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Publié par Edouard Boulogne

 Qu'est-ce que le totalitarisme?


( Je poursuis, aujourd'hui, la publication de certains articles de fond sur des concepts de philosophie politique, utiles pour analyser  une actualité, dangereuse pour qui ne dispose pas des outils adéquats pour l'analyser en profondeur, et la comprendre. Ces articles (voir entre autres sur ce blog les fiches intitulées :  libéralisme, socialisme, subversion, êtes-vous de droite?, aristocratie, etc. Les plus jeunes en tireront peut-être un certain profit. mais la lecture n'en est pas pour autant déconseillée aux plus âgés. E.Boulogne).


« Des bêtes, ce serait si simple ».

(Créon dans l’Antigone, de Jean Anouihl).


Le grand public associe volontiers le totalitarisme à la tyrannie, à la dictature. Il s’agit cependant de choses différentes. Il y a toujours eu des tyrans, des autocrates. L’effroyable réalité du totalitarisme est une émanation de la modernité. Les grands philosophes qui ont réfléchi sur la politique, Platon, Aristote, St-Thomas d’ Aquin, Spinoza, Montesquieu, évoquent : la monarchie, l’aristocratie, la démocratie, la tyrannie. Mais non le totalitarisme. Le mot lui-même a été inventé, semble-t-il par Mussolini il n’y a pas un siècle, en 1919.

Dans une Europe en crise, le leader italien, alors socialiste, s’inquiète comme d’autres du développement d’un individualisme exacerbé qui lui paraît lié à la montée de l’idéologie libérale. Comme d’autres, un Tocqueville par exemple, il déplore l’émiettement social qui lui paraît entraîner la jeune nation italienne vers sa dissolution. Le remède lui semble être dans l’idéologie qu’il propose à ses compatriotes, et qu’il baptisera « fascisme », en référence aux faisceaux des licteurs romains. Ce fascisme, dit-il, est un « totalitarisme ». Exaltation d’une nation italienne, unie, soudée, sociale, socialiste. « Pour le fascisme, écrit-il, tout est dans l’Etat, et rien d’humain ou de spirituel n’existe et encore moins n’a de valeur en dehors de l’Etat ».

Le mot, donc, est de Mussolini, même si la plupart des spécialistes de la question s’accordent à dire, aujourd’hui, que le fascisme italien ne correspond pas au concept de totalitarisme tel qu’on a pu le dégager de l’étude des régimes qui, au 20è siècle, ont mérité véritablement ce titre : le nazisme, et le communisme.

Oui, le 20è siècle a été le siècle des totalitarismes. Les philosophes et politologues qui se sont consacrés à son étude, Rauschning, Raymond Aron, Hannah Arendt, Léon Poliakov, J.L Talmon, Claude Polin, pour ne citer que les plus célèbres, ont dégagé les caractères qui se retrouvent dans tous les régimes totalitaires et permettent d’en dégager, un type, une essence.

Selon ces spécialistes le totalitarisme se reconnaît aux critères suivants : une idéologie à prétention globalisante, un parti unique (avec parfois à sa tête un chef charismatique omnipotent, (Fürhrer, leader maximo, etc), Une police politique omniprésente, et terrorisante, (Guépeou, KGB, Gestapo), le monopole des moyens de communication, une économie étroitement centralisée.

Par delà les nuances existant entre ses différentes incarnations, le totalitarisme se caractérise, par son refus de Dieu et de toute transcendance par rapport à la volonté, et à l’idéologie, du Parti, et du Chef, censés représenter le peuple, la Volonté Générale ; refus de Dieu, et des religions (judaïsme, christianisme), funestes obstacles à la mainmise totale sur les esprits du Parti et de la pensée du chef (« Big Brother, dans le célèbre ouvrage « 1984 », de Georges Orwell, qui sur le mode romanesque est peut-être la plus remarquable épure du totalitarisme, dont le régime communiste, sous la direction de Staline fut le modèle).


  1. Les totalitarismes.


  • Le fascisme.


