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Publié par Edouard Boulogne

  Il y a deux jours, Le Scrutateur, s'appuyant sur de bonnes informations, puisées aux sources, annonçait un acte de courage de notre ancien Préfet Jean-Jacques Brot, Haut Commissaire de la République en Nouvelle Calédonie, prêt à mettre en jeu sa carrière pour contrer une nouvelle forfaiture du gouvernement socialiste.

Cette information est confirmée, comme cela ressort des deux articles suivants.


 

LS.


 

( I ) M. Jean-Jacques Brot, fait de sa démission en Nouvelles Calédonie, un ACTE ENGAGE.

 

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/07/un-haut-commissaire-de-la-r%C3%A9publique-fait-de-sa-d%C3%A9mission-un-acte-engag%C3%A9.html

 

 

Le haut-commissaire de la République Jean-Jacques Brot, ancien préfet du Finistère, a donné sa démission en pleine visite ministérielle de George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, car, dit-il :

 « Je ne veux pas cautionner le largage annoncé de la Nouvelle-Calédonie. »

Officiellement, George Pau-Langevin était venue nouer un "lien de confiance" avec les non-indépendantistes. Le haut-commissaire de la République aurait dû être présent aux côtés du ministre mais

"Tout le week-end, le haut-commissaire Jean-Jacques Brot a refusé d’accompagner George Pau-Langevin sur le terrain [...] La surprenante attitude du bouillonnant énarque s’explique par la remise d’une lettre vendredi à la ministre des Outre-mer, dans laquelle il demande à être relevé de ses fonctions. Motifs ? Le haussaire n’aurait pas apprécié d’être écarté du contenu, à la fois de l’interview donnée par le Premier ministre aux Nouvelles (notre édition du 17 juillet), mais aussi du discours prononcé par la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin au Congrès. Allocution qui, aux yeux de Jean-Jacques Brot, méritait de tracer véritablement les contours de la mission Merle-Christnacht. [...]"

La démission de Jean-Jacques Brot, présentée comme un acte politique, vient entamer le discours officiel, dont on peut se demander ce qu'il cache, cette démission n'ayant certainement pas été donnée à la légère.

Certains médias locaux se demandent donc quelles sont les raisons officieuses de cette démission, que nous cacherait le gouvernement : l'indépendance de la Nouvelle Calédonie, en dépit des discours officiels ?

"[...] Jean-Jacques Brot a-t-il des informations sur un éventuel objectif officieux de la mission Christnacht – Merle ? [...] On peut penser qu’une fois sa situation réglée officiellement, le haut-commissaire démissionnaire aura à cœur de jouer carte sur table." 
"Sonia Backès, de l'UCF, par exemple, a fait part publiquement sur son blog de son inquiétude : « Comment comprendre qu'un haut fonctionnaire, gaulliste assumé, mette en danger 35 ans de carrière sans que le jeu en vaille la chandelle, sans que les choix de ses supérieurs dont il semble avoir connaissance ne mettent gravement en cause les valeurs républicaines qu'il défend ? On est en droit de s'en inquiéter sérieusement ! »

Comment comprendre en effet qu'un haut-commissaire de la République se comporte en homme d'honneur en présentant sa démission pour marquer son refus de voir brader la France ? 

 

 

( II ) Saving the High Commissioner Brot.

 

Alors que le débat est actuellement agité sur le Caillou entre non-indépendantistes et indépendantistes kanaks sur la limitation du corps électoral, Jean-Jacques Brot, le haut-commissaire, a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il se trouvait actuellement «contraint de renoncer à tous ses engagements publics pour une semaine».

Cette annonce inhabituelle a alimenté les rumeurs à Nouméa sur une volonté de Paris de démettre Jean-Jacques Brot, très investi dans ses fonctions mais dont le franc parler et le tempérament impétueux heurtent parfois des acteurs locaux.

Mardi à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a cependant affirmé sa «totale confiance» au Haussariat qui, selon certaines sources, a voulu par ce retrait marquer sa désapprobation sur les atermoiements du gouvernement concernant des sujets sensibles en Nouvelle-Calédonie.

Sur internet, une page Facebook intitulée "Soutien à Jean-Jacques Brot" a été "aimée" en 48 heures par plus 5 300 personnes, dont beaucoup ont posté des messages d'encouragements.

