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Publié par Edouard Boulogne

Philippe de Villiers est un homme très réellement cultivé, bien qu'il ait « fait l'ENA ». Il est aussi un homme de convictions, au pluriel, mais non successives, et donnant le tournis comme chez tant de politiciens « normaux », car liées entre elles par une configuration spirituelle intérieure et profonde. Cette configuration l'a convaincu que la fidélité à ses engagements, envers les autres, et envers lui-même était une valeur très importante dans la vie sociale et politique, et cette fidélité s'est enracinée dans cette autre vertu qu'est le courage, aussi souvent invoquée, que peu incarnée dans la tourbe politicarde.

C'est ce courage qui, conduisit Villiers à démissionner de la préfectorale, en 1981, année funeste qui vit avec François Mitterrand s'installer au pouvoir, pour longtemps, la camarilla socialiste new-look qu'eut certainement répudiée Jean Jaurès, quels qu'aient pu être les défauts du natif de Castres.

Culture, fermeté de convictions, fidélité, courage. Nous avons là une belle constellation des vertus qui font les hommes d'Etat. Notons, sans remonter au déluge, que de Gaulle fut armé de ces vertus là, et Pompidou aussi, à un degré légèrement inférieur.

De Gaulle toutefois bénéficia de certaines circonstances favorables.

Machiavel écrit dans son ouvrage très connu Le prince : « Le vulgaire se prend toujours aux apparences et ne juge que par l'évènement. Or le vulgaire, c'est presque tout le monde, et le petit nombre ( c-à-d l'élite. Note du Scrutateur ) ne compte que lorsque la multitude ne sait sur quoi s'appuyer ».

De Gaulle bénéficia deux fois des circonstances qui le portèrent au pouvoir en jetant dans ses bras les foules capricieuses en quête d'un sauveur.

Ce fut le désastre militaire et politique de 1940, et ce fut la guerre d'Algérie et le risque d'une prise de pouvoir à Paris, des centurions d'Algérie.

En 1954, un hiver effroyable, affectant douloureusement les populations misérables, autour de Paris, et en France, fut l'occasion pour l'abbé Pierre, de lancer un appel à l'aide, qui fut entendu, et dont l'onde de choc se propage encore soixante ans plus tard.

A sa manière, sarcastique, de Gaulle s'exclama : «  Sans hiver, pas d'abbé Pierre ! ».

Nous pourrions lui renvoyer la monnaie de sa pièce : « sans catastrophes, et sans désastres, pas de grands hommes ». Ceux-ci pour « réussir » ont besoin de la baraka, comme disent les arabes, de la « Fortuna », comme disaient nos ancêtres romains.

De Villiers, donc a de belles qualités, des qualités aristocratiques ( au sens étymologique ), et d'ailleurs au sens social et traditionnel du terme. Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon. Cela sonne bien, mais c'est aristo, dans un siècle où prédominent, sauf quand résonne le tocsin, les valeurs mercantiles et populacières.

En 1981, Villiers, ayant démissionné de son poste tout neuf de sous-préfet, pour n'avoir pas à servir la chienlit, fut instantanément surnommé «  le vicomte ».

Ah! les braves gens!

Secrétaire d'Etat à la culture, dans un ministère Chirac ( première cohabitation ), il en démissionna faute d'avoir eu la liberté d'entreprendre les réformes culturelles qui lui paraissaient nécessaires au redressement du pays dans un domaine essentiel, colonisé par la gauche depuis des décennies. Et pourtant, Villiers, s'il s'était laissé aller aurait pu devenir ministre, premier ministre, et peut-être plus haut. Mais il avait déjà le sens de l'honneur.

Jeune encore, il poursuivit le combat entamé sur la voie politique traditionnelle : maire, député, président du Conseil général de la Vendée ( l'une des régions martyres des débuts de la « république » ), avant de s'apercevoir que faute de catastrophe prévisible à court terme, jamais il ne pourrait percer l'encerclement des médiocres, de tous bords, y compris « du sien ».

