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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Le pape François. 2 ) François et ses migrants.
1 ) Le pape François. 2 ) François et ses migrants.

1 ) Le pape François. 2 ) François et ses migrants.

Notre époque est difficile.

Bien plus que la crise économique, le danger qui nous menace est mental, moral.

La migration sauvage en provenance de l'extérieur, qui pose des problèmes nombreux d'ordre sanitaire, sécuritaire, identitaire, et qui est partiellement le fait de cette immigration, est niée par une grande partie de nos « élites » économiques et politiques. En. Allemagne, Angela Merkel lança un appel, que personne n'oublie, à la migration dans son pays de 800.000 Turcs. Ce fut une marée humaine, avec les conséquences alarmantes que l'on sait et dont la ville de Cologne est devenue le triste symbole. Aujourd'hui Merkel est punie de sa témérité par Le président turc Erdogan, appelle à voter les Turcs d'Allemagne contre elle aux prochaines élections allemandes. Ah ! ce vote des étrangers passionnément voulu par l'extrême gauche française, que Hollande avait promis et à quoi il a  finalement renoncé devant le mécontentement populaire.

Nos « élites » donc bafouillent, vasouillent, merdouillent devant ces questions qui les dépassent, qu'elles ne comprennent pas. ( Sur l'état d'esprit de ces gens-là, voir Jean Raspail et, notamment son livre Le camp des saints. L'auteur nous en parle : ICI : https://www.youtube.com/watch?v=yB8kR8X51c4 ).

Pis, certains de ces gens là appellent l'invasion, au nom de la morale. Et pas n'importe lesquels puisque vient de les rejoindre le pape François lui-même ( voir ci-dessous les invraisemblables 21 propositions pour l'accueil des migrants, ci-dessous; 1er document du dossier ci-dessous ).

Les propositions du pape ne tiennent pas la route, et le catholique que je suis s'y oppose de toutes ses forces, et je suis un militant ( indépendant ).

Le pape, à première vue, s'exprime en chrétien. Mais une réflexion, même sommaire, montre que M. Bergoglio, même s'il est sincère, n'a pas réfléchi ( ou bien, disons par charité, et par euphémisme, qu'il vieillit ) à la distinction faite par le Christ lui-même sur le domaine de Dieu, et celui de César, fondement de la vraie laïcité, et qu'il ne semble percevoir que le Christ est mort crucifié au milieu des insultes, et des crachats. Tout le contraire du sort, présent, réservé au pape Bergoglio  porté au summum des éloges du monde médiatique.

J'ai consacré à l'analyse des 21 mesures préconisées par lui aux migrants, la deuxième partie du présent dossier, l'article bien pensé paru dans le Boulevard Voltaire, sous le titre « François, le pape qui ne savait plus être pape ».

Le pape tout à son affection pour le monde migratoire ( que l'on peut comprendre, car les migrants sont des personnes humaines, que l'on ne peut pas traiter comme des bêtes. Mais peut-être aurait-il pu consacrer son attention aux moyens économiques, sociaux, moraux de l'occident, et de l'Eglise elle-même pour aider, chez eux, au développement des pays dont sont originaires ces malheureux ) le pape donc oublie la situation des pays dont il exige au nom de Dieu ( ou de Bergoglio ? ) tous les sacrifices au risque de la destruction de leurs pays, et de leur civilisation.

Et FRANCOIS semble ignorer, aussi, la distinction devenue classique entre l'éthique de conviction et celle de la responsabilité ( Voir le troisième, élément, ci-dessous, sur cette distinction : Article de Gérard Leclerc ).

Une belle âme, François ? Oui, si, comme souvent, on ne considère que la pureté des intentions, abstraction faite de la réalité du monde, et de la difficulté de bien agir face à cette dure réalité.

Mais non, si l’on considère l’âme centrée sur elle-même ne prenant en considération que les élans spontanés et juvéniles d’une sensibilité immature.

En ce sens parle le philosophe Hegel. Cette belle âme, dit-il :  « II lui manque la force ( … ) de supporter l'être. La conscience vit dans l'angoisse de souiller la splendeur de son intériorité par l'action ( … ) et pour préserver la pureté de son cœur elle fuit le contact de réflectivité et persiste dans l'im­puissance entêtée, impuissance à renoncer à son Soi affiné jusqu'au suprême degré d'abstraction, à se donner la substantialité, à transformer sa pensée en être. ( … ) L'objet creux qu'elle crée pour soi-même la remplit donc maintenant de la conscience du vide. Son opération est aspiration nostalgique qui ne fait que se perdre en devenant objet sans essence, et au-delà de cette perte retombant vers soi-même se trouve seulement comme perdue ; dans cette pureté transparente de ses moments elle devient une malheureuse belle âme, comme on la nomme, sa lumière s'éteint peu à peu en elle-même, et elle s'évanouit comme une vapeur sans forme qui se dissout dans l'air ». (Phénoménologie de l'esprit, trad. J. Hyppolite, II, 188-189.).