Dès lors, quoique l’on puisse penser des régimes qui ont présidé aux destinées de l’Espagne, sous Franco, du Portugal, sous Salazar, de l’Argentine sous JM. Péron, force est de constater qu’ils ne furent pas des régimes totalitaires. Dans ces trois pays, l’économie ne fut pas centralisée, étatisée. A la recherche d’une troisième voie, entre le capitalisme, et le socialisme, Salazar, ou Franco penchent pour le corporatisme. L’économie, notamment en Espagne, évolua constamment vers le libéralisme économique. Des forces organisées, étrangères aux partis au pouvoir continuèrent à exister, et à influer, telles que l'Eglise catholique. L’idéologie donc, qui n’était pas en situation de monopole, ne s’y fonda jamais, même en Italie, sur les notions de race (l’aryanisme des nazis), ou de classe (le prolétariat salvateur des communistes). « La race n’est pas une réalité (…). On ne me fera jamais croire qu’une race biologiquement pure existe aujourd’hui ». Ce propos est de …. Benito Mussolini.

Dans son livre Les totalitarismes du 20è siècle, Léon Poliakov, le grand historien de l’antisémitisme écrit (page 171)que sous Mussolini «  il existe des opposants, des résistants qui émanent de tous les milieux, et bien entendu, afin de les éliminer, le régime dispose d’une police secrète, l’OVRA, et de tribunaux spéciaux, créés en 1926. Mais l’opposition n’est pas nombreuse, et la répression n’est pas massive. Il existe à ce sujet des chiffres : de 1926 à 1932, les tribunaux spéciaux prononcèrent 7 condamnations à mort, 257 à 10 ans ou plus de détention ou de bannissement, 1360 à des durées moindres, et près de 12000 acquittements. Il n’exista pas de camps de concentration en Italie fascite, et les bannissements, dans les îles Lipari ou ailleurs, n’avaient rien de commun avec le régime des camps ». Peu de chose à voir donc à voir avec ce qui se passe dans le même temps, en Allemagne, ou dans " la patrie des travailleurs"(!), l’URSS.

Poliakov rejoint donc Claude Polin, pour refuser de ranger le Fascisme sous l’étiquette totalitaire. Il en va autrement pour cet autre révolutionnarisme qui sévit en Allemagne : le nazisme.


  • Le nazisme.


En Allemagne après 1933, (prise du pouvoir par Hitler) il en va tout autrement. Sauf pour l’économie, où cette idéologie « de gauche » hésite, et pour des raisons d’efficacité, ménage l’économie libérale dès lors que les grands capitalistes acceptent de se soumettre aux directives du Führer (cf le grand film de Visconti : Les damnés), le nazisme est un totalitarisme presque parfait.

C’est un régime de parti unique, où toute opposition est systématiquement éliminée, et même à l’intérieur du Parti (cf l’épisode de « la nuit des longs couteaux », encore une fois splendidement mise en scène par Visconti dans le film déjà cité). La police politique, la Gestapo, confiée au sinistre Himmler, est partout. L’information est aux ordres et cède la place à la propagande. La jeunesse est embrigadée (jeunesses nazies, où les cadres « éducatifs, pratiquant une « éducation citoyenne » d’un genre particulier, doivent à terme remplacer la famille. L’Etat doit en effet tout contrôler). Le régime nourrit à l’égard des religions monothéistes, essentiellement le Judaïsme, et le christianisme une aversion sans bornes, qui se concrétisera comme on sait. Nulle transcendance, en effet ne doit borner le pouvoir du Chef. Et l’on connaît cette célèbre réponse, à des journalistes,  d’un grand dignitaire du régime, Goebbels, chargé de la propagande : « ma conscience morale c’est Adolf Hitler ».

Refusant la transcendance, le régime professe un matérialisme fervent, se traduisant par un mépris sans limite pour la personne humaine. « L’homme Allemand » lui-même n’est considéré que comme un instrument au service de l’idéologie. Appel est fait aux plus bas instincts. H. Rauschning, qui consacra plusieurs ouvrages au nazisme y voit une mise en œuvre du nihilisme. « L’envie et la jalousie, le recours aux plus bas instincts humains, l’habileté à diviser l’adversaire, à faire appel à sa bassesse et à sa faiblesse notoire, ces moyens ont toujours mené, jusqu’à présent, le national socialisme au succès (texte écrit en 1939). Chacun surveille son prochain, chacun se fait mouchard ou délateur de son prochain ». (Hermann Rauschning : La révolution du nihilisme).

Si redoutablement rusé, et efficace, le nazisme s’est révélé cependant inférieur, à cet égard, à son adversaire, le communisme. Comme l’a judicieusement noté Claude Polin, sa faille était son idéologie raciste. Les aryens ne pouvaient généraliser la notion d’"ennemi objectif" et se l’appliquer à eux-mêmes. Il leur a manqué « la forme achevé du totalitarisme, la haine de tous pour tous »,incomparable moyen de coercition et de domination des masses, décrites par les écrivains russes Soljenytsyne, Zinoviev, Boukhovski, et porté à la perfection d’une essence dans l’incomparable livre de Georges Orwell : 1984.


