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    <title><![CDATA[Le Scrutateur. (Contre-Figures)]]></title>
    <link>http://www.lescrutateur.com/categorie-1177135.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Contre-Figures&quot; du blog &quot;Le Scrutateur.&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 22 Feb 2012 02:11:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 22 Feb 2012 02:11:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lescrutateur.com</copyright>            <category>Contre-Figures</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Corée du nord ( 17 déc 2011 ) : mort de Kim Jong II. Le Srutateur adresse ses condoléances au PCG.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-coree-du-nord-17-dec-2011-mort-de-kim-jong-ii-le-srutateur-adresse-ses-condoleances-au-pcg-93518268.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="Kim-Jong-iL-II.jpg" height="300" width="223" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Kim-Jong-iL-II.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <a name="cite_ref-17" id="cite_ref-17"></a> <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Le dictateur</span> <span><span style="font-family: sans-serif;"><span style=
    "font-size: 14pt;">Kim Jong Il est mort le 17 décembre 2011 à 8h30, heure locale, à l'âge de 69 ans. L'Agence centrale de presse coréenne (KCNA) a précisé «&nbsp;que le président de la Corée du
    Nord "a succombé à un grand épuisement mental et physique" et que sa mort est survenue à la suite d'un "infarctus du myocarde sévère et d'une crise cardiaque". Son
    fils&nbsp;</span></span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Jong-eun"><span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: sans-serif;"><span style=
    "font-size: 14pt;">Kim Jong-eun</span></span></span></span></a><span><span style="font-family: sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">, a été désigné pour prendre sa succession, ont annoncé
    lundi 19 décembre 2011 les médias officiels du régime communiste. Kim Jong Il «laisse à son fils une économie moribonde dans un pays marqué par une famine meurtrière et de graves pénuries
    alimentaires à répétition», selon ce que l'agence France-Presse titrait en ce lendemain de sa mort&nbsp;».</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-family: sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">C'est peu dire pour qualifier l'une des plus sanglantes et meurtrières dictatures de ces 80
    dernières années.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-family: sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">En occident le communisme classique est mort, de son propre poison, avec l'URSS, en 1991. Il y
    subsiste sous sa forme idéologique, qui sévit encore partout, et notamment en France, sous les traits du «&nbsp;politiquement correct&nbsp;». Pas de bâtiments officiels pour nos équivalents des
    Tchékas, Guépéou, NKVD ou KGB. Mais, par une possession presque totale des médias, et des groupes de pression qui façonnent l'opinion, la préparation avance d'un retour aux bonnes vieilles
    méthodes d'asservissement des peuples.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-family: sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">En extrême orient, le communisme pur, dur et «&nbsp;vrai&nbsp;» subsiste
    encore.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-family: sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">Il se présentait à l'état presque parfait en Corée du nord depuis la fin des années
    1940.</span></span></span>
  </p>
  <h2 class="western" style=
  "margin-top: 0cm; background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: #ffffff; border-image: initial; line-height: 0.5cm; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; padding: 0cm; border: initial none initial;">
  <span style="color: #800000;"><a name="Controverses" id="Controverses"></a> <span style="font-size: 14pt;"><span><span style="font-family: sans-serif;"><span style="font-weight: normal;">Kim Jong
  II qui vient de mourir était le fils de Kim II Song, sombre brute stalinienne, décédée en 1994. Sa succession sera assumée par son fils Kim Jong-eun.</span></span></span></span></span>
  </h2>
  <p style=
  "background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: #ffffff; border-image: initial; line-height: 0.5cm; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; padding: 0cm; border: initial none initial;">
  <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: sans-serif;">La Corée du nord est un pays d'esclaves. Non seulement on y meurt de faim, mais les consciences y sont
  annihilées par une propagande de tous les instants, véritable lavage de cerveau, et une répression constante sur les corps de ceux qui ont pu résister à la mise en condition
  psychologique.</span></span></span>
  </p>
  <p style=
  "background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: #ffffff; border-image: initial; line-height: 0.5cm; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; padding: 0cm; border: initial none initial;">
  <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: sans-serif;">Partout des camps de concentration, comparables aux camps nazis de la mort, ou aux Laogaï chinois se
  dressent pour tenter de dissuader les velléités de résistance.</span></span></span>
  </p>
  <p style=
  "background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: #ffffff; border-image: initial; line-height: 0.5cm; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; padding: 0cm; border: initial none initial;">
  <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: sans-serif;">Voici un témoignage de la vie quotidienne dans ce pays soumis au communisme marxiste-Léniniste. ( extrait
  du Livre noir du Communisme, p. 608 et 609 ).</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><em><strong><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span lang="fr-FR">«&nbsp;Qui procède aux exécutions ? Le choix est laissé à
    la discrétion des agents de la Sécurité qui fusillent quand ils ne veulent pas se salir les mains ou tuent lentement s'ils veulent suivre l'agonie. J'ai ainsi appris qu'on peut tuer à coups de
    bâton, par lapidation ou avec une pelle.</span></span></span> <span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span lang="en-US">II</span></span></span> <span><span style=
    "font-family: 'Times New Roman', serif;"><span lang="fr-FR">est arrivé qu'on tue les prisonniers comme en jouant, en faisant un concours de tir, en les visant à l'œil. Il est arrivé aussi qu'on
    force les suppliciés à se battre entre eux et à se déchirer mutuellement. [...] De mes propres yeux, j'ai vu plu­sieurs fois des cadavres atrocement mis à mort : les femmes meurent rarement
    paisiblement. J'ai vu des seins lacérés de coups de couteau, des parties génitales défoncées par un manche de pelle, des nuques fracassées à coups de marteau [...] Au camp, la mort est quelque
    chose de très banal. Et les « criminels politiques » se débattent comme ils peuvent pour survivre. Ils font n'importe quoi pour obtenir plus de maïs et de graisse de porc. Pourtant, dans le camp,
    malgré cette lutte, quatre ou cinq personnes en moyenne meurent chaque jour, de faim, d'accident ou... d'exécution.</span></span></span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><em><strong><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span lang="fr-FR">Il est à peine pensable de s'enfuir d'un camp. Un garde
    qui arrête un fugitif peut espérer entrer au Parti puis fréquenter l'Université. Certains obligent des prisonniers à grimper aux barbelés. Ils tirent alors et font semblant de les avoir
    arrêtés.</span></span></span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><em><strong><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span lang="fr-FR">Outre les gardes, des chiens surveillent les criminels
    politiques. On se sert de ces animaux effrayants, très bien dressés, comme de machines à tuer. En juillet 1988, au camp n° 13, deux prisonniers ont été attaqués par ces chiens. Il n'est resté que
    des os de leur corps. En 1991 aussi, deux garçons de quinze ans ont été dévorés par ces chiens.&nbsp;»</span></span></span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">Ce qu'il y a de plus triste c'est la
    complicité, là comme ailleurs; à la plus «&nbsp;grande&nbsp;» époque du communisme assassin, des intellectuels occidentaux de gauche avec les criminels
    marxistes.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">On se souvient de la première page du
    journal Le Monde à la prise de Phnom Penh en 1975 par les horde de Pol Pot. «&nbsp;Phnom Penh libéré&nbsp;» avait titré le quotidien du soir au service du parti du BIEN ( le PS ), alors que les
    gardes rouge commençaient à peine le massacre de deux millions de leurs compatriotes.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><strong><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span lang="fr-FR">Nos condoléances au PCG ( Parti communiste guadeloupéen
    ).</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">Parfois, ces compromissions
    idéologiques pouvaient prendre une couleur sinon amusante, du moins tragi-comique.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">C'est ainsi que au début des années
    1980, sous le règne du père du dictateur qui vient de mourir, l'écrivain Suzanne Labin, spécialisé dans l'étude du communisme écrivit, dans le Journal Guadeloupe 2000 que je dirigeais ( ancêtre
    du Scrutateur ), un article documenté. A un passage de cet article elle évoquait la statue géante du dictateur, dressée au centre de la capitale, la main droite
    levée.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">Or à quelque temps de là un groupe de
    militants communistes guadeloupéens allèrent en pèlerinage en Corée du nord. Ils revinrent, évidemment, enthousiasmés, et critiquant l'article de madame Labin et du journal ( fasciste, évidemment
    ! comme dirait, aussi,monsieur Jean Hamot ) jugé menteur et calomniateur par le fait «&nbsp;qu'elle avait vu le bras droit levé, alors que c'était le gauche&nbsp;». ( sic
    ).</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">En Guadeloupe, on fit des gorges
    chaudes.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">Aujourd'hui, c'est à nos bons
    communistes guadeloupéens que je pense, et sans rire.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">Il ne faut pas rire des âmes
    affligées.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <img alt="Sanglots-a-Pyon-yang-.jpg" height="397" width="500" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/500x397/0/58/79/61/Sanglots-a-Pyon-yang-.jpg">&nbsp;<span style=
    "color: #ff0000; font-size: 10pt;"><strong>( Seul le génotype est différent. Les dispositions intérieures sont les mêmes au quartier général de la rue Vatable à Pointe-à-Pitre
    ).&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="color: #800000; font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">C'est à eux également que j'ai pensé en voyant cette photographie des «&nbsp;saintes&nbsp;» femmes nord
    coréennes, exhalant leurs plaintes. Mais elles sont contraintes à cette exhibition, tandis que nos communistes de la rue Vatable, eux sont sincères.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <img alt="QG-PCG.jpg" height="500" width="348" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/348x500/0/58/79/61/QG-PCG.jpg"><strong><span style="font-size: 10pt; color: #ff0000;">( Cette
    photographie du QG du PCG, rue Vatable, montre combien fut farouche, dans les années 1980, la résiqtance de la population guadeloupéenne, aux songeries séparatistes du PCG
    ).&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="color: #800000; font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">C'est pourquoi, nonobstant nos grandes divergences politiques, je leur adresse mes sincères
    condoléances.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR">Normal! Entre
    compatriotes.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #ff00ff;"><span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span><span lang="fr-FR">E.Boulogne.&nbsp;</span></span></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Dec 2011 23:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e67f8ccde2eeedb6bc3f8c7903beb30a</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-coree-du-nord-17-dec-2011-mort-de-kim-jong-ii-le-srutateur-adresse-ses-condoleances-au-pcg-93518268-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La fin de Mouammar Kadhafi, par Marc Decap.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-la-fin-de-mouammar-kadhafi-par-marc-decap-86935635.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/230x300/0/58/79/61/mouammar-kadhafi-8331.jpg" class="noAlign" alt="mouammar-kadhafi-8331.jpg" width="230" height="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Pas plus que vous, probablement, je n'ai envie de pleurer la mort de Mouammar Kadhafi.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Depuis tant et tant d'années qu'il faisait régner son désordre despotique sur la malheureuse Lybie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Et aussi, ces dérives, ces provocations de plus en plus vulgaires qu'il adressait à l'occident, et tout récemment encore, en Italie, à Paris,
    étaient exaspérantes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Sans doute se permettait-il ces actes délirants à cause du sentiment d'impunité qu'il nourrissait à l'égard de ces puissances, à ses yeux,
    «&nbsp;décadentes&nbsp;». Et, il faut reconnaître que l'on pouvait facilement s'y tromper.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">En tout cas, lui, s'est trompé, au moins à court terme. Et cette erreur lui a été fatale. Car c'est bien cet «&nbsp;occident&nbsp;» qui a eu sa
    peau, et nullement les «&nbsp;insurgés&nbsp;» qui paradent à Tripoli, et ailleurs. Oui, l'occident, même si ses raisons ne sont pas nécessairement très propres; bien éloignées en tout cas de la
    défense des «&nbsp;droits de l'homme&nbsp;» dont il se targue. Rien de nouveau sous le soleil, à cet égard.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Sans pleurer Kadhafi, il est possible, comme il en est pour moi, de regarder avec effroi, mépris, et un soupçon de pitié, les circonstances
    affreuses de sa mort.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Est-il mort, sous l'effet d'une bombe lancée par la «&nbsp;coalition&nbsp;»? d'une balle au front, ou au côté? C'est ce voudrait faire croire ladite
    coalition pour des raisons plus ou moins politiques.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Un film, pris d'un téléphone portable nous montre tout autre chose : un véritable lynchage, affreusement mené par une foule hystérique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Sans doute cette scène est banale dans l'histoire, et pas seulement à l'égard de despotes chargés de crimes. Des innocents, désignés à la vindicte
    populaire pour leurs seules «&nbsp;différences&nbsp;», parfois leur supériorité par rapport au vulgaire, ont été des centaines de milliers de fois dans l'histoire des hommes, massacrés, réduits
    en charpie par la sauvagerie des foules. «&nbsp; Libérez Barabas&nbsp;», glapissaient-ils à Jérusalem, il a deux mille ans.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">L'un des «&nbsp;indignés&nbsp;» de Syrte, hurlait ce matin «&nbsp; Kadhafi est un chien, il est mort comme un chien&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Je crois que l'ami de l'homme ne mérite ni cet excès d'honneur, ni cette indignité&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">La scène de la «&nbsp;mise à mort&nbsp;» était vraiment horrible, pouvant susciter la pitié, même à l'égard d'un Mouammar Kadhafi.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">«&nbsp; La volonté de la foule est toujours l'indice du pire&nbsp;», disait je ne sais plus quel philosophe stoïcien. Eclatante vérité!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Mais non moins terrifiantes, ces images d'archives, où l'on voit le dictateur reçu par des grands dirigeants du monde de la politique mondiale, et
