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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Valéry Giscard d'Estaing et Vladimir Poutine. 2 ) PSC : Petit Sourire en Coin.
1 ) Valéry Giscard d'Estaing et Vladimir Poutine. 2 ) PSC : Petit Sourire en Coin.

1 ) Valéry Giscard d'Estaing et Vladimir Poutine. 2 ) PSC : Petit Sourire en Coin.

Je n'ai jamais été giscardien, pour des motifs qu'il serait trop long d'exposer aujourd'hui. Mais Valéry Giscard d'Estaing, dans le désert actuel du monde politique français, prend, rétrospectivement figure de géant ( toutes choses égales, évidemment ).

Pas plus que moi, Giscard n'est russe, ni poutinien. Mais en politique, - l'art du possible - , il faut juger des pensées et des actes selon d'autres critères que ceux de la morale ordinaire. Henri IV, le roi très chrétien, fut assassiné par un moine catholique ( Ravaillac ) fanatisé par des inspirateurs à la pensée rabougrie pour l'indépendance de sa politique étrangère à l'égard d'extrémistes du parti « catholique », soumis au point de vue des Espagnols, alors puissants, et des Autrichiens.

VGE n'eut, à cet égard, et heureusement pour lui, ni cet excès d'honneur, ni cette indignité.

Et il vient de manifester, en politique étrangère justement, une indépendance d'esprit, dont sont incapables les gnomes qui sont censés gouverner la France, Laurent Fabius ( dont les déboires de santé ne doivent pas émousser notre lucidité ) et surtout ce pauvre flageolet de François Hollande.

L'article du site Metamag ( ci-dessous ), Magazine de l'esprit critique, vous expliquera la cause de mon relatif engouement pour cette charge de l'ancien président contre la « politique » du flageolet. J'y ai apprécié aussi, l'humour de son auteur, en contrepoint, notamment quand il écrit :  « Le président-académicien n'envisagerait-il pas de  se présenter à la primaire de droite ? ». ( PSC : Petit Sourire en Coin ! )


 

Le Scrutateur.


 

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Metamag
le 12/08/2015

http://www.metamag.fr/metamag-3097-APR%C3%88S-SA-VISITE-%C3%81-POUTINE.html

 

Il y a près d'un mois, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a rencontré Vladimir Poutine. Contrairement à son image de libéral pro-américain, il a ensuite défendu dans la presse une position pro-russe. Une vision de la realpolitik dont le but est l'indépendance de l'Europe face aux Etats-Unis.

 

En prenant une position favorable à Poutine dans l'affaire ukrainienne, Valéry Giscard d'Estaing a pris tout le monde à contrepied.

 

La grande presse s'est contentée de signaler la rencontre entre Giscard et Poutine le 28 mai dernier et ses déclarations les plus générales : "Les relations entre l'Europe et la Russie seraient meilleures si Bruxelles était réellement indépendant". On n'a guère répercuté que l'ancien président est allé beaucoup plus loin dans un entretien avec Politique internationale, une revue pourtant atlantiste : il y justifie l'annexion de la Crimée qui, selon lui, a toujours été russe, et pense que "probablement" les événements de la place Maïdan et le renversement du président Ianoukovitch, il y a un an, sont le résultat d'une manipulation de la CIA.

 

Il considère que les sanctions, non seulement ne sont pas dans l'intérêt de l'Europe, mais sont contraires au droit international.  

 

Valéry Giscard d'Estaing prend ainsi à revers une classe politique française et européenne tellement tétanisée qu'aucune figure de premier plan n'y ose encore critiquer la ligne aveuglément pro-américaine de l'Europe occidentale à l'égard de la Russie. La servilité des dirigeants européens au dernier G7 est à cet égard significative. Une ligne proche de l'assujettissement dans le cas de Hollande qui, en refusant de livrer les Mistral sur ordre de Washington, discrédite la parole de la France.   

 

L'ancien-président prend aussi à contrepied tous ceux qui le tenaient depuis toujours, à tort, pour un "libéral atlantiste". C'est oublier qu'en 1981, il fut vaincu par une coalition de la gauche unie et de l'ambassade des Etats-Unis et qu'il avait en revanche reçu, contre le parti communiste, l'appui discret de l'ambassade d'URSS. Ses positions de fin de mandat où il avait cherché à jouer un rôle d'intermédiaire entre l'Est et l'Ouest (le "petit télégraphiste" dit Mitterrand) n'étaient guère appréciées à Washington. On peut certes discuter leur opportunité à un moment où la menace venant de Moscou était bien plus sérieuse qu'aujourd'hui. Mais elle témoignait d'une indépendance dont nous avons perdu l'habitude.

 

Différence de posture, différence d'envergure aussi avec tous ceux qui prétendent aujourd'hui à la magistrature suprême. Le président-académicien n'envisagerait-il pas de  se présenter à la primaire de droite ?

 

La position de Giscard est proche, ce n'est sans doute pas un hasard, de celle de son vieil ami Helmut Schmidt qui, il n'y a pas si longtemps, vitupérait la politique irresponsable de la commission de Bruxelles, à la fois incompétente et belliciste, faisant courir, selon lui, à l'Europe le risque de la guerre mondiale.

