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Publié par Edouard Boulogne

Une honnête analyse de la crise sociale.





( Ce texte que nous publions est un peu long, mais mérite d'être lu attentivement, car il est honnête et rigoureux. Ecrit un peu vite, il comporte certaines négligences de style, impropriété de mots. Mais ce n'est pas grave car tout le monde comprendra. L'auteur regrette que la majorité silencieuse ne s'exprime pas. Mais quand elle veut le faire elle en est empêchée. La télévision ne donne la parole qu'aux partisans de M. Domota, et l'on nous a même montré des touristes "solidaires". Attaqué dans France Antilles, j'ai voulu user de mon droit de réponse. Il m'a été répondu par André-Jean Vidal que "ton texte ne passera pas". !!!. Lisez donc attentivement le texte qui suit, qui sera sûrement traité de raciste, et extrémiste comme on m'accuse, contre toute évidence de l'être, parce je suis une voix qui refuse  de se taire. E.Boulogne).



A tous ceux de l’intérieur ou de l’extérieur qui veulent encore croire que la Guadeloupe vit aujourd’hui une page capitale de son histoire vers un monde meilleur. (9 février 2009)




Depuis trois semaines, l’économie de l’île s’est arrêtée.



La Guadeloupe a déjà connu de nombreuses périodes d’agitation sociale violente, et cette expérience passée est une donne fondamentale de ce qui se passe aujourd’hui. Les émeutes se déclenchaient, à l’initiative d’un syndicat l’UGTG, à l’occasion d’un conflit particulier : augmentation des dockers, licenciement d?un salarié, revendication commerciale (!), exigence d’un nième jour férié supplémentaire, etc?

Dès le début sous une forme d’ultimatum plus ou moins acceptable, qui créait un rapport de force insoluble. Rien ne se solutionnait, personne ne voulait perdre la face, l’escalade se poursuivait et ça se terminait en violence, émeutes, tabassages. Jusqu’à ce que la population prenne peur et «lâche» le syndicat auteur des troubles.

Et on se séparait sur un compromis jugé inacceptable par tous au début de l’opération, et sur un sondage qui disait que les trois quarts des Guadeloupéens considéraient l’état français comme seul recours pour maintenir la cohésion sociale, et le désignant ainsi comme grand vainqueur de l’opération.


Cette fois-ci, les stratèges de l’UGTG ont digéré la leçon. D’abord ils ne sont pas partis seuls. Ils ont créé un « collectif », qui leur redonne la légitimité apparente qu’ils avaient perdu, et qui accepte de ne parler que par son représentant... celui de l’UGTG. De plus, elle appuie son action sur une revendication très populaire : «lutte contre la vie chère» accompagnée de 143 revendications du même acabit que personne ne peut rejeter en bloc et dont certains couvrent des

réalités réellement scandaleuses plus ou moins connues du grand public ! Elle est ainsi persuadée que toute résistance du gouvernement produirait un échec des négociations et un pourrissement

du conflit, qui serait sévèrement jugé par la population et qui, cette fois, lui serait profitable.

L’UGTG a largement confirmé cette stratégie en exigeant des négociations à 15O dans une même salle, avec débat télévisé et le déblocage de 126, puis 143 points? Après 10 heures de «négociations» de nombreuses personnes étaient passées à la télé et rien n’avait vraiment avancé.


Quand le préfet a annoncé après quelques jours son retrait en laissant le collectif face aux élus locaux, l’affaire était entendue, tout le monde jouait le pourrissement. Les différents atermoiements ministériels, l’annonce de l’entrée tardive des mouvements martiniquais et les petites phrases lâchées de part et d’autre ne laissaient aucun doute : minimum trois semaines? et ce, quelle que soit l’avancée des négociations (pour ceux qui croient encore qu’elles sont au coeur du problème).


Au milieu des protagonistes, les élus locaux sont impuissants : Ils n’ont pas les moyens financiers de répondre aux exigences des grévistes, ni celles électorales de s’opposer à des revendications aussi populaires. Alors ils essaient d’être du bon côté pour le cas ou ça dégénérerait.


***


Et les guadeloupéens dans tout ça ?


Il faut savoir à quelle réalité cela correspond. Les Antilles ont une société particulièrement hétérogène. A cause de la mauvaise répartition des richesses comme cela est souligné fréquemment, mais à cause aussi d’une société à deux vitesses, avec, d’un côté, des fonctionnaires avec sécurité de l’emploi et hauts salaires (40% de sursalaire) et les autres avec moyenne des salaires très bas et forte précarité.


Face au conflit en cour, il y a trois catégories :


- Les meneurs et partisans. Pour l’essentiel des fonctionnaires qui toucheront pendant toute la durée de la grève leur salaire agrémenté de 40%. C?est notamment le cas de tous les meneurs, et notamment depuis des générations, ceux du syndicat « indépendantiste », payés par le gouvernement, confortablement sécurisés dans leurs fonctions et qui ne souffriront pas des conséquences du mouvement.

Ce qui ne veut pas dire que tous les fonctionnaires soient des grévistes. Mais les administrations ont été vidées de force de leurs occupants. Les enseignants qui veulent retourner à l’école tombent sur des milices, voire font face à des menaces sur les enfants.


- Il y a ceux qui travaillent encore dans des conditions difficiles ; l’habitude fait qu’ils prennent leur mal en patience mais certains espèrent qu’il en ressortira quelque chose de positif pour leur

porte-monnaie. Et même si il est difficile à mesurer, ce soutient existe.


- Et puis il y a ceux qui souffrent en silence parce qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu leur travail ou leur salaire pour la période, soit parce que c’est leur congés qui sont déjà mangés. Certains parce que leur société a préféré fermer par risque des mouvements violents ou faute d’activité, d’autres parce que leur établissement a été fermé de force ou pour cause de faillite. Cette partie de la population, de loin la plus nombreuse est sans porte-parole, ils ne sont ni acteurs, ni fédérés. Les médias ne les évoquent que sporadiquement.


Les medias, la télévision en particulier, sont sous contrôle. Des journalistes se sont faits agresser. Seuls certains d’entre eux, toujours les mêmes, présentent les journaux. Pas question de trop disserter sur la catastrophe économique en cours.


L’important défilé des fonctionnaires et des chômeurs le week-end dernier reflète une grande mobilisation attendue sur un sujet aussi consensuel. Mais en même temps, en faisant de ce défilé l’élément unique d’information, on occulte les 400 000 Guadeloupéens qui n’ont pas défilé, et dont il reste impossible d’évaluer leur degré de soutient au mouvement, d’autant que toute velléité d’opposition a toute les chances de trouver en face d’elle la violence et l’intolérance du mouvement.

La plupart des établissements fermés le sont par la menace. Menaces qui a été jusqu’à la menace de mort et d’incendie sur des gérants de stations services obéissant à un ordre de réquisition préfectoral.


Le plus souvent les grévistes se contentent de menaces. Ils ne peuvent pas se permettre de rendre leur mouvement trop impopulaire comme les précédents ou alors le temps jouerait à nouveau contre eux. Difficile de prétendre défendre le peuple Guadeloupéen en tabassant des Guadeloupéens. La réputation des «tontons macoutes» qui, ils n’y a pas si longtemps s’attaquaient à des restaurateurs, des chauffeurs de camions, des vigiles, des touristes, ou de simples citoyens etc. suffit. Ils cherchent à éviter la mauvaise image que leur ont donné ces exactions, mais ils n’accepteront jamais la résistance et chacun le sait.