"Tenez bon M.Brot, Vous êtes un réel serviteur de l'État, Pour une fois que Paris envoie quelqu'un de bien! Voila un super préfet qu'il nous faut garder à tout prix, il faut sauver le soldat Brot", peut-on lire.

Une pétition "Monsieur Ayrault: non à la destitution de Jean-Jacques Brot en Nouvelle-Calédonie" a également été mise en ligne et a rassemblé 1.600 signatures.

(source : Ouest-France)

 

Il y a deux jours, Le Scrutateur, s'appuyant sur de bonnes informations, puisées aux sources, annonçait un acte de courage de notre ancien Préfet Jean-Jacques Brot, Haut Commissaire de la République en Nouvelle Calédonie, prêt à mettre en jeu sa carrière pour contrer une nouvelle forfaiture du gouvernement socialiste.

Cette information est confirmée, comme cela ressort des deux articles suivants.


 

LS.


 

( I ) M. Jean-Jacques Brot, fait de sa démission en Nouvelles Calédonie, un ACTE ENGAGE.

 

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/07/un-haut-commissaire-de-la-r%C3%A9publique-fait-de-sa-d%C3%A9mission-un-acte-engag%C3%A9.html

 

 

Le haut-commissaire de la République Jean-Jacques Brot, ancien préfet du Finistère, a donné sa démission en pleine visite ministérielle de George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, car, dit-il :

 « Je ne veux pas cautionner le largage annoncé de la Nouvelle-Calédonie. »

Officiellement, George Pau-Langevin était venue nouer un "lien de confiance" avec les non-indépendantistes. Le haut-commissaire de la République aurait dû être présent aux côtés du ministre mais

"Tout le week-end, le haut-commissaire Jean-Jacques Brot a refusé d’accompagner George Pau-Langevin sur le terrain [...] La surprenante attitude du bouillonnant énarque s’explique par la remise d’une lettre vendredi à la ministre des Outre-mer, dans laquelle il demande à être relevé de ses fonctions. Motifs ? Le haussaire n’aurait pas apprécié d’être écarté du contenu, à la fois de l’interview donnée par le Premier ministre aux Nouvelles (notre édition du 17 juillet), mais aussi du discours prononcé par la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin au Congrès. Allocution qui, aux yeux de Jean-Jacques Brot, méritait de tracer véritablement les contours de la mission Merle-Christnacht. [...]"

La démission de Jean-Jacques Brot, présentée comme un acte politique, vient entamer le discours officiel, dont on peut se demander ce qu'il cache, cette démission n'ayant certainement pas été donnée à la légère.

Certains médias locaux se demandent donc quelles sont les raisons officieuses de cette démission, que nous cacherait le gouvernement : l'indépendance de la Nouvelle Calédonie, en dépit des discours officiels ?

"[...] Jean-Jacques Brot a-t-il des informations sur un éventuel objectif officieux de la mission Christnacht – Merle ? [...] On peut penser qu’une fois sa situation réglée officiellement, le haut-commissaire démissionnaire aura à cœur de jouer carte sur table." 
"Sonia Backès, de l'UCF, par exemple, a fait part publiquement sur son blog de son inquiétude : « Comment comprendre qu'un haut fonctionnaire, gaulliste assumé, mette en danger 35 ans de carrière sans que le jeu en vaille la chandelle, sans que les choix de ses supérieurs dont il semble avoir connaissance ne mettent gravement en cause les valeurs républicaines qu'il défend ? On est en droit de s'en inquiéter sérieusement ! »

Comment comprendre en effet qu'un haut-commissaire de la République se comporte en homme d'honneur en présentant sa démission pour marquer son refus de voir brader la France ? 

 

 

( II ) Saving the High Commissioner Brot.

 

Alors que le débat est actuellement agité sur le Caillou entre non-indépendantistes et indépendantistes kanaks sur la limitation du corps électoral, Jean-Jacques Brot, le haut-commissaire, a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il se trouvait actuellement «contraint de renoncer à tous ses engagements publics pour une semaine».

Cette annonce inhabituelle a alimenté les rumeurs à Nouméa sur une volonté de Paris de démettre Jean-Jacques Brot, très investi dans ses fonctions mais dont le franc parler et le tempérament impétueux heurtent parfois des acteurs locaux.