    des Etats policés, celle, par exemple d'un des fils de Kadhafi, ( abattu aujourd'hui aussi, parait-il ) reçu avec tous les égards à Washington par madame Clinton, il y a un an à peine. Toutes ces
    mises en scène, cette hypocrisie, ces prévenances, ce faux-semblant. «&nbsp;Elie! Elie! Lama sabachtani&nbsp;»!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Disons-le aussi, pour les mêmes raisons, Alain Juppé, aussi froid, hautain et constipé que d'habitude a perdu une bonne occasion de se taire
    aujourd'hui. Son oraison funèbre du dictateur était aussi terrifiante, quand on veut bien prendre un peu de distance pour réfléchir, qu'indécente.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Faut-il leur pardonner? Savent-ils tous ce qu'ils font, ces gens là, les mauvais et les bons, selon les critères du monde?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;"><em>Odi profanum vulgus, et arceo :</em> ( je hais la foule vulgaire, et je m'en écarte), disait le sage.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Mais en nos temps «&nbsp;démocratiques&nbsp;» est-il une thébaïde, où l'on puisse encore se réfugier?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #000080;"><strong>Mard Decap.&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #000080;"><strong>Lien ajouté le 21 octobre 2011 à 09 heures :</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt;"><a href=
    "http://www.globalpost.com/dispatches/globalpost-blogs/the-casbah/gaddafi-dead-video-initial-capture-exclusive">http://www.globalpost.com/dispatches/globalpost-blogs/the-casbah/gaddafi-dead-video-initial-capture-exclusive</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 20 Oct 2011 20:15:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">86e83bc819fd32539fce0cb0352ae11d</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-la-fin-de-mouammar-kadhafi-par-marc-decap-86935635-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le KLNG de Luc Reinette célèbre l'anniversaire de "l'abbé" Chérubin Céleste, par Edouard Boulogne.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-le-klng-de-luc-reinette-celebre-l-anniversaire-de-l-abbe-cherubin-celeste-par-edouard-boulogne-77725640.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><img src="http://img.over-blog.com/357x500/0/58/79/61/img183.jpg" class="noAlign" alt="img183.jpg" width="357" height="500"><br></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Le journal France-Antilles du 23 juin 2011 nous apprend que le KLNG de monsieur Luc Reinette, ancien terroriste, non repenti, s'apprête, ce dimanche
    26, en la commune de Morne à l'eau, à célébrer l'anniversaire ( 85 ans) de l'abbé Cherubin Céleste, un apôtre de la théologie dite de libération, condamnée par Rome.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">M.Chérubin-Céleste est indépendantiste. C'est à titre personnel son droit le plus strict. Mais avait-il le droit d'utiliser son sacerdoce, et l'aura
    qui l'entoure, au service d'une cause pour le moins discutable aux yeux du peuple de la Guadeloupe? C'est pourtant ce qu'il a fait constamment au long de sa vie, n'hésitant pas à cautionner les
    actes les plus violents, au nom de «&nbsp;la cause&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">C'est pourquoi je consacre l'article de ce jour du Scrutateur à un bref rappel d'une de ses actions : l'utilisation des obsèques du musicien Marcel
    Lollia, dit Vélo, en 1983.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Si je le fais c'est que l'Eglise en Guadeloupe est aujourd'hui sous la coupe, et, sous l'apparence, de l'administrateur diocésain ( en l'absence
    d'évêque ) Jean Hamot, de l'équipe même des disciples ecclésiastiques de Chérubin-Céleste. Les lecteurs du Scrutateur peuvent facilement retrouver les articles consacrés à Hamot ( en 2009) qui
    voit dans Elie Domota la figure du bon Samaritain de l'Evangile (sic), et qui persécute son clergé, l'épure de toute figure un peu résistante à son apostolat d'imposteur.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">On lira ci-dessous la deuxième partie de l'éditorial que je consacrai aux obsèques de Vélo, et le communiqué du père Yves Gillot, alors curé de la
    paroisse St-Pierre et St-Paul ( 1983), ainsi qu'un tract du père Blain contresigné du père Forbin, le plus ancien prêtre d'origine guadeloupéenne dans le diocèse de Guadeloupe.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">Yves Gillot, une des figures les plus éminentes et respectées du clergé de Guadeloupe est aujourd'hui marginalisé. Bien d'autres ont été tout
    simplement chassés du diocèse au cours d'une épuration aussi lente et insidieuse qu'hypocrite telle celle du père Pierre Fertin.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;"><em><strong><span style="font-size: 14pt;">Personnellement, je ne verse plus depuis de nombreuses années le denier de l'Eglise. Et nombre de mes amis en font
    autant.</span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;"><em><strong><span style="font-size: 14pt;">C'est une arme à laquelle ces messieurs sont sensibles. ( Très sensibles).</span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;">"Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent".</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #000080;"><strong>E.Boulogne.</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;"><img src="http://img.over-blog.com/202x300/0/58/79/61/Obs-de-Velo.jpg" class="noAlign" alt="Obs-de-Velo.jpg" width="202" height="300"> ( Le cercueil de Vélo, dans le
    choeur de l'Eglise St-Pierre et St Paul, transformé en lieu de meeting indépendantiste ).</span>
  </p>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;">
      <span style="font-size: 24pt; color: #000080;"><strong><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;">La mort de Vélo : une récupération
      sacrilège</span></span></span></strong></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">(…) Le nom de Chérubin Céleste m'amène tout naturel­lement à évoquer, ce qui aurait
    pu n'être qu'un fait banal de la vie quotidienne et qui est devenu, ce jeudi 7 juin une sorte d'événement, la mort de Marcel Lollia, dit . Vélo ».</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">Qui était Vélo ? Un artiste, un musicien, un spécia­liste du Gros-Ka, l'un des
    meilleurs Guadeloupéens, selon les connaisseurs, dans la pratique de cet instru­ment qui fait partie de notre patrimoine culturel régional.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><img src="http://img.over-blog.com/339x500/0/58/79/61/Obseques-de-Velo.jpg" class="noAlign" alt="Obseques-de-Velo.jpg" width="339" height="500">&nbsp; (Un travesti
    danse autour du cercueil ).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">Il était aussi comme beaucoup d'artistes, un être fragile, instable, ayant besoin
    d'être tenu, guidé, pro­tègé par une main à la fois ferme et amicale. Durant des années cette main secourable, fût celle de cette grande dame que fut Aimée Adeline, créatrice du carnaval moderne
    dans les années cinquante, fondatrice de l'entraide féminine, et aussi de la troupe folklori­que de la Brisquante. Elle se voulait ambassadrice de la Guadeloupe et de la France, inséparablement
    mêlées dans son coeur comme dans la réalité, et elle y parvenait dans le monde entier.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">Durant des années elle porta ainsi à bout de bras l'homme qui était aussi le
    1<sup>er</sup> batteur de l'orchestre de la Brisquante. Il était rémunéré, et grâce à sa bienfai­trice il fit le tour du monde. Quand Vélo eût un jour quelques démêlés avec la justice, ce fut
    Aimé Adeline qui intervint en sa faveur et obtint qu'on passât l'éponge. Depuis la mort de Madame Adeline, en 1977, Vélo avait peu à peu sombré dans la déchéance, négligeant de plus en plus son
    art, rongé par l'alcoolisme, vivant de mendicité, abandonné et repoussé par tous. Le 5 juin, il mourait à l'hôpital général de Pointe-à-Pitre dans la solitude la plus
    extrême.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Cherubin-Celeste.jpg" class="noAlign" alt="Cherubin-Celeste.jpg" width="190" height="402"> ( Chérubin-Céleste vu par
    Patrick ).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">Mais Vélo était un spécialiste du gros ka, cet instru­ment de musique que les
    indépendantistes ont pris pour symbole de leur lutte idéologique, symbole de la « musique nègre » comme ils disent. Le défunt qui ne s'était jamais intéressé qu'à son art, jamais à la politi­que,
    comme me l'ont confirmé tous ceux que j'ai interviewé en Français et en créole aux abords de l'église après les obsèques allait devenir l'objet d'une tentative véritablement abjecte de
    récupération politique par les indépendantistes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">Le 6 juin avec la permission du maire de Pointe-à-Pitre, une gigantesque veillée
    mortuaire était organisée place de la Victoire autour du cercueil. Près de 5000 personnes y ont afflué, les radios et RFO orchestrant le tout. Non pas 5000 indépendantistes comme j'ai pu le
    vérifier en me rendant personnellement sur les lieux, mais des milliers de curieux, de personnes attirées par la fête, attirées par la perspective d'une veillée mortuaire selon nos vieilles
    traditions guadeloupéennes, bien arrosées de rhum. Peu d'amis authentiques du défunt en tout cas, car sinon comment expliquer sa longue misère alors qu'il aurait suffi que chacun des assistants
    lui ait donné 10 centimes par jour pour que cet homme, promu soudain par les indépendan­tistes » héros national » et « âme du peuple » mourut millionnaire. Mais il n'y avait jusque là qu'un cas
    remarquable de manipulation de foule par l'exploita­tion de bons sentiments, grâce aux médias indépen­dantistes dont RFO.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;">Le pire restait à venir, c'est-à-dire la cérémonie des obsèques à l'église St Pierre
    et St Paul, en fait un véritable meeting politique indépendantiste.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">J'y ai vu
    un entassement d'environ deux mille personnes dont 1500 curieux et badauds ou encore</span></span></span></span> <span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span lang="fr-FR"><span style=
    "font-style: normal;"><strong>paroissiens venus pour prier, mais comme pétrifiés par ce qu'ils voyaient et entendaient : 500 indépen­dantistes, pour la plupart incroyants, ou ennemis déclarés du
    christianisme, chantant sous la direction de l'Abbé Chérubin Céleste des hymnes à l'indépen­dance. J'y ai vu un « poète » engagé brandir un coute­las menaçant dans le choeur de l'église là où on
    lit d'ordinaire les saintes écritures.</strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-style: normal;">J'y ai vu. bien d'autres choses, mais
    d'abord et avant tout ce qu'il</span> <em>faut</em> <span style="font-style: normal;">bien appeler un sacrilège. Le père Gillot (qui depuis s'est expliqué et dont on lira le communiqué plus loin
    dans ce numéro), pratique­ment chassé de son église ainsi que tout le clergé paroissial, devrait bientôt organiser une cérémonie expiatoire pour ce qui constitue un véritable
    scandale.</span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-style: normal;">Pour moi, qui ai depuis des années, sans succès,
    attiré l'attention de l'évêque et de son vicaire général sur le danger pour l'Eglise que représente un homme comme Chérubin Céleste, je ne peux que noter avec intérêt les dernières lignes de ce
    communiqué : «</span> <em>Je n 'ai pas le pouvoir de sanctionner de tels agissements. J'ai au moins la liberté de dire mon amertume et mon désaccord avec ce qui s'est passé ici
    »</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>(….).</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-style: normal;">EDOUARD BOULOGNE ( Juin 1983
    ).</span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Cherubin-et-le-Bleu-Blanc-Rouge.jpg" class="noAlign" alt="Cherubin-et-le-Bleu-Blanc-Rouge.jpg" width="408" height=
    "459"> ( Une "vision" pas très céleste).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #000080;"><strong><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;">Le communiqué du père Gillot: (
    1983).</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;"><span style=
    "font-weight: normal;">Mes</span></span></span></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><em><span style=
    "font-weight: normal;">frères</span></em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Je voudrais terminer ces avis en évoquant brièvement ce qui s'est passé l'autre
    jour</em> <span style="font-style: normal;">à</span> <em>l'Eglise St Pierre et St Paul à l'occasion de l'enterrement de Vélo.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Ses parents étaient d'abord venus me voir. Et j'avais préparé avec eux la cérémonie
    religieuse, en leur disant ce que j'allais faire, et ce que je sou­haitais de la part des organisateurs. Qu'on accueille le corps à l'entrée et à la sortie de la cérémonie au rythme du gros ka si
    l'on veut, mais qu'on me laisse à l'intérieur de l'Eglise l'initia­tive de la liturgie selon le rite de l'Eglise. On était tombé d'accord..</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Je ne pouvais absolument pas pré­voir qu'en laissant à mon confrère la présidence des
    funérailles qu'il allait y avoir ce débordement qui vous a cho­qués et qui m'a aussi rempli de tris­tesse.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Tristesse parce qu'on n'a pas prié pour Vélo et ceux qui étaient là n'étaient point
    venus pour cela.. Tris</em><span style="font-style: normal;">tesse</span> <em>parce ce qu'on y a vu, n'était point une célébration de la foi, ni une expression religieuse, mais une mani­festation
    qui tenait du carnaval et de la politique.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Je n'ai pas le pouvoir de sanctionner de tels agissements. J'ai au moins la liberté
    de dire mon amertume et mon désaccord avec ce qui s'est passé ici.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 18pt;"><em><strong>Yves Gillot Curé de St Pierre et St Paul</strong></em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Wo--blan.jpg" class="noAlign" alt="Wo--blan.jpg" width="193" height="298"> ( Pourquoi le KLNG célèbre
    Chérubin-Céleste ).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 24pt; color: #000080;"><strong><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;">Le tract du père
    Blain.</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><em>Ste Rose, le 17 mai 1975</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>A la suite de la lettre circulaire adressée par le Père Chérubin Céleste aux prêtres
    et religieuses du diocèse pour les inviter</em> <span style="font-style: normal;">à</span> <em>une réunion à Baie-Mahault, le jeudi 22 mai de 9 h à midi : j'ai pris la décision de vous faire
    savoir pourquoi je ne serai pas pré­sent à cette réunion. En cette déci­sion, je n'engage que moi, assuré tou­tefois que les gens lucides compren­dront ma prise de position et accepte­ront, s'ils
    le jugent utile, d'en faire autant.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>JE NE PARTICIPERAI PAS A CETTE REUNION POUR LES RAISONS SUI­VANTES
    :</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>1 - Jusqu'à preuve du contraire, l'Evêque, les Vicaires Généraux, le Vicaire
    Episcopal ou une autre autorité compétente, sont seuls mandatés pour convoquer l'ensemble du clergé et les divers responsables de la pastorale - pour ce genre de réunion. Nous avons un Evêque en
    Guade­loupe, et il est sur place. Nous avons un Vicaire Général, et il est sur place. Alors, de qui le Père Chérubin Céleste détient-il l'autorité pour convoquer les prêtres en réunion ?...