L’idée d’un mouvement consensuel est donc une illusion difficile à évaluer aujourd’hui, mais les éléments suivants sont assez parlants.


***


De l’intérieur certains croient vivre un grand moment parce que pour ce qui leur semble être la première fois, sont évoqués en publique des dysfonctionnements de la société guadeloupéenne (antillaise?) qui sont pourtant de notoriété publique, mais habituellement peu mis en cause autrement qu’en petit comité. L’espoir est beau, mais les faits et la réalité le nuance fortement.

De plus, comme souvent, la perception guadeloupéenne est nombriliste et n’a pas conscience du sens dans lequel va aller la pression extérieure.


Le spectacle donné à la métropole est pour le moins ambigu. Un grand défilé au chant de «la Guadeloupe n’est pas à vous, laissez notre pays » (chanté en créole mais consciencieusement traduits par la commentatrice).

Qui peuvent-être les «vous» si ce n’est les non-Antillais présents dans le système? les métropolitains? Difficile de comprendre que ces gens qui chantent cela, le font pour réclamer un supplément d’aide financière à la métropole? aux «vous»? Si en Guadeloupe on estime n’avoir que des droits et aucun devoir vis-à-vis de la métropole et que de ce fait, réclamer le beurre, l’argent du beurre et la crémière avec, n’a rien de choquant, la contradiction à toute les chances

d’être moins bien perçue de l’autre côté de l’Atlantique ! Le tout agrémenté de quelques images de passage à tabac de touristes ayant l’outrecuidance de tenter de passer à pied un barrage à la sortie de leur hôtel chèrement payé?

Entre le ridicule et la révolte, il se pourrait que l’envie des spectateurs rejoigne la demande des manifestants - pourtant par ailleurs largement démentie par la population dans les urnes - et que

les «vous» finissent de décider de laisser aux «nous» le pays en question. Surtout si en période de crise un opportuniste pervers leur annonce que ces «danseuses» coûtent 20% des impôts sur le revenu !


Le soutien de l’île soeur martiniquaise est largement aussi relatif. Les journaux montrent des manifestations d’assez grande ampleur et donnent une image de solidarité active. La vérité est plus nuancée et même franchement différente.

D’abord, le contexte est particulier : lors du récent mouvement visant à diminuer le prix des carburants, la Guyane avait fait une grève lourde, suivie de la Guadeloupe (quelques jours, histoire de récupérer les mêmes avantages que la Guyane), et la Martinique s’était contentée de bénéficier du mouvement des autres départements, sans avoir à souffrir d’un jour de grève.

Ce qui avait déclenché l’ironie de nombreux observateurs. Aujourd’hui les Martiniquais ont l’orgueil de se montrer «solidaires» ! ? mais avec discernement. Le mouvement de soutien est annoncé le 5 février pour soutenir la Guadeloupe en grève depuis le 20 mars. C’est dire à la fois, l’intention originelle de faire perdurer le mouvement avant même le début des négociations ; et aussi le désir évident de ne pas payer le prix faramineux de ces 16 jours de grève. Solidaire n’est

pas suicidaire.

Jusqu’à ce jour la réplique Martiniquaise reste mesurée. Le 5 février, Fort de France est en manifestation rideaux baissés par sécurité, le reste de l’économie tourne.

Bien sûr, les fonctionnaires qui défilent sans risque et sans perte à Fort-de-France affichent une motivation certaine. La majorité de ceux qui doivent payer de leurs personnes sont au travail.

Le lendemain deux opérations «Molokoï» ont ralenti la circulation entre 7h00 et 10h00. Je me suis retrouvé près d’un bouchon. Une dizaine de voitures avec des gens autour et des drapeaux? et des milliers de voitures derrière qui essayaient de contourner le barrage, y compris en provoquant parfois des incidents. En agissant dans les deux sens, sur l’axe principal, moins d’une vingtaine de véhicules ont fait des ralentissements spectaculaires. On a vu à la télévision danser quelques individus devant les voitures, très fiers de leur éphémère pouvoir. La mobilisation réelle correspond elle, à quelques dizaines d’individus.

Cela peut paraître anodin, mais mieux vaut éviter d’avoir besoin d’un transport rapide, d’une ambulance à ce moment là.

Mais en Martinique on supporte mal le diktat des grévistes (qui dépasse de loin le cadre du droit de grève !). Dès ce lundi, on a vu des heurts entre manifestants et non-manifestants.


En attendant, tous les bateaux de croisières qui faisaient escale en Guadeloupe, on décidé de transférer définitivement leur escale en Martinique, on parle même de créer une deuxième escale au Marin.

Mieux encore, dans certains secteurs (comme l’eau en bouteille) les usines guadeloupéennes sont en rupture de production. Leurs concurrents Martiniquais, qui disposent de stocks et de moyens de livraison, font un forcing commercial pour prendre les marchés en Guadeloupe!

Entre l’enthousiasme partisan des premiers et l’opportunisme indéniable des seconds, il y un discours plus réservé qui montre surtout l’incompréhension. pourquoi les Guadeloupéens commencent-ils toujours par détruire leur pays avant même de négocier. La Martinique a toujours su obtenir plus avec des lobbies, des politiciens, etc. sans s’auto-détruire. Pourquoi toujours faire passer la forme du mouvement avant son but ?


Ceci n’exclue pas que le mouvement prenne de l’ampleur. Cette cohabitation entre un mouvement aux réactions imprévisibles, affectives, et souvent extrémistes, et une réaction plus affairiste ou réaliste, peut être explosive elle aussi.


Là aussi, on est loin des seuls commentaires ayant le droit d’être relayés par les médias, qui se contentent de relater voir de mesurer un degré virtuel de solidarité. L’illusion est entretenue avec la complicité des médias nationaux qui, souvent de bonne foi et dans le souci de respect, présentent ce conflit comme le simple résultat d’un malaise financier et populaire, alors qu’ils ignorent l’essentiel du malaise social et tout du rapport de force qui se joue.


***


Il est difficile d’anticiper le bilan d’une telle opération. Les gains sont encore incertains et les pertes déjà sensibles, mais pas encore chiffrables. Ceci étant, il existe déjà des éléments concrets qui laissent peu de doute quand au résultat final.


D’abord, il y a l’impact immédiat sur le tourisme. Le plus spectaculaire c’est le départ définitif des bateaux de croisière et la mise au chômage à court terme des équipes qui les recevaient. Dès la première semaine, les réservations hôtelières ont chuté de 30% puis à 70%. Seuls persistent ceux qui n’ont pas de possibilité d’annulation!

A court terme c’est bien sûr catastrophique, nous sommes en haute saison, à la veille de Carnaval, la période la plus festive de l’année. Mais sur le long terme aussi : l’expérience des crises

précédentes est là : c’est un déficit de visiteurs important et pour plusieurs années. Cela va se traduire en récession de l’activité et en pertes d’emplois conséquentes. Pas chez les syndiqués qui bloquent le pays.