Mardi à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a cependant affirmé sa «totale confiance» au Haussariat qui, selon certaines sources, a voulu par ce retrait marquer sa désapprobation sur les atermoiements du gouvernement concernant des sujets sensibles en Nouvelle-Calédonie.

Sur internet, une page Facebook intitulée "Soutien à Jean-Jacques Brot" a été "aimée" en 48 heures par plus 5 300 personnes, dont beaucoup ont posté des messages d'encouragements.

"Tenez bon M.Brot, Vous êtes un réel serviteur de l'État, Pour une fois que Paris envoie quelqu'un de bien! Voila un super préfet qu'il nous faut garder à tout prix, il faut sauver le soldat Brot", peut-on lire.

Une pétition "Monsieur Ayrault: non à la destitution de Jean-Jacques Brot en Nouvelle-Calédonie" a également été mise en ligne et a rassemblé 1.600 signatures.

(source : Ouest-France)

 

Nouvelle-Calédonie : “Il faut sauver le soldat Brot”
Nouvelle-Calédonie : “Il faut sauver le soldat Brot”
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Claude HOUEL 23/07/2014 13:53

Bonjour Monsieur Boulogne,

Pour illustrer l'entreprise de déstabilisation comme en Guyane je reviens sur l'affaire de Cayenne.
Pour bien comprendre les choses, Voici le compte rendu détaillé du jugement contre Mme Leclere.


Il est parfaitement édifiant et traduit son caractère partisan et politique :

Cayenne a été choisi parce que le tweet était consultable en Guyane !

Comparer un humain à un animal est une injure à l’humanité mais si elle concerne une personne de race noire c’est encore plus grave car cela devient racial voire raciste !

Là on replace, allez savoir pourquoi, la manif contre le mariage pour tous.

Comme on se rend compte que l’on vient de parler de race, on corrige en parlant de « mélanodermiques », ce qui est supposé être plus politiquement correct.

Pour faire bonne mesure on fait référence à l’esclavage, en Guyane , aux « nègres » et à l’ « homochromie » !

On indique que la peine doit être plus sévère quand les « descendants d’esclaves » sont concernés !

On demande une peine ferme d’emprisonnement sans possibilité de conversion, manifestement réservée aux vrais crimes !

Pour faire bonne mesure on implique le front national, contre l’avis du procureur, qui a bien vu qu’il n’y a aucun justificatif à l’amalgame.

Comme cela ne suffit pas on en rajoute une couche avec la référence à Jean Marie Le Pen !

Pour bien se faire comprendre on écarte l’Euro symbolique qui serait « méprisant » pour les victimes. Ah bon ! et toutes celles qui l’ont obtenu dans d’autres jugement ?

En conclusion nous sommes loin d’un jugement serein et indépendant.
Il s’agit d’un jugement politique, sur mesure pour assouvir l’esprit de vengeance de taubira et des indépendantistes de walwari et du syndicat de la magistrature.

Si l’infraction est caractérisée, elle doit être punie avec un esprit objectif et dans l’esprit des délits comparables sans recourir à des artifices manifestement partisans et outranciers.

Il est à parier que l’appel et une probable délocalisation de cette affaire permettra une action plus conforme au droit et si ce n’était pas le cas la cour européenne tranchera.

LES ATTENDUS :

