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Publié par Edouard Boulogne

Un débat sur le thème de l'esclavage et des réparations dans l'hebdo Le courrier de Guadeloupe.

 

 

En ce mois de mai, riche en commémorations diverses, Pierre-Edouard Picord a eu l'excellente idée de consacrer plusieurs pages de son hebdomadaire ( n° du 23 au 29 mai ) au thème Esclavage : faut-il réparer?

Deux articles encadrant un débat auquel j'avais été invité à participer, en compagnie de mon collègue, professeur de philosophie ( mais aussi syndicaliste ) Alex Lollia, de Louis Dessout, et du professeur de droit public Pierre-Yves Chicot. Le tout sous la férule de P-E Picord, et de Priscilla Romain.

J'invite nos lecteurs à lire ce n° du Courrier.

J'en reproduis ci-dessous le Débat.

Celui-ci a duré près d'une heure trois quarts. Il s'est caractérisé, m'a-t-il semblé, par un souci de rigueur, ainsi que par une vraie chaleur humaine entre des personnes qui ne sont pas, habituellement considérées comme étant du même bord politique.

Restituer ces échanges n'était pas chose facile pour les transcripteurs. L'écrit est plus froid que l'oral. La bonne humeur, la réelle chaleur humaine qui se dégageait, malgré le souci de sérieux des participants, pouvait difficilement être restituée dans les pages d'un journal.

D'autre part, transcrire est nécessairement « passer par un crible », et tel ou tel des participants pourrait regretter que tel argument, à ses yeux important, ait été omis, ou atténué.

En ce qui me concerne je considère que le document proposé par P-E Picord, est pour l'essentiel fidèle aux propos tenus, et je l'en remercie vivement.

Mais n'oublions pas les détails, où, dit-on, aime à se nicher...le diable.

Dans ces quelques mots d'introduction, je voudrais pourtant, et brièvement revenir sur un aspect qui me paraît important, et qui n'éclate pas à la lecture.

Le thème central du débat est la question est celui de la « réparation ».

Dans le canevas du débat qui nous avait été proposé figurait le sous-thème «  le principe de la réparation est-il fondé, et sur quelle base »?

Or, moi blanc créole, je ne m'estime nullement responsable et donc, en admettant que j'ai été en mesure de le faire, légitimement mis en demeure de « réparer » ce qui s'est passé il y a maintenant plus de deux siècles.

Je lis par exemple l'article 1384 du Code civil : «  On est responsable, non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde ».

Je peux donc répondre des actes de mon fils mineur non émancipé qui a écrasé avec sa moto le chat de mon voisin, ou du pot de fleurs qui est tombé de mon balcon, du fait de mon imprudence, sur la tête d'un passant, etc, mais point des actes, éventuellement délictueux du grand père de mon arrière grand père. Cela me paraît clair.

Et puis-je me repentir des actions, éventuellement délictueuses de mes ancêtres?

Le repentir, précise le dictionnaire est un «  vif regret d'une faute morale avec la ferme volonté de ne la plus commettre et dans la mesure du possible, de la réparer ».

Or je n'ai jamais possédé d'esclaves, ne leur ai, par conséquent, jamais fait de mal. Comment éprouverai-je du repentir?

Tout au plus puis-je, et c'est effectivement le cas, regretter qu'il y ait eu l'esclavage, tout comme je regrette qu'il existe toujours ( cet esclavage ) actuellement, en bien des endroits du monde, par exemple au Soudan, dans bien des pays arabes dominés par l'Islam, à l'égard desquels les prêcheurs de vertu qui commémorent comme on sait, au jardin du Luxembourg à Paris, ou ailleurs, préfèrent garder de Conrart le silence prudent.

C'est que les pays du golfe, répondraient, eux chez qui jaillit le pétrole, par des sanctions que l'on appelle, par exemple l'augmentation du prix du baril.