Le tourisme n’est pas le seul touché : les maraîchers qui perdent leur récoltes sur pied, parce qu’ils ne peuvent pas la livrer (faute de carburant) à des magasins qui sont de toute façon fermés ; ces mêmes commerçants à qui on impose la fermeture ; les petites entreprises et les artisans qui sont privés d’activité parce que leurs clients sont fermés ou se désengagent, parce que leurs employés ne peuvent plus venir travailler, parce qu’ils ne peuvent plus se déplacer, parce que leurs chantiers sont arrêtés ; ou que leur matériel n’arrive plus et au final parce que l’investissement va connaître un coup d’arrêt. Et il ne faut pas compter sur les collectivités locales, ruinées par le mouvement pour compenser par de grands chantiers.

Jarry, plus grande zone industrielle de France, qui regroupe l’essentiel de l’activité économique de l’île, est ville morte. On parle déjà de plus de 500 entreprises en dépôt de bilan. A l’échelle

de la Guadeloupe c’est énorme.

Gageons qu’il faudra longtemps avant que soient publiées les statistiques locales du chômage pour cette période.


La première semaine on parlait de 150M? de perte, puis de 300M?? depuis les chiffres ne sont plus donnés? difficiles à estimer? on a doublé, triplé ? A l’échelle de l’île c’est là aussi, énorme, et 50 à 80% de ces sommes vertigineuses? c’est de la masse salariale ! C’est autant de salaires qui ne sont pas versés.

On veut nous faire croire que la Guadeloupe est en guerre contre le patronat, accusé d’enrichissement abusif. Mais, si ceux-ci perdent leurs marges, si certains craignent (à juste titre) pour la pérennité de leur entreprise, le gros des pertes est mathématiquement en salaires. Pertes sèches pour les salariés, avec parfois la possibilité, de prendre des jours de congé pour tous les jours de grève. Ce qui signifie pas de congé en été, pas d’intérimaire pendant

cette période, et là , les patrons rentreront partiellement dans leurs frais sous forme de salaires non versés alors que les salariés C’est aussi autant d’argent qui n’est pas réinjecté dans la consommation locale, vecteur primordial de l’économie de l’île.


Il faut bien prendre conscience que si cette lourde perte ne concerne pas les barragistes, elle affecte une partie importante de la population.


Et ce sont les plus petits qui trinquent. C’est le peuple au nom duquel on dit se battre qui souffre. Les plus gros et les fonctionnaires s’en sortiront sans trop de problème ; ceux qui sont

autour de la table de négociation, ceux qui ont la parole, et qui continuent à faire croire qu’il s’agit d’autre chose qu’une lutte de pouvoir et d’influence, que la population va en tirer bénéfice.


Autre ennemi désigné, les békés. Détenteurs majoritaire du pouvoir économique en Martinique, et dans une moindre mesure en Guadeloupe. Leur position et leur rôle ont été mis en exergue par un reportage diffusé en pleine grève, où en plus, l’un d’eux se ridiculisait en affichant des positions racistes d’un autre âge sur le métissage.

Mais là aussi, on va imposer pendant quelques semaines la fermeture des grandes surfaces qui leur appartiennent (sans tenir compte de l’avis du personnel de ces grandes surfaces qui bouclera ses fins de mois comme il peut), on va imposer la baisse des prix sur quelques produits de grande consommation (ils auront l’obligation de proposer une brosse a dent à 0,50 € mais les autres produits resteront en rayon et les antillais - parmi les plus gros consommateurs de France - continueront à acheter « ce qu’il y a de mieux »). En bref, même pas un dérangement dans la vie de ces grosses fortunes qui depuis longtemps ont investi sur d’autre marché. Et après ce beau mouvement de révolte, on n’aura pas agit d’un iota sur ce qui fait leur pouvoir et leur nuisance : leur hégémonie sur l’économie du pays. Là encore: un grand vacarme aussi onéreux qu’inutile ! il ne calmera même pas les frustrations.



Autres traditionnels ennemis désignés : les blancs. Les insultes racistes font partie intégrantes des débats. Dans une assemblée antillaise, les insultes racistes ont pour effet de déclencher les bruyantes approbations de la foule (plus spécialement encore chez certains fonctionnaires d’état indépendantistes). Pas la partie de la foule la plus élevée spirituellement certes, mais c’est étonnant comme des gens qui réagissent si fort aux propos d’un Le Pen applaudissent à des propos que celui-ci n’oserait pas tenir en public, et qui sous d’autres cieux vaudraient condamnation. C’est moins étonnant quand on considère que l’argument principal des campagnes du Front National : «La France aux Français», est aussi celui des meneurs : «La Guadeloupe aux Guadeloupéens». Mais bien qu’imitateurs ils sont foncièrement anti-lepeniste !

Ces propos, qui n’aurait pas leur place dans un débat de société, si celui d’aujourd’hui en était un, n’ont pas l’approbation de tous les antillais. D’ailleurs ils ont été immédiatement désapprouvés par d’autres intervenants aussi légitimement antillais que leurs émetteurs. Il y a aussi une belle Guadeloupe qui ne se compromettrait pas dans de telles bassesses, mais qu?est ce qu?elle est silencieuse !

Et comment peut-elle ne se résoudre à suivre, même partiellement, de tels orateurs? et fustiger le Front National ?...

Les blancs visés sont indifféremment l’état, les entrepreneurs blancs sur-représentés parmi les créateurs d’entreprises, et tous les métropolitains en général? y compris les touristes payeurs mais

envahisseurs.


Bien sur l’état est souvent incompétent et spectaculairement ignorant de la réalité antillaise. Mais il fourni 92% du budget de ces départements et c’est à lui que, ceux là mêmes qui le désignent comme ennemi, demandent de financer en plus, directement ou indirectement l’ensemble des 143 mesures qu’ils réclament.


On nous présente une situation absurde ou il y aurait un gouvernement accusé d’être colonialiste mais qui tient à bout de bras l’économie artificielle de l’île tout en affichant sa volonté de désengagement, et qui aurait en face de lui un parti qui se dit indépendantiste et dont l’ensemble des actions conduisent à une dépendance financière accrue!


C’est de l’illusionnisme : le truc n’est pas magique, c’est juste de faire en sorte que personne ne le voie malgré l’évidence, en assénant des idées fausses qui s’appuient sur des poncifs démagogiques.


Au-delà de l’illusion. On peut toujours épiloguer sur qui est visé par ces mouvements de grève? désignés le plus souvent par des termes abstraits et généraux : les patrons, les riches, les colons? Mais pour connaître les victimes réelles, il suffit d’ouvrir les yeux.


***


C’est un autre point des réclamations et négociations en cours’. C’est à l’état de payer pour compenser les anomalies avérées ou non. Mais personne ne parle de s’attaquer aux problèmes de fond.

Ces dysfonctionnements, on les invoque comme argument, pour réclamer un saupoudrage des fonds publics.


Pour faire face aux exigences du collectif, et montrer leur implication dans la résolution de la crise, les collectivités locales ont sacrifié le budget au développement de la Guadeloupe et une partie

de l’octroi de mer (fraction de la TVA reversée par l’état aux collectivités locales).

On remet en cause le seul budget consacré à l’évolution de l’île et supposé la faire sortir de son impuissance économique, et les budgets des communes, déjà presque toutes fortement endettées, pour saupoudrer des «mesures exceptionnelles», c'est-à-dire des aides momentanées à fonds perdus et à l’efficacité limitée.