 

En prenant cette position audacieuse, Valéry Giscard d'Estaing va dans le sens de l'opinion française éclairée, celle qui ne se laisse pas influencer par le matraquage anti-Poutine des médias, une opinion de plus en plus décalée par rapport à la positon officielle de Hollande - et de la direction de l'UMP. Il y a un ou deux ans, les pro-russes se trouvaient isolés dans les dîners en ville. Aujourd'hui c'est inverse : presque personne, en dehors de quelques intellectuels ne prend plus parti pour les Etats-Unis dans les affaires de l'Ukraine.

 

Il ne s'agit bien entendu pas d'être pro-ceci ou pro-cela. Il s'agit que notre diplomatie soit celle de nos intérêts et non pas des intérêts de quelqu'un d'autre. Cela suppose qu'on évacue toutes considérations infantiles sur "qui est le bon ? " et "qui est le méchant ? " auxquelles se résume aujourd'hui la diplomatie dite des droits de l'Homme. En d'autres circonstances cela pourrait nous conduire à être anti-russe ou anti-soviétique, mais en aucun cas à l'alignement absurde sur les Etats-Unis dont nous sommes aujourd'hui les témoins.

 

 

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pierre 15/09/2015 16:35

Voilà le père et fondateur de l'Europe à tout prix.VGE, Un modéré de la modération, un tolérant tout azimut... Du pire pour les autres et du meilleur pour soi. étonnant qu'on ne l'ai pas encore entendu nous ressortir son invention diabolique "du regroupement familial" pour nos réfugiés/envahisseurs.
En tout cas il a toujours mené la vie de château et des privilèges, loin des tempêtes...notamment immigrationnistes sur le sol de son pays. C'est le même traitre qui primait un droit du sol de l'étranger sur le droit du sang d'un patriote, comme si l'appartenance à une terre, une famille, une patrie devait être dissout dans son mondialisme du vivre ensemble.Un claquement de langue clôturait chacune de ses phrases comme pour signifier la fin des débats! Le pingouin de l'élysée , lui, verrouille les questionnements de ses gouvernés par un battement de cils et tout est dit! Pourtant leur tics et leurs tacs les ont porté au pouvoir. Incroyable mais vrai! le manque de lucidité et la naïveté de "la grosse bête" pour désigner le bon peuple?
Mais que vient-il faire chez Poutine, au fait ? le persuader d'un "regroupement familial syrien" en terre patriotique Russe? l'histoire retiendra de ce triste individu qu'il a été l'un des fossoyeurs du pays qu'il a dirigé...sans plus. Poutine doit se la fendre à se moquer de tous ces pantins désarticulés!

Thomas Diafoirus 27/08/2015 15:44

Dommage que chez un homme réputé pour sa grande intelligence (et qui a pourtant apporté la preuve du contraire pendant tout son septennat) ce soit à l'automne de sa vie que le bon sens s'invite alors que 15 jours après son élection n'importe quel crétin pouvait déjà diagnostiquer qu'il serait le chausse-pied de l'élection de François-le-fécal en 91, le chausse-pied de l'Europe catastrophe d'aujourd'hui, le chausse-pied du laxisme moral et du jeunisme triomphant d'aujourd'hui, le chausse-pied de l'immigration-remplacement, bref ! la parfaite incarnation de tout ce qui a ruiné la France, à commencer par la dissolution de l'État. Poussé par le triple élan de la vanité, du conformisme et d'une volonté de non-conformisme, ce malheureux Giscard fut à la fois chramant et catastrophique pour la France dont il est l'un des pères fondateurs de la décadence actuelle. Son besoin de faire le malin, sa volonté conformiste d'épouser le courant socio-culturel soixante-huitard pour poser l'image d'un homme résolument moderne et son défi permanent au bon-sens parce qu'il voulait imposer l'image d'un non-conformiste ont eu pour résultat qu'il a été renvoyé à sa chère Auvergne pour cause de crétinisme avancé, lui, si intelligent. Le premier, en tout cas d'une longue lignée de présidents narcissiques, jouisseurs et totalement étrangers à la notion de sacrifice personnel qu'impose "la couronne". Si à l'automne de sa vie, il nous offre une petite session de rattrapage, pourquoi pas ? Mais Giscard, c'est surtout Giscard-soda, la boisson qui fait des bulles. Comme dirait Charles Ier d'Angleterre à son bourreau : "Remember !". ET bien moi aussi je me souviens que Giscard, traité de colin froid par Hallier est quand même un homme dont la grande intelligence se manifeste parfois, mais qui, malheureusement ignore la part d'ombre que sa grande intelligence fait à sa grande intelligence. Il eût peut-être mieux valu pour tout le monde qu'il fût peut-être moins intelligent et moins bête. Mais que celui qui n'a jamais été bête lui jette la première pierre dront ceux qui cherchent à dominer leurs semblables parce que les institutions leur en laissent entrevor la perspective.