  • Le communisme.

Sur le communisme on pourra se reporter à l’article bientôt consacré, sur ce blog, au communisme.

Plus encore que le nazisme, il incarne le principe totalitaire. En URSS, en effet, le contrôle étatique de l’économie fut total.

Et la manipulation des esprits fut incroyablement forte, au moins jusqu’aux années 60. Par la suite, les progrès de la technologie, permettant aux non marxistes du monde libre,  au moins partiellement de passer le rideau de fer (les ondes hertziennes ne respectent pas les frontières), commença la décadence du système, renforcée peut-être par la présence en l’homme, en marge de toutes les vilenies et médiocrités que l’on connaît et évoquées ci-dessus par Rauschning, d’un îlot de résistance, d’une étincelle de santé spirituelle qui permit l’espérance des prisonniers des camps, tel Soljenitsyne.

Si en l’écrivain philosophe dissident Zinoviev, le pessimisme atteint son paroxysme, le virus de la soumission ayant selon lui pénétré l’ensemble du peuple russe jusqu’à la moelle, Soljenitsyne, écrivain mystique ne désespéra jamais. Si pour lui les camps, le Goulag, étaient bien l’essence et le symbole du système soviétique, lieu de la dépravation, et de la trahison, - « Là, tu es miné, écrivait-t-il, par un intense sentiment d’envie et d’inquiétude (cf. voir bientôt sur ce blog l’article sur le « ressentiment »). Quelque part derrière ton dos, on est en train de partager du pain qui aurait dû t’échoir, etc », il montre, et c’est l’important, que le camp est aussi, au cœur de l’horreur, le lieu des résurrections. Des hommes ont pu survivre sans se dépraver, sauver l’honneur d’être un homme. La suite, et même si l’URSS redevenue Russie n’est pas, c’est le moins qu’on puisse dire sortie de l’enfer, a prouvé qu’il avait raison et qu’il ne faut jamais s’abandonner au désespoir.


  • Les fondements psychologiques du totalitarisme.

Il reste à s’interroger sur les bases psychologiques, on n’ose dire spirituelles (!), qui ont permis à un phénomène aussi atroce et répugnant que le totalitarisme de s’installer durablement dans de vastes communautés humaines, parmi les plus civilisées, et de continuer à menacer l’humanité présente, sous des formes d’ailleurs éventuellement plus douces plus « soft », et par conséquent plus insidieuses, et plus redoutables encore(oui, chez nous, en france, aux USA, en Allemagne, en Italie, en Espagne, etc.

Du point de vue des dirigeants politiques, il peut y avoir, par exemple, devant l’évidente difficulté qu’il y a à diriger cet animal complexe, et rétif qu’est l’être humain, la tentation de la réduction en esclavage par le conditionnement psychologique et social, facilitée aujourd’hui par le progrès des techniques de manipulation psychologiques et sociales. Dans sa célèbre pièce de théâtre Antigone, à un moment où le roi Créon est particulièrement découragé par le tour inextricable que prennent les évènements, l’auteur Jean Anouïlh lui prête concernant ses sujets cette pensée : « Des bêtes, ce serait si simple ! ».

En effet ! Le totalitarisme peut découler de cette tentation du dressage, plutôt que de l’éducation et de la direction politique d’hommes libres.

Tentation d’autant plus séduisante, que le matérialisme athée est actuellement assez largement répandu dans les classes dirigeantes du monde occidental, aussi bien à gauche qu'à "droite". L’amour du prochain, le respect de la personne humaine sont plus des slogans électoraux que de véritables motivations d’action.

L’absence de référence à Dieu, à une vision spirituelle du monde va dans le même sens. Pour la philosophie moderne, le ton a été donné par Jean-Jacques Rousseau, qui évacue la notion de « péché originel ». Les imperfections de l’homme, ne seraient pas imputables à sa nature déchue, mais à un accident historique. Par exemple à l’instauration, à un moment donné, de la propriété privée qui aurait établi une inégalité jusqu’alors absente (c’est le point de vue, éminemment discutable de Rousseau) parmi les hommes, et par suite tous les vices qui auraient été transmis par l’histoire et les institutions.