Villiers cependant, aujourd'hui, ne renonce pas sur l'essentiel. Il porte désormais sa lutte sur le terrain majeur, ( qu'il évoque dans l'interview qu'il donne, à l'occasion de sa rencontre toute récente avec Vladimir Poutine. Cf. Ci-dessous ).

 

Le style et le parcours de Vladimir Poutine sont certes différents de ceux du Vendéen.

Poutine est d'extraction populaire. Petit fils d'ouvrier, membre du parti communiste de l'ex URSS ( Union des Républiques Socialistes soviétiques. Sur le bilan tragique du communisme en URSS, et dans tous les pays où cette sanglante idéologie eut le Pouvoir, voir les photographies en bas de page ), il était colonel du KGB, quand la dictature s'effondra, et y contribua au côté de Boris Eltsine.

On sait le sort de ce leader du grand pays redevenu la Russie, ( comme n'avait jamais cessé de l'appeler le général de Gaulle, certain que les réalités historiques, géopolitiques et culturelles, donc aussi...religieuses, durent toujours plus longtemps que les idéologies, et finissent par les digérer ). On sait qu'il dirige son pays, à la russe, c'est à dire avec autorité, mais que le temps du communisme est pour lui terminé, à moins que ...l'idéologie mercantile ( américaine ) ne le contraigne à des appels aux mythes du passé, pour fédérer les énergies de résistance. Ce qu'à Dieu ne plaise.

Pourquoi Poutine fut-il communiste, non en 1917, mais dans les années 70?

Mais que voudriez-vous qu'ait pu devenir un garçon très doué, dans l'URSS cet étouffoir, ce champ clos de la misère et de la peur? A moins d'être Soljenytsyne!

Pensons qu'on pouvait être professeur des Universités et vivre, dans un F5 avec un autre couple. Je le sais ayant rencontré, après 1991, ( année de la libération...russe ) un universitaire polonais, qui me décrivit la vie de ce temps là.

Poutine fit donc carrière au KGB. Mais ses fonctions même lui permettaient de constater l'immense écart de vie en URSS et dans les pays capitalistes.

Le moment venu, l'ex kagébiste s'engagea pour faire évoluer son pays vers plus de prospérité réelle, et de liberté.

Des naïfs, imaginèrent que l'ogre rouge étant tombé, le temps du bonheur allait survenir pour le monde entier.

Erreur. Le temps de la guerre froide, avait abouti à une caricature des choses. Des deux côtés du rideau de fer, on avait caricaturé à l'extrême. D'un côté les bons ( dirigé par les USA ), de l'autre les méchants ( ou vice versa ).

Nous ne sommes pas tout-à-fait sortis de ce cliché bipolaire, et caricatural.

Les Américains ne sont ni tout bons, ni tout mauvais. Ils ont a-mé-ri-cains. Ce qui est leur droit le plus strict. Et quand ils nous proposent des « plans d'aide », il ne faut pas avoir la naïveté de croire qu'ils agissent, par pure « humanité », sans aucun souci de leurs intérêts propres ( Ah! Ce beau discours récent aux Etats africains, quasiment convoqués à Washington par « notre » président, je veux dire Mr. Obama! ).

Il en est ainsi de tous les pays, d'ailleurs, et comme disait le philosophe : « l'Etat est le plus froid de tous les monstres froids ».

Actuellement Vladimir Poutine ayant contribué au redressement partiel de la puissance russe, depuis 1991, commence à apparaître comme un « danger par les Américains ( pour leur politique ) et, pour nombre de nations dans le monde, comme un facteur d'équilibre face à la « fraternité dévorante » des USA.

Rôle auquel, la France, qui, mieux dirigée, pourrait en avoir les moyens, semble avoir renoncé.

Ce qui explique aussi, la pugnacité extrême des vassaux de Washington, et des institutions qu'ils dirigent ou influencent ( L'Europe de Bruxelles, l'ONU, etc ), ceci actuellement en Ukraine ou ailleurs.

