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Publié par Edouard Boulogne

Charity business ( passée au rayon laser ).

« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. 2Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. 3Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ». ( Jésus en St-Mathieux, VI, 1 et 2 ).

 

 

Lecteurs, lectrices, amis ( ies ) très chers ( res ), comprenez moi bien, je ne ne cherche à décourager personne. La naïveté peut être une vertu, quand elle est la capacité, encore enfantine, d'observer d'un regard neuf, non encore déformée par la machine à emboutir sociale. Mais les méchants, et les pervers ( légion, nous dit l'Evangile, dont ces messieurs voudraient tant, notamment par force émissions TV prétendument « éclairantes », nous dissuader d'y avoir recours, pour nous déniaiser, alors que leurs journaux TV..... pffff!!!! ) profitent de la naïveté. Aussi, dirai-je parodiant Nietszche, la naïveté est quelque chose qui doit être dépassé.

J'y pensai jadis, dès mon année de terminale, où je lus, fiévreusement dans Nietzsche justement, ( Par delà le bien et le mal ) ce propos du maître qu'il attribuait à Sthendal : « Un banquier qui a fait fortune a une partie du caractère requis pour faire des découvertes en philosophie, c’est-à-dire pour voir clair dans ce qui est »

Un banquier, c'est-à-dire cet homme, quand il a réussi, qui ne mêle pas les sentiments à l'observation de la réalité, qui voit les « importants » de ce monde, venir solliciter, quêter, emprunter, et, pour cela, se dévêtir de leurs atours, de leur superbe, et supplier à genoux l'aumône d'un secours d'urgence, de première, de toute première urgence.

Voir clair dans ce qui est. Le spectacle n'est sans doute pas très ragoutant. Mais quel avantage, quel plaisir de soulever même une partie du voile, à défaut de pouvoir changer le monde.

Nous éprouvons bien du mal à parvenir à ce niveau d'altitude lucide, et moi tout le premier. Mais c'est un devoir pour tout homme, auquel il faut s'astreindre, et je ne vous cache pas mes efforts en ce sens, ici sur ce Scrutateur où j'ahane, sans me lasser vers ce sommet de haute altitude.

J'ai trouvé, dans ma récente lecture d'Obertone, cet autre alpiniste jeune ( 33 ans ), dans son livre La France BIG BROTHER, titre emprunté au personnage du très , et justement, fameux livre d'Orwell « 1984 », un passage que je vais citer à votre intention, en ses pages 57 à 60.

Laurent Obertone, en son personnage de BIG BROTHER, vraie maître du pseudo monde où nous vivons, tirant les ficelles de qui vous savez, ( Big Brother cé vré mèt a mangniok a mond a yo la ! ), place au premier plan la lucidité dont je parlais, mais une lucidité cynique, et effrayante.

Lisez donc son discours.

Nosthromme est si sûr de lui, de son absolu pouvoir, de son aptitude à changer toute chose en son contraire, et à métamorphoser en étais les attaques les plus lucides et fortes contre lui, ( après l'aveu cynique ) qu'il peut se permettre d'étaler sa perversité profonde en toute impunité.

Lisez ces pages du jeune OBERTONE. Je gage qu'elle vous éblouiront, après un moment d'amertume, celle qu'on ressent toujours quand on a le sentiment d'avoir été trop souvent blousé.

 

Le Scrutateur.

 

BIG BROTHER vous parle :

 

« Vous croyez que nous sommes bons. Vous aimez regarder nos grands-messes de la charité, comme le Téléthon, ou le Sidaction. Vous trouvez ça émouvant, tous ces potes et « Enfoirés » solidaires, animateurs, humoristes, chanteurs, acteurs et réalisateurs, cocaïnés et subventionnés, serveurs de la parole du Parti, telle­ment généreux avec nos petits malades. Vous les aimez, nos « rebelles au grand cœur » et robinets d'eau tiède. Vous aimez Sophie Davant, Muriel Robin, Bénabar, Jenifer, Zazie, Mimie Mathy, Amel Bent, Patrick Bruel, Christophe Mae, Yannick Noah, Jean-Jacques Goldman. Vous aimez toutes ces célébrités prêtes à décoller pour des terres inconnues, pour y embrasser

des enfants misérables sous l'œil de la caméra. Vous trouvez que l'humanité a du cœur, quand elle envoie quelques millions d'euros aux victimes d'une catas­trophe naturelle. Vous trouvez ça bien, tous ces gens qui se mobilisent pour une cause, forcément bonne.

Désolé de vous décevoir, mais les infirmes, les clandestins, les handicapés, les pauvres, les malheu­reux, tous ces individus ne sont que nos esclaves, nos machines à jouir. Chanter pour eux, s'engager pour eux, se montrer avec eux, cela confère un grand pou­voir. Et c'est tout ce qui importe. Vous vous souvenez de Lady Diana, quand elle brandissait un petit orphe­lin face caméra, et qu'elle pleurait, tant elle s'aimait, tant elle s'émouvait d'être la meilleure personne de la Terre ? Tenir une vie entre ses mains, avoir le pouvoir de la sauver, se prendre un instant pour Dieu... Quelle jouissance narcissique. Quel orgasme de l'ego !

