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Publié par Edouard Boulogne

La véritable lettre de Jean d'Ormesson, où il est question de NajatValaud-Bel-Kacem.
La véritable lettre de Jean d'Ormesson, où il est question de NajatValaud-Bel-Kacem.

Il y a quelques jours je publiais sur le Scrutateur, une lettre attribuée à M. Jean d'Ormesson et adressée au ministre de l'Education Nationale Najat Valaud-Bel-Kacem. Cette lettre a, sur le Scrutateur, suscité un intérêt considérable. Hier soir, à l'heure de la clôture quotidienne des statistiques de fréquentation du blog, le chiffre des lecteurs de cet article atteignait 223554 ( deux cent vingt trois mille cinq cent cinquante quatre ).

J'avais pressenti que la lettre pouvait n'être pas de Jean d'Ormesson ( voir le lien suivant :http://www.lescrutateur.com/2017/02/bataille-de-coms-au-sujet-de-najat-v-b.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics ).

J'avais publié cependant, parce que, telle qu'elle, elle était publiable, et parce que j'en appréciais la teneur.

Il s'en est suivi une foule de commentaires souvent opposés, et d'inégales factures.

Un des commentateurs m'a envoyé la véritable lettre de Jean d'Ormesson. Je l'ai publiée parmi les autres commentaires. Mais craignant qu'elle n'échappe à l'attention de ceux qui ne lisent pas tous les commentaires ( il y en a des centaines ) je la reproduis ici.

 

Le Scrutateur.

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LPAGES • 16/02/2017 à 05:03 • La p'tite Najat, fessée par Jean d'Ormesson.

Voici la véritable lettre de Jean d'Ormesson : lettre ouverte au président de la République et aux «Attila» de l'éducation
• Par Jean d'Ormesson
• Mis à jour le 10/05/2015 à 17:22
• Publié le 08/05/2015 à 19:56


/EXTRAIT - Jean d'Ormesson écrit au président de la République au sujet de la réforme du collège. Il lui demande de ne pas laisser dépérir nos biens les plus précieux : notre langue, notre littérature, notre culture.


« Monsieur le président de la République,
Plus d'une fois, vous avez souligné l'importance que vous attachiez aux problèmes de la jeunesse, de l'éducation et de la culture. Voilà que votre ministre de l'Éducation nationale se propose de faire adopter une réforme des programmes scolaires qui entraînerait, à plus ou moins brève échéance, un affaiblissement dramatique de l'enseignement du latin et du grec et, par-dessus le marché, de l'allemand.
Cette réforme, la ministre la défend avec sa grâce et son sourire habituels et avec une sûreté d'elle et une hauteur mutine dignes d'une meilleure cause. Peut-être vous souvenez-vous, Monsieur le président, de Jennifer Jones dans La Folle Ingénue? En hommage sans doute au cher et grand Lubitsch, Mme Najat Vallaud-Belkacem semble aspirer à jouer le rôle d'une Dédaigneuse Ingénue. C'est que son projet suscite déjà, et à droite et à gauche, une opposition farouche.
On peut comprendre cette levée de boucliers. Il y a encore quelques années, l'exception culturelle française était sur toutes les lèvres. Cette exception culturelle plongeait ses racines dans le latin et le grec. Non seulement notre littérature entière sort d'Homère et de Sophocle, de Virgile et d'Horace, mais la langue dont nous nous servons pour parler de la science, de la technique, de la médecine perdrait tout son sens et deviendrait opaque sans une référence constante aux racines grecques et latines. Le français occupe déjà aujourd'hui dans le monde une place plus restreinte qu'hier. Couper notre langue de ses racines grecques et latines serait la condamner de propos délibéré à une mort programmée.
Mettre en vigueur le projet de réforme de Mme Najat Vallaud-Belkacem, ce serait menacer toute la partie peut-être la plus brillante de notre littérature. Montaigne et Rabelais deviendraient vite illisibles. Corneille, Racine, La Fontaine, Bossuet changeraient aussitôt de statut et seraient difficiles à comprendre. Ronsard, Du Bellay, Chateaubriand, Giroudouxou Anouilh - sans même parler de James Joyce - tomberaient dans une trappe si nous n'apprenions plus dès l'enfance les aventures d'Ulysse aux mille ruses, si nous ignorions, par malheur, qu'Andromaque est la femme d'Hector, l'adversaire malheureux d'Achille dans la guerre de Troie,si nous nous écartions de cette Rome et de cette Grèce à qui, vous le savez bien, nous devons presque tout.
Les Anglais tiennent à Shakespeare, les Allemands tiennent à Goethe,les Espagnols à Cervantès, les Portugais à Camoens, les Italiens à Dante et les Russes à Tolstoï. Nous sommes les enfants d'Homère et de Virgile- et nous nous détournerions d'eux! Les angoisses de Cassandre ou d'Iphigénie, les malheurs de Priam, le rire en larmes d'Andromaque, les aventures de Thésée entre Phèdre et Ariane, la passion de Didon pour Énée font partie de notre héritage au même titre que le vase de Soissons, que la poule au pot d'Henri IV, que les discours de Robespierre ou de Danton, que Pasteur ou que Clemenceau. "

 

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Rama 19/02/2017 23:14

Ça n' empêche que la diabolique et arrogante sinistre de l'Éducation nationale est telle un serpent dont on devrait écraser la tête .

Dissident 16/02/2017 20:23

Oui, en effet, c'est mieux dit et plus poliment, cependant Ormesson dit la même chose que l'autre zigue.Il dit que Najat est indigne, indigne de la grandeur de la France, de sa civilisation, qu'elle est indigne du poste qu'elle usurpe et peut-être aussi, c'est moins clair, qu'elle n'est qu'une connasse illettrée.

Livia 16/02/2017 16:13

C'est en effet de meilleure facture, mais l'autre qui n'était pas de Jean d'Ormesson m'a plu aussi!