    Aurait-il été nommé « Cardinal ou Evêque in petto»... à notre insu à tous ?... Ou bien, ce qui serait plus grave, a-t-il l'intention de supplanter l'Evêque dont l'autorité semble consister à être
    à la remorque du Père Chérubin Céleste et de cautionner tout ce que pense, dit et fait ce dernier ? Il est temps, que, dans ce diocèse, ON SACHE CLAIRE­MENT OUI EST
    EVEQUE.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>2 - Chérubin Céleste veut convoquer le Clergé et les Religieuses pour don­ner à tous
    - donc à l'Evêque aussi -une</em> <span style="font-style: normal;">»</span> <em>leçon d'évangélisation en vérité de l'homme guadeloupéen »... Autre­ment dit : Monseigneur est incompé­tent à ce
    niveau... son projet pastoral est dépassé. Quant aux autres prêtres ce ne sont que de « pauvres types » qui n'ont jamais rien foutu et qui n'y comprennent rien !... Nous au Lamentin et dans le
    secteur... Nous, nous avons trouvé la bonne formule, la méthode infaillible, nous, nous avons pris le tournant qu'il faut... à vous d'emboiter le pas : sinon !</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>3 - Monseigneur l'Evêque ne m'a jamais dit en face que je faisais du mauvais travail
    ou que mon travail de prêtre ne correspond pas aux besoins actuels de l'Eglise. Donc, tout en ayant encore certainement beaucoup à apprendre de ceux qui sont plus qualifiés que moi - je conteste
    d'avoir, à l'heure actuelle, quoi que ce soit à apprendre de Chérubin Céleste en matière d'évangélisation. Il est vrai que je travaille sans tapage, sans bruit, sans publicité autour de ma
    per­sonne et de mon action., mais, mon juge unique étant Jésus-Christ, je n'entends rendre de compte qu'à lui seul. Je n'ai aucune prétention d'imposer mes idées, mes méthodes, à qui que ce soit,
    ni de faire la leçon à qui que ce soit, conscient que, comme moi, chacun fait ce qu'il peut, comme il peut., compte tenu de sa formation, de son âge, de son expérience, de sa santé,
    etc...</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>4 - Plutôt que de répondre à une invi­tation de Chérubin Céleste à venir prendre une
    « leçon d'Evangélisation » j'aurais préféré me déranger pour participer à une réunion extraor­dinaire convoquée par le Chef du dio­cèse qu'est l'Evêque pour entendre Chérubin Céleste justifier
    son attitude passée., sans doute les autres prêtres ne sont-ils pas assez importants pour avoir ce droit... (à moins., que cette réunion soit provoquée, en réaction à cette lettre., pour sauver
    la face). Ché­rubin Céleste a décidé une grève de la faim au plus grand mépris de l'avis de son chef immédiat l'Evêque et de celui de plusieurs confrères. Peut-être que l'avis et le jugement de
    quelques illu­minés de Grosse Montagne étaient plus valables que ceux qui auraient été émis par l'ensemble des prêtres s'ils avaient été consultés avant. Quel est l'être libre, intelligent et
    équilibré qui peut dire et écrire qu'il ne peut pas faire marche arrière à propos d'une décision déjà prise ?</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>5 - D'autre part, j'estime que : faire cette réunion à Baie-Mahault c'est venir
    d'office sur le secteur de travail de Chérubin Céleste et porter ainsi caution à son action : ce que je refuse en conscience. Il aurait sans doute été plus discret et plus respectueux à l'égard
    de l'ensemble des prêtres que cette réunion ait lieu à Capesterre comme prévu initialement.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">6 - Enfin, je ne viendrai pas à cette réunion
    parce que l'Equipe Sacerdo­tale de Sainte Rosé n'y a pas été invitée., sans doute très volontairement. En effet, aucune invitation ne nous a été adressée à cette date du 16 mail alors que les
    religieuses de Sainte Rose et les Confrères voisins ont reçu ses invitations depuis plusieurs jours. Cette prise de position tient vraisemblablement aux derniers événements par le fait que nous
    ayions refusé de</span></em><em><span style="font-weight: normal;">prendre position ouvertement pour soutenir ou nuire à la cause défendue par Père Chérubin - en sa liberté et conscience. Pour
    Chérubin et sa</span></em> <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">cli</span></span><span style="font-style: normal;"><span style=
    "font-weight: normal;">que</span></span> <em><span style="font-weight: normal;">la liberté de penser, de parler, d'agir, ... et même de se taire... est une liberté à sens unique., puisque c'est
    notre silence qui est en</span></em> <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">cause.!</span></span> <em><span style="font-weight: normal;">Faut-il croire que la
    charité et la</span></em> <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">jus</span></span><em><span style="font-weight: normal;">tice proclamées par l'Evangile sont aussi le
    lot du secteur du Lamentin ? En tout cas, quand on dit et écrit que: le Père Chérubin Céleste, au cours de sa grève, encourageait à l'amour et à</span></em><em><span style=
    "font-weight: normal;">la non-violence - il a sans doute oublié de dire à ses troupes que le respect des personnes fait partie de l'amour du prochain. On n'a qu'à penser avec quelles violence et
    haine les</span></em> <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Pères</span></span> <em><span style="font-weight: normal;">Forbin et Van Der Lubbe ont été pris à partie
    dans une réunion publique</span></em> <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">à</span></span> <em><span style="font-weight: normal;">la salle paroissiale du
    Sacré-Coeur (si mes souvenirs sont bons). Drôle de façon aujourd'hui de vouloir réunir les confrères pour parler .-Dialogue, Unité et Evangélisation.. alors qu'on n'a même pas sur reconnaître aux
    autres le Droit de se Taire !...</span></em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="fr-FR"><em>Voilà Monseigneur, voilà chères Soeurs et confrères les raisons
    pour lesquelles je ne serai pas avec vous à cette réunion. Sans doute m'avez-vous déjà jugé et condamné.. C'est votre droit.</em></span><span lang="fr-FR"><em>Je vous fais</em></span> <span lang=
    "fr-FR"><span style="font-style: normal;">remarquer que</span></span> <span lang="fr-FR"><em>je ne juge personne mais que-j'entends exprimer haut le sentiment de révolte qui m'étreint en ce
    moment devant ce qui se passe dans l'Eglise</em></span><span lang="fr-FR"><em>de Guadeloupe. Quoi qu'en pensent certains, je suis un être libre.</em></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><em>Monseigneur Oualli sait très bien-l'estime et le respect que je lui porte : et
    il sait que, si, à l'issue de cette lettre pourtant dure, je lui renouvelle</em></span></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><span style=
    "font-style: normal;">cette</span></span></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><em>estime, il peut compter sur ma sincé­rité. Cependant, puisque nous som­mes à
    l'Heure de Vérité je ne pouvais utiliser un autre langage car j'estime être prêtre moi aussi. J'estime avoir l'Esprit Saint moi aussi, j'estime MOI AUSSI faire tout ce que je peux, j'estime MOI
    AUSSI pouvoir dire</em></span></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;">que</span></span></span> <span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><span lang="fr-FR"><em>j'aime l'Eglise et que je veux son bien. Le Père Chérubin Céleste ne saurait avoir la prétention d'être seul à voir clair, à savoir ce
    qu'il faut faire et à aimer l'Eglise.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #000080;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span lang="en-US"><em>Monseigneur, vous êtes le chef du diocèse, vous êtes l'Evêque voulu par le
    Seigneur et nommé par le Saint Père. La tête de cette Eglise de Guade­loupe. Il vous appartient de faire valoir vos qualités de chef ou de prendre garde...</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Quant à moi, je vous rappelle très fraternellement que l'Eglise de Jésus Christ n'est
    pas d'abord une église locale. Par vocation, elle est catholi­que, universelle. Il y a donc possibilité, tout en. restant prêtre de Jésus Christ d'aller travailler ailleurs s'il devenait
    impossible de le faire ici... A toute fin utile, je vous signale que je peux démissionner de mon poste si vous le jugez opportun. De toute façon, sui­vant l'évolution des choses, je me réserve le
    droit de donner ma démis­sion de Sainte Rose, et, éventuelle­ment du Diocèse.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Ma volonté n'est pas d'accentuer la division du clergé, mais de dire tout haut ne
    serait-ce qu'une fois - ce que beaucoup pensent tout bas... Dusse-je en pâtir...</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><em>Prêtre de Jésus Christ : <span style="font-size: 18pt;"><strong>Claude
    Blain</strong></span></em></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">P.S. Le Père Blain m'a consulté sur son projet. J'ai eu son âge, je com­prends ses
    réactions et j'approuve son intervention.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff; font-style: normal; text-align: justify;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Père Forbin</strong></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Jun 2011 22:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c2eb5c6d7bbdfc6d7186ab63378e55f7</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-le-klng-de-luc-reinette-celebre-l-anniversaire-de-l-abbe-cherubin-celeste-par-edouard-boulogne-77725640-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le vrai visage de Jean-Paul Sartre, par Edouard Boulogne.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-le-vrai-visage-de-jean-paul-sartre-par-edouard-boulogne-76118361.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le vrai visage de Jean-Paul Sartre.</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><strong>( Cet article est suivi d'un texte de...Michel Onfray sur Sartre. A lire, tous les deux, pour mieux comprendre pourquoi la France est aujourd'hui si mal en
    point spirituellement. Cette lecture serait surtout utile aux niais de la bien-pensance qui, bien entendu, se débineront. LS).</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Sartre.jpg" class="noAlign" alt="Sartre.jpg" width="240" height="373">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">A 18 ans Sartre m'impressionnait. Je lisais parfois ses articles dans l'Express, première manière, en noir et blanc, grand format,
    qu'animaient Jean-Jacques Servan-Shreiber et Françoise Giroud, où écrivaient aussi François Mauriac et Pierre Mensès-France.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">J'avais lu de M. Sartre, son roman philosophique <em><strong>La nausée</strong></em>, ses pièces <em><strong>Huis-clos, Le diable et
    le bon Dieu</strong></em>. Sans enthousiasme particulier, mais avec cette sorte de révérence ( à défaut de respect ) que l'on a, souvent, adolescent, envers les célébrités du jour.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Plus tard j'ai lu ses oeuvres philosophiques et politiques, avec application, sans joie aucune, avec, souvent, de la colère ou du
    dégoût.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Je découvris que dès l'avant guerre Sartre avait signé, au nom du pacifisme, ce manifeste d'intellectuels qui, refusaient toute
    préparation à une guerre préventive contre Hitler, et le nazisme. On pouvait lire dans ce manifeste que <em>«&nbsp;mieux valait une France nazifiée, qu'une France en guerre&nbsp;»
    (sic).</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Evidemment nous eûmes la France, sinon nazifiée, du moins occupée, avec les conséquences matérielles et morales que l'on sait, et dont
    nous ne sommes pas encore totalement guéries, c'est un euphémisme. Pendant l'occupation Sartre vécut tranquillement à Paris, fit jouer les pièces de son théâtre avec l'autorisation de la censure
    allemande, et devant un parterre d'officiers de la Wehrmarcht.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Ce n'est qu'à la libération qu'il se découvrit «&nbsp;résistant&nbsp;», et entreprit, dans le goût du jour, une carrière de militant
    politique de gauche, et <strong>donc</strong> de «&nbsp;chevalier du BIEN&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Ce genre de comportement n'a jamais eu mon aval.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Instruit pourtant des exploits criminels du communisme, alors à son apogée sous la férule du «&nbsp;camarade&nbsp;» Staline, Sartre
    résolut de faire le silence sur le Goulag, connu à l'époque de tout ce qui était un peu informé, comme récemment, sur un autre sujet : la vie amoureuse de Dominique Strauss-Khan, dans le paysage
    audiovisuel français.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Vedette du parti du BIEN, Sartre déclara à ses intimes qu'il ne fallait pas dire la vérité.....pour «&nbsp;ne pas&nbsp;désespérer
    Billancourt&nbsp;», c'est-à-dire les malheureux ouvriers français embrigadés dans la CGT, à l'époque simple courroie de transmission du PCF de M. Maurice Thorez.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Les années 50 et 60 furent celles de la décolonisation en Afrique, et en Asie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">On pouvait être un partisan de la décolonisation sans être anti français, et traître à son pays, ainsi qu'il en fut pour Raymond Aron
    et François Mauriac.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Sartre, lui, choisit de soutenir les pires terroristes anti-français, et de jeter la pierre aux " indigènes" d'Algérie ou d'Indochine,
    qui en toutes convictions et sincérité restaient fidèles à la métropole, et opposés au communisme totalitaire principal soutien des mouvements de décolonisation.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Parmi les formules les plus typiques de l'engagement sartrien, celles-ci qui me restèrent en travers de la gorge : «<em>&nbsp;Le
    colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes (…). L'arme d'un combattant c'est son humanité. Car dans le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un
    européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort, et un homme libre&nbsp;»</em> (sic!).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">En 1965, Sartre, dans une interview, déclara <em>: «&nbsp;Tout anticommuniste est un</em> <em>chien&nbsp;».</em> ( Au fond, quand on y
    réfléchit c'est toujours ainsi que s'exprime le «&nbsp;parti du BIEN&nbsp;» à l'égard de ceux qui osent manifester un désaccord avec lui. Le pauvre Zemmour en sait quelque
