARAYIBEYENNE :
http://www.france24.com/fr/20100914-degraissage-suppression-postes-fonction-publique-developper-petits-commerces-travail-artisanal En résumé Raoul Castro va détruire 500 000 emplois publics 0 Cuba
dans les mois qui viennent. Les annonces de Fidel étaient donc de la vaseline, pour préparer ce qui va suivre. On va voir si l' "originalité du mouvement lkp" (dont Mr Rosan Mounien raconte qu'il
est un exemple pour le monde) se manifestera à Cuba. On a du mal à le croire parce que le peuple a peur de "son" armée qui n'hésiterait pas à tirer dans la foule comme à Madagascar ou au
Mozambique. Dans l'autre sens, la décision du "lider hermano" va probablement frapper les "consciences" de Guadeloupe en ce qui concerne les 40% de vie chère, et du reste. Quant à nos sinistres
messieurs Plaisir, Domota, Nomertin et C° qui se cachent en ce moment, ils vont se demander si le dieu rouge de Lénine et de Chavez n'est pas déjà complètement crevé avant d'avoir jamais existé.
Allez, tous ensemble : CUBA SE TAN NOU, CUBA SE PA TA YO .......