Peut-être, me semble-t-il, François en est-il resté fixé à ce stade. Et cela est fâcheux.

Pour être pape, et même jésuite, on n’en a pas moins besoin de pratiquer l’examen de conscience et passer au tribunal de la « confession ». Mais cela est bien difficile parfois.

N’étant pas jésuite, il ne m’est pas possible de me rendre à Rome pour confesser le pape.

Je sais bien quelle « pénitence » je lui infligerais, pour son bien et le nôtre.

Mais je ne suis pas jésuite.

 

Le Scrutateur.

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DOSSIER :

 

( I ) Le pape François propose 21 mesures pour l'accueil des migrants

 

( Cliquer ici pour lire cet irresponsable message du pape François : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/08/22/01016-20170822ARTFIG00186-le-pape-francois-propose-21-mesures-pour-l-accueil-des-migrants.php ).

( II ) François, le pape qui ne savait plus être pape

par

Alain Nueil

  • 24 août 2017

 

 

Le message du pape François sur les migrants, rédigé le 15 et publié le 21 août, est tellement caricatural, tellement détaché des réalités géopolitiques d’aujourd’hui, qu’on pourrait croire à un faux, un pamphlet concocté sur-mesure pour rendre haïssables la papauté et toute la chrétienté avec elle. Qu’on en juge par la seule phrase : « Il faut faire passer la sécurité personnelle (des migrants) avant la sécurité nationale », écrite deux jours après les sanglants attentats de Catalogne !

Y a-t-il un pilote dans l’avion?

Cet appel à l’invasion de l’Occident par des populations qui dans leur immense majorité ne sont pas chrétiennes est contraire à toute la tradition théologique du christianisme. On dirait que ce texte ahurissant a été rédigé par un homme qui ne sait pas qu’il est le chef du catholicisme et doit veiller à ses intérêts et à sa propagation. Le mouvement initial du christianisme est centrifuge : à la fin de son passage sur terre, le Christ dit à ses apôtres : « allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mathieu, 28, 19-20). L’esprit de conquête s’est certes émoussé aujourd’hui, les chrétiens ne pratiquent plus la conversion que par la douceur et la conviction, à l’inverse de l’islam radical qui reste conquérant par le sabre, l’épée et les voitures des écraseurs. Mais voilà qu’un pape propose un étrange mouvement centripète : que toutes les nations non-chrétiennes viennent s’installer en Europe !

A lire aussi: Pape François: le christianisme contre la chrétienté

Le beau film de Scorsese Silence a été mal compris. Les missionnaires jésuites qui partirent à l’assaut du Japon eurent certes quelques succès dans la propagation de cette religion étonnante qui est la seule à proposer un amour passionnel entre Dieu et sa créature. Mais ils se heurtèrent à un Japon très raffiné, très sûr de lui, convaincu de l’excellence de sa civilisation. En sortant de la salle de cinéma, je me demandais si Scorsese avait fait un film sur l’héroïsme des martyrs jésuites ou sur la noblesse de la résistance identitaire du Japon. Rappelons que le Japon d’aujourd’hui refuse fermement toute immigration, surtout musulmane. On peut se promener en paix sur les trottoirs de Tokyo ou Nagasaki, aucun bolide islamiste ne viendra démantibuler les passants et mêler à l’asphalte leurs chairs et leurs os écrasés.

Souverain poncif

Le texte puéril du pape oublie complètement la théologie de la Rédemption et le problème du mal. Le Christ est venu pour nous racheter du péché et nous arracher au mal à condition que nous nous tournions vers lui et devenions l’un de ses disciples. Le Christ nous donne le salut si, agissant en toute liberté, nous choisissons de le suivre. Le pape devrait se soucier de l’âme et du salut éternel des migrants avant de se soucier de leur salut temporel. Il devrait donc exiger que ceux-ci se convertissent avant de poser le pied en Europe. L’Eglise catholique est encore riche, avec un peu de logistique et d’organisation, elle pourrait envoyer partout des flottilles chargées de curés et de moines convertisseurs. Le processus d’intégration serait accéléré, car on ne débarquerait sur les ports de la côte nord de la Méditerranée que des voyageurs chrétiens.