Oui, bien sûr, lors de nos soirées à grand spectacle, on récolte des fonds — du pognon, le vôtre —, mais vous croyez qu'à nos yeux l'argent représente encore quelque chose? Notre supériorité est purement morale. Nous sommes obligés de nous livrer à ce raco­lage humanitaire. Vous avez lu Valérie Trierweiler ? On peut dire qu'elle n'a pas la vie facile. Elle a dû « choisir entre les souffrances » celle qui deviendrait sa, bonne cause, pour finalement se positionner sur la case « vio­lences faites aux femmes et aux enfants » (c'est bon ça, bien féministe). « J'espère au moins pour quatre ans, peut-être pour dix ans » (point trop n'en faut tout de même, mais tant que les déplacements sont offerts), en tout cas pas question d'aller « sur le terrain de Caria Bruni » qui a réservé le Sida (Le Monde,11 juillet 1013).

C 'est un marché.

La morale que nous dictons à travers le Parti oblige nos millionnaires à faire du bénévolat, du mécénat, à œuvrer ostensiblement pour la bonne cause, sans quoi ils seraient étranglés par la culpabilité que nous faisons peser sur eux. Vous croyez qu'ils veulent le bien de tous, sans distinction ? Peut-être allez-vous m'expliquer pourquoi leur charité ignore toujours les clochards de vos rues, les agriculteurs de vos campagnes, vos ouvriers au chômage, vos victimes de l'insécurité ? Je vais vous le dire : cette détresse-là ne rapporte pas assez. De fait, elle n'intéresse personne. En revanche, la charité qui s'exerce envers les minorités est tout à fait juteuse, puisque le Parti leur voue un culte. Il faut avoir la bonne maladie, la bonne orientation sexuelle, la bonne provenance. Souvenez-vous, Bernard-Henri Lévy lui-même disait s'intéresser à la misère bosniaque plutôt qu'à celle du coin de sa rue, parce qu'il écri­vait « avec son intelligence et son inconscient ». Son inconscient, c'est sa volonté de puissance. Le combus­tible de la puissance, c'est la morale. Les miséreux ne sont qu'une ressource naturelle que nous convoitons tous. Même le Pape François, qui accusait les commu­nistes d'avoir « volé le drapeau de la pauvreté » aux chrétiens. Touche pas à mes pauvres. Ils s'écharpent pour aller le plus loin possible dans la charité, parce qu'elle leur offre un immense pouvoir.

Vous comprenez pourquoi ils défendent l'immigra­tion massive, par tous les moyens ? Le tiers-monde est une source inépuisable de misère humaine dont il faut s'occuper sourire aux lèvres et yeux humides. Le ver­tueux est soit cynique, soit coupable. Quand un men­diant vient taper à votre vitre au feu rouge, vous n'avez pas envie qu'il bave sur votre 4x4, alors vous lui jetez un billet, et vous avez l'impression d'accomplir une œuvre agréable à tout l'univers. Mais c'est à vous et à vous seul que vous faites une offrande. Vous tenez le mendiant à votre merci, il est redevable de votre bonté. Vous avez senti cette brève euphorie vous traverser, quand vous avez donné ? C 'est le frisson du pouvoir. Rien n'est beau dans vos actes, tout vous est utile. Votre charité est la forme la plus sournoise de votre égoïsme. Si cette idée vous désespère, libre à vous de vous ber­cer d'illusions. Rassurez-vous : même Darwin était comme ça. Il estimait que la compassion était la plus noble part de notre nature. Si l'on est parvenu à abuser l'un des plus brillants représentants de notre espèce, imaginez ce que l'on peut faire de vous.

L'égalité, la charité, l'humanisme, l'amour fraternel... Tout ce qui fait l'unanimité, c'est un mensonge que personne n'a encore détecté. Pour que vous continuiez à payer et à les reconduire sans poser de questions, les politiciens du Parti ont appris à vous dire uniquement ce que vous aviez envie d'entendre. Nous avons mis au point des centaines de techniques et de concepts pour vous piéger ».

( 1 ) Téléthon.   ( 2 ) Une version très très irénique du joueur de flute de Hamelin, ancêtre de Big Brother.
( 1 ) Téléthon.   ( 2 ) Une version très très irénique du joueur de flute de Hamelin, ancêtre de Big Brother.

( 1 ) Téléthon. ( 2 ) Une version très très irénique du joueur de flute de Hamelin, ancêtre de Big Brother.

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Livia 08/04/2015 00:11

Ils sont légions à faire le bien! Ils sont légions à regarder faire le bien!
Mais "le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien!"