Dès lors pourquoi, par une vaste Révolution, ne pas entreprendre un vaste nettoyage de la civilisation, un décapage, si douloureux qu’il soit, qui permettrait, une fois fait, d’instituer «un homme nouveau ». C’est le thème, et l’ambition explicite de toutes les révolutions, de notre siècle.

Ce thème de l’homme infiniment malléable, page blanche sur laquelle les hommes de pouvoir se décernent le droit de tout « écrire » (c’est-à-dire de pratiquer le conditionnement absolu, au gré de leur utopie), et quel qu’en soit le prix en souffrances, et en vies humaines, est très ancien ; même le grand Platon dans sa République s’y est abandonné (ce qui justifie partiellement André Glucksmann de le ranger dans la catégorie redoutable des « maîtres penseurs ») Platon écrit en effet à cet égard : le roi philosophe « prenant pour toile une cité et des caractères humains, ils commenceront par les rendre nets (c’est moi qui souligne) -ce qui n’est point facile du tout. Mais tu sais qu’ils diffèrent déjà en cela des autres, qu’ils  ne voudront s’occuper d’un Etat ou d’un individu pour lui tracer des lois, que lorsqu’ils l’auront reçu net, ou eux-mêmes rendu tel ».


 

Ce que Platon préconise avant de créer l’homme nouveau n’est rien moins que ce que l’on appellera 25 siècles plus tard la « révolution culturelle ». Dans le Petit Livre rouge de Mao Tsé Toung, dans l’édition de 1967 que je possède, on peut lire , et le parallèle est étonnant : « Parmi les caractéristiques de la Chine de 600 millions d’habitants (Mao écrit en 1958), ce qui frappe, c’est la pauvreté et le dénuement. Choses mauvaises en apparence, bonnes en réalité. La pauvreté pousse au changement à l’action, à la révolution.. Sur une feuille blanche tout est possible ; on peut y écrire et dessiner ce qu’il y a de plus nouveau et de plus beau ». (C’est moi qui souligne ; « le plus beau », c’est évidemment pour Mao sa pensée, et la politique du parti communiste chinois !).

Mais le totalitarisme trouve dans l’être humain, (« heautontimoroumenos » en Grec, c’est-à-dire : bourreau de soi même) un complice. Parmi les analystes contemporains Zinoviev est peut-être celui qui a le mieux mis en valeur cet aspect des choses. Dans Les hauteurs béantes, il expose longuement que le désir de liberté ne pèse pas lourd en l’homme devant l’appétit de survie, de sécurité, d’adaptation à tout prix. En milieu communautaire, écrit-il « l’individu s’efforce de conserver, de consolider sa position sociale, ou en tout cas de faire obstacle à sa détérioration ».

Zinoviev rejoint là l’anticipation géniale du grand écrivain russe Fédor Dostoïevsky, qui dans son roman Les frères Karamazov avait inclus une parenthèse d’une grande profondeur, une sorte de mythe, connu sous le titre de Parabole du grand Inquisiteur.

Dostoïevsky imagine qu’au temps le plus dur de l’Inquisition espagnole, à Tolède, le Christ revient sur la terre souffrante des hommes. Il constate que loin de se révolter contre les hommes d’Eglise qui pratiquent une Inquisition tellement éloignée des préceptes évangéliques les hommes se soumettent, et même se ruent dans la servitude avec une sorte de morne satisfaction.

Jésus se présente au grand Inquisiteur, un vieillard de 90 ans, qui le reconnaît immédiatement, et ne témoigne nul enthousiasme au constat du retour du Sauveur. Le Christ écoute silencieusement une sorte de leçon du cardinal archevêque. Ce dernier lui reproche amèrement de n’avoir pas cédé, jadis, aux tentations de Satan au désert. Tu es venu lui dit-il en substance prêcher aux hommes la liberté, la responsabilité et l’amour. Mais ce n’est pas cela que désirent les hommes. Ils préfèrent la sécurité, les faiseurs de miracles, et même l’esclavage ; tout, plutôt que cette liberté dont ils ont l’épouvante. Nous avons corrigé ton œuvre, poursuit ce cardinal inquisiteur, fort peu catholique, dont Ivan Karamazov, qui raconte l’histoire prétend (à tort sûrement !!! note du Scrutateur), qu’il s’apparente aux francs-maçons, « abhorrés des catholiques ». « Je me suis joint à la cohorte, dit-il, de ceux qui ont corrigé Ton œuvre (on croirait entendre un théologien sud américain de la « libération », note du Scrutateur) . J’ai quitté les orgueilleux et je suis revenu aux humbles pour le bonheur de ces humbles. Ce que je Te dis s’accomplira et notre empire s’édifiera. Je Te le répète, dès demain Tu verras ce troupeau docile se précipiter, sur un signe de ma main, pour attiser les braises du bûcher sur lequel je Te ferai brûler pour être venu jeter le trouble chez nous. Car si quelqu’un, plus que personne, a mérité notre bûcher c’est Toi. Demain je te ferai brûler. Dixi ».