Par exemple les transports en commun. Malgré les récentes et bien tardives réformes, le transport en commun de Guadeloupe est remarquablement inefficace. Améliorer ce qui a été mis en place

demande des moyens’. Le collectif à obtenu que ces moyens soient distribués pour fournir des tickets à mi-tarif aux étudiants et à d’autres catégories de personnes. Tant mieux pour elles, mais cette mesure ne contribuera en rien à améliorer le système de transports en commun, et ne solutionnera finalement pas le problème des usagers, même de ceux qui bénéficieront de ces tarifs. De plus, on peu penser, que le système de transport amélioré avec ces budgets, aurait pu devenir plus rentable et ainsi obtenir un vrai service à tarif réduit pour tout le monde.

Parallèlement, le collectif, toujours soucieux de ménager les intérêts privés de ces adhérents, réclame la légalisation des transports «pirates» qui concurrencent le systeme officiel de façon déloyale sans assurer de service public! L’intérêt des Guadeloupéens qu’ils disent?


Conséquence (entre autres) immédiate de ce saupoudrage, la construction et toutes les opérations de restauration d’établissement scolaires, et les investissements communaux sont stoppés? au moins pour un an.


Aujourd?hui le tourisme en Guadeloupe est détruit pour des années, des milliers de gens vont se retrouver au chômage, et des dizaines de milliers pénalisés dans leurs revenus, l’évolution de l’île est figée pour au moins un an et si l’état n’intervient pas on se dirige tout droit vers la faillite des communes et des collectivités locales.

On pourrait aussi évoquer les dégâts collatéraux comme la déscolarisation des enfants. Certes, on pourra toujours trafiquer les résultats du bac 2009 pour «montrer» que le niveau général n’a pas souffert de cette pagaille. Ça ira pour la nécessaire autosatisfaction, mais quelle crédibilité pour nos enfants qui l’année prochaine devront s’inscrire dans des écoles nationales ?


Mais vous verrez que dans peu de temps, un certain comité nous offrira un baroud d’honneur en brandissant les tickets à tarif réduit et une brosse à dent à 0,50 € en chantant : «on a gagné». Et cette minorité là aura moins perdu que les autres.


Le seul point qui devrait faire l’objet d’une réflexion c’est le fonctionnement de l’approvisionnement pétrolier de l’île et de la Sara qui en a le monopole. C’était le point d’achoppement du mouvement social précédent qui avait obtenu une baisse du prix de l’essence. Et cette baisse du prix des carburants est un vrai résultat d’un mouvement précédent.

On en est encore au stade des promesses. Mais si des mesures sont finalement prises, et si ces mesures sont autre chose que de l’agitation spectaculaire et une condamnation théâtrale de l’un ou l’autre des acteurs, et si elles aboutissent vraiment à un bon fonctionnement de cet approvisionnement au bénéfice des consommateurs (ça fait beaucoup de «si»!)? tant mieux. Mais même dans cette hypothèse le résultat restera maigre?


***


On est loin du grand renouveau de la société Guadeloupéenne annoncé ou espéré par certains. Un syndicat, parti politique, en quête d’une nouvelle légitimité après s’être beaucoup déconsidéré, un état finalement maître du jeu, mais qui a une crise à gérer et un réel souci de désengagement, des élus pas toujours de mauvaise foi, mais qui gardent comme préoccupation principale leur prochaine échéance électorale. Chacun faisant mine d’ignorer avec cynisme le drame qui se joue derrière. Personne pour s’attaquer aux problèmes de fond, personne pour dire les vérités qui fâchent, personne pour porter un projet de société. Et une population divisée entre une minorité protégée, bercée d’idées fausses et une minorité qui courbe l’échine sans savoir à quel saint se vouer.



C?est du rôle des élus de présenter au peuple un projet de société. Mais les élus Guadeloupéens ont souvent été élus pour leur vénalité par dans électeurs aussi vénaux qu’eux qui espéraient profiter des miettes des fonds détournés par ceux mis au pouvoir. Faut-il rappeler que la «première dame» de Guadeloupe s’est longtemps vanté d’avoir bloqué toute évolution de la commune dont elle était conseillère, vexée de ne pas récupérer son fauteuil de maire, et que ses concitoyens ont réélu celle qui se vantait de les avoir fait stagner !

Que cette même élue se vante aujourd’hui de bloquer les projets d’amélioration de la circulation parce qu’ils émanent de son concurrent élu au conseil régional (à sa place!). Que dans le cadre du débat qui nous préoccupe, la même personne s’est vantée sans gêne, d’être au courant des dysfonctionnements de la Sara depuis 12 ans sans jamais avoir agi ou même dénoncé?

Nous avons les représentants que nous avons élus ! Quand nous élisons des gens au discours facile et démagogique, sans projet et uniquement soucieux de leur devenir personnel, nous avons le résultat que nous méritons !

La faillite des élus guadeloupéens c’est la faillite des Guadeloupéens? c?est la règle démocratique. Les élus qui ne gèrent que leurs intérêts n’ont pas été élus par les patrons, les békés, ou les blancs? et encore moins les métropolitains. En tant qu’électeurs, nous les Guadeloupéens sommes une caricature? Même si les autres français sont mal placés pour donner des leçons dans le domaine?


C’est à l’état de faire respecter les droits des Guadeloupéens.

Comment peut on croire des gens qui prétendent se battre pour le peuple sans respecter les droits élémentaires de ce peuple? le droit de grève et de protestation n’est pas le droit d’entrave et de violence?

Si une cause est juste et populaire, pourquoi doit-on utiliser la contrainte, la menace et la violence envers la majorité ?

L’habitude de cette contrainte est telle, que personne ne semble se demander si elle fausse les données d’appréciation du mouvement. Pour mesurer la vrai mobilisation de la population, il faudrait libérer cette population, lui donner le choix de son action et celui des conséquences.



L?histoire nous a déjà montré ces mouvements politiques qui utilisaient les frustrations des gens; braillaient leur racisme, en faisant appel aux plus bas instincts de leurs partisans; prétendaient soutenir le peuple et la nation et imposaient par la force et la menace l’adhésion à leur mouvement ; bâillonnaient les médias ; le tout sans jamais solutionner les problèmes qu’ils brandissaient et qui étaient leur fond de commerce. Ils n’ont jamais conduit au bonheur d’un peuple. En 1936 en Allemagne, ils avaient des chemises brunes, et déjà les autorités fermaient les yeux et le peuple faisait mine d’y croire, plus tard et ailleurs les chemises sont devenues rouges. Il en va de la couleur de la chemise comme de celle de la couleur de peau elle importe peu.


Bien sur la vie économique et sociale des Antilles est pleine d’anomalies et de scandales et c’est sur de telles bases et aidés par la faiblesse des autorités en place que sont nés tous les régimes totalitaires.


Alors Guadeloupéens réagissons, diffusez ces lignes, commentez-les, critiquez-les, il n’y a pas de copyright, vous êtes libres sur Internet.


Les chaînes qui alimentent notre folklore et dont ceux qui nous oppriment aujourd’hui brandissent le spectre en permanence, sont rouillées, et aucun d’entre nous n’en a jamais vu qu’au musée.


