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Publié par Edouard Boulogne

1 ) La vierge du grand retour à Pointe-à-Pitre en 1948.

1 ) La vierge du grand retour à Pointe-à-Pitre en 1948.

Ce soir passait sur les antennes de Guadeloupe première et aussi en Martinique, une émission sur un événement qui ne fut pas seulement antillais, mais qui culmina en Martinique (un seul témoin fut guadeloupéen), et en Guadeloupe : le voyage d'une statue de la vierge Marie dans nos îles, en 1948, au sortir de la guerre 39/45.

Je me souviens de cet événement (j'avais 6 ans en 1948), pour y avoir participé en pèlerin avec mes parents à plusieurs reprises. Et mon jeune âge alors, ne m'a pas rendu insensible à l'intense piété populaire qui s'y manifesta, et dont je me souviens très bien ainsi que des foules énormes qui se déplaçaient derrière la statue de la vierge, ; de quoi faire pâlir de jalousie les carnavaleux d'aujourd'hui, dans une ambiance, et des finalités évidemment tout autres.

L'émission axée principalement sur la Martinique a dû prendre sa source dans la parution il y a une quinzaine d'années d'un roman de l'écrivain martiniquais Raphael Confiant, qui occupe une bonne part de la dernière partie d'émission, cherchant à populariser l'idée que le fameux pèlerinage n'aurait eu lieu sous l'influence de l'Eglise catholique et des Békés, que pour faire de l'argent et entretenir le peuple dans l'obscurantisme .

Or si telle était l'intention des metteurs en scène, il faut avouer qu'elle a fait Pschitt ! Monsieur Confiant, arborant l'éternel sourire supérieur (et entendu) des gens de sa caste chez nous (chez nooouus, chez nooous!) les deux mains constamment élevées à hauteur du menton, pour avoir l'air de qui détient toutes les données d'un problème dont il possède la solution, devra se remettre en question s'il veut à l'avenir convaincre les antillais, et les Martiniquais notamment.

Car l'émission donne la parole à bien d'autres personnes, de tous les milieux de l'île, qui même si le temps a passé, gardent des souvenirs précis, émerveillés quoique non dépourvu d'esprit critique pour l'événement du grand retour.

Le soupçon du détournement d'argent par l'Eglise et une famille békée ne tient pas la route aujourd'hui plus qu'hier.

Et puisqu'il est question d'argent, de piété, certains pourraient en revanche se poser des questions au sujet de la nouvelle piété, fort coûteuse, qui se manifeste au cours de nos carnavals (voir photo ci-dessous).

Le Scrutateur.

2) Déboulé de Carnaval à Pointe-à-Pitre. Une piété différente.

2) Déboulé de Carnaval à Pointe-à-Pitre. Une piété différente.

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Marie-Madeleine 25/04/2019 01:16

Ceux qui organisaient le "grand retour", préféraient entendre TOUS chanter ensembles :
Chez nous soyez Reine, nous sommes à vous,
Régnez en souveraine. Chez nous, Chez nous.
Soyez la madone qu'on prie à genoux, qui sourit et pardonne,
Chez nous. Chez nous.

Ch.Etzol 24/04/2019 14:30

Quand on pense au tollé médiatique soulevé contre des masques dans la pièce d'Eschyle, le suppliantes, au nom de l'antiracisme, On reste étonné que les "échauffés" eux- même éprouvent le besoin de se peinturlurer de noir ,de roucou et autre couleurs.
Sans compter le culot des groupe à "peau" et autre akyio, qui ne rêvent que de défiler avec un casque, cette fois, kolonyal … Ou alô yo ka identifié yo ?

Où est l'époque ou avec le groupe "la Brisquante" et le carnaval de Mme Adeline, la Guadeloupe représentait tous les pays du monde, ou bien toute l'histoire des Hommes, ou encore celle de France; et que sais-je encore! C'était un vrai concours d'imagination !!!

Mais ou reste l'Universel, sinon chez Eschyle, et n'est-ce pas pour donner le sens de cet universel que la tragédie grecque se représentait avec des masques ?
Le sang qui coule dans nos veines n' a - t - il pas la même couleur ? Les passions, les souffrances du corps autant que de l'âme humaine ne sont elles pas les mêmes ?

Quand est - ce que ses" hommes dévastés" comprendront que la culture est tout ce qui élève, mais que pour être élevé, il faut regarder vers le haut ?
Où chercher une telle aspiration vers le haut sinon dans le Christianisme et , particulièrement dans la Foi et la Tradition Catholique , depuis deux mille ans qu'IL a habité parmi nous ?

André Derviche 24/04/2019 08:07

Dans l’eternel choix entre le Christ et Barabas, tous ceux qui ont choisi de libérer Barabas plutôt que le Christ ont péché sous l’effet d’on ne sait quelle chaleur communicative - peut-être venue de mauvaises flammes qu’on attribue à de méchantes sources dont les « réchauffés » ne mesurent en pareil cas ni les causes ni les effets. Tout cela est bien préoccupant.