SUR L'ACTION PUBLIQUE:
Attendu que Madame LECLERE n';a pas comparu bien que citée à
personne par l'association Mouvement WALWARI; qu'elle est
prévenue d'injures à caractère racial, faits prévus et réprimés par les
articles 29 dernier alinéa et 33 alinéa 3 de la loi du 29/07/1881 (6
mois d'emprisonnement et 22.500€ d'amende), et de provocation à
la haine raciale, faits prévus et réprimés par l'article 24 de la dite loi
(1 an d'emprisonnement et 45.00OE d'amende);
Attendu qu'il ressort des documents versés aux débats que dans le
cadre de sa campagne électorale à l'élection municipale de mars
2014 à RETHEL où elle représentait le Front National, elle a édité
une page Facebook sur laquelle elle a diffusé un montage dans
lequel figuraient les photographies d'un jeune singe et de Mme
Christiane TAUBlRA avec pour légende les mots: " à 18 mois" et
"maintenant"; qu'en outre, interrogée dans le cadre d'un reportage
diffusé dans l'émission "Envoyé spécial" sur France2, elle a
commenté ce montage en ajoutant; "je préfère la voir dans un arbre
après les branches qu'au gouvernement";
Attendu que la matérialité des faits ne saurait être contestée,
d'autant plus que le réseau Facebook sur internet est consultable
dans le monde entier, et notamment sur l'ensemble du territoire
national, et en particulier en Guyane française; que dès lors la
compétence territoriale du tribunal correctionnel de Cayenne, non
contestée au demeurant, étant liée au lieu de commission de
l'infraction, soit celui. de réception des messages (cf Crim
03/02/2009), est acquise, de même que l'est l'élément matériel des
infractions;
Attendu qu'en effet, le fait d'assimiler une persorine humaine,
quelle qu'elle soit, à un animal, constitue une injure, faite à
l'humanité entière; qu'en outre, le fait, confirmé par les propos
tenus à la télévision, que cette injure concerne une personne de race
noire, supposée arboricole, constitue de toute évidence une injure à
caractère racial, mais aussi une provocation à la haine raciale, cette
caricature n'étant que le paroxysme. des réflexions racistes faites
notamment dans le cadre du débat sur le "mariage pour tous" à
l'encontre de Mme TAUBlRA;
Attendu que l'élément intentionnel consistant en une volonté
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d'avilir la personne VIsee, et au delà toutes les. personnes
mélanodermiques, en incitant à la. haine ou à la discrimination
contre elles, est parfaitement constitué; qu'il convient donc de
retenir Madame LECLERE dans les liens des deux préventions
visées à la citation;
Attendu qu'en répression, il y a lieu de considérer la gravité de
l'infraction au regard de la peine maximale encourue; qu'en
l'espèce, l'outrage à l'égard des personnes de race noire, mais au
delà à toutes les races et donc à toute 1'humanité, est
particulièrement violente; qu'elle va bien au delà des assimilations
entre immigration et délinquance habituellement réprimées pour ce
type d'infractions;
Attendu qu'en particulier dans un territoire comme la Guyane ayant
été marqué par l'esclavage, caractérisé par l'assimilation par le code
noir des "nègres" à des biens meubles ou à du bétail, il est évident
que ce type d'insinuation "justifiée" par une homochromie de la
peau, ne peut que raviver la souffrance des descendants d'esclaves,
et donc générer un préjudice important, bien plus que certaines
atteintes aux biens, facilement réprimées par des peines
d'emprisonnement;
Attendu en effet que cette atteinte frontale à la dignité de 1'homme
justifie une sanction qui ne se limite pas à une punition financière,
souvent appliquée en matière de délits de presse, mais qui s'attache
aussi à la personne du délinquant; c'est pourquoi il sera appliqué
une peine d'emprisonnement, sans sursis, et insusceptible de
conversion, en l'occurrence de 9 mois; qu'en outre une inégibilité
. doit être décidée, les faits ayant été commis durant une campagne
électorale et contre indiquant l'avènement de madame LECLERE
comme élue de la République;
Attendu que le FRONT NATIONAL est poursuivi pour les mêmes
délits, qu'il n'a pas entendu contester ni sur le fond ni sur la forme,
ne daignant pas comparaître ni même envoyer des conclusions alors
qu'il avait déposé peu de temps avant l'audience une requête en
récusation du président de la juridiction saisie, rejetée par le
Premier Président de la Cour d'Appel de Cayenne;
Attendu que pour autant que son absence ne saurait être interprétée