Alors que celles qui nous brident aujourd’hui sont invisibles mais bien réelles. Essayez en ce jour d’exercer votre droit au travail et vous sentirez rapidement les fers.


A quoi sert-il de déplorer sans cesse les brimades d’un passé qu’aucun vivant n’a connu si c’est pour plier peureusement sous le joug d’une minorité de privilégiés bien à l’abri de leur prétendu ennemi!

Relevons la tête. Il est inutile de combattre par la violence la haine et l’insulte, nous avons la tolérance, la sincérité, l’ouverture, la réflexion et l’envie de construire.


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C
Mon cher M. B, là est bien le problème. Avant de vous répondre je me suis renseigné un minimum sur la personne que vous êtes et sur les personnes que vous pourriez être amené à défendre.Et petite précision au cas ou vous auriez pas bien lu: je vis en Guadeloupe.Encore une fois j'accepte parfaitement les critiques sur le mouvement (des critiques constructives font toujours avancées les choses, mais s'il vous plait appuyez vous QUE sur des faits établis."A quoi sert-il de déplorer sans cesse les brimades d’un passé qu’aucun vivant n’a connu  "pour faire un peu d'humour et que l'on puisse tout les deux se détendre il semblerait que vous l'ayez connu cette péride du haut de vos 351 ans...a bientôt M. B
Répondre
E

Aupres de qui mon cher M. "Christophe", vous êtes vous renseigné sur "la personne que je suis" et vous qui êtes vous??? Oui qui êtes-vous????????mon cher et couarageux anonyme? Chiche!
Edouard Boulogne


C
Franchement M. X je ne sais pas quoi vous dire.Je l'avoue je suis... comment dit on déjà, ah oui, bouche bé.Je suis originaire de la Martinique natif de Lyon marié à une native de Paris originaire de la Guadeloupe. Je vis en Guadeloupe avec mes 2 enfants et ma femme et je ne suis pas concerné par l’augmentation des salaires de 200 euros net demandé. Je ne suis pas fonctionnaire et ne bénéficie d’aucune aide particulière de l’état.
Waouh ! J’ai le souffle coupé par votre long exposé de ce que vous appelé en votre fort intérieur la réalité guadeloupéenne. De plus les commentaires qui sont(ou que vous) publiés sur votre explication philosophique du mouvement sont tous aussi poignant les uns que les autres. Je ressens la peur des guadeloupéens après cette lecture…
Mais voyons monsieur… il suffit… je me demande comment il vous est possible de mettre en avant certains de vos arguments alors que beaucoup d’entre eux sont fondés sur des on-dit qui n’ont aucunes valeurs dans un discourt critique (ça c’est bien) et moralisateur (moins bien) comme le votre.
Je ne parlerais même pas du fait que certains pourrait considérer que vous êtes mal placé pour parler du problème de la Guadeloupe.
Vous avez écrit « … L’UGTG a largement confirmé cette stratégie en exigeant des négociations à 15O dans une même salle, avec débat télévisé et le déblocage de 126, puis 143 points? Après 10 heures de «négociations» de nombreuses personnes étaient passées à la télé et rien n’avait vraiment avancé... »
Or l’UGTG n’a rien exigé du tout puisque même si ce syndicat fait partie du collectif il n’est pas la voix unique. Peut être s’agissait il d’un jeu de langage pour souligné pour vous une sois disant domination de cette Union, mais lorsque l’on se veut critique de certains comportement et que l’on diffuse ces opinions sur un outil comme internet on doit faire attention de ne pas véhiculer de fausses informations. De plus je vous rappelle au cas où vous n’auriez pas vu les mêmes images télévisées que le LKP n’a jamais demandé à ce que la réunion de négociations soit télévisé et que l’ensemble des protagonistes se déplacent avec frères, cousins etc.… (façon de parler). Autre point qui mérite précision pour ceux qui n’aurait pas pu voir l’ensemble des retransmissions, M. Domota à transmis à Monsieur le préfet, aux collectivités locale et sociaux professionnels la plateforme de revendication quelques jours avant le premier jour des négociations demandant à tout le monde de travailler ensemble pour faire des propositions communes et réfléchis de façon à ce qu’on leur fasse des propositions sur lesquels ils auraient pu dire OUI ou NON.
Vous avez écrit « C?est notamment le cas de tous les meneurs, et notamment depuis des générations, ceux du syndicat « indépendantiste », payés par le gouvernement,… »
Or le syndicat sur lequel vous tirez à boulet rouge n’est pas beaucoup différent des syndicats quel qu’ils soient. En effet si vous regarder les différents mouvements sociaux de France, ils sont souvent mené par des personnes ayant une certaine sécurité de l’emploi et du salaire. Mais je ne trouve pas anormal que ces personnes là  remettent en question des fonctionnements diverses de la société.  
Vous avez écrit « Ce qui ne veut pas dire que tous les fonctionnaires sont des grévistes. Mais les administrations ont été vidées de forces de leurs occupants. Les enseignants qui veulent retourner à l’école tombent sur des milices, voir font face a des menaces sur les enfants »
Il s’agit là encore de on dit et de fait isolé que l’on ne peut pas rapporter directement aux leaders du mouvement.
J’avais noté d’autres problèmes dans votre texte mais je n’ai pas forcément très envie de passer plus de temps à vous commentez sachant bien que de toute façon vous rentrerez certainement dans une guerre de raison cherchant à justifier votre prise de position.
Je termine tout de même ma réponse sur ce rappel du début de mon texte : je n’ai rien contre les critiques constructives basées sur des faits vérifié. Mais lorsque la critique est gratuite sans arguments solides je pense qu’il est préférable de ne rien dire. 
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E

Je n'ai pas l'intention non plus de perdre mon temps à revenir sur un article dont cependant le contenu d'ensemble est  parfaitement valable.
Car je ne réponds pas aux attaques de diversion. Il faut se concentrer sur l'essentiel.
Mais enfin, mon cher Lyonnais, me dire, A MOI, que je suis mal placé pour intervenir dans le débat guadlopéen, à moi qui suis en Guadeloupe depuis 351  ans (oui, je sais , je ne parais pas mon
âge!!), il y a de quoi mourir de rire.
Mais je vis (pour l'instant!) et je ris, ah oui je ris!
Envoyez moi encore de telles saillies, de temps en temps! j'en ai bien besoin par ces temps de morosité.
Bye, Christophe!
Edouard


G
un peu long, c'est vrai, mais tellement réaliste !Ce coma, va durer des années...
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X
Hey Mr le Philosophe,d'après vos écrits il n'y avait qu'1 poignée d'activistes ; 3000 selon vous. et pourtant : 50 000 pers.dans la rue à Basse-terre, 50 000 à PTP, 20 000 au Moule.vous êtes un FAYOT de la république... vous publiez surtout les commentaires qui vous font briller...vous m'inspirez le dégoût.les gens comme vous n'ont pas grand choses à amener à cette île mis à part les fausses valeurs républicaines derrière lesquelles vous vous cacher. En 39/45 vous auriez été 1 pétainiste archi collabo.et auriez certainement rempli avec joie votre STO en Allemagne...
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E

Seulement?!! J'avais entendu parler de 100000 (cent mille!!!). Vius êtes un piètre militant mon bon!


