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Publié par Edouard Boulogne

J'ai reçu, avant-hier ce document ( première partie du dossier du jour ) diffusé sur France II, en 1985. Une équipe de journalistes de France II avait enquêté en Guadeloupe, en pleine époque d'un terrorisme orchestré par des séparatistes, par un groupuscule qui avait la sympathie d'hommes du pouvoir parisien de l'époque, dans l'ère délétère du mitterrandisme.

Ce document m'a ramené assez loin en arrière, ( et pour des jeunes, aujourd'hui, carrément à la préhistoire ).

J'ai été mêlé à cette histoire, et l'on m'aperçoit même pendant deux ou trois minutes.

L'intérêt du document réside dans ce qu'il nous montre de l'irréalisme des acteurs séparatistes de l'époque, dont certains continuent dans leur petit délire personnel, trente années après.

Je me souviens de l'interview à laquelle je fus soumis, qui dura près de 45 minutes, dont 3 seulement furent retenues.

La première question, posée par un jeune journaliste typique de la gauche libertaire parisienne ( cheveux gras en boucles ! ). Elle se voulait déstabilisatrice. «  M. Boulogne, me fut-il dit, vous êtes un béké. Que pensez-vous des nègres ». Le garçon ne me connaissait pas. Je me souviens de ma réponse au mot près : «  Voici, lui dis-je, une question digne d'un journaliste parisien gauchiste-libertaire, qui ne connait nos terres que par le contenu desséché et abstrait des Manuels de déstabilisation « anti colonialistes ». En vérité, les blancs créoles et les « nègres » comme vous dîtes, se côtoient sur ces terres antillaises depuis plus de trois siècles. Nous nous sommes affrontés souvent, aimés aussi, souvent, dans des époques différentes de celle que nous vivons, et qui ne peuvent être comprises, sans l'effort de situation historique qui permettent d'éviter les anachronismes. Nous avons espéré, ensemble, nous avons évolué ensemble, eu peur ensemble devant, ou à l'occasion des tremblements de terre, des cyclones, des épidémies, et jusqu'à ce moment ( 1985 ) de notre histoire. Nous nous connaissons intimement, et nous savons tout les uns des autres, jusqu'à nos odeurs intimes ».

Mon interlocuteur parut surpris, changea de visage, pensant sans doute que je n'étais pas la petite souris qu'il avait cru pouvoir déstabiliser en deux mots, trois sous-entendus.

Ses autres questions furent plus circonspectes. De mes réponses, ne fut retenue, que celle que l'on peut entendre, où, face à un contexte de terrorisme ma voix s'était suffisamment durcie pour pouvoir être diffusée, de façon à confirmer le discours de mes antagonistes ( terroristes ), c'est-à-dire, la voix d'un extrémiste, limite fasciste comme dirait l'autre.

 

Il y a aussi au milieu du document ces propos d'un vieux monsieur de la région de Saint-Claude sur LE nègre, qui serait lâche. Pour ma part je déclare que je n'ai jamais rencontré LE nègre, seulement Des Nègres, et on dit aujourd'hui plutôt des NOIRS. Le mot nègre étant considéré comme péjoratif, sauf quand il est utilisé comme adjectif, par exemple  dans des expressions comme "l'art nègre", la "musique nègre", la "plastique nègre". Je ne connais donc que des noirs, dont certains ( pas tous, car je ne suis pas un politicien ), sont parmi mes amis les plus chers, et pas au sens ou Gillot et Lurel se donnent du "cher ami". . Il faudrait pour comprendre notre vieux monsieur pouvoir situer son propos dans le contexte de l'émission. Le journaliste que j'ai rencpontré, étant piégeux par essence.

Mais notre Saint-Claudien a prononcé ces mots ( indépendamment du contexte ) et ils sont malheureux. Ils sont datés. Notre homme, s'il vivait encore serait plus que centenaire. Les mots ne sont pas reçus de la même façon au cours des générations.

Paix à son âme!

 

La deuxième partie de ce dossier concerne ce que l'on a appelé « l'affaire Faisans ». Je n'en dirai pas davantage puisque les documents photographiques ci-dessous, parus dans mon journal de l'époque Guadeloupe 2000, disent ce qu'il y  a à en savoir.

 

La troisième partie du dossier reproduit, photographiquement le débat que j'eus, en 1989, peu après le cyclone Hugo, avec le docteur Makouke, leader de l'UPLG.

Je rappelle qu'on peut agrandir les photographies en cliquant sur elles.

 

Pour l'instant la période terroriste au sens classique du terme semble abandonnée. Mais le séparatisme, toujours aussi marginal dans la population, est devenu plus médiatique ( mais en un sens plus redoutable ).

La paralysie de la Guadeloupe en 2009, sous l'action de l'UGTG, les grèves insensées, comme celle toute récente de l'eau, sous des prétextes divers, montrent que nos subversifs n'ont pas désarmé et qu'il faut rester vigilant.

Des anciens chefs « historiques » seul demeure au premier plan, plus « gaélique » que jamais ( bien qu'il s'en défende énergiquement ! ), mais comblé d'honneurs ( au pluriel! Au pluriel! ) par ceux là qu'il avait combattus, bobos parisiens, élus gwadloupéyens.

Comme dit l'Ecclésiaste : « il y a un temps pour tout ».

 

Le Scrutateur.

 

( I ) Un étrange documentaire sur les activités du MPGI et du groupe Luc Reinette.

 

https://www.facebook.com/video.php?v=551896378279009&set=vb.100003759550380&type=2&theater

 

( 2 ) L'affaire Faisans : une prise en otage de la Guadeloupe par les séparatistes, autour d'un incident créé par un faux « héros » le sieur Georges Faisans. ( voir photos ).

 

 

 

( 3 ) Un débat révélateur entre M. le docteur Claude Makouke ( leader de l'UGTG ) et Edouard Boulogne président de l'Association Guadeloupe 2000. ( Voir photos ).

Petit rappel historique sur le terrorisme en Guadeloupe dans les années 1980.
Petit rappel historique sur le terrorisme en Guadeloupe dans les années 1980.
Petit rappel historique sur le terrorisme en Guadeloupe dans les années 1980.
Petit rappel historique sur le terrorisme en Guadeloupe dans les années 1980.
Petit rappel historique sur le terrorisme en Guadeloupe dans les années 1980.
Petit rappel historique sur le terrorisme en Guadeloupe dans les années 1980.
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