comme un aveu et que sa culpabilité doit être appréci~e au regard
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des règles de droit pénal, notamment au vu des réquisitions du
Procureur qui s'est "abstenu de requérir une condamnation contre le
FRONT NATIONAL" puisque selon lui, les éléments constitutifs
de l'infraction ne seraient pas réunis à l'encontre de ce prévenu;
Attendu que si le F. N. n'est pas l'auteur matériel de l'infraction, il
sera démontré qu'il y a participé par instigation et fourniture de
moyens; qu'il est évident que l'infraction commise par Madame
LECLERE aurait eu un retentissement sans commune mesure si elle
n'avait pas été candidate du FRONT NATIONAL aux élections
municipales de RETHEL;
Attendu que pour ce faire, le parti a du notamment la sélectionner et
la former; qu'il aurait reconnu "une erreur de câsting", ce qui ne
saurait suffire à le dédouaner, bien au contraire; qu'en effet, en ne
s'assurant pas des opinions républicaines et en ne mettant pas en
oeuvre par une formation minimale destinée à éviter de. tels
dérapages, le FRONT NATIONAL a participé au délit commis par
Madame LECLERE;
Attendu qu'il y a participé de mamere plus directe encore en
véhiculant un discours parfois raciste, plus ouvertement xénophobe
et négatif vis à vis de toutes les personnes ou communautés
susceptibles de ne pas correspondre à son idéal du '~français de
souche", de race blanche;
Attendu qu'en particulier le fondateur de ce parti, Jean-Marie LE
PEN qui en est encore le président d'honneur à vie, a tenu de
nombreux propos racistes pour lesquels il a été condamné; que
d'ailleurs, son "programme pour la France et les français"
préconisait l'abolition des lois réprimant le racisme;
Attendu que s'il affirmait en 1996 que les races n'étaient pas égales,
récemment encore, il donnait des interviews, diffusées sur Internet,
dans les quels il affirmait qu'il y avait "trop d~ noirs et d'arabes à
Marseille" ou se justifiait ainsi: "moi je ne suis plus dans le
dérapage, je suis dans le hors-piste, en neige fraîche";
Attendu que de tels propos, associés à une analyse politique
Imputant aux immigrés l'essentiel des difficultés rencontrés par le
pays, et à un programme visant à limiter l'immigration de façon
drastique, ne peuvent que provoquer les plus extrémistes, membres
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du parti, à s'autoriser des allégations contraires à la loi, dont il se
rend ainsi responsable;
Attendu qu'après la diffusion des allégations poursuivies, il ne s'est
borné qu'à conseiller à Madame LECLERE de retirer les photos de
sa page, et de suspendre son investiture, de sorte que la page
Facebook qui a servi de support à l'infraction, si elle n'affiche plus
le montage ni le programme du Front National, comporte encore
comme photos d'''amis'' celles de Marine LE PEN et celle de Jean-Marie
LE PEN, ainsi que d'autres membres du parti identifiés
. comme tels;
Attendu que dans ces conditions, le FRONT NATIONAL doit être
considéré comme auteur de l'infraction dont l'élément matériel est
la fourniture d'une investiture, d'un programme, d'affiches
reproduites sur le site incriminé, et dont l'élément moral est
constitué d'une volonté exprimée de s'en prendre aux étrangers, et
plus généralement aux hommes de race ou d'origines différentes;
Attendu que le FRONT NATIONAL sera donc retenu dans les liens
de la prévention; que si la peine d'amende est la seulè possible à
l'encontre des personnes morales, elle doit être fixée à un montant
élevé destiné à marquer la gravité des infractions à caractère racial
qui génèrent un préjudice pour la société entière, mais aussi pour les
victimes quotidiennes du racisme provoqué par ces injures.
SUR L'ACTION CIVILE:
Attendu que l'Association Mouvement WALWARI, partie civile,
sollicite la somme de cinquante mille euros (50000 euros) en
réparation du préjudice qu'elle a subi;
qu'il convient de faire droit à cette demande dans son intégralité;
qu'en effet, cette atteinte à une race entière est largement aussi
grave que certaines infractions individuelles de droit commun
donnant lieu à plusieurs dizaines de milliers d'euros d'indemnités;
que le chiffrage exact du préjudice moral de cette infraction est
délicat mais que si l'octroi d'un euro symbolique serait méprisant à
l'égard des victimes, rien ne permet de réduire la demande
formulée;
Attendu que l'ASSa Mouvement WALWARJ, partie civile, sollicite la somme de cinq