Mais le pape a lui-même bouché cette issue raisonnable (la conversion au christianisme des candidats à l’immigration) en déclarant dans le même message : « L’intégration n’est pas une assimilation qui conduit à supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle ». La religion d’un peuple fait partie de son identité culturelle, il me semble. Le pape (ou la personne suspecte qui a écrit ça) tombe en plein dans « l’équivalencisme » contemporain. Tout se vaut. Le rap vaut Beethoven, les tags n’ont pas moins d’importance que Delacroix, Christine Angot c’est kif kif Marguerite Yourcenar ou Simone Weil, les femmes voilées manifestent leur liberté avec autant de force que les femmes « en cheveux », comme on disait au temps de ma mère.

La position démissionnaire

Pourquoi imposerait-on le christianisme aux nouveaux-venus dont certains ont déjà leurs respectables traditions religieuses et culturelles, comme l’excision ou l’assassinat des apostats ? François déclare que tout se vaut, donc François ne croit pas à la supériorité du christianisme ! C’est comme si M. Michelin parcourait les rues de Clermont-Ferrand en voiture montée sur pneus Dunlop. Il faut que le soi-disant chef de l’Eglise catholique change de job au plus vite. Reviens Benoît XVI, ton successeur est devenu fou ! Toi au moins tu avais eu l’audace de poser l’épineux problème des rapports entre l’islam et le mal.

Je ne reviendrai pas sur les arguments contre l’immigration de masse que tout le monde connaît : ses liens évidents avec le terrorisme, les dépenses énormes que doivent assumer les Etats pour entretenir, loger, déloger et reloger ces hôtes qui se sont eux-mêmes invités, la peur identitaire des autochtones qui se voient dépossédés de leur territoire. Je conclurai plutôt par une autre remarque d’ordre théologique. L’archétype de la trahison absolue, c’est le berger qui vend ses moutons aux loups, le chef qui passe secrètement à l’ennemi, l’archange divin qui devient le chef des troupes du mal. Il a beaucoup été question ces jours-ci du « Malin », à propos de la dernière phrase qu’a prononcée le père Hamel avant d’être égorgé. De plus extrémistes que moi pourraient insinuer qu’il circule dans les couloirs du Vatican un bien étrange personnage, qu’un drôle d’oiseau délivre le jour de l’Assomption des messages bien peu inspirés par la Vierge. « La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas », disait plaisamment Baudelaire.

 

( III ) Conviction et responsabilité ( Gérard Leclerc ).

 

S’il est un lieu où la distinction établie par Max Weber, et souvent reprise par Raymond Aron, entre éthique de conviction et éthique de responsabilité, se vérifie constamment, c’est bien celui de la politique. Et les chrétiens sont sans doute les plus à même d’en ressentir cruellement les contradictions. La difficulté peut s’énoncer de la façon la plus simple : les convictions qui tiennent directement aux principes du christianisme sont-elles directement traduisibles en termes de programme électoral ? En dépit de la distance, consentie par saint Thomas d’Aquin lui-même entre loi de Dieu et loi civile, il y a pour le chrétien une part de non négociable, mais ce non négociable lui-même devient problématique, lorsque le jeu politique obéit à ses propres déterminismes : rapports de force, pression des médias et des phénomènes d’opinion, et donc statut minoritaire des porte-parole des convictions non portées sur les compromis politiciens.

Il ne faudrait pas en conclure trop rapidement à l’impossibilité d’un véritable engagement des chrétiens dans la cité. De ce point de vue, la pensée de Max Weber doit être étudiée avec précision. Le philosophe était tout à fait prévenu du risque inhérent à l’attitude du chrétien tenté par une sorte de quiétisme : « Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l’action il s’en remet à Dieu. » N’est-ce pas renoncer ainsi à incarner ses convictions, par phobie des moyens impurs et même par refus des règles propres à la prise de responsabilité dans les structures sociales ? Ainsi l’homme de conviction rechignerait à devenir un acteur vraiment responsable ? Weber ne sous-estime nullement la possibilité de se salir les mains : « Il n’existe aucune éthique au monde qui puisse négliger ceci : pour atteindre des fins “bonnes” nous sommes la plupart du temps obligés de compter avec, d’une part des moyens moralement malhonnêtes ou pour le moins dangereux, et d’autre part la possibilité ou encore l’éventualité de conséquences fâcheuses » (Max Weber, Le savant et le politique).