Z
Le conflit en Martinique s'enlise. Le collectif du 5 février en Martinique a été offusqué par la demande de certains élus A.Marie-Jeanne, S. Letchimy d"assouplir" le mouvement...En réponse à cet appel à la raison, nous avons pu entendre ce dimanche 15 février 09 que le mouvement au contraire allait se durcir. A quoi joue t-on ? Est-ce "un jeu de rôle" pour reprendre des propos d'un béké dans "les derniers maîtres de la Martinique" Est-ce que les Martiniquais vont passer pour des égoIstes et des lâcheurs aux yeux des Guadeloupeens s'ils décident d'arrêter le mouvement avant eux ou de l'assouplir ?? D'ailleurs, il semblerait que le LKP soit venu il y a quelques jours en Martinique : pour rebooster les troupes du 5 février ??? ou pour les menacer ??? De toute façon, la grève peut continuer, ces messieurs et dames qui composent le collectif du 5 février sont pour la plupart des fonctionnaires qui ne perdront rien de leur salaire à l'issu du conflit. Elie Domota s'insurge contre l'Etat et cet à ce même gouvernement qu'il demande d'accroitre ses aides envers l'outre-mer. Si le LKP veut amener la Guadeloupe vers  l'indépendance, pourquoi demander plus d'assistanat?? Et pour finir, une réflexion entendue ce matin : Pourquoi nous n'avons pas de préfet noir en Martinique ? Mais il y a t-il un prefet corse en Corse, un prefet breton en Bretagne....Il faut arrêter de demander la Lune ? et redescendre sur terre afin de faire repartir l'économie qui souffre dramatiquement...Il y a ou il y avait pourtant des moyens bien plus sensés pour protester par exemple une journée ville morte par semaine jusqu'à ce que les revendications aboutissent à un accord... Encore faut-il vouloir y réflechir...
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D
Chère Marianne,Permettez-moi de répondre à votre brûlot haineux par quelques explications venant d'un Juif dont les parents étaient dans la résistance -Fforces Françaises Libres - ce qui leur a entre autre permis d'échapper à Auschwitz !Le Nazisme, c'est quand, au nom d'une idéologie, une poignée de "sympathisants" musclés impose ses vues à la majorité par la force, au cri de "Faites ceci ou celà, sinon on vous tape dessus et on casse tout chez vous !"On a appris qu'il ne faut surtout pas laisser faire ces extrémistes, et les contrer dès le début, afin d'éviter des dérives.Aujourd'hui, personne ne peut plus dire : "Nous ne savions pas !".Nous SAVONS à quoi veulent nous mener les méthodes de haine, et à défaut d'holocauste, c'est une régression de plusieurs dizaines d'années qui nous menace.Je crois que c'est Bernard Shaw qui disait : "La démocratie, c'est le pire des régimes politiques, à l'exclusion de tous les autres."Mais c'est un régime où chacun à sa chance, à condition d'accepter le système.Pendant longtemps, les fammes ont été exclues du pouvoir, n'avaient pas le droit de vote, n'avaient pas accès aux métiers les plus prestigieux etc...Elles se sont battues - dans le système - et aujourd'hui, elles ont toute leur place dans les sociétés avancées. Pas chez les Talibans, pas chez les Iraniens, pas chez Rahan, fils de Crao, petit-fils de Pif le Chien et arrière petit-fills du Parti Communiste Français :-)En Guadeloupe aujourd'hui, on a vu et entendu le témoignage de femmes terrorisées et molestées par votre merveilleux collectif. C'est cela la société que vous voulez ?Comment pouvez-vous balayer cette histoire d'un trait de plume rageur, nier à un professeur de philosophie toute compétence et vous montrer aussi primaire dans vos commentaires ?Réveillez-vous, car VOUS faites partie des gens qui seront exploités et pressés comme des citrons par ceux-la même que vous admirez tant, et qui eux sont cultivés, ont réfléchi et mûrement préparé leur action !Toutes les dérives totalitaires TUENT au nom du bonheur du peuple. Voir les CENTAINES de milliers de pauvres gens égorgés en Algérie ces 20 dernières années au nom de la Religion.Lorsque vous aurez bien tout cassé, la Guadeloupe deviendra un Haïti bis, c'est ce que vous voulez ?
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M
Hey, franchement Mr Boulogne je ne vous aime pas car vos propos sont faux et partisans. comment voir l'avenir sans comprendre son passé ?? je voies que vous êtes plutôt clair de peaux car votre discours est lui très clair...vous ne savez rien du racisme et encore moins du Nazisme. votre culture sur l'histoire est minime notamment concernant la traite. si nous étions à cette époque vous seriez 1 négrier...je ne suis pas anti blancs mais le pouvoir blanc imposé à la planète me dégoûte et vous vous l'acclamez. vous vous prétendez philosophe...de bistrots alors. en réponse à vos textes partisans néo colons je réponds assez violemment dans mon blog crée uniquement pour vous répondre. en tout cas ce que je constate ici en Gwada (car j'y suis moi et vous ??) la grande majorité des gens noirs et blancs sont d'accord avec le mouvement car ils en ont mare de se faire mettre au tapin par les békés et autre néo-colons.votre vision surréaliste des tontons macoutes est vraiment drôle. vos propos sur le nazisme qu'il faut combattre sont déplacés venant d'1 citoyen d'un pays archi collabo et encore antisémite et xénophobe. un livre sur les charlatans du vatican viens de sortir, je vous conseille de le lire attentivement et de vous posez la question : les noirs sont-ils considérés en europe. vos croyances sont à l'image de votre personnage : faux, hypocrite, cynique et colonialiste. oui oui on sait, jésus était blond aux yeux bleu... et se disait le fils de dieux....bla bla bla. Rahan lui est le fils de Crao... 
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E

SANS COMMENTAIRES!!!


L
 Pour Mr E. BoulogneMonsieur,Je ne lis que très rarement ce qui concerne la politique locale ou nationale car j'y redoute tellement la médiocrité que j'ai cessé d'y investir un quelconque regard impliqué...J'ai lu vos lignes sur les évènements de Guadeloupe, non pas seulement avec de l'intérêt, mais avec de la surprise, du plaisir et une invitation à ne pas me laisser endormir par la facilité d'absorber ce qui est dit , crié et imposé par ceux qui nous entourent activement.Il est rare de lire une telle acuité et un tel courage désinteréssé. Il est plaisant de sentir dans un discours nouveau et constructeur quelque chose d'autre que ce qui sert les avantages de chacun, de chaque caste ou de chaque corporation.Il est rare d'entendre de l'intelligence nous parler directement et sans calculJe tiens à vous encourager en vous félicitant pour ce texte dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants (je suis de la martinique) mais dont je devine le bien fondé évident.J'y retrouve une partie de ce que je n'ose ni penser , ni surtout direJe veux saluer dans ces mots que vous avez jeté sur le papier (voyez  de la spontanéité et du naturel généreux dans le mot "jeter") une étincelle de vérité et de sincérité qui fait plaisir à lire Merci à vousJean Marc de la martinique
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J
Monsieur Boulogne,J'ai reçu votre texte sans svoir que vous en étiez l'auteur. Je vous joins en fin de mail copie du mail que j'ai envoyé à mes différents interlocuteurs. Je suis globalement d'accord avec vous. Bien qu'ayant choisi de vivre en Charente Maritime, je suis né et ai été élvé en Guadeloupe jusqu'à l'âge de 15 ans. Jeune adulte, j'y suis retourné à 2 reprises, ainsi qu'en Martinique pour y travailler brièvement. Cela ne s'est pas trop mal placé, mais m'a donné l'envie d'espaces plus étendus.Voic le mail envoyé avant d'avoir connue votre identité:



Bonjour,
 
 
Après avoir écouté plusieurs personnes et suivi l’actualité, voilà en fichier word ci-joint, une opinion qui se rapproche le plus de la mienne.
 