    chose!!!).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Tout autre penseur eut été discrédité après une telle sortie. Mais Sartre était de gauche ( le «&nbsp;parti du BIEN&nbsp;» ) et
    compagnon de route du PCF qui représentait alors de 22 à 25% de l'électorat subjugué par le politiquement correct. Il en tira gloire et profit, surtout auprès des imbéciles, et des lâches ( un
    pourcentage à ne jamais prendre à la légère! ).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Le temps qui passe, impitoyablement, commença toutefois à ternir le blason de notre sophiste. Après 1968, où Sartre acheva de se
    déshonorer en courant après la jeunesse qui se découvrait alors d'autres «&nbsp;maîtres&nbsp;» à penser ( Foucauld, Deleuze, Marcuse ill appela à rechercher Raymond Aron son vieux camarade de
    Normale Sup, et à l'exposer tout nu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/195x300/0/58/79/61/Sartre-et-Beny-Levy.jpg" class="noAlign" alt="Sartre et Beny Lévy" width="195" height="300">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Notre homme connut alors une certaine solitude. Avec le temps, et les misères de la vieillesse accentuées par les dégâts causés par
    les excès d'une vie agitée, Sartre entreprit alors un chemin de croix, qui le conduisit à réfléchir, enfin! au sens véritable de ce terme.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">J'ai été amené à revenir sur son oeuvre, pour l'animation d'une réunion qui s'est tenue chez moi, il y a quelques mois, où un mien
    ami, médecin et humaniste, avait souhaité plancher sur un livre du philosophe <em><strong>L'existentialisme est un</strong></em> <em><span style=
    "text-decoration: none;"><strong>humanisme</strong></span></em>. Et nous avons, ce jour là, décortiqué, entre autres, le livre d'entretiens entre Sartre et l'un de ses disciples de la fin des
    années 1960, Benny Lévy ( pas BHL !). ( J-P Sartre et Benny Lévy : <em><strong>L'espoir maintenant</strong></em>. Editions Verdier ). Ce dernier juif, et ultra gauchiste en 1968, avait fini par
    évoluer, et à redécouvrir ses racines juives religieuses.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Les entretiens sont agaçants, à cause de la phraséologie (propre à ces milieux d'extrême gauche), mais touchant aussi par une certaine
    honnêteté chez ces deux hommes, qui révisent maintes de leurs thèses, et cela est surtout honorable chez Sartre qui n'hésite pas, à maintes reprises, à juger sévèrement l'homme qu'il fut parfois,
    et offre des raisons de déboulonner la statue en toc qu'on avait dressée de lui.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Ainsi par exemple cet échange sur l'un des termes en vogue dans les années 45 à 50 sur le désespoir, dont parlait abondamment l'auteur
    de <em><strong>l'Etre et le néant</strong></em> :</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">«&nbsp;B L : <em><strong>T</strong></em><em><span style="font-weight: normal;">u m'as dit un jour :&nbsp;«&nbsp;j'ai parlé de
    désespoir, mais c'était de la blague.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em>J-P S : J'en ai parlé parce qu'on en parlait parce que c'était la mode; on lisait Kierkegaard&nbsp;»&nbsp;»</em> ( sic . Page
    19).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ou encore ( page 34) sur la morale «&nbsp;bourgeoise&nbsp;»
    :</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em>«&nbsp; BL : Marx avait dit que l'homme sera réellement moral à la fin. Avec un tel raisonnement, on a pris les sous-hommes comme
    matière première pour construire l'homme intégral et total.</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em>J-P S : Ah!oui, mais alors, là, c'est absurde. C'est précisément le côté humain qui se trouve dans le sous-homme, justement ces
    principes qui vont vers l'homme, qui posent en eux-mêmes l'interdiction de se servir de l'homme comme d'une matière ou d'un moyen pour obtenir une fin. C'est là que nous sommes dans la morale
    justement.</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em>B L : En d'autres temps, n'aurais-tu pas dénoncé ce recours à la morale comme formel, ou pis, bourgeois? Nous avons joué à ce
    jeu-là. Tu nous parles d'interdiction, tu nous parles d'humain, tout ça t'aurait fait rigoler jadis!Alors qu'est-ce qui a changé?</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em>J-P S : Oui, j'aurais rigolé, j'aurais parlé de morale bourgeoise, bref j'aurais déconné. (sic).</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Ou bien encore un dernier exemple</strong> (parmi beaucoup d'autres). Sartre ayant écrit dans l'immédiat après guerre un livre
    sur les juifs <em><strong>Réflexions sur la question juive,</strong></em> <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">qui avait fait couler beaucoup d'encre, Beny Levy
    l'interroge :</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">«&nbsp; B L : Mais quand tu as écris les Réflexions, tu as bien réuni de la
    documentation?</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">J-P S : Non.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">B L : Comment non?</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">J-P S : Jamais. J'ai fait la Question juive sans aucune documentation, sans lire un livre
    juif.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">B L : Mais comment as-tu fait?</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">J-P S : J'ai écrit ce que je pensais.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">B L : Mais à partir de quoi?</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><em><span style="font-weight: normal;">J-P S : A partir de rien, à partir de l'antisémistisme que je voulais combattre&nbsp;»
    .</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Et voici l'homme que l'on présenta comme un maître à penser. Un
    homme qui reconnaît avoir dit n'importe quoi.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Et il n'est pas le seul de la fameuse intelligentsia de gauche
    dans ce cas.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Au temps où j'étais étudiant ,l'une des figures les plus
    recommandées de ces milieux là était Althusser, membre du parti communiste. On en parlait toujours sans qu'il se montrât jamais.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Il fallut qu'il étrangla son épouse pour que l'on condescendit du
    bout des lèvres à reconnaître qu'il était fou à lier et passait de 7 à 8 mois par an à l'hôpital psychiatrique.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Pour en revenir à Sartre, il faut lui reconnaître une certaine honnêteté intellectuelle, sur le tard, pour avoir accepté de se
    remettre en question. Cette vertu est assez rare pour être soulignée.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/250x386/0/58/79/61/Sartre-par-Boutang.jpg" class="noAlign" alt="Sartre-par-Boutang.jpg" width="250" height="386">&nbsp; <span style=
    "color: #800080;"><strong>&nbsp;</strong></span><span style="color: #800080;"><strong>(Ce livre du philosophe Pierre Boutang, a été publié en 1950. Il est aujourdhui totalement épuisé. Et j'ai dû
    à la</strong></span> <span style="color: #800080;"><strong>chance de le trouver à Paris, rue Gît-le-Coeur, en 1986, dans une petite</strong></span> <span style="color: #800080;"><strong>et
    précieuse librairie</strong></span><span style="color: #800080;"><strong>&nbsp;</strong></span><span style="color: #800080;"><strong>. L'analyse que donne Bou</strong></span><span style=
    "color: #800080;"><strong>tang de</strong></span> <span style="color: #800080;"><strong>la pensée de S</strong></span><span style="color: #800080;"><strong>&nbsp;</strong></span><span style=
    "color: #800080;"><strong>&nbsp;</strong></span><span style="color: #800080;"><strong>artre est fascinante. J'en cite les dernières lignes : " <em>"Vous êtes une petite négation de l'espèce des
    rongeurs, qui ronge les racines de la vie.&nbsp;</em> Je ne connais pas de meilleure définition de Sartre philosophe que ces quelques mots tirés de Lawrence que Sartre a toujours haï, comme il a
    haï Dostoïevski. Nul ne comprendra les contorsions dialectiques, les contradictions bizarres de l'introduction à l'Etre et le néant s'il ne murmure avec Ursule Brangwen : <em>"une petite négation
    de l'espèce des rongeurs"</em>).&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Ce qui m'a conduit à en parler aujourd'hui est l'article qui suit, paru avant-hier dans le journal Le Monde, intitulé <span style=
    "text-decoration: underline;"><strong>Le siècle de Sartre</strong></span>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">L'auteur, Michel Onfray n'est pas précisément de mes amis. Mais dans un ciel enténébré, percent quelquefois des raies de
    lumière.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Lisons donc ce témoignage précieux.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ff00ff;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Edouard Boulogne.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 24pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le siècle de Sartre.</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><a href=
    "http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/04/le-siecle-de-sartre_1531903_3232.html">http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/04/le-siecle-de-sartre_1531903_3232.html</a></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Les éditions Grasset ont la bonne idée de publier les entretiens donnés par <a href=
    "http://www.lemonde.fr/sujet/ce4d/jean-paul-sartre.html">Jean-Paul Sartre</a> à <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/7f5a/john-gerassi.html">John Gerassi</a> entre 1970 et 1974. Ces dizaines
    d'heures d'échanges constituent un document implacable sur le philosophe de Saint-Germain-des-Prés. Ces cinq cents pages se suffisent, en voici quelques pépites.</span></span>
  </p>
  <div id="pubOAS_middle" style="text-align: justify;">
    <p>
      <br>
      <br>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Sartre avoue ne s'être jamais senti coupable de rien durant toute sa vie ; il confesse avoir été dépressif avant-guerre et s'être fait
    suivre par des crabes auxquels il parlait dans la rue ; l'expérience de la mescaline puis une consommation d'amphétamines aggraveront les choses ; de façon récurrente, il insulte le général de
    Gaulle tour à tour</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"maquereau réac"</span></em><span style="font-size: 14pt;">,</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"merde"</span></em><span style=
    "font-size: 14pt;">,</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"crétin pompeux"</span></em><span style="font-size: 14pt;">,</span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">"monstre"</span></em><span style="font-size: 14pt;">,</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"foutu salaud"</span></em><span style="font-size: 14pt;">,</span>
    <em><span style="font-size: 14pt;">"porc"</span></em><span style="font-size: 14pt;">. L'insulte est régulière, Malraux est lui aussi un</span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">"porc"</span></em><span style="font-size: 14pt;">et ses travaux sont</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"de la merde"</span></em><span style="font-size: 14pt;">. Il
    utilise cinq fois le mot</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"trahison"</span></em><span style="font-size: 14pt;">pour caractériser le remariage de sa mère avec un beau-père haï, honni,
    et...</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"gaulliste jusqu'au bout des ongles"</span></em> <span style="font-size: 14pt;">; avant ce funeste jour dans sa vie, le philosophe couchait dans la
    chambre de sa mère. Il parle de l'insincérité de Beauvoir dans ses</span> <em><span style="font-size: 14pt;">Mémoires</span></em><span style="font-size: 14pt;">(on y voit en effet un Sartre
    "évadé" du stalag, alors qu'il a été libéré, peut-être par intervention de Drieu la Rochelle). Elle signale qu'il n'a écrit qu'une fois en juin 1941 dans</span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">Comoedia,</span></em> <span style="font-size: 14pt;">une revue collaborationniste, avant de comprendre son erreur, alors qu'il y publie un hommage funèbre à Giraudoux
    (</span><em><span style="font-size: 14pt;">"antisémite et défenseur de Hitler en 1939"</span></em> <span style="font-size: 14pt;">- lire</span> <em><span style="font-size: 14pt;">Pleins
    pouvoirs</span></em><span style="font-size: 14pt;">) le 5 février 1944, etc. Sur sa compagne nécessaire, il ajoute que son livre hagiographique de la Chine maoïste,</span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">La <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/59b6/longue-marche.html">Longue Marche</a>,</span></em> <span style="font-size: 14pt;">a surtout été écrit en bibliothèque, plus à
    partir de livres et d'articles que de constats effectués sur place...</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Politiquement : Sartre avoue n'avoir pas compris le nazisme en 1933, alors qu'il vivait en Allemagne ; il dit n'avoir pas voté en 1936
    et regardé les défilés du Front populaire avec indifférence ; il signale qu'il a défendu l'intervention en Espagne, pourvu qu'on ne lui demande pas d'y participer concrètement ; il a justifié le
    pacte germano-soviétique ; il a été apolitique au stalag, précise qu'il n'a causé aucun désordre dans le camp, mais qu'il faisait de cette docilité... une "forme d'engagement" ; il dit qu'en 1947
    il n'est toujours pas politisé. Il compagnonne ensuite avec les violences révolutionnaires du siècle : il soutient l'URSS, les pays de l'Est, la <a href=
    "http://www.lemonde.fr/sujet/a51f/chine-de-mao.html">Chine de Mao</a>, il minimise les victimes de la Révolution culturelle et doute qu'elle ait pu en entraîner ; il publie dix-huit articles
    favorables à Castro ; il réitère la légende d'une rupture avec le PCF après Prague, mais regrette que le Parti communiste français n'ait pas pris le pouvoir en mai 68 ; il prétend qu'en mai de
    Gaulle a demandé à Massu de prendre le pouvoir ; il écrit sur <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/129f/daniel-cohn-bendit.html">Daniel Cohn-Bendit</a> :</span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">"Il était loin d'être brillant. Je ne l'aimais pas tellement"</span></em><span style="font-size: 14pt;">; et sur <a href=
    "http://www.lemonde.fr/sujet/d762/raymond-aron.html">Raymond Aron</a> :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"De toute évidence, il est totalement, complètement, systématiquement de deuxième