Je n'ai jamais oublié, humour ( noir ) oblige, cette scène que j'ai vécue, en 1990, lors de première guerre du golfe. Les partis de gauche appelaient à «  ne pas mourir pour le pétrole ». Or passant devant le lycée de Baimbridge, je constatai l'existence, d'une longue, interminable, file d'attente d'automobiles sur plus d'un kilomètre. On faisait la queue pour s'approvisionner en carburant à cette station d'essence qui siège aux quatre chemins, juste après l'endroit où se dresse aujourd'hui un monument en l'honneur d'un de nos héros de l'abolition de 1794.

Comme disait Blaise Pascal : « la vraie morale se moque de la morale ».

Le Scrutateur ne manquera pas, les jours qui viennent, de continuer sa tache d'information et de désintoxication des esprits.

 

E. Boulogne.

 

LE DEBAT :

 

Depuis plusieurs années les associations noires de la Caraïbe et de France réclament pour les anciennes colonies des réparations pour le crime de l'esclavage. Lundi 19 mai, Edouard Boulogne, Alex Lollia, Louis Dessout, et Pierre-Yves Chicot ont accepté de débattre dans les locaux du Courrier de Guadeloupe. Il apparaît que le crime est avéré. En revanche, la notion de réparation divise nos quatre personnalités. Même si pour chacun, il est question de ne stigmatiser personne.

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© Priscilla Romain et Pierre-Edouard Picord

Pierre-Yves Chicot : Je n'avais pas de religion sur ce problème de la réparation. Mais la question s'est imposée à moi après avoir vu le film 12 years a slave. Je me suis demandé s'il n'y avait pas une pertinence à poser la question.

 

Pierre-Yves Chicot : Si le juriste aborde cette question, il va d'abord demander : quel est le préju­dice ? Quel est le fait générateur de ce préjudice ? Il y a-t-il une relation directe entre le fait généra­teur et le préjudice ? Quand on considère que les esclaves ont subi un préjudice de la part des pro­priétaires, on estime que ces derniers doivent répa­rer. D'ailleurs, on sait que les propriétaires ont été réparés. On peut le comprendre car juridiquement l'esclave était considéré comme un bien meuble. Il faisait partie du système de production. Il existe d'autres exemples pour illustrer mon propos en droit international de l'économie. A partir du mo­ment où un propriétaire est évincé, on met en avant le gain manqué et la perte effectivement subie. On indemnise sur ces deux notions. La fin de la servi­tude cause un manque à gagner au propriétaire et lui fait subir un préjudice. On ne va pas considé­rer que l'esclave puisse être indemnisé : il ne subit pas de perte, pas de dommage économique, pas de

gain manqué. On peut établir des comparaisons en droit naturel. Comparer ce qui est demandé pour la plante et les animaux aujourd'hui et ce qui était demandé pour l'esclave hier.

 

Edouard Boulogne : L'esclavage est un phéno­mène aussi vieux que l'humanité. C'est la soumis­sion de certains hommes par d'autres dans des cir­constances particulières. C'est un phénomène qui a existé à grande échelle. Structuré dans l'Egypte ancienne, dans les civilisations grecques, romaines, américaines, antillaises, dans le sous-continent in­dien, en Chine, et en Extrême Orient. L'esclavage a été considéré comme naturel puisque des esprits aussi éminents qu'Aristote (Philosophe grec de l'antiquité) - dans une conjoncture particulière -ont estimé qu'il y avait des hommes esclaves par na­ture et d'autres non. Je ne dirais pas que pour eux, les esclaves étaient des biens meubles. D'ailleurs Platon fait découvrir des vérités mathématiques à un jeune esclave qui ne savait rien. La contradic­tion de cette idée d'une fatalité de l'esclavage appa­raît déjà un peu chez les Stoïciens et émerge dans les évangiles. Cette idée est claire à partir du siècle des Lumières, avec des philosophes qui ne joignent pas toujours l'acte à la parole. Montesquieu auteur d'un texte magistral sur la question avait des ac­tions dans des compagnies négrières. Peu à peu, cet esclavage en Occident a reculé puis a été aboli en 1794 puis en 1848. Et s'ouvre alors une ère nouvelle, qu'on appelle « l'ère de la réparation ».

