Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

L'Eglise en Guadeloupe remet les pendules à l'heure.

Depuis un peu plus de deux ans, le diocèse de Guadeloupe a entrepris de mettre de l'ordre dans sa pastorale, dans ses finances, et de rétablir dans son clergé la paix des âmes, toutes réalités assez gravement compromises par la mainmise sur le diocèse par l'administrateur diocésain et une équipe, qui l'assistait, de quelques prêtres à qui manquaient les qualités inséparables de leur fonction : le bon sens, la compétence, par dessus tout la charité et le respect des fidèles. Tout ceci depuis que Mgr Ernest Cabo, atteint par la limite d'âge, et diminué par un état de santé préoccupant, ait démissionné de ses fonctions.

Après cette date, la barque de Saint Pierre en Guadeloupe prit les allures d'un bateau ivre, particulièrement à partir de 2009 ( voir le Lien suivant : http://www.lescrutateur.com/article-32510034.html et aussi une réponse du Nonce Apostolique. Voir photo ). Ce fut le début d'une clarification nécessaire ).

Rassemblés par le Scrutateur, et nombre de prêtres fidèles à leur vocation sacerdotale les catholiques de Guadeloupe entreprirent la longue marche qui conduisit à la nomination de Mgr Jean-Yves Riocreux comme Evêque de Basse Terre et Pointe-à-Pitre.

L'ancien « administrateur diocésain » depuis lors cuve dans les tonneaux de la rancoeur et de la rage. Son ancienne équipe également, qui oublie ses anciennes « homélies impérieuses » : Obéissez, soumettez vous.

Maints signes indiquaient qu'ils ne renonçaient pas, sinon, à un retour personnel au « pouvoir ». L'ancien « administrateur » ( connu pour son injonction : « Appelez moi Monseigneur » ) va sur ses 80 ans, du moins à la joie d'un retour au « bordel » qu'ils avaient institué,  "Bordieu!" aurait-on dit au moyen-âge ! , se commettait ( voir l'une de nos photographies ) avec...... ( censuré par le conseil de rédaction du Scrutateur ).

Il y a peu dans une petite officine de la Toile, ( Coco-News ! ) on pouvait lire une lettre écrite par cette petite camarilla ecclésiastique, présentée ainsi par sa rédaction :

 

« Paul-Antoine Bernard, André Dénécy, Alfred Lavital, Jean Hamot, Maurice Modetin, Albert Chalder, Albert Blancherd, Serge Plaucoste ont adressé un courrier daté du 7 mars à l'évêque de Guadeloupe, Jean-Yves Riocreux ( photo) 

Les huit prêtres  guadeloupéens reprochent à leur évèque une absence d’écoute des fidèles , et singulièrement des jeunes et de leurs parents et constatent "Une déconnection entre la célébration  des confirmations  et les réalités vécues par les jeunes".

Ils ont par ailleurs le sentiment que le seul souci « pastoral » visible est de faire voyager les chrétiens de Guadeloupe  au risque d’endetter lourdement des familles.

« Serions revenus à ce temps de chrétienneté ( sic ! ) où être chrétien c’était aller à la messe, se complaire en dévotions et aller en pèlerinage ? Qu’est-ce qui est fait  pour que les fidèles soient témoins de leur foi, apprennent à regarder  leur vie , à évangéliser leur culture … être missionnaire. »

Ils  constatent par ailleurs  un malaise chez certains prêtres qui souffriraient d'une absence d'écoute  de leur évêque. A noter cette remarque qui laisse perplexe et qui nécessiterait quelques précisions " Nous nous étonnons du traitement peu évangélique que vous avez réservé à Monseigneur Cabo". ».

 

L'évêché de la Guadeloupe s'est décidé à un commencement de réaction par une réponse dans le Bulletin mensuel du diocèse, ( Eglise EN Guadeloupe ) sous la plume du père Yves Gillot, Chancelier du diocèse.

Voici cette réponse, dont se félicitent ceux qui se réjouissent du début d'un renouveau de l'Eglise EN Guadeloupe, sous l'administration éclairée, souriante, et, on l'espère, ferme de Monseigneur Jean-Yves Riocreux.

 

Le Scrutateur.

 

« Père, avez-vous lu ça ? Qu’en pensez-vous?

 

http://www.catholique-guadeloupe.info/index.php

 

« Père, avez-vous lu ça ? Qu’en pensez-vous?


C’est à propos d’une lettre envoyée à l’évêque de Guadeloupe Mgr Riocreux. En effet, récemment une lettre a été rendue publique sur un site internet. Signée de huit prêtres guadeloupéens, cette missive fait, entre autres choses, l’objet de plusieurs remarques et revendications concernant la pratique de la pastorale dans le diocèse. D’abord, je dois avouer que  j’ai été  surpris  de voir  comment un certain nombre de personnes semblaient déjà être au courant de la teneur de cette publication, puisque eux-mêmes m’en rapportaient pratiquement tous  les différents griefs.   Qu’en pensez-vous, mon Père !