    ordre, fondamentalement c'est un con et un imbécile."</span></em><span style="font-size: 14pt;">Il célèbre l'illégalisme révolutionnaire et fait l'éloge du</span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">"bain de sang"</span></em> <span style="font-size: 14pt;">pour des raisons politiques ; à propos de Cuba, il extrapole une théorie générale du gouvernement par la terreur
    :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"Pour réussir, une révolution doit aller jusqu'au bout. Pas question de s'arrêter à mi-chemin. La droite utilisera toujours la terreur pour lui barrer
    la route, donc la révolution doit recourir à la terreur pour l'arrêter."</span></em> <span style="font-size: 14pt;">Il légitime et justifie l'usage de la peine de mort pour des raisons politiques
    ; il soutient les attentats terroristes des Palestiniens en 1972 :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"Les Palestiniens n'ont pas d'autre choix, faute d'armes, de défenseurs, que le
    recours au terrorisme.</span></em> <span style="font-size: 14pt;">(...)</span> <em><span style="font-size: 14pt;">L'acte de terreur commis à Munich, ai-je dit, se justifiait à deux niveaux :
    d'abord, parce que tous les athlètes israéliens aux Jeux olympiques étaient des soldats, et ensuite, parce qu'il s'agissait d'une action destinée à un échange de prisonniers."</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Il défend la "bande à Baader" :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"D'un point de vue moral et révolutionnaire, les enlèvements
    et les meurtres d'industriels allemands commis par le groupe sont absolument justifiés"</span></em><span style="font-size: 14pt;">, et ceci :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"Le groupe
    Baader-Meinhof se conduisait tout à fait bien. Ils n'ont jamais tué un seul innocent. Ils traquaient les porcs vicieux à l'intérieur de leur société, et les colonels américains qui rampaient
    devant eux"</span></em> <span style="font-size: 14pt;">; il fait de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/3a83/claude-lanzmann.html">Claude Lanzmann</a></span> <em><span style=
    "font-size: 14pt;">"un bon bourgeois"</span></em> <span style="font-size: 14pt;">qui</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"chante les louanges d'Israël"</span></em><span style=
    "font-size: 14pt;">sans voir</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"ce qui arrive aux pauvres Palestiniens, chassés de leur terre, leurs maisons saisies sans indemnisation, leurs enfants
    chassés des écoles, harcelés du matin jusqu'au soir, battus par des étrangers armés jusqu'aux dents. Lanzmann voit les Israéliens comme des victimes de l'Holocauste. Et pour lui quiconque
    critique la politique israélienne est antisémite. Point"</span></em><span style="font-size: 14pt;">. Il légitime le</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"revanchisme"</span></em><span style=
    "font-size: 14pt;">comme fondement de la justice populaire :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"L'idée de vengeance est une idée morale."</span></em> <span style="font-size: 14pt;">Il
    défend Kim-Il-Sung, le dictateur nord-coréen ; il affirme que ne pas écrire contre la répression de la Commune, c'était se faire le complice des Versaillais puis, parlant de Goncourt et Flaubert,
    qu'</span><em><span style="font-size: 14pt;">"on aurait dû les abattre"</span></em><span style="font-size: 14pt;">- sans préciser qu'il n'écrivit pas contre l'occupation allemande et qu'on n'a
    pas intérêt à relire aujourd'hui</span> <em><span style="font-size: 14pt;">Paris sous l'Occupation</span></em> <span style="font-size: 14pt;">("Situations", III), un texte de 1945 qui manifeste
    plus d'empathie pour les officiers allemands, tellement aimables qu'ils</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"offraient, dans le métro, leur place aux vieilles femmes, ils s'attendrissaient
    volontiers sur les enfants et leur caressaient la joue",</span></em><span style="font-size: 14pt;">que pour les aviateurs alliés qui mettaient la sécurité des civils en question. Le philosophe
    trouve qu'en entretenant leurs locomotives pour qu'elles soient en état de marche, d'une certaine manière, les cheminots collaboraient :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"Le zèle qu'ils
    mettaient à défendre notre matériel servait la cause allemande"</span></em><span style="font-size: 14pt;">...</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">La conclusion de Gerassi à ce livre d'entretiens est la suivante :</span> <em><span style="font-size: 14pt;">"Sartre n'est pas
    seulement le plus grand moraliste de ce siècle. C'est également son plus grand prophète."</span></em> <span style="font-size: 14pt;">Sans commentaire...</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff00ff;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Michel Onfray</strong></span>,</span> philosophe</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Jun 2011 15:15:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e89bcfc799154a905f4f9e3e7cba8534</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-le-vrai-visage-de-jean-paul-sartre-par-edouard-boulogne-76118361-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[N'oublions pas....... Lénine! par Edouard Boulogne.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-n-oublions-pas-lenine-par-edouard-boulogne-49108359.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 24pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">N'oublions pas......Lénine!</span></strong>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="300" width="215" src="http://img.over-blog.com/215x300/0/58/79/61/200px-Lenin_1920.jpg" alt="200px-Lenin_1920.jpg" class="noAlign">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">( Je m'aperçois que c'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Lénine, le 22 avril 1870.&nbsp; Il ne faut pas oublier
    cet homme, l'un des grands criminels de l'histoire. Parce que ses dévôts demeurent encore nombreux dans le monde. Certes il n'y a plus beaucoup de partis ouvertement communistes dans le monde. La
    plupart, quoique toujours imbus des principes de Vladimir Oulianov dit Lénine, ont supprimé la référence communiste de leurs statuts&nbsp;mais n'en demeurent pas moins dangereux.&nbsp;Et certains
    plus cyniques, ou plus imbéciles sont restés des partis communistes. Ainsi en Chine, en France, et dans notre département français de la Guadeloupe!!!!!</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">Oui, "faisons mémoire", en souvenir des dizaines de millions de victimes de l'utopie rouge. C'est pourquoi&nbsp; je publie ici
    la notice que je lui ai consacrée dans mon livre <span style="text-decoration: underline;">Libres paroles, un abécédaire politique.</span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">E.Boulogne, ce 22 avril 2010, à 22heures. ).</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #008080;"><strong><span style="font-size: 24pt;">LENINE.</span></strong> <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 24pt;">(1870-1924).</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;<img height="300" width="206" src="http://img.over-blog.com/206x300/0/58/79/61/212.jpg" alt="212" class="noAlign"></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #008000;"><em><strong><span style="font-size: 12pt;">«　Le mensonge n’est pas seulement un moyen qu’il est permis d’employer, c’est le moyen le plus éprouvé de la lutte
    bolchevique　».</span></strong></em><strong>Lénine.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #008000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong>　</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>Comme le disait, en Sorbonne, vers 1965, Raymond Aron, «　la malchance d’Auguste Comte, c’est de n’avoir pas trouvé son
    Lénine　». Pour Aron, Auguste Comte était lui aussi un de ces penseurs systématiques «　énormes　» qu’enfanta à profusion le 19è siècle, et il ne cédait en rien sur le plan du génie à Marx. Mais
    Marx à partir de 1917, sortit des petits cénacles universitaires, et des officines révolutionnaires pour entrer dans la grande Histoire. Grâce à Lénine　: Vladimir Illitch Oulianov, dit
    Lénine.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>De l’avis des connaisseurs de son œuvre, (Nicolas Berdiaev par exemple) Lénine n’est pas un grand philosophe. Là où il est
    génial c’est sur le plan de l’action révolutionnaire, de la stratégie et de la tactique révolutionnaire. Il dément en quelque sorte les dires d’un Hegel sur le rôle secondaire qu’auraient les
    individualités sur le cours de l’histoire. Sans Lénine, la révolution de 1917 en Russie eut vraisemblablement avorté, le cours de l’histoire eut été tout autre. Nous ne saurons jamais quel il
    aurait été.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>C’est Lénine qui créa le parti bolchevique, un outil incomparable pour s’emparer du pouvoir et le conserver, malgré une
    position ultra minoritaire en Russie.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>C’est Lénine qui, refusant tout patriotisme, refusa l’Union sacrée avec le pouvoir politique russe contre l’Allemagne pendant
    la 1<sup>ère</sup> guerre mondiale, contrairement aux autres partis de gauche.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>C’est Lénine qui, en 1917, refusa toute alliance, après la mise à l’écart du Tsar, avec le parti socialiste modéré de
    Kerinski.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>C’est lui, encore, qui déclencha l’insurrection armée de novembre 1917, et institua sa méthode de gouvernement par la
    terreur.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>C’est lui encore qui devant la gravité de la situation de la Russie en 1921, lança la Nouvelle Politique Economique, qui
    consistait à faire appel à l’aide des pays capitalistes, sans renoncer à rien des projets révolutionnaires. On connaît son mot <em>«　Ils (les capitalistes) nous vendront même la corde avec
    laquelle nous les pendrons　».</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>La chance de Lénine est d’être mort en 1924. Ses partisans en ont fait une idole, dont le cadavre embaumé fut exposé au public
    jusqu’en 1991, et même après.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>Quand il ne fut plus possible, au cours des années 50, après la mort de Staline de cacher les crimes du communisme, on tenta
    de faire porter le chapeau au seul Staline. Mais Lénine ne lui céda en rien en cruauté, seul le temps lui manqua. C’est lui qui écrivit au Commissaire du peuple Koursky en 1921　:</strong>
    <em><strong>«　Camarade Koursky, d’après moi il faut étendre l’application de la fusillade… Pour compléter notre conversation je vous envoie une esquisse d’un paragraphe supplémentaire du Code
    pénal….La pensée de base, j’espère, est claire, malgré tous les défauts du brouillon　: il faut exposer ouvertement une position véridique du point de vue des principes et de la politique (et non
    pas étroitement juridique), de façon à motiver l’essence et la justification de la terreur, sa nécessité, ses limites. La Justice ne doit pas supprimer la terreur (promettre cela serait tromper
    ou se tromper) mais la fonder et la légitimer en principe, clairement, sans faux-fuyants ni ornements. La formulation doit être la plus large possible.</strong></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><em><strong>Salutations communistes　»　: Lénine.</strong></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>C’est Lénine encore qui organisa la famine, systématiquement pour mieux contrôler les masses et les soumettre à la politique
    du Parti. Ses instructions, à cet égard, sont parfaitement claires et effrayantes　:</strong> <em><strong>«　Le monopole du pain, les tickets de pain, la corvée généralisée, voilà ce qui dans les
    mains des Soviets tout-puissants, est le meilleur moyen de contrôler et de compter… Ce moyen de contrôler et de forcer à travailler est bien plus fort que les lois de la Convention et sa
    guillotine. La guillotine ne faisait qu’effrayer, que briser les résistances actives. Nous voulons plus.</strong></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><em><strong>Nous voulons plus. Nous ne devons pas seulement effrayer les capitalistes de manière qu’ils sentent la toute-puissance du
    gouvernement prolétarien et ne songent même plus à lui opposer une résistance active. Nous devons aussi briser la résistance passive, qui est indéniablement encore plus redoutable et nuisible. Et
    nous en avons le moyen… Ce moyen, c’est le monopole du pain, les tickets de pain, la corvée　généralisée　».</strong></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>Dans les années 60 du siècle dernier, les marxistes tentèrent de dédouaner le communisme aux yeux du grand public qui
    commençait, timidement, à ouvrir les yeux. On se paya le luxe de dire une partie de la vérité pour tenter d’occulter l’essentiel. C’est ainsi que Kosta Gravas réalisa le film <em><span style=
    "text-decoration: underline;">l’Aveu</span></em> sur les procès truqués du communisme. Tous les péchés furent attribués à la «　déviation　» stalinienne. L’une des dernières images du film montre
    des jeunes, écrivant, la nuit, sur les murs des slogans　; «　Lénine, réveille toi, ils sont devenus fous　».</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>Mais Lénine savait tout. Il était l’inspirateur. C’est lui qui institua le Goulag.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>Il ne faut pas non plus en faire un bouc émissaire. Il n’était lui-même qu’un continuateur, continuateur de Marx dont
    maintenant certains voudraient faire une sorte de Saint, et qui déjà en 1871, se réjouissait de l’écrasement de la commune de Paris par le gouvernement bourgeois de M. Thiers, pour la raison que
    l’écrasement des socialistes français de tendance proudhonienne allait donner la primauté aux marxistes dans la première internationale. Alors les «　camarades　» couraient. Le «　Nouveau Monde　»
    était devant eux. Les survivants pleurent　! Pas tous, hélas　! Le ventre est encore fécond dont est sorti la bête immonde!</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong>　Pour approfondir.</strong></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin-left: 2em;">
