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Publié par Edouard Boulogne

Le dossier que j'avais préparé sur M. Lénis Blanche s'est avéré trop important par le volume pour figurer  en une seule fois dans l'espace  imparti pour une publication par Over Blog.
En voici donc la deuxième et dernière partie. C'est à l'édition que je me suis aperçu de ce contretemps, et l'on mexcusera de demander au lecteur de commencer par l'article précédent, qui est la première partie du dossier. Rétablir le bon ordre me demanderait de recommencer un long travail de mise en page.
On voudra bien, je l'espère m'excuser. (EB) .
img505.jpg (Photographie de monsieur Lénis Blanche en 1979).

"(........)  Penseur profond, esprit cultivé, informé très complètement des grands problèmes scientifiques et philosophiques de notre temps, il a sur les adolescents qui lui sont confiés une action formatrice et une influence indéniables. Je serais tout particulièrement heureux de voir une haute distinction décernée à un homme qui fait honneur à notre Université et à la culture française ». Notre vœu a été exaucé. Pour ma part cet accomplissement restera une des grandes joies de ma carrière ».
Je ne veux rien ajouter à ces paroles, sinon pour m’excuser de paraître immodeste en les ayant citées.

Croyez, cher monsieur, à mes sentiments les meilleurs

Lénis Blanche. »






  (V) A Edouard Boulogne, Cannes le 4 avril 1979.

Cher monsieur,

«  (……) Je désire également que vous transmettiez mes amitiés à mon vieux camarade Jean Boisneuf. J’admire la haute spiritualité de ses articles. La dernière image que j’ai gardée de lui est celle d’un très beau jeune homme en habit de soirée. Cela se passait sur les bords de la Seine, au Palais d’Orsay, où Henry Béranger, sénateur de la Guadeloupe depuis 30 ans, nous avait conviés à un dîner jubilaire avec le Tout-Paris. Dites à Jean que je ne me suis pas encore consolé de la fin prématurée du cher Roland. Il a le droit de savoir qu’en 1950, Gratien Candace m’a affirmé qu’aux élections législatives de 1936, Roland avait été élu, et qu’on l’avait privé frauduleusement de son mandat. J’étais aux côtés de Roland, quand son concurrent fut proclamé sur le perron du Palais de Justice de Basse-Terre, par monsieur Roche, président du Tribunal. Roland m’a frappé alors par son impassibilité.
J’apprends avec tristesse, par le numéro 52 de votre revue, la fin prématurée de Monseigneur Jean Gay. Il me recevait toujours avec une grande bonté et beaucoup d’égards, tout comme son prédécesseur Monseigneur Genoud. J’ai organisé un jour, sur sa demande, une réception à mon domicile de Basse-Terre, en l’honneur du père Gourbillon, Supérieur Général des Dominicains, qui était venu du Faubourg Saint-Honoré à Paris, pour prêcher le carême à Basse-Terre. Mgr Jean Gay me conta par la suite que ce prédicateur, aussi sévère que Bourdaloue, avait vidé peu à peu l’église, tant il avait tonné contre « ces dames au chapeau vert ». Comme l’évêque nous avait fait prendre dans sa voiture pour aller entendre un des sermons du père Gourbillon, à la fin de la réception, nous avons pu comprendre, ma femme et moi, pourquoi il faisait le vide. Nous ignorions que ce prélat se fût retiré à la « Croix-Valmer », dans le département du Var qui est contigü au nôtre. Sinon, nous n’aurions pas manqué de lui rendre visite, quand nous sommes passés à bicyclette, peu avant sa mort, devant la maison de retraite des pères du saint-esprit.
J’avais coutume, quand j’habitais Paris, d’aller quelquefois rue Lhomond, à la maison mère de son Ordre, pour y consulter des volumes de la bibliothèque.
Veuillez me croire, cher compatriote, sincèrement vôtre.

Lénis Blanche.

(VI) Une lettre du Commandant Robert Fatou à monsieur Lénis Blanche.

« Robert Fatou            le 26/03/1979.

img471-copie-1.jpg (Lettre du commandant Fatou à monsieur Lénis Blanche)


    Très cher ami,

Enfin j’ai retrouvé votre trace grâce à mon camarade de promotion Morlaas Tucanes.
La dernière fois que j’avais eu le plaisir de vous rencontrer, vous étiez l’adjoint du professeur Rivit au Musée de l’homme, que vous m’aviez fait visiter avec beaucoup d’intérêt.
Que j’aurais de plaisir à vous revoir pour échanger nos souvenirs depuis la triste époque de l’inactivité de la Jeanne d’Arc à la Pointe-à-Pitre.
C’est bien grâce à vous que le carré des officiers supérieurs, qui avait l’honneur de vous recevoir, a conservé un jugement sain sans se laisser entraîner par la propagande de Vichy entretenue par la veulerie de l’amiral Rouyer, dont le moins que l’on puisse dire de lui, c’est qu’il n’était pas un foudre de guerre.(….) . En vous écrivant, je revis les souvenirs de la Pointe-à-Pitre. L’habileté subtile avec laquelle vous tourniez en ridicule la diffusion des nouvelles de « Radio Guadeloupe », rédigé par le Cdt Rouyer et son âme damnée le commissaire Augier de Crémier (……).

Robert Fatou.


(VII) Bibliographie.

La bibliographie de Lénis Blanche est considérable.
La liste ci-dessous n’indique que les ouvrages où articles que je connais personnellement. Cette bibliographie sera complétée dès que j'en aurai la possibilité.

  • Histoire de la Guadeloupe.
  • Discours sur la véritable primauté du spirituel.
  • Zénon d’Elée et l’invention de la dialectique.
  • L’éclipse de Thalès et ses problèmes.
  • La physique contemporaine à l’heure de Démocrite.
  • L’âme humaine chez Platon.
  • L’hypothèse astronomique de Platon.
  • Copernic et la tradition.
  • Dante, Thomas d’Aquin et Sieger de Brahant. (in Actes du colloque franco-Italien de philosophie (1977).









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N
Puis je me permettre de rajouter  à la bibliographie : Contribution à l'histoire de lapresse à la Guadeloupe 1935 ?Bravo pour ce document ,j'ai beaucoup appris sur ce grand homme .
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