 

Alex Lollia : Je pense qu'il y a tout de même une spécificité de l'esclavage aux Amériques et c'est cela qui nous entraîne vers la question de la répa­ration. Toute oppression n'est pas esclavage. Mais dans cette partie du monde, il ne pouvait se justifier que par la négation de l'humanité de l'esclave. Il y a dans cet esclavage ce que Césaire appelle « Le collectif ravalement à la bête ». Aristote fait décou­vrir à son esclave sa puissance spirituelle. Mais on dénie à l'esclave des Antilles la faculté d'accéder à cette sphère de l'esprit. C'est cela le crime. Or, s'il y a crime, on doit reconnaître qu'il y a d'un côté des coupables et de l'autre des victimes. Toutefois, il faut manier cela avec précaution.

 

Edouard Boulogne : Je suis sceptique quand Alex Lollia dit que la spécificité de l'esclavage des Nègres aux Antilles a été de les ravaler au niveau de la bête en leur niant des capacités intellectuelles. Je vais me référer au Code noir, texte maudit. Car avec tous ses défauts, il précise que les esclaves ont droit au baptême, à la justice, peuvent se marier. Mais le fait que ces lois aient existé va à rencontre de cette opi­nion selon laquelle l'esclavage ici ait une spécificité bestialisante. D'ailleurs, ce n'est pas propre à l'es­clavage. Dans un camp de concentration allemand de la Première Guerre mondiale, toutes sortes de nationalités étaient rassemblées sous la garde d'of­ficiers. Un prisonnier russe amaigri, malade se jette sur des ordures et le soldat allemand le transperce de sa baïonnette en disant « ce n'est pas un homme mais une bête ». Ce type d'attitude est une tendance naturelle de l'humain, qui, aufond de lui-même se sait coupable mais refoule cette responsabilité et donne à 1 autre le statut de bête pour se disculper.

 

Louis Dessout : Je ne suis pas d'accord avec ce qu'a dit Pierre-Yves Chicot tout au début sur le déni du préjudice à l'égard des anciens esclaves. Le crime est reconnu par la commission qui pré­pare l'Acte d'abolition. Gaston Monnerville dans ses Mémoires le rappelle. Il est précisé qu'il y a un crime. Le texte de 1848 reconnaît le crime et la réparation. On veut faire croire qu'il n'a pas été prévu et qu'il n'y en a pas eu. La comparaison avec d'autres cas est importante. Aux Etats-Unis, les Noirs se sont battus pour avoir les droits civiques alors que la réparation pour nous est : les droits ci­viques. Et depuis l'obtention de ces des droits, les Noirs américains font le point sur les réparations. Le vrai problème est le suivant. Dans quelle mesure la réparation reconnue est entrée dans les faits ? Il faut se demander si aujourd'hui, la République ne trouve pas intérêt à changer les termes du contrat ? Cela nous mettrait hors-jeu, et sans indemnisation aucune. La réparation c'est l'égalité totale entre les descendants de ceux qui ont commis le crime et les descendants de ceux qui l'ont subi. La vraie question c'est de savoir si cette égalité est atteinte. L'arrêt Hansen a condamné la France en 1978 la­quelle avait cantonné les départements d'Outre-~rner au Fonds européen de développement (FED). La France n'avait plus les moyens d'assumer ses responsabilités envers les descendants d'esclaves. L'arrêt Hansen lui a sauvé la mise financière. L'Eu­rope prend en charge le développement des dépar­tements d'Outre-mer. Juridiquement, le problème ne se situe pas de savoir si on doit ou non réparer car le crime est effectif et reconnu, le problème est de savoir si la réparation a été effective et suffi­sante ? En sachant que l'éducation et l'instruction font partie de la réparation.