Je crains que les guadeloupéens aient sur place les moyens de résoudre leurs problèmes, mais que certains ne le veulent pas réellement. Les certains en question sont apparemment les meneurs de la grève qui sont en train de foutre le peu d’économie de production qui restait par terre.
Qu’en est-il des petites entreprises qui ont commencées à fermer ?
Des élèves qui ont des examens à préparer ?
Des éleveur obligés d’abattre leur cheptel, rendant inopérant pour de bon leur exploitation ?
Du tourisme ?
Des pauvres gens qui dépendent de l’aide sociale pour leur apporter leur soins médicaux, leur repas parfois ?
 
Qu'en est-il de méthodes où l'on recourre à la menace, à la violence physique parfois pour empêcher autrui de faire ce que lui permet le bon droit? Par le seul recours à un moyen injuste, même une bonne fin devient mauvaise.
 
Il est à noter que les leaders de la grève sont apparemment des fonctionnaires ? Là, c’est de la manipulation mentale de masse si les guadeloupéens ne voient pas que :
ceux qui sont les plus ultras sont les mêmes qui n’ont rien à perdre de l’échec des négociations.
S’ils gagnent les négociations, tout le mérite leur reviendra. C’est du Pile je gagne, face tu perds (les guadeloupéens salariés du privé étant bien sûr ceux à qui on a proposé ce jeu de dupes et qui l’ont acceptés).
 
Je trouve très juste de la part de Fillon qu’il ait remis le débat dans son cadre. C’est une grève pour l’augmentation des salaires ? Alors, c’est une problématique sociale qui doit être résolue par les partenaires sociaux. L’état n’a ni compétence, ni vocation à décider du salaire des employés (à part bien sûr le plancher du Smic).
 
 
Maintenant, après le travail des présidents de région et du département, après les propositions de Louis Gabriel des TPE, après le versement de toujours plus d’argent par l’état central, il est peut être temps de se remettre à bosser ? non ? pas assez de troubles, pas encore assez de radicalisation de la situation ? Peut être un mort ou deux, ce serait bien pour l’agenda de nos indépendantistes.
 
Et pourtant, cette mobilisation est extraordinaire, et pourtant de vraies revendications sont avancées. Certaines d’entre elles ont abouties. Un début de « se penser peuple » aussi.
 
Si la Guadeloupe sé tan nou, chiche, montrons nous à nous même que nous sommes capables de sortir d’un conflit sans demander à un état qui a d’autres chats à fouetter, de nous tenir la main pour nous faire avancer.
 
Je crois savoir qu’il y a suffisamment de techniciens, d’économistes, de sociologues, de politologues, de comptables, de DRH en Guadeloupe pour que les guadeloupéens arrivent à trouver eux même des solutions à leurs problèmes.
 
SI CES PROBLEMES NE SONT PAS SOLVABLES SEULEMENT AU NIVEAU LOCAL, alors il est opportun de profiter de l’élan de sympathie pour commencer à bâtir une plate-forme de projet social, avant de préfigurer un projet statutaire (analyse de Jacky DAHOMAY).
 
Dans ce cas alors, la grève n’a plus de raison d’être, il faut porter le débat dans un autre niveau : celui de s’organiser en société articulée autour d’un contrat social (au sens de Jean-Jacques ROUSSEAU).
 
 
 
Thierry JEANNE
Soins manuels, gestion du stress et relaxation
50 route du pont de la pierre
17690 ANGOULINS
+33 6 22 85 21 42
+ 33 5 46 56 20 14
 
 
 
 
 
PS, concernant le reportage de Canal + sur les « maîtres de la Martinique » : je suis étonné de voir tant de personnes réagir en vierges effarouchées à une situation que je connais personnellement depuis l’âge de 15 ans. Nous savons tous aux Antilles que l’économie est en situation de quasi monopole dans le secteur de la consommation. Nous savons tous que les centaine de millions d’euros de l’Europe pour le développement de la canne ont été réinvestis (par les bénéficiaires qui détenaient le plus de surface agricole plantée) dans de somptueux centres commerciaux, avec l’appui bien sûr de toute la population (tant qu’il s’agit d’obtenir des subventions). Nous connaissons tous l’idéologie des békés, ou du moins de ceux qui se considèrent comme tel. Pourquoi s’effaroucher de cela ? Nous sommes complices actifs ou du moins passifs.
Ne nous en prenons qu’à nous même. Pour une fois, au lieu de trouver toujours la faute de nos souffrances (réelles parfois pour le peuple) chez les autres (békés, métro, état français, haïtiens...), peut être un peu d’humilité et d’autocritique (pas d’autodénigrement) nous serviraient à faire la paix en nous-mêmes ?
A faire la paix dans notre sang entre nos ancêtres békés et nos ancêtres nègres, indiens, libanais, amérindiens etc. Si je n’oblige pas en moi-même mes ancêtres à se serrer la main, comment ne pas me mutiler, me définir une identité partielle voire schizophrénique ? Il est temps, assez de sang a coulé, assez de rancoeurs ont pourries. Il est temps, les luttes à gagner requièrent l’utilisation de tout mon héritage. Pourquoi me priver ?
 
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F
La grève a certes son bon côté mais cela ne doit pas empêcher que le droit  à la liberté soit respecté. Faire fermer les entreprises par la menace, cela n'est plus possible, il faut que nous réagissions vite si nous ne voulons pas la ruine de notre économie. J'ai été scandalisée par l'image vue hier soir sur RFO montrant un membre du collectif LYANNAJ sortant du super-marché MILENIS avec un chariot plein à craquer. Tout de suite après, ce super marché a été fermé de force. Comme on lui faisait la remarque, il a répondu  très tranquillement: "mais il faut bien que je ravitaille ma famille".!!! C'est révoltant,  alors qu'ils maudissent les propriétaires des grandes surfaces, que vont-ils y faire ? on devrait leur interdire de s'y ravitailler, qu'ils aillent faire travailler "les petits lolos" de la place comme ils le préconisent aux autres....
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C
Bonjour, simplement pour réagir à l'orticle du monde qui confirme les 65 000 personnes. Sachant que dans la région pointoise, il y a 40 000 habitants, enfants, bébés, malades, personnes agées comprise. On peut estimer en étant généreux que tous le monde est d'accord, et qu'il y a au moins 30 000 personnes sur ces 40 000 qui sont dans la rue. Il faut encore faire venir 35 000 personnes de plus, soit 700 bus remplis de 50 personnes chacuns (Je ne sais pas si il y a 700 bus en Guadeloupe) ou alors 7000 voitures avec 5 personnes à bord et en considérant 5 m par voiture cela fait 35 km de voiture ! Sans compter qu'il n'y avait plus d'essence depuis 2 semaines.Qui à vu ces files d'attente. Ce n'est physiquement pas possible.Il faut par contre parler du pourcentage de voitures et de maisons arborhant fièrement leur tissus rouges (5% maximum) et là on devrait se rapprocher de la réalité.
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L
Avez-vous le nouvel article sur lemonde.fr ?ils commencent par confirmer les 65 000 personnes. Sans argumenter. Moi, j'attends une confirmation technique, de comment c'est possible. Bref ça vaut le coup de lire et d'analyser :http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/12/guadeloupe-c-est-tout-un-peuple-qui-affirme-sa-dignite_1154176_3232.html
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A