mille euros (5000 euros) en vertu de l'article 475~1 du code de procédure pénale;
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qu'il serait inéquitable de laisser à la charge de la partie civile les sommes exposées
par elle et non comprises dans les frais;
qu'en conséquence, il convient de lui allouer la somme de trois mille euros (3000
euros) au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale;
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant publiquement, en premier ressort et contradictoirement à l'égard
de l'ASSOCIATION Mouvement WALWAR! prise en la personne de son
représentant légal contradictoirement à l'égard de LECLERE Anne, le présent jugement devant lui être
signifié et le LE FRONT NATIONAL prise en la personne de son représentant
légal, le présent jugement devant lui être signifié,
SUR L'ACTION PUBLIQUE :
Déclare LECLERE Anne, Sophie coupable des faits qui lui sont reprochés;
Pour les faits de INJURE PUBLIQUE ENVERS UN PARTICULIER EN RAISON
DE SA RACE, DE SA RELIGION OU DE SON ORIGINE, PAR PAROLE, ECRIT,
IMAGE OU MOYEN DE COMMUNICATION AU PUBLIC PAR VOIE
ELECTRONIQUE commis le 17 octobre 2013 sur tout le territoire national
Pour les faits de PROVOCATION A LA HAINE OU A LA VIOLENCE EN
RAISON DE L'ORIGINE, L'ETHNIE, LA NATION, LA RACE OU LA RELIGION
PAR PAROLE,ECRIT,IMAGE OU MOYEN DE COMMUNICATION AU PUBLIC
PAR VOIE ELECTRONIQUE commis le 17 octobre 20 I3 sur tout le territoire
national
Condamne LE CLERE Anne, Sophie à un emprisonnement délictuel de NEUF
MOIS
Prononce à l'encontre de LECLERE Anne, Sophie la privation de son droit
d'éligibilité pour une durée de CINQ,ANS ;
Déclare le LE FRONT NATIONAL coupable des faits qui lui sont reprochés;
Pour les faits de INJURE PUBLIQUE ENVERS UN PARTICULIER EN RAISON
DE_SA RACE, DE SA RELIGION OU DE SON ORIGINE, PAR PAROLE, ECRIT,
IMAGE OU MOYEN DE COMMUNICATION AU PUBLIC PAR VOIE
ELECTRONIQUE commis le 17 octobre 2013 sur tout le territoire national
Pour les faits de PROVOCATION A LA HAINE OU A LA VIOLENCE EN
RAISON DE L'ORIGINE, L'ETHNIE, LA NATION, LA RACE OU LA RELIGION
PAR PAROLE,ECRIT,IMAGE OU MOYEN DE COMMUNICATION AU PUBLIC
PAR VOIE ELECTRONIQUE commis le 17 octobre 20 I3 sur tout k territoire
national
Condamne le LE FRONT NATIONAL au paiement d'une amende de trente
mille euros (30000 euros) ;
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En application de l'article 1018 A du code général des impôts, la présente décision est
assujettie à un droit fixe de procédure de 180 euros dont sont redevables
- LECLERE Anne;
La condamnée est informée qu'en cas de paiement du droit fixe de procédure dans le
délai d'un mois à compter de la date où elle a eu connaissance du jugement, elle
bénéficie d'une part de la suppression de l'éventuelle majoration du droit fixe de
procédure pour non-comparution prévue à l'alinéa 2, 3° de l'article 1018A du CGI
(l'éventuelle majoration prévue à l'alinéa 4 de l'article 1018A du CGI est maintenue), et
d'autre part d'une diminution de 20% de la somme résiduelle à payer.
- le LE FRONT NATIONAL:
Le condamné est informé qu'en cas de paiement de l'amende et du droit fixe de
procédure dans le délai d'un mois à compter de la date où il a eu connaissance du
jugement, il bénéficie d'une part de la suppression de l'éventuelle majoration du droit fixe
de procédure pour non-comparution prévue à l'alinéa 2, 3° de l'article 1018A du CGI
(l'éventuelle majoration prévue à l'alinéa 4 de l'article 1018A du CGI est maintenue), et
d'autre part d'une diminution de 20% sur la totalité de la somme résiduelle à payer.
SUR L'ACTION CIVILE :
Condamne le LE FRONT NATIONAL prise en la personne de son repr~ntant
légal et LECLERE Anne solidairement à payer à l'Association Mouvement
WALWARI, partie civile, la somme de cinquante mille euros (50000 euros) au
titre de dommages et intérêts;
En outre, condamne LE FRON!, NATIONAL prise en la personne de son représentant
légal et LECLERE Anne à payer solidairement à l'ASSO Mouvement WALWARI,
partie civile, la somme de 3000 euros au titre de l'article 475-1 du code de procédure
pénale;
Informe la partie civile de sa possibilité de saisir le service d'aide au recouvrement des
victimes d'infractions pour obtenir une indemnisation sous réserve des conditions
prévues par les. articles 706-15-1 et suivants du code de procédure pénale, dans le délai
débutant 2 mois après que le présent juge,nent soit devenu définitif et s'achevant un an
il près cette date.