 Je pense, en premier lieu, qu’il est parfaitement reconnu et autorisé de pouvoir dire, par écrit ou de vive voix, ce sur quoi on n’est pas d’accord. Tout baptisé en effet dans l’Eglise de Dieu, de la base jusqu’au sommet, a droit à la parole. Du reste, toute l’histoire de l’Eglise et l’élaboration de sa doctrine, a fait constamment l’objet de discussions et de contestations. Jusqu’à à une époque récente, à propos du Concile Vatican I et du Vatican II, on a vu par exemple des évêques contester et rejeter des décisions conciliaires. Ce fut le cas notamment des Vieux Catholiques (ceux qu’on appelle ainsi parce qu’ils ont refusé la doctrine de l’infaillibilité pontificale) et Mgr Lefebvre, pour ne citer que ceux-là. Et tout récemment dans le dernier synode avec le Pape François sur la famille, sur le problème de la communion des divorcés remariés, certains cardinaux sont même entrés en conflit sur certains points avec le chef de l’Eglise. Les medias en ont fait largement mention. Mais, quoi qu’il en soit des discussions ou des contestations, la foi de l’Eglise, et la pratique de l’Eglise en matière de Pastorale ne se joue pas au niveau de l’opinion publique ou par un sondage. Ce n’est pas par exemple dans les medias, sur la place du marché, ou au niveau d’un parlement, ou même à la majorité des deux tiers de l’opinion publique qu’il est décidé que Dieu est Trinité de personnes, que l’avortement  ou l’euthanasie est un péché etc. Tout ceci pour dire qu’on a le droit de critiquer ou de contester mais toujours avec le respect qui convient.
 
Mais revenons  au contenu de cette lettre. Par rapport à ce qui en fait l’objet, elle n’est pas sans intérêt et sans valeur. Mais tout n’est pas du même niveau.


1°) Dire que Mgr Riocreux n’a pas été très fair-play envers son prédécesseur, Mgr Cabo,  n’est pas exact. Je suis moi-même témoin du fait qu’à plusieurs reprises, Mgr Riocreux me rapportait les nombreuses visites qu’il avait effectuées à Mgr Cabo. A l’occasion de chaque visite d’évêque de passage en Guadeloupe, Mgr Riocreux invitait ce dernier à rencontrer son confrère malade. Notre évêque avait même eu l’intention de demander à ce confrère malade de faire quelques confirmations. Ce à quoi j’ai cru devoir m’opposer personnellement, arguant qu’en raison de  son état de santé, il ne paraissait pas raisonnable de lui faire une telle proposition. Mais je crois que le reproche de cette fameuse lettre ne vient pas de là, mais plutôt de la décision que notre nouvel évêque avait prise de faire revenir dans le presbyterium les prêtres qui  en avaient été exclus ou simplement renvoyés dans leur pays d’origine. Alors faut-il regretter qu’il ait manifesté envers ces prêtres rejetés, quelques furent leurs égarements, leurs péchés, la miséricorde et le pardon que l’Eglise donne généreusement à ses enfants ? Fallait-il faire une conférence pour réconcilier ces prêtres avec leur Eglise ? Dans la bouche même du Pape François, et particulièrement dans un document  envoyé aux fidèles, il établit qu’il ne faut absolument pas faire l’économie de la miséricorde et de la tendresse de Dieu. Ces prêtres meurtris auraient-ils été les seuls donc à n’avoir  bénéficié ni de la tendresse et de la miséricorde de Dieu ?


2°) Dire que Mgr Riocreux gouverne le diocèse par une pastorale dépassée,  n’est pas exact.  Le fait, pour lui, de conduire des chrétiens dans des pèlerinages et des dévotions est considéré, par les signataires de cette lettre, comme la pratique d’une pastorale révolue. Or justement le Pape François, qui était évêque à Buenos Aires, avait participé au synode pour l’Amérique Latine. Et même dans le fameux document d’APARECIDA qu’il a corédigé, il invite les évêques de l’Amérique latine et de la Caraïbe à ne pas déraciner la religion populaire. Celle-ci est exprimée souvent par les pèlerinages, les chemins de croix, la récitation du chapelet, les neuvaines. Il ne faut pas faire l’économie de ces choses simples. Il faut prendre les gens là où ils sont pour les mener plus haut à une foi véritable et authentique. C’est, me semble-t-il, dans ce sens qu’il a organisé récemment deux sessions de qualité : une sur la Liturgie, et une autre sur la Parole de Dieu.
3°) Dire que Mgr Riocreux ne fait rien pour la formation continue et pour les jeunes, n’est pas exact. Il y a une organisation de la formation continue qu’il a remise sur pieds, pour les adultes volontaires. Elle est dirigée par le Père Chery et elle fonctionne. Moi-même, j’assure une fois par mois une formation sur l’histoire de l’Eglise.