Merci pour ce texte ,  je ne suis que depuis bientot 2 ans en Guadeloupe et pourtant j'ai déjà bien ressenti à l'occasion de ce conflit et même auparavant la plupart des constats que vous énoncez! quelques part c'ets rassurant se sentir que je ne suis plus tout a fait « seul » en Gwada à penser cela. La liberté individuelle et la démocratie sont bafouées au quotidien par les « commandos » de l’UGTG, apres c’est facile de dire que tout le monde est en gréve, il y a ceux qui sont en grève certes, mais il y a aussi ceux qui ont peur !
         Pour ma part, je suis professeur des Ecolen non greviste depuis le 1er jour, je vais symboliquement à l'école tous les matins  jour pour me trouver devant des serrures qui ont été bourrées de colle. Tant qu’un employé de mairie non greviste ne viendra pas remédier à cela, il en sera ainsi !  Je ne suis meme pas sur qu'il y ait une reelle volonté municipale de debloquer l'ecole. Tous les enseignants ne sont pas grevistes !  La plupart des Profs de l’école sont là comme moi le matin.
  J'ai bien sùr signé la pétition.
Encore merci pour votre texte.
Bien cordialement
Aqualaurent
         Bien cordialement
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E

Merci cher lecteur, (et collègue, même si aujourd'hui je suis retraité de l'éducation nationale).
Merci pour votre lucidité, et pour votre courage.
Oui, la Guadeloupe est prise en otage; oui, une majorité inorganisée de gens normaux, est terrorisée par une minorité de fanatiques, mais organisée;

tENEZ BON; uNE FOIS DE PLUS LA gUADELOUPE S4EN SORTIRA.
E.Boulogne


T
agent dormant... savez vous ,cher scrutateur ,que les"déboulè" du kollectif comptent parmis eux beaucoup de militants ump!! héééééé  oui!!!! xavier bertrand testerait la nouvelle formule de L'UMP (  "union populaire"une fois la mue terminée) sur les revendications du lkp ,il ne s'y prendrait pas autrement... la theorie du chaos'(titre du film) , je l'ai deja vu... en dernier lieu , celui qui mettra la main sur le magot n'est pas celui qu'on dit! HALTE A LA MANIPULATION !!!
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C
Merci cher Monsieur pour ce texte plein de sincérité. Le collectif vous accusera t il alors d'être manipulé par les blancs comme ils ont accusé Willy ANGELE de l'être sous pretexte qu'il n'allait pas dans leur sens...? A moins que vous soyez blanc, auquel cas vous perdez toute credibilité puisque vous seriez selon eux de parti pris...Le probleme se situe effectivement a ce niveau puisque les moutons qui defilent dans la rue semblent avoir toute leur legitimité de penser alors que ceux qui osent resister n'ont a leurs yeux rien compris de la situation. Ils ont leur verité et ils n'en demordent pas !Ce matin j'ai été dégoutée de lire le témoignage d'un homme qui se delecte des chaines invisibles dont vous parlez dans la mesure ou des blancs en souffraient. Comme s'il s'agissait d'une vengeance par rapport aux souffrances du passé. Nous rejouons des scenes de l'histoire en sens inverse a l'image egalement de celle qu'a raconté une dame dont l'epoux s'est vu refusé d'etre servi en essence sous pretexte qu'il est blanc. Ces pratiques m'indignaient deja lorsque je regardais des films retraçant l'histoire ou des noirs se voyaient refuser l'acces a certains lieux publiques mais a notre epoque et avec tout ce que nous savons  je trouve que c'est grave.Ces conflits et les attitudes des uns et des autres ebranlent ma foi en l'humanité  mais je tiens a garder ma foi en la justice immanente et prie pour que "la tolérance, la sincérité, l'ouverture, la réflexion et l'envie de construire" l'emportent sur la haine.
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C
Merci. Et tant pis si les imbéciles sont nombreux. La démocratie et la liberté devraient parfois se rappeler qu'elles ne sont avérées que par la lumière de quelques esprits décidés à éclairer les ténèbres imposées par des crétins, par la force s'il le faut. On ne refait pas l'histoire, et ses lignes s'écrivent d'un rouge sang. Que ce soit celui des fascistes qui coule est le moindre des malheurs à promettre au peuple.
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F
Bel article, bien argumenté.Je voudrais faire un commentaire sur l'actualité du jour:j'ai l'impression un remake sordide de koh lanta:d'un côté la tribu des Tannou, en rouge, et de l'autre les Patayo.Et le Tannou, fiers de leur immunité, s'ingénient à éliminer les patayo...Aujourdhui j'ai appris que ceux-là mêmes qui sont supposés nous protéger et maintenir l'ordre ont fait fermer boutique à tout Jarry, en soufflant un menaçant "fuyez pendant qu'il est temps, ils arrivent".Qui ça, les Dalton, la bande à Bonnot ? Non, pire, les Tannou !Ces derniers ont donc défilé dans Jarry et ont menacé les journalistes qui oseraient filmer ou photographier. Menaces proférées en créole d'abord puis en français, à l'intention des journalistes étrangers !...En écoutant ça j'ai cru rêver debout, en l'écrivant je crois être passé dans un univers parallèle...Comment peut-on tolérer une chose pareille ? Comment peut-on seulement concevoir qu'un tel évenement se produise ?Sommes-nous aux Antipodes, la terre a-t-elle subitement basculeé sur son axe de rotation pour que certains individus se permettent cela?Quousque tandem abutere, Domota, patientia nostra ?Je suis un Patayo, un zoreilles, depuis plus de 15 ans en Guadeloupe où je travaille, où j'ai investi, où je contribue modestement au développement de l'économie, et dont je revendique pleinement la copropriété à hauteur d'1/440 000 ème.Et j'ajoute que les nantis, les profiteurs comptent peut être des membres chez les tannous, qui travaillent (le mot fait sourire), à la  sécu où aux assedics et qui, ayant gagné l'épreuve de confort, vont regarder les autres se régaler d'une grande poëlée de fourmis magnioc au jus de ravet parceque c'est tout ce qu'il leur restera à manger bientôt.J'espère que la réunification interviendra bientôt, avant le chaos et le shisme irréversible.
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A
Votre position intellectuelle et l'hostilité qu'elle provoque confirme la citation de Terence : "l'obséquiosité fait les amis la vérité engendre la haine" Obsequim amicos verits odium parit. Vous relevez le niveau. Bravo pour cet acte de résistance face à l'inertie de la médiocrité. Merci pour l'information.
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