    <p>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="color: #008080;">Gérard Walter　: Lénine ( Marabout Université).</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="color: #008080;"><strong>Hélène Carrère d’Encausse　: Lénine ( Fayard).</strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="color: #008080;"><strong>Vladimir Volkoff　: La trinité du mal (Editions de Fallois / L’Age d’homme).</strong></span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #008080;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;<img height="300" width="206" src="http://img.over-blog.com/206x300/0/58/79/61/212.jpg" alt="212.jpg" class=
    "noAlign"></span></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Apr 2010 03:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cd21500002fcb9d90ae2441cff245123</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-n-oublions-pas-lenine-par-edouard-boulogne-49108359-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La mort du "père" Jean Cardonnel, par Gérard Leclerc.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-la-mort-du-pere-jean-cardonnel-par-gerard-leclerc--37436536.html</link>        <description><![CDATA[<span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: underline;"><b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 24pt;">La mort du "père" Cardonnel,
    par Gérard Leclerc.<br>
    <br>
    <br>
    <img height="413" width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61//P-re-Jean-Cardonnel.jpg" class="noAlign"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;(Jean
    Cardonnel).</span></span></span></span></b></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">( Le «&nbsp;père&nbsp;» Cardonnel est mort le 4 juillet
    dernier. Vous saurez qui était le «&nbsp;père&nbsp;» Cardonnel, en lisant, ci-dessous, ce que l'écrivain et journaliste Gérard Leclerc en a écrit dans son Journal, le 6 juillet 2009, et que
    l'hebdomadaire La France catholique vient de publier dans son dernier n° du 11 octobre.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Gérard Leclerc écrit : La mort du père Cardonnel. Les
    guillemets du début, sont de moi. Il faut que je m'en explique.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">A mes yeux le paternité est une chose trop précieuse et
    importante pour que le terme en soit trop généreusement, et indifféremment appliqué.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Il est facile d'être un géniteur, beaucoup plus difficile
    d'être un père.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">La paternité est liée à la création. Elle est une vocation. Du
    moins elle devrait l'être. Le père se doit d'être un guide, un sculpteur, un éducateur, un «&nbsp;épanouisseur&nbsp;».</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Il doit être un modèle, tout en respectant l'être dont il est
    responsable. Dans modèle, il a modeler. Mais l'enfant n'est pas une matière ordinaire. Il est une personne humaine. Il est un être doté de caractères propres et uniques qui constituent sa
    vocation (il n'y a pas une personne absolument réductible à une autre). Tel fils du titulaire d'un grand nom du monde des affaires, de la politique, tel descendant d'une dynastie militaire, n'est
    pas «&nbsp;fait&nbsp;» pour être nécessairement PDG d'entreprise, ou général d'armée. Peut-être sa voie est-elle celle de la prière au coeur d'un Carmel, ou d'un artiste un peu
    bohème.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Mais au départ, et c'est le propre de l'être humain, l'enfant
    est aussi ouvert sur un grand nombre de possibles, pas nécessairement compatibles avec sa vocation intime. Le monde est plein de risques, et d'équivoques, ou faute d'un père digne de ce nom,
    sculpteur mais respectueux de l'être qui lui est confié, l'enfant risque de se perdre corps et bien.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Rastignac est encore un bon jeune homme, assez généreux et
    naïf, quand il rencontre dans le jardin de la pension Vauquer (dans le roman de Balzac Le père Goriot) le monstrueux Vautrin, le Tentateur.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">La paternité donc, comme une grande aventure, un projet
    héroique, une ascèse difficile, impliquant l'intelligence, le talent, et plus que tout : le don de soi, l'esprit de service.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">C'est aussi, me semble-t-il la raison pour laquelle l'Eglise
    catholique a fini par imposer, au plan du vocabulaire, le nom de père, à ceux qui ont choisi la vocation sacerdotale. Un vrai prêtre doit tendre à être un père.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Mais, de même que la génitalité n'implique pas l'esprit de
    paternité, de même le sacrement de l'ordre n'engendre pas, magiquement, de vrais «&nbsp;maîtres&nbsp;» de spiritualité, de vrais pères. Il y a des faussaires, des pères abusifs, castrateurs,
    captatifs, malhonnêtes, Tartuffe.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">De même dans le sacerdoce.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">L'histoire de l'Eglise, et son actualité la plus immédiate le
    rappelle à l'envi.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Il y a de mauvais papes, évêques, (petits administrateurs
    diocésains) simples prêtres qui trahissent leur vocation, et abusent de leurs ouailles en prétendant les conduire, en troupeaux dociles, sur des voies qui ne sont pas celles de Dieu, mais celles
    de leurs passions, et de leurs vices.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Balzac, encore lui, a superbement décrit les manoeuvres de
    l'ambitieux abbé Troubert, qui pour devenir vicaire épiscopal, puis évêque ( un peu plus que simple administrateur diocésain, certes!), deshonore, injustement, puis élimine un brave homme de
    prêtre, l'abbé Birotteau, qui lui faisait, sans même le savoir, de l'ombre.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">C'est pourquoi, le catholique que je suis, à mesure qu'il
    prend de l'âge et acquiert de l'expérience, se déprend de certains usages dangereux pour la liberté du chrétien, et pour le Bien de l'Eglise elle-même. Je ne donne plus du «&nbsp;père&nbsp;», à
    tout ecclésiastique, en tant que tel, mais à ceux seulement, qui, tant bien que mal, s'efforcent de mériter ce titre magnifique.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">A ceux-là, oui, père! Mais sûrement pas à tel gras chanoine
    épris de son confort, où à cet efflanqué haletant, prétendant parler au nom du Christ, mais possédé, de fait, par une idéologie «&nbsp;révolutionnaire&nbsp;» meurtrière, dont l'idéologie nourrit
    son âme gorgée de ressentiment, d'autant plus redoutable que le plus souvent sans véritable objet.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Tel fut partiellement, le «&nbsp;père&nbsp;» Jean Cardonnel,
    dont Gérard Leclerc brosse un portrait accéré et généreux à la fois. Car, par delà ses limites, ses faiblesses, et ses errements, chacun reste un homme, qu'il faut tenter de comprendre, et
    d'aimer. Tâche essentiellement chrétienne, et donc difficile.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;">Edouard Boulogne</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-weight: normal;">«&nbsp;6 Juillet</span></span></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">La mort du père Jean Cardonnel - ce 4 juillet, il avait 88 ans - ne m’est nullement indifférente. J’ai eu l’occasion de connaître
    l’homme dans ses années les plus «&nbsp;flamboyantes&nbsp;», et lorsque je remémore mes souvenirs, je ne puis que reconnaître sa chaleur méridionale, son extraordinaire présence. En 1968, j’étais
    au Quartier latin, lorsqu’il prêcha son carême révolutionnaire, préconisant la grève générale comme signe tangible pour remplacer avantageusement le jûune, l’aumône et la pénitence. C’était un
    peu l’ambiance du moment, en plein essor de la Révolution culturelle chinoise, l’exaltation lyrique du Tiers-Monde et une culture marxisante largement partagée dans l’intelligentsia. Je n’étais
    pas allé l’écouter à la Mutualité, mais on m’avait rapporté ses propos. Je revois encore un aumônier d’Henri IV confiant sa perplexité. Ce dominicain exalté avait-il la foi&nbsp;? Car il n’y
    avait pas seulement en jeu son engagement politique. Il entendait renouveler le langage théologique, voulant briser la gangue métaphysique de tout un discours ecclésial. Il faudrait avoir à
    l’esprit la rhétorique en usage alors sur le thème «&nbsp;Dieu est mort en Jésus Christ&nbsp;». Mais elle s’est très vite démodée. C’est le paradoxe de ces tentatives d’intégration pour rejoindre
    l’esprit du temps qui sont frappées d’obsolescence presque aussitôt après qu’elles ont paru l’avant-garde même.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Toujours est-il que c’est quelques mois après son carême révolutionnaire que je fis la connaissance de Jean Cardonnel. J’avais alors
    un ami qui tenait la chronique religieuse de Combat, Charles Reymondon. Il signait ses papiers sous le pseudonyme de Baruch. Il était prêtre, religieux mariste - il demanderait d’ailleurs
    quelques temps après sa réduction à l’état laïc. Ancien disciple du père Marcellin Fillères, il était le plus singulier informateur religieux que comptait alors Paris. Il faut dire que Combat
    était un quotidien hors-normes lu par les non-conformistes. L’époque glorieuse de la Libération n’était pas oubliée avec les éditoriaux d’Albert Camus. Henri Smadja, le directeur-propriétaire,
    laissait à Philippe Tesson, son rédacteur en chef, toute latitude pour diriger la rédaction. C’est grâce à Combat que j’avais fait connaissance avec Reymondon. Il n’avait pas hésité à ouvrir un
    débat-fleuve avec le jeune journaliste que j’étais alors. Il venait de publier un livre dans une collection dirigé par Tesson et avait eu l’idée d’organiser une discussion à son sujet dans le
    journal. C’est ainsi qu’un beau soir je me suis retrouvé dans la deux-chevaux de Robert Toubon aux côtés de Baruch et de Jean Cardonnel à destination de Versailles. Nous devions aller, en effet,
    chez Louis Salleron&nbsp;! Un affrontement Cardonnel-Salleron, ça promettait&nbsp;! Ce dernier, professeur émérite d’économie à l’Institut catholique, rédigeait alors une page très militante dans
    l’hebdomadaire Carrefour sous le titre «&nbsp;Le laïc dans l’Église&nbsp;». Il y défendait les positions d’un traditionalisme intelligent. Intellectuel de grande culture, très marqué par la
    pensée de Simone Weil, il était armé d’une ironie des plus redoutables. Mais j’étais loin d’imaginer la soirée que nous passerions à son domicile.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Coincé dans les embouteillages de la porte de Saint-Cloud, nous mîmes un temps considérable pour atteindre l’autoroute de l’Ouest.
    Cela nous permit largement d’aborder la discussion avec le père Cardonnel. L’homme me parut tout de suite cordial, direct, beaucoup plus nuancé que je m’y attendais. Surprise&nbsp;: son
    progressisme ne s’accommodait guère d’un laisser aller théologique. Il protestait avec véhémence contre certaines licences des traductions liturgiques. Plus tard, Gustave Thibon me confierait
    qu’il avait jadis reçu une lettre du jeune frère Jean Cardonnel lui reprochant de ne pas s’inspirer d’un thomisme plus rigoureux. Je ne sais si quelqu’un s’attaquera un jour à une biographie de
    l’intéressé. Elle pourrait nous apprendre beaucoup sur l’évolution intellectuelle d’après-guerre, telle qu’elle a été vécue par une génération de jeunes clercs, perturbée par le climat
    idéologique et les transformations politiques du monde. Il est peu douteux que le mélange idéologico-religieux a produit une inclination vers un prophétisme qui trouvait ses marques dans ce qui
    apparaissait alors comme à l’avant de l’émancipation humaine. La générosité évidente de pareil attitude n’était pas indemne d’un dérapage sérieux. N’est-ce pas Bernanos qui déclarait un
    jour&nbsp;: «&nbsp;Je serai fusillé par des prêtres portant en poche le Contrat social de Rousseau.&nbsp;» Mais nous n’en étions pas encore là.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">A Versailles, chez Salleron, ce fut l’inattendu qui arriva. Ce n’est pas Cardonnel qui dominait par son verbe, nous assistâmes à un
    festival Salleron. Je pense que notre révolutionnaire était quelque peu médusé. Il ne s’attendait surement pas à trouver pareil interlocuteur. Baruch avait bien choisi. Il savait que le
    Versaillais n’était pas de petite pointure et qu’il était capable d’attaquer sur les terrains les plus surprenants. Bernard Billaud a raconté dans son beau livre sur Jacques Chirac, comment il
    avait fait rédiger par Salleron un discours que le maire de Paris devait prononcer devant un auditoire franc-maçon. Ce fut un triomphe, Chirac n’ayant rien retranché ou ajouté au texte préparé.
    Certes, Cardonnel n’était pas inerte, il fut loin d’être inexistant, mais en-dessous des éclats auxquels on s’attendait. Je serais incapable de reprendre la substance de la conversation. Mais on
    pourrait la retrouver quasi in-extenso dans la collection de Combat où elle fut publiée par la suite. Il y en eut des pages et des pages. Aujourd’hui, une telle prolixité serait inimaginable.
    Mais Combat était Combat, bravant toutes les règles.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">En cours de soirée, il y eut une autre surprise&nbsp;: l’arrivée de Madame Salleron accompagnée d’un de ses fils religieux - Carme,
    peut-être&nbsp;? Visiblement l’épouse de notre hôte était ahurie de retrouver Cardonnel chez elle&nbsp;! Quand au jeune religieux en habit, il rompit un peu le rythme par des considérations assez
    scolastiques. Cardonnel devait le trouver «&nbsp;terriblement romain&nbsp;». C’est vrai qu’il faisait ses études à Rome. Le style du papa lui convenait beaucoup mieux. Je dois ajouter que le
    jeune religieux, dont le rayonnement était grand, devait mourir prématurément, et que ce serait une rude épreuve pour les Salleron. Nous quittâmes fort tard leur domicile, reconduits à Paris dans
    la vaillante deux-chevaux de Robert Toubon. Celui-ci, frère du futur ministre Jacques Toubon était un collaborateur proche de Philippe Tesson. Il devait diriger plusieurs années le Quotidien du
    médecin et sera quelque temps mon directeur de rédaction au Quotidien de Paris. J’ai gardé le meilleur souvenir de lui. Cette nuit là, il fut ravi de tout ce qu’il avait entendu, et nous eûmes
    très longtemps après l’occasion de reparler de Baruch. Lequel s’était retranché dans sa Thébaïde&nbsp;; je ne le revis qu’une seule fois, en compagnie de Christian Bailly, un autre disciple
    étonnant du père Fillères, qui porta longtemps le projet d’un immense musée de la presse.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Souvenirs, souvenirs… Charles Reymondon s’est éteint en 2000, dans un grande paix. Je le dis parce que c’était quelqu’un de tourmenté.