 

LCG ; Si crime il y artfui doit pour responsable ?

 

Alex Lollia : Généralement, on situe le Blanc créole, le Béké, dans la ligne de mire. Et là, une injustice s'ajoute à une injustice. Je reprends une question essentielle : Vais-je demander à l'homme blanc d'aujourd'hui d'être responsable des négriers du 18ème siècle ? interroge Frantz Fanon dans « Peau noire et masques blancs ». Il y a une soli­darité entre les générations mais elle n'implique pas la culpabilité héréditaire. Il n'est pas juste d'imputer aux Békés et Blancs les crimes commis par leurs ancêtres. On ne ferait que retourner l'op­pression, le mépris, la haine, et le racisme. Il y a une question que nous devons nous poser en tant qu'individus : si nous avons bénéficié de privilèges découlant d'un système injuste, devons-nous et avons-nous le devoir de refuser les privilèges procu­rés par ce système injuste ? Tous les Blancs créoles n'étaient pas partisans de l'esclavage. Le texte énoncé par Delgrès durant la rébellion a été écrit par un Blanc créole du nom de Moreno. Ce Blanc créole à qui on a proposé un sort plus clément que celui des rebelles de 1802 a refusé, car c'était une trahison. La question tient de l'humanité, non de la race. La mission nègre, si elle existe, n'est pas la réparation.

 

Edouard Boulogne : Sur la question de la res­ponsabilité héréditaire, il y a quelque chose de biblique : « Que le châtiment retombe sur toi et sur toutes tes générations jusqu'à la septième ». Cela dit je suis d'accord en grande partie avec ce que dit Alex. J'ajoute que notre erreur c'est de ju­ger souvent les comportements et les pensées des * personnages d'il y a 200 ans, avec les mœurs et les repères d'aujourd'hui. Bernard Hayot n'est pas responsable de ce qui s'est passé il y a 200 ans. Le repentir est un vif regret d'une faute morale avec la ferme volonté de ne plus la commettre et dans la mesure du possible de la réparer. Je regrette que l'esclavage ait existé, et tout ce qui a été fait. Nous sommes marqués les uns et les autres, les Noirs portent des traces du malaise psychologique. Mais les Blancs aussi. Ce que je ne supporte pas, c'est que ce malaise est entretenu par la repentance. C'est un état psychologique, voire pathologique. Il faut s'en soigner. Ce qui me met en colère c'est cette culture du malaise essaimée par des groupes d'hexagonaux qui leur permet de mener grand train, sans réellement agir

 

LCG : Entre le repentir, la repentance, et le négationnisme, la frontière est pourtant mince...

 

 

Alex Lollia : Je ne pose pas le problème de la ré­paration d'un point de vue juridique. Pourquoi ce qui est vrai pour des individus victimes de dom­mages ne s'applique par pour des peuples ? Il me semble que la question de la réparation commence par la connaissance de cet épisode obscur de l'his­toire. Elle est nécessaire à la construction de notre humanité. On ne peut pas l'avoir vécue sans en porter les stigmates. Nous avons donc besoin de cette connaissance historique. Deuxième point. Il est nécessaire et conforme à la dignité et à la vé­rité que nous exigeons tous, pour la postérité, que soit proclamées des paroles simples et apaisantes. Cela a déjà été dit dans les textes. Mais notre mé­moire est défaillante. Elle ne doit pas être ravivée pour une revanche mais pour réapprendre notre passé et construire l'avenir. Comment ? Malgré ce que pourrait dire Rozan Girard sur les progrès réalisés par la départementalisation et pour ré­pondre à Louis Dessout, il subsiste des inégalités criantes. Les économies antillaises sont quand même tenues par les descendants d'une fraction des esclavagistes. Je n'ai rien contre M. Hayot, mais il est bénéficiaire d'un système qui a créé de la richesse. Ces richesses autorisent légitimement les hommes qui vivent dans ce pays à en profiter non pour se faire exploiteur, mais pour empêcher la prolongation de l'oppression. Il faudrait que ces richesses soient partagées. Il me semble que c'est dans la répartition de cette richesse que tout de­vient possible. Une fraternité nouvelle. C'est une urgence. Ce face à face d'hier et qui se poursuit aujourd'hui est cruel. Nous continuons dans une autre forme d'inhumanité. Il faudrait que nous puissions nous rencontrer et échanger. Enfin, il faut créer une égalité nouvelle pour tourner la page, bâtir les conditions de la fusion déjà évo­quée en 1848. C'est dans cet esprit que j'aborde la question de la réparation.