La rencontre de Poutine et de P. de Villiers, est un aspect, certes mineur, mais réel de l'union entre tous ceux qui veulent résister au triomphe de la société mercantile, par essence médiocre, et niveleuse. Villiers qui continue son combat a besoin d'une telle rencontre qui l'aide à exister (politiquement ), Poutine a besoin ( sur un autre plan ) du soutien de personnalités connues en Europe ( et ailleurs ) et estimées, comme Villiers, pour répondre à l'image du grand méchant loup que nos « amis » américains font tout pour lui coller sur la peau.

Ceci au moyen de l'appareil informatif dans « l'ancien monde libre », qui, mais fort habilement distille, diffuse ce qui s'apparente souvent davantage à de la propagande qu'à de l'information.

Je m'en suis rendu compte en discutant il y trois jours, avec mon coiffeur, une jeune femme fort intelligente, mais contrainte pour la nourriture de son intelligence à l'opium médiatique.

Je ne lui ai point parlé du Scrutateur, potion magique pour l'extra lucidité! Ce sera pour la prochaine fois !

 

Le Scrutateur.

 

"J'échangerais volontiers Hollande et Sarkozy contre Poutine", dit De Villiers

INVITÉ RTL – Philippe de Villiers a rencontré Vladimir Poutine en Crimée, pour discuter d'un projet de deux parcs Puy du Fou en Russie. Il parle d'une rencontre "inoubliable".

 

http://www.rtl.fr/actu/international/j-echangerais-volontiers-hollande-plus-sarkozy-contre-poutine-dit-philippe-de-villiers-7773746502

 

Philippe de Villiers est sous le charme de Vladimir Poutine. L'ancien eurodéputé et fondateur du Puy du Fou a rencontré le président russe jeudi 14 août, pour exporter le parc d'attraction dans le pays. Au micro de RTL, il parle d'une "rencontre inoubliable".

Selon lui, la rencontre a duré "
une cinquantaine  de minutes" et Poutine "connaissait très bien le Puy du Fou". "Il m'a dit 'nous on veut que vous vous implantiez parce que c’est un loisir enraciné qui mettra en valeur notre patrimoine'", raconte-t-il.

Les deux hommes se sont accordés sur
deux projets de parc : l'un à Moscou et l'autre en Crimée, "dans un lieu qui pour l'instant est tenu discret".

Les Criméens dans une immense majorité se sentent russes

Philippe de Villiers

Peu importe pour Philippe de Villiers que la Crimée ait été récemment rattachée à la Russie, sous le feu des critiques européennes et américaines. "Ça ne pose aucun problème", affirme-t-il. 

"Les Criméens se sont exprimés par un référendum, il y a eu
85% de voix pour le rattachement à la Russie (…) Les Criméens dans une immense majorité se sentent Russes", insiste-t-il.

De Villiers dénonce les "sanctions" contre la Russie

Tandis que la Russie s'attire les foudres des Européens depuis que l'Ukraine a annoncé avoir détruit une colonne de blindés russe dans l'est du pays,  Philippe de Villiers a choisi son camp.

"Je n'ai aucun problème car ce ne sont pas des convois militaires,
ce sont des convois de secours humanitaire", dit-il, fustigeant les "sanctions" occidentales.

"Quand je vois l'engrenage des sanctions et des contre-sanctions, je pense que les dirigeants européens ne sont pas responsables", affirme-t-il. Et de lâcher : "J'échangerais volontiers Hollande plus Sarkozy contre Poutine"


 


 


 


 

"J'échangerais volontiers Hollande et Sarkozy contre Poutine", dit De Villiers 

http://www.rtl.fr/actu/international/j-echangerais-volontiers-hollande-plus-sarkozy-contre-poutine-dit-philippe-de-villiers-7773746502 

Wladimir Poutine et Philippe de Villiers : une rencontre intéressante.
Wladimir Poutine et Philippe de Villiers : une rencontre intéressante.
Wladimir Poutine et Philippe de Villiers : une rencontre intéressante.
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