    Avec Cardonnel il avait en commun une passion politique, qui l’amenait à délirer un peu sur «&nbsp;la dictature du prolétariat&nbsp;». Y croyait-il vraiment&nbsp;? Il avait en tête tout un
    système intellectuel très construit, qui participait lui aussi des hantises des années 60-70. Quand à Jean Cardonnel, je devais le revoir deux ou trois fois, la dernière par hasard dans les rues
    de Montpellier. La première, il m’avait livré ses impressions de la soirée versaillaise, un peu en retrait par rapport à Salleron qu’il jugeait plus figé que sur le moment. Je ne me souviens plus
    des circonstances où il évoqua pour moi le grand séjour qu’il venait de faire en Chine. Enthousiaste est trop peu dire, il en était quasi transfiguré&nbsp;: «&nbsp;Il faudrait que je vous raconte
    cela en détail. C’est une expérience inoubliable.&nbsp;» J’étais plus que réservé, me doutant bien que la réalité devait être épouvantable à l’encontre du tableau ahurissant qu’on nous avait
    offert. Même le livre d’Alain Peyrefitte (Quand la Chine s’éveillera) avait provoqué ma méfiance. J’avais sur le moment écrit un article intitulé «&nbsp;Pourquoi je ne veux pas mourir
    maoïste&nbsp;!&nbsp;» C’est dire l’ambiance. Cardonnel avait vraiment poussé le bouchon très loin. Le sommet fut atteint lors d’une «&nbsp;radioscopie&nbsp;» avec Jacques Chancel, où notre
    dominicain exalté déclara que la Chine qu’il avait visitée se présentait à lui comme un immense couvent, dont le père-abbé était en somme le grand timonier. La Révolution accomplie, il l’avait
    vue de ses yeux, et il s’indignait qu’on put mettre en doute ses allégations. A un évêque qu’il lui avait objecté que ce ne devait pas être très drôle, il avait répondu à peu près&nbsp;:
    «&nbsp;Comment, Monseigneur, vous auriez voulu que ce soit comme chez nous, débridé, immoral&nbsp;?&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Mon oncle prêtre qui avait écouté cela de toutes ses oreilles avait réagi vivement&nbsp;: «&nbsp;Tous les fous ne sont décidément pas
    enfermés&nbsp;!&nbsp;» C’est vrai qu’il y avait de quoi s’interroger sur cet opium des intellectuels et des clercs qui faisait délirer, comme ça n’était pas permis. J’y ai repensé, non sans
    accablement, lorsque j’ai lu la grande biographie de Mao publié il y a 3 ans chez Gallimard. Dans mes appréhensions et en fonction de mes informations (exemples La Chine du cauchemar de Lucien
    Bodard ou les avertissements d’un Simon Leys dans Les habits neufs du président Mao) je n’avais pas imaginé le degré d’horreur atteint par ce régime, au total le plus meurtrier du XXe siècle. Mao
    qu’une part de notre intelligentsia avait présenté sous les couleurs les plus laudatives - un immense penseur, un stratège génial, un politique hors classe - avait été en fait le plus cynique des
    manœuvriers, dépourvu d’humanité, couvert de sang jusqu’à l’écœurement. L’épouvante seule qualifie ce régime qui n’eut jamais la moindre considération pour le peuple qu’il prétendait
    servir.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Je sais qu’on a reproché à cette biographie d’avoir éludé la part idéologique, marxiste, de Mao, celle où un Soljénitsyne discerne le
    facteur multiplicateur et justificatif de la Terreur. C’est possible, mais je ne puis m’empêcher de penser que les deux auteurs sont justifiés dans leur analyse d’un personnage avide de son seul
    pouvoir et se servant beaucoup plus de l’idéologie qu’il n’est asservi par elle.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">Que dire, en conclusion, de Jean Cardonnel&nbsp;? Ma dernière entrevue à Montpellier me l’avait révélé inchangé. Il se préoccupait
    alors du sort des prisonniers en France. Très louable cause, pour laquelle il eut été à bon escient mobilisé à l’heure de la Chine maoïste, qui loin d’être un couvent était une immense prison. Un
    de ses frères dominicains, largement son cadet, membre comme lui de la province de Toulouse, m’a dit qu’il était demeuré impénitent. Sans doute était-il de ce type d’homme dont l’enthousiasme et
    la générosité empêchent la sagesse de les éclairer. J’avoue avoir gardé néanmoins de l’amitié pour l’homme chaleureux qui ne m’avait pas considéré et traité comme un adversaire. Le père André
    Gouzes m’a raconté un jour qu’il l’avait accueilli dans sa belle abbaye de Sylvanès, en lui expliquant qu’en ce haut lieu les biens spirituels et culturels étaient le plus largement offerts au
    peuple. C’était, d’un même mouvement, sincère et un brin malicieux. Ce qui est sûr, c’est que Jean Cardonnel a voulu bien faire, qu’il s’est dépensé sans compter pour ce qu’il croyait être la
    justice. On se souviendra de lui comme d’un aventurier peut-être téméraire. On regrettera ses errements, on s’interrogera sur les illusions d’une époque. Mais puissions nous, forts de la lucidité
    que donne l’expérience, ne pas mépriser pour autant l’élan qui veut renouveler le monde et servir les pauvres.&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><br>
    <br></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="color: #800000;"><b><span style="font-size: 14pt;">Gérard Leclerc.</span></b></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <a href="http://www.cardonnel.info/"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">http://www.cardonnel.info/</span></span></a>
  </p>
  <p align="justify">
    <a href="http://www.marcellin-fillere.com/charles.php"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">http://www.marcellin-fillere.com/charles.php</span></span></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 00:49:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8125b96e196a3bc65e8d6309787b164c</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-la-mort-du-pere-jean-cardonnel-par-gerard-leclerc--37436536-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Taubira, ou l'élue resquilleuse, par Eric Nogard.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-31008674.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "color: #800000;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong>
    Fort-de-France, le 15 Avril 2009</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff0000;">Sacrée Taubira-Delanon,</span></span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff0000;">Ou,</span></span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 24pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">L’Elue
    Resquilleuse.</span></span></span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp; <a onclick="window.open(this.href); return false;" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/58/79/61//v_8_ill_722972_05122015_taubira-x1p1_ori.jpg"><img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61//v_8_ill_722972_05122015_taubira-x1p1_ori.jpg"
    height="382" class="noAlign"></a>&nbsp;<strong><span style="color: #ff0000;">Mme Taubira, ce vrai pitbull de la politique française).</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Qui ne connaît la Taubira-Delanon, cette Elue Française de Guyane.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">En tout cas, on ne le sait que trop bien&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Mieux coiffée qu’elle, y en a pas.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Mieux Elue qu’elle, y en a pas.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Plus volubile qu’elle, pas davantage.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Mais plus resquilleuse que la Taubira, même pas la Delanon.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">A l’entendre ou à ce qu’il semble, elle serait Négresse.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">A l’entendre dire à tue-tête, sa Terre serait l’Afrique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Humaniste comme elle l’est, elle combat le Crime contre l’Humanité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Elle demande réparation de ce Crime, elle est Amnésique quant à son Auteur.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Qui doit payer la note, l’Afrique n’est pas nommée.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Qui empoche la galette, Ben, «&nbsp;suivez mon regard&nbsp;»&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Et c’est toujours pareil, toujours la même musique, Coquine de Taubira.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Des sous, des sous, des sous, ce n’est pas cher payer</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Le crime de l’Esclavage, car il n’a pas de prix.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Faire souffrir la peau noire à cultiver la canne, quoi de plus monstrueux</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Sans compter le pire du pire, le traumatisme moral inscrit sur les visages.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Des sous, des sous, des sous, Profiteurs réparez, la blessure est ouverte.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Mais alors, Taubira, tout cela grâce à Qui&nbsp;? Si ce n’est à l’Afrique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Elle qui depuis toujours, depuis des millénaires, fait commerce des NOIRS.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Elle qui de nos jours en tire encore profit, tu ne le sais que trop,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Taubira-Delanon, mais qu’as-tu à en dire, toute l’Afrique t’écoute.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Car, vois-tu, ma coquine, quelque-part tu nous caches, quelque-part tu nous mens.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Toi la grande causeuse, réponds à nos questions.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "color: #800000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    … / …</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Dans toute la mesure où tu te sens Négresse et ta Terre est l’Afrique&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Pourquoi ne cherches-tu pas, comme le font les Juifs, à revenir au Pays d’où tu viens.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Pourquoi le prives-tu d’une part de tes ressources, ce que paie tout Arabe hors du Pays natal.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Pourquoi retiens-tu la DIME que doit payer le NEGRE au Vaudou Africain, donc ton denier du culte.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Pourquoi tais-tu au Monde que toute réparation que tu souhaites de ce mal qu’on t’a fait</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Est due à l’Afrique, l’Auteur SINE QUA NON, et non pas à toi, petite resquilleuse.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Réclame réparation au profit de l’Afrique qui t’a vendue, puis alors seulement,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Réclame-lui ta part du profit qu’elle a fait «&nbsp;sur ta tête&nbsp;», c’est ton droit.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En t’y rendant toi-même, tu y seras la bien-venue, ton passeport en est
    garant.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En réclamant, par ton Ambassadeur, le Français, pas l’Amérindien&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En en appelant à la Cours de Justice de Bruxelles, voire à celle des Nations
    Unies.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Toi, Elue Française, tu le peux si tu le veux, Taubira-Delanon, petite resquilleuse.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><strong>N.B.&nbsp;:</strong> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L’Afrique peut certainement rapatrier ceux qui le veulent, de
    ses ressortissants vendus comme esclaves ou leurs prétendants et leur distribuer Terres, Gisements et Richesses,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin tout ce qu’ils
    espèrent et que la Martinique ne peut leur donner, la France non plus d’ailleurs, elle fait juste ce qu’elle peut, ce qui n’est pas si mal.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Eric E.G. NOGARD</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">Eric E.G. NOGARD,</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">24 rue Osman Nadeau, Voie 3 Ravine-Vilaine,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">97200 Fort-de-France (MARTINIQUE)</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><strong>Tél. / Fax. / Répondeur :</strong> &nbsp;0596 798102;&nbsp; <strong>Port :</strong> 0696 856708;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><strong>E-mail :</strong></span></span> <a href="mailto:eric.nogard@wanadoo.fr"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "color: #800000;">eric.nogard@orange.fr</span></span></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 04 May 2009 14:34:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a8a436013ee2eca597e49001b25ae25c</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-31008674-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ier mai : Besancenot, le petit camarade d'Elie Domota.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-30901394.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 24pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">Domota-Besancenot : même combat!</span></span></strong></span><br>
    <br>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/DOM._OTA_1er-1-.jpg" height="433" class="noAlign"><br>
    <br>
    <strong><span style="color: #800000;">(Aujourd'hui, en Guadeloupe, dans la commune de Petit-Canal, doit défiler le LKP, et son leader Elie Domota.<br>
    En tête du défilé, tout à côté de l'empereur Elie Ier, devrait se tenir, si rien n'est changé Besancenot, dont le blog l'Insolent, nous brosse le portrait).<br></span></strong><br>
    <br>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Besancenot.jpg" height="473" class="noAlign"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><em>n le présente comme le porte parole d'une nouvelle extrême gauche. D'autres veulent y voir le meilleur allié du
    gouvernement.</em>&gt;<br>
    <br>
    De nombreuses inconnues pimentent heureusement la fade perspective de l'élection européenne au suffrage universel de juin 2009. Parmi celles-ci on citera le sondage à balles réelles que
    représentera le score des listes de Besancenot et de son Nouveau parti anticapitaliste.<br>
    <br>
    Mesurons quand même le rythme d'ascension de cet hypothétique présidentiable, moins impressionnant qu'on voudrait nous le faire croire.<br>
    <br>
    En 2002, âgé de 28 ans, la LCR de Krivine le présente à la place du vieux chef rhumatisant : il obtient 4,3&nbsp;% face à Arlette Laguiller encore presque présentable (5,7&nbsp;%) et au candidat
    d'un parti communiste pratiquement encore vivant le nain de jardin Robert Hue (3,4&nbsp;%).<br>
    <br>
    En 2007 Besancenot n'en obtient que 4,1&nbsp;% contre l'inaudible Marie-Jo Buffet (1,9&nbsp;%), Bové (1,3&nbsp;%), Laguiller pour un combat de trop (1,3&nbsp;%).<br>
    <br>
    La très forte participation permet à la LCR de faire état de 1,5 million de voix.<br>
    <br>
    On retient ce chiffre : on oublie qu'il ne pèse que le 1/3 des voix de l'extrême gauche.<br>
    <br>
    Depuis 8 ans, son conseiller personnel, le camarade Sabado, un vieux de la vieille est parvenu à médiatiser ce jeune compagnon de la directrice littéraire des éditions Flammarion. On a pu, de la
    sorte, lire sa prose dans Le Parisien, dans 20 Minutes, l'entendre sur RMC Infos, le voir dans l'émission satirique "Groland", sur Canal+, et même à un "Vivement dimanche", de Michel Drucker, sur
    France 2. On dit que les Français le trouvent "sympathique", "proche des gens", "courageux", "honnête". Sa spontanéité fait l'objet d'une préparation soignée. Des fiches sont rédigées. on lui
    explique ce que pense Monsieur Français Moyen, qu'à la vérité il côtoie assez peu. Bref, on se trouve en présence d'un travail de pro. Heure de gloire : un sondage affirme que si les citoyens
    devaient revoter, 13&nbsp;% des sondés lui donneraient leur suffrage (cf. Opinion Way des 17 et 18 septembre 2008).<br>
    <br>
    Il se veut à la tête "d'un parti qui les défend jusqu'au bout". Il "ne lâche rien", car il se veut "le seul à être totalement indépendant", viscéralement opposé au Diable, je veux dire à
    "Sarkozy".<br>
    <br>
    Mais, curieusement, il dit la même chose du parti socialiste que de l'UMP. Faut-il y voir un nouveau "populisme"&nbsp;? –&nbsp;comme aiment à l'énoncer ceux que n'effraient pas les mots qui ne
    veulent rien dire.<br>
    <br>
    Depuis plusieurs mois en effet, on crédite l'Élysée, d'où certains pensent que viennent toutes les nuisances, d'une sorte de stratégie machiavélienne sinon méphitique. On soupçonne le
    gouvernement de se servir de cet épouvantail, qui pourtant ne fait encore peur à pratiquement personne, afin d'empêcher le retour de la gauche au pouvoir. On se souvient sans doute que pendant un
    quart de siècle, la Mitterandie avait su prospérer, cohabitant à distance, avec les frasques et tirant parti des mauvaises intentions d'un petit diable breton, qui, nominalement lui faisait
    horreur. Faisant profession de l'exorciser elle-même, la gauche exhortait avec succès la droite à refuser les voix de ses électeurs.<br>
    <br>
    Pour démonétisé que semble désormais cet outillage-ci, on peut imaginer qu'il en aille de même avec son homologue d'extrême gauche. Or, le NPA, de son côté, ne s'affirme aucunement preneur du
    moindre soutien sans participation. Il ne veut pas aller au gouvernement. Et Krivine théorise&nbsp;: "je préfère, voir le PS dans la rue que faire le guignol au Parlement en chantant La
    Marseillaise."<br>
    <br>
    Les anciens bénéficiaires de la diabolisation de l'impossible union des droites n'hésitent pas à opérer une projection manifeste. Ils accusent carrément l'actuel chef de l'État de vouloir faire
    comme eux avec le petit agitateur trotskiste. On s'étonne même qu'une telle rumeur ne sache tirer aucun argument du fait que cet ancien jeune homme, aujourd'hui âgé de 35 ans exerce la
    sympathique profession de facteur dans la bonne ville de Neuilly. "Comme par hasard".<br>
    <br>
    Admettons ossible que, d'aventure le fantasme prenne corps… Révons, cauchemardons que les 9&nbsp;000 cartes placées par le parti fondé en février 2009, –&nbsp;alors qu'on en promettait 10&nbsp;00
    à la Ligue communiste révolutionnaire depuis les années 1970. Si donc cela donnait naissance à un vrai péril pour le système capitaliste, voilà qui ferait concurrence à cette gauche superdiplômée
    dont l'Europe nous jalouse l'influence… Afin de conjurer cette hypothèse on doit se remémorer un certain nombre de caractéristiques bien réelle du petit crocodile.<br>
    <br>
    Tous d'abord, commençons, contrairement à ce qu'il fait lui-même par évoquer ses propositions positives.<br>
    <br>
    Le Nouveau parti anticapitaliste déclare qu'il veut "abolir l'économie de marché". Il propose donc de lui substituer : une économie fondée sur la collectivisation des entreprises "sans indemnité,
    ni rachat", la "régulation centrale de l'activité par le Plan", la "gestion des établissements par des directeurs élus et révocables par les salariés".<br>
    <br>
    Il revendique l'interdiction "de tous les licenciements", l'augmentation immédiate de tous les salaires de 300 euros net par mois, "la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires tout
    de suite, pour toutes les entreprises, et à 30 heures très rapidement" ; "la réunification de toutes les banques, publiques ou privées, dans un seul et même pôle public", etc.<br>
    <br>
    Comme le dit élégamment le sénateur Henri Weber, aujourd'hui social-démocrate mais qui connaît bien la source de cette inspiration pour y avoir contribué dans le passé "le programme du NPA ne
    s'embarrasse pas de réalisme." (cf. sa tribune libre publiée par Le Monde du 7 février)<br>
    <br>
    On lui fait crédit également d'avoir rénové l'imagerie sectaire en passant de Trotski à Che Guevara. Réfléchit-on au fait que désormais les trotskistes se sont réconciliés avec les staliniens.