 

LCG : N'est-ce pas la particularité de l'esclavage des Antilles que d'être basé sur la couleur ?

 

Edouard Boulogne : II faut appliquer la notion de crime à la totalité de l'esclavage. Aujourd'hui s'il y avait une loi contre des acteurs actuels, il faudrait se retourner contre les princes d'Arabie aussi. Il faut cesser de s'emballer dans une morale de paco­tille dictée par du Bernard Henri-Levy. Les esclaves ont apporté une force de travail. Mais au début, il y a eu des engagés, des miséreux blancs qui n'avaient pas plus de droit que les esclaves si l'on exempte le fouet et les châtiments corporels. Les moyens blancs, travaillaient aussi. Il y avait la création de richesse interraciale même si à cette époque il y avait inégalité raciale. Il y a en Haïti, mais depuis ils ont fait des disciples, un courant que l'on appelle le noirisme. Il a été analysé par Jacqueline Lamar-tinière qui est marxiste et elle dit : « Toutes ces fa-

daises n'ont qu'un but. Faire admettre aux Haïtiens que le Blanc est l'ennemi et le Noir l'ami. » Bref, je ne suis pas très à l'aise avec ces choses là. Je sup­pose que mon arrière-grand-père a dû fouetter un noir. Mais je ne suis pas à l'aise avec ça. Je n'aime pas que cela ait eu lieu.

 

Louis Dessout : II faut créer une société sur des bases et des valeurs communes et Monnerville rappelle le serment de ces hordes africaines qui sortent du Tchad et qui veulent libérer Paris. Il rappelle que, ayant payé l'impôt du sang, collecti­vement les Noirs africains et arabes ont libérés la collectivité française. Nous savons que la solidarité de l'individu n'était pas suffisante, il faut une soli­darité territoriale. L'Europe apporte un aménage­ment différent de la solidarité territoriale. Egalité économique, réparation économique, la situation est injuste mais c'est parce que nous avons choisi un modèle national contraire aux valeurs du socia­lisme avant-guerre.

 

Alex Lollia : La démarche de réparation ne saurait se limiter à des considérations inspirées du juri-disme. Elle a trait à des questions fondamentales : économiques, sociales, politiques et éthiques. L'exi­gence de réparation n'est pas une mission nègre. Si c'est un crime contre l'humanité, c'est l'humanité entière qu'on doit réparer. L'exigence de réparation c'est de dire que le monde n'est pas la propriété de quelques-uns. Donner de l'argent n'est pas la ques­tion. Il faut penser humain. « Je n'ai pas le droit, moi homme de couleur de souhaiter la cristallisa­tion chez le Blanc d'une culpabilité envers le passé de ma race ». Ici je cite encore Frantz Fanon.

 

Edouard Boulogne : J'approuve ce que tu viens de dire. Je suis presque d'accord. Alex parle d'un travail collectif et mondial de prise de conscience, d'analyse. Je suis pour des hommes qui font société là où ils sont. Reposer des principes et des valeurs. Et là, nous sommes proches de la doctrine sociale du catholicisme. • 

 

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Un débat sur le thème de l'esclavage et des réparations dans l'hebdo Le courrier de Guadeloupe.
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