Cependant, les objections les plus fortes ne sauraient détourner les citoyens des obligations liées au bien commun. Et ces obligations requièrent un style d’action propre à la politique, qui ne va pas sans compétences précises, sans connaissances approfondies des dossiers dans leur technicité, sans apprentissage de la parole publique, sans pénétration des arcanes du monde réel et notamment celui des relations internationales. Les convictions ne dispensent pas de l’affrontement avec la gravité et la pesanteur des responsabilités. Toute une nouvelle génération de jeunes chrétiens, suscitée dans le dynamisme de La Manif pour tous, est en train d’en prendre conscience. À l’heure des échéances que nous vivons présentement, il convient de faire tous les vœux pour que se réalise la synthèse réussie de la conviction et de la responsabilité. 

 

 

Une « belle âme », le pape François ?

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castets 25/08/2017 07:01

Bonjour Mr Boulogne,
Mon sang ne fait qu'un tour, après le discours à Bucarest d'EM, représentant de Dieu sur Terre, le discours et cette phrase du Pape heurte et restera dans les mémoires.
Pourquoi vouloir favoriser l'invasion de l'UE ? Les migrants, à contrario de nos ancêtres, n'aurait donc pour but que de récolter des moissons qu'ils n'ont pas semé !
Il reste des terres vierges à défricher, Sud de l'Argentine par exemple...
Presser l'ONU à organiser de tels programmes de repeuplement serait bien plus profitable aux migrants et dans l'ordre biblique.
Le Pape nous ferait-il la démonstration qu’Allah l'a déjà mis dans sa poche, ou bien est-il déjà dans un tel état de sénilité qu'il faille le remplacer pour défaut de résultats à ce poste tant convoité !
Entre le Président et le Commandeur des Chrétiens, Dieu devra certainement penser à faire le ménage !
Bonne journée, cordialement, Cjj

castets 27/08/2017 06:49

Bonjour Mr Houel,
Merci pour votre commentaire.
J'ai toujours rếvé d'Argentine, qui héberge depuis 1936 une partie de ma branche espagnole.
C'est ce qui a ciblé ce magnifique pays en premier, suivi de la pensée de rendre à César ce qui lui appartient, puisque le St Père !!! vient de Buenos Aires.
En second, et pas des moindres, le taux d'occupation des sols, tant pis pour les gauchos que je vénère pour leur Liberté ; 15,6 habitants/km2 pour l'Argentine, contre 114/km2 pour l'Europe, il reste du potentiel ... Même si les aires de répartitions ne sont pas équilibrées, il existe encore de nombreuses contrées vides et accueillantes, bientôt viendra le tour pour Mars.
J'ai soigneusement évité les Pôles pour ne pas ennuyer Ségolène et les Antilles pour nôtre Hôte préféré.
Maintenant, il est certain que je préfère déranger les moutons argentins que les moutons européens, c'est de bonne guerre, même si nous avons bannis du langage le mot "résister".
Je vous souhaite une excellente journée, cordiales salutations et merci pour vos nombreux commentaires.
Cjj

Claude Houel 26/08/2017 22:55

Bonjour M.Castet
Que vous ont fait ces pauvres gauchos dans leurs pampas argentines pour leur souhaiter l'envahissement ?
Comme terres à défricher il y aura bientôt les terres australes dégagées de leur calotte glacière par le réchauffement climatique voilà un beau défi !
Mais entre nous, pourquoi aller suer sang et eau en Patagonie,ou ailleurs quand on peut avoir gîte, couvert ,couvertures sociale et médicale,retraite assurée ,l'argent du beurre plus la où les crémières (selon les religions) ?
L'Europe et toutes les aides offertes,voilà la friche.
Cordialement

claude HOUEL 24/08/2017 23:03

« Il faut faire passer la sécurité personnelle (des migrants) avant la sécurité nationale » :
Affligeant de la part d'un imam déguisé en petit pape.
Il y a pourtant une solution : Le plus grand risque pour les migrants c'est la traversée par mer sur des bateaux de fortune.Donc la logique voudrait d'assurer leur sécurité en les empêchant d'embarquer cqfd.
L'Italie l'a bien compris : Elle a imposé une chartre de bonne conduite aux ong,sous surveillance de Police, après avoir découvert la complicité,active, de ces dernières avec les passeurs . Depuis beaucoup moins d'opérations de secours montées de toute pièce.
Une autre solution : Trouver un pays qui montrerait l'exemple en suivant les propositions du pseudo pape. Je propose le Vatican, pays souverain, qui ouvrirait tous ses bâtiments ,ses palais et somptueux jardins aux foules venues d'ailleurs et leur affecterait les soldes des gardes suisses devenus inutiles car plus besoin de sécurité nationale .
Le chef d'état,le pape pourrait même laver des pieds pour se souvenir, enfin, de Jésus.
Voilà une démarche qui aurait du panache.