    Car le Cheux au service des Gueux, fausse figure romantique, les a servis jusqu'au bout. Au moins Lev Davidovitch, lui s'était insurgé contre le totalitarisme soviétique, après l'avoir largement
    construit de ses mains sanglantes.<br>
    <br>
    Besancenot n'a pas su trouver un mot, en octobre, après le merveilleux sondage cité plus haut, pour se démarquer de Rouillan et de son entretien imbécile et non repentant publié par
    L'Express.<br>
    <br>
    Krivine, lui, a l'habileté de prétendre que "la violence vient toujours de la droite". Pur mensonge, mais qui esquive le coup.<br>
    <br>
    Par conséquent Besancenot, si l'on devait faire une différence, me semble pire que Krivine.<br>
    <br>
    Avec Krivine, je n'emploierais évidemment pas le mot de sympathie. Il paraîtrait un peu fort, sinon déplacé. Je lui dois quand même, à ce vieil ennemi, un vrai bon souvenir : en 1961, à l'âge de
    17 ans, je figurais en qualité de benjamin dans le peloton de tête de la liste noire qu'il avait dressée au titre du Front Universitaire Antifasciste. Dans les 10 premiers sur 200, voila un
    classement épatant pour un lycéen. Merci qui&nbsp;? Merci Krikri. Bon, mettons que cet homme-là, en dépit de ses œillères inchangées, de son absence totale d'humour, mérite au moins une part, une
    once, un verni d'estime, par exemple pour avoir rompu dès 1965 avec l'appareil stalino-soviétique et aussi, un peu, pour sa fidélité militante persévérant malgré tout, courageusement, dans
    l'erreur.<br>
    <br>
    Je n'en dirais pas autant de Besancenot, adhérant dès 1988 à une Jeunesse communiste révolutionnaire impunie, c'est-à-dire à la Ligue dont la transmutation en NPA ne représente qu'un changement
    d'étiquette. Simple héritier par conséquent d'un courant qui s'est toujours trompé, il agit au nom d'un dogme immuable, en cours de réaffirmation, plus sectaire de jamais. Il ne mérite donc même
    pas le soupçon de crédit de son prédécesseur.</span></span>
  </p>
  <blockquote>
    <blockquote>
      <blockquote>
        <p style="text-align: justify;">
          <span style="color: #993300;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;">JG Malliarakis</span></span></strong></span>
        </p>
      </blockquote>
    </blockquote>
  </blockquote>]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 May 2009 15:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a4c25087ecae88fc47b4fde46f9d7e74</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-30901394-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fopaenrigolé : ce grand honnête homme de Julien Dray.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-25986912.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em><span lang="FR"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 24pt;"><span style="background-color: #ff0000;">Julien Dray dit "Juju" : un professionnel de la politique, passé de la Ligue communiste au Parti
    socialiste.<br></span></span></span></strong><br>
    <img width="248" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61//sosescrocokpetitdy2.jpg" height="347" class="noAlign"><br></span></span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><br>
    <span style="background-color: #00ff00;"><strong><span style="text-decoration: underline;">DRAY Julien.</span> Universitaire, né</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span>
  </p><span style="background-color: #00ff00;"><strong><span style="font-size: 14pt;">le 5 mars 1955 à Oran (Algérie). Il est le fils d'un instituteur socialiste installé à Antibes. « Moi, c'est bien
  compliqué, explique-t-il dans <em>Lib</em>é<em>ration d</em>écembre 1985). Juif, d'origine pied-noir, et Français par décret. Mes ancêtres étaient arabes d'un certain point de vue, puisqu'ils
  étaient conseillers du calife d'Alger ». Il a d'abord milité aux Jeunesses communistes. Titulaire d'une licence en histoire, d'une maîtrise de sciences économiques et d'un DEA d'économie
  industrielle, il est enseignant-chercheur à l'université de Villetaneuse. Gagné au trotskisme et formé par Michel Récanati, il a été un des animateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (
  l'actuel parti d'Olivier Besancenot!) de 1970 à 1982. Il &nbsp;y fut chargé de ses deux satellites étudiants le Mouvement d'action syndicale (MAS) et de l'Unef-ID. Cofondateur de ce syndicat
  étudiant en 1981, il en a été vice-président de 1981 à 1984. Agitateur quasi-professionnel, ce spécialiste de l'entrisme a été à l'origine de la création de SOS-Racisme avec son camarade Harlem
  Désir. Il en a été vice-président et siège toujours au bureau national. Il peut être considéré comme le vé<span style="font-size: 14pt;">ritable fondateur et animateur</span></span> <span style=
  "font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 14pt;">de SOS-Racisme, si l'on en croit <em>l'histoire secrète de SOS-Racisme, de</em></span>
  <span style="font-size: 14pt;">Malik (Albin Michel, 1990). En mai 1982, il a adh</span></span></span></span></strong></span><span style="font-size: 14pt;"><span style=
  "font-size: 14pt;"><span style="background-color: #00ff00;"><strong>éré au PS avec l'équipe de rédaction de <em>Critique communiste,</em> revue de la LCR proche de l'opposant à Alain Krivine,&nbsp;
  Gérard Filoche (qui est l'un de ses proches collaborateurs tout en demeurant à la LCR).&nbsp;Introduit à l'Elysée ( sous Mitterrand) par&nbsp; Jean-Louis Bianco en 1985, il a été l'un des
  principaux animateurs des grèves étudiantes de décembre 1986. Ce prototype de la « génération Mitterrand » a été imposé par le président de la République au sein du PS. Grâce à cet appui et celui
  de l'ex-trotskiste Jean-Luc Mélenchon, il est devenu député de la 10<sup>e circonscription de l'Essonne le 12 juin 1988 (55,9 % face au CNI&nbsp; Pierre Avenard). Il aurait d</sup>û entrer au
  gouvernement comme secrétaire d'Etat à la Jeunesse de Michel Rocard mais sera barré <em>in extremis,</em> par Lionel Jospin, autre ancien trostkyste pourtant. <em>(Dieu et les siens,</em> Catherine
  Démangeât, Belfond. 1991). Dans ses campagnes, il est soutenu par la secte juive othodoxe des Loubavitch. « Je suis un vrai juif, pas un mélangé, a-t-il expliqué <em>(Actualit</em>é
  <em>juive,&nbsp;7 octobre 1988). Je ne me suis pas découvert&nbsp;</em> une nature de juif en cours de carrière. » Animateur de la Nouvelle école socialiste avec Jean-Luc Mélenchon ( grand honnête
  homme fondateur récent du Parti&nbsp; de la gauche, tout un programme! qui se réclame de...robespierre tueur républicain patenté) et Isabelle Thomas (avec qui il publie A <em>Gauche),</em> il a
  également fondé en 1989 l'Institut pour l'égalité avec le journaliste Guy Sitbon et l'avocat&nbsp; Jean-Louis Bessis. Ses amis de la NES ont pris le contrôle de l'association tiers-mondiste Frères
  des hommes, dont la secrétaire générale, o Pascale le Neouannic, est l'attachée parlementaire de Dray (Le <em>Monde,</em> 22 octobre 1991). A l'Assemblée, il a été l'un des très rares députés PS à
  finalement refuser d'approuver a guerre contre l'Irak en janvier 1991. Il a publié SOS-<em>G</em>éné<em>ration (Ramsay,1987). Lettre d'un député de base à ceux qui nous gouvernent"&nbsp;</em>
  <em>o</em>ù il se prononce en faveur d'une rupture avec le néolibéralisme; et <em>Les clairons de Maastricht</em> (Desforges, 1992). avec Gérard Filoche, où il se prononce contre les thèses «
  nationalistes » de Jean-Pierre Chevènement.<br>
  <br>
  <br>
  <br>
  Depuis lors, ce grand donneur de leçon, et agitateur professionnel, son "honnêteté" en bandoulière comme tout homme de gauche qui se respecte, M.Dray éminence (et conscience du parti socialiste) du
  clan de Ségolène Royal, et du "parti de honnêtes gens" selon monsieur Mauroy, tuteur de martine Aubry dans la fédération socialiste du Nord, est poursuivi pour détournement présumé, à des fins
  personnelles, des fonds d'associations qu'il patronne (dont SOS-racisme, et un mouvement lycéen d'agitation)&nbsp;<br>
  De quoi faire réfléchir, s'ils en étaient capables ces chers bambins, et ces "intellectuels" autoproclamés, et vrais puceaux de la politique qui croient, et le proclament à l'envi&nbsp;&nbsp;que le
  gouvernement actuel, dont la fragilité est pourtant évidente face au politiquement correct (mis en musique par "juju" et ses comparses), est en train de mettre en place un gouvernement totalitaire
  et une idéologie raciste.<br>
  Désormais, quand SOS-racisme le dira, nous saurons quels honnêtes gens en tirent les ficèles!&nbsp;<br>
  <br>
  Le Scrutateur.<br>
  <br>
  (Une partie de la documentation de cet article a été fournie par Emmanuel Ratier dans son Encyclopédie politique française).</strong></span></span></span>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Dec 2008 16:13:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3fa6fa0fb056b50bc89a6b77c9b421ba</guid>
                <category>Contre-Figures</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-25986912-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fidel Castro se retire, mes condoléances à tatie Danielle Mitterrand, par Edouard Boulogne.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-16851380.html</link>        <description><![CDATA[<strong style="background-color: #ffff99;"><br></strong>
  <div style="background-color: #ffff99;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 24pt; color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Castro se retire, l'aurore se lève à La
    Havane.</strong></span></span><br>
    <br>
    <br>
    <img width="299" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61//F.CASTRO.jpg" alt="F.CASTRO.jpg" height="168" class="GcheTexte"><br>
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    <br>
    <strong>( Fidel Castro ne se représente pas à l’élection pour le pouvoir suprême à Cuba. Pour le peuple cubain ce n’est pas encore le jour, mais c’est déjà l’aurore.</strong><br>
    <strong>Ce n’est pas le jour, car le pouvoir restera occupé par le parti communiste, représenté par Raoul Castro, le frère de Fidel. Le système totalitaire, la machine à broyer les hommes restera
    en place.</strong><br>
    <strong>Mais le leader maximo vaincu par l’âge ne pourra plus jouer de son charisme, à la façon, hier, d’un Staline ou d’un Mao Tsé Toung, un facteur qui n’est pas négligeable.</strong><br>
    <strong>Bonne nouvelle donc pour les Cubains, et les amoureux de la liberté. Tristesse en revanche pour les nostalgiques du temps où la chape de plomb du communisme semblait devoir se répandre
    sur le monde, si bien symbolisés par la femme de l’autre, (tatie) Danielle Mitterrand, à laquelle j’adresse mes condoléances ( très sincères!).</strong><br>
    <strong>Le Scrutateur).</strong><br>
    <br>
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    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; (1)Conviction et responsabilité.</strong></span><br>
    <br>
    <strong>.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme aimait à dire le général de Gaulle "les choses étant ce qu'elles sont, et le monde ce que nous savons", il faut pour faire de la politique n'avoir pas l'âme trop
    sensible aux odeurs de sang et de pourriture, s'armer d'une bonne dose de cynisme, enfiler les gants les plus imperméables aux poisons les plus pénétrants.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'expérience la plus ancienne imposant l'évidence que la vie internationale fait l'objet d'une attention particulièrement vigilante et active du Prince de ce monde, je
    ne me formalise pas qu'un de Gaulle serre la main de criminels d'Etat comme Staline ou Mao Tsé Toung, et que le pape se rende à Cuba (ou jadis, que le Vatican ait entretenu une ambassade, tant
    que cela fut possible dans le Berlin national-socialiste des années