Mais le Christ ne sera pas brûlé. « Il s’approche en silence du vieillard et baise ses lèvres exsangues de nonagénaire. C’est là toute sa réponse. Le vieillard tressaille. Les commissures de ses lèvres frémissent ; il va jusqu’à la porte, l’ouvre et Lui dit : « va et ne reviens plus… Ne reviens plus du tout… jamais, jamais ! » Et il le laisse partir dans les rues obscures de la ville ».


  • O Crux, ave ! spes unica.


Ce mythe du « grand Inquisiteur », est riche en enseignements. D’abord il renseigne sur la profondeur de l’enracinement en nous du goût pour la servilité, qui rend le totalitarisme possible, et improbable sa défaite définitive. Il est bien, en cela de la famille de l’utopie (cfnotre fiche prochaine : Utopie).

Mais l’Inquisiteur est impressionné aussi par Jésus. L’Amour ne peut être vaincu.

Contre le totalitarisme, les meurtrières tentations utopistes et millénaristes, demeurent le combat chrétien., la lutte quotidienne contre les esclavages et les mirages du bonheur terrestre.

Contrairement à ce qu’affirment nos modernes inquisiteurs, l’Eglise catholique, malgré les imperfections de son action dues à la nature humaine, est peut-être la seule vraie chance d’une civilisation de la liberté, et de l’amour. Le pontificat de Jean-Paul II  en a porté un magnifique témoignage.

Edouard Boulogne.




Pour approfondir.


  • Léon Poliakov : Les totalitarismes du 20è siècle. (Fayard).

  • André Glucksmann : Les maîtres penseurs.(Grasset.

  • Soljenytsyne : L’archipel du Goulag.

  • Zinoviev : Les hauteurs béantes.(Livre de poche)

  • Zinoviev : Le communisme comme réalité.(Livre de poche).

  • Claude Polin : Le totalitarisme. (PUF, Collection Que sais-je ?

  • Raymond Aron : Démocratie et totalitarisme. (Gallimard. Collection Idées).

  • Jules Monnerot : Sociologie du communisme.(Gallimard).

  • Jules Monnerot : Sociologie de la Révolution. (Fayard).

  • Stéphane Courtois et autres) : Le livre noir du communisme.(Robert Lafont).

  • Rauschning : Hitler m’a dit. (Livre de poche. Collection Pluriel).

  • Jean-Marc Varaut : Le procès de Nuremberg. (Perrin).

  • William Shirer : Le troisième Reich. (Stock).

  • Dries Van Coillie : J’ai subi le lavage de cerveau.(Desclée de Brouwer).

  • Dostoïevsky : Les frères Karamazov. (Fernand Hazan).

  • Jean-Paul II : La splendeur de la vérité. (Mame-Plon).

  • Jean-Paul II : L’Evangile de la vie. (Cerf-Flammarion).

  • Georges Orwell : 1984. (Livre de poche). Ce livre qui se présente comme un roman d’anticipation, est l’une des meilleures représentations du totalitarisme. Le modèle en fut le régime communiste en Russie à son apogée, sous Staline.

  • Aldous Huxley : Le meilleur des mondes. (Collection Press Pocket).Ecrit en 1933, ce roman est bien plus qu’un roman d’anticipation comme le comprennent au premier degré, trop de lecteurs. Il montre non seulement, avec une prescience étonnante, ce que les progrès de la science apportent comme moyens d’action au projet totalitaire et utopique, mais aussi, ce que pourrait être un totalitarisme « soft », une application « en douceur » au genre humain des traitements les plus dégradants. Dans une certaine mesure, ce « meilleur des mondes » (par antiphrase) est en train de se réaliser parmi nous, chaque jour, à doses homéopathiques. A lire absolument par tout homme soucieux de sa liberté, et de son honneur.

  • Arthur Koestler : Le Zéro et l’infini. (Livre de poche).


 


 

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