En ce qui concerne les jeunes, nous savons comment ce problème des jeunes le préoccupe. Pas seulement évidemment pour ce qui concerne l’enseignement catéchétique mais aussi la délinquance, la violence, le chômage. C’est encore dans ce sens qu’il a voulu reprendre en mains le dossier de Saint Jean Bosco pour permettre à des jeunes victimes de ces fléaux dont je viens de parler de retrouver une espérance. Combien de réunions, de voyages, d’aller et venue, de rencontres à haut niveau, de multiples propositions et discussions avec la compétence de l’Avocat du diocèse il a fallu pour arriver à une conclusion ! Finalement, le dossier relatif à St Jean Bosco a abouti avec le concours des responsables de l’œuvre des Apprentis  des Orphelins d’Auteuil (cf. le dernier n° de « Eglise en Guadeloupe »). Ce n’est pas rien, mais il s’en est fallu de peu pour que Saint Jean  Bosco soit judiciairement liquidé.


Dire que Mgr Riocreux s’intéresse uniquement après la confirmation de faire des photos avec les jeunes confirmés. Je ne vois pas en quoi cela fait du tort à l’Eglise. Je me rappelle ce qu’un théologien disait au cours d’une session : « Faites attention ! Nous sommes entrés dans l’ère des media et d’images. Il faut donner une place à l’image notamment dans la pastorale des jeunes faute de quoi ils nous traiteraient « d’hommes fossiles. »


Père Yves  GILLOT, chancelier du diocèse

 

Photographies :

 

( 1 ) Mgr Jean-Yves Riocreux.

 

( 2 ) Le père Yves Gillot, en 2014, président l'Eucharistie en la Cathédrale Notre Dame de Paris.

 

( 3 ) M. Jean Hamot ( « Appelez moi Monseigneur » ! ), lors d'une visite à..........!

 

( 4 ) Une lettre du Nonce Apostolique à Edouard Boulogne.

L'Eglise en Guadeloupe remet les pendules à l'heure.
L'Eglise en Guadeloupe remet les pendules à l'heure.
L'Eglise en Guadeloupe remet les pendules à l'heure.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
bonjour a tous je suis a la recherche du prêtre Maurice MODETIN avec qui j'ai fait mon service militaire et qui était présent a mon mariage .
merci pour tous renseignement
Répondre
D
Il n'a décidément rien pour plaire ce monsieur Hamot.
Répondre
C
En tous cas, en cet anniversaire de Fatima, envie de dire le bonheur d'une enseignante
"CATHO" de voir des élèves ou anciens élèves faire des boulots de vacances, emballer des paquets ou des cadeaux en sollicitant la générosité de chacun, pour se rendre à Lourdes
en épargnant à leurs parents une participation financière trop importante .
Pas besoin d'un âge avancé pour comprendre la Parole du Christ à Jean : " fils, voilà ta Mère"
Bravo au site du diocèse de Guadeloupe, mais chut... ne pas le dire au Scrutateur...il risquerait d'être jaloux !
Répondre
L
Les sept péchés capitaux sont suffisamment connus - et en maintes occasions palpables - pour qu'il n'y ait pas à revenir sur leur essence, ni sur leur présence dans l'ADN humain. Le problème, c'est que les sept péchés capitaux sont comme une cage à la fois pour le cœur et pour la raison, maintenant l'homme dans l'esclavage de ses faiblesses, le soumettant sans cesse aux plus basses tentations. Qu'est-ce que quelques pauvres types pétris d'orgueil et d'imbécillité peuvent inspirer sinon du mépris quand on n'est pas chrétien et de la pitié quand on l'est ? Car à tout prendre, il faut plaindre ces pauvres égarés dont la vie est déjà un enfer. dopés par leur orgueil ils ignorent que l'humilité est la compagne de la sainteté à laquelle tout baptisé devrait aspirer, à plus forte raison quand il a choisi d'épouser l'Église. Obéissance ? Amour du prochain ? En ont-ils seulement entendu parler. Pourquoi tourner le dos aux dons de l'Esprit quand on est prêtre ? La lettre de cet octeron de pasteurs dévoyés - pais mes brebis et surtout pas pète mes brebis - est pitoyable. De pauvres cancans, ragots d'imbéciles dont le niveau est celui du caniveau. Au lieu de louer le ciel d'avoir été délivré de la lourde charge qu'ils n'étaient pas capable d'exercer faute d'un véritable capitaine à la barre de l'Église de Guadeloupe, voici que quelques malheureux aveuglés par leur haine prennent le diable pour associé dans le désordre qu'ils entendent soulever autour du pasteur dont ils devraient être les fidèles relais dans le rayonnement de la joie pascale, car l'Église de Guadeloupe est ressuscitée après des années de maladie, de corruption et de misère spirituelle. Tu ne porteras point de témoignage contre ton prochain, disent les Écritures. Qu'en est-il de ces égarés ? Le vide absolu en matière d'intelligence, c'est-à-dire de relation entre le monde sensible et le monde intelligible. Pauvres types. Sinon que le péché contre l'Esprit est le seul qui ne sera pas remis. Même la bêtise n'est pas un péché. Seule l'obstination à faire et à dire le mal est condamnable. Et ces huit Judas se sont déjà condamnés aux yeux de l'opinion publique qu'ils ont si sottement cherché à prendre à témoin... de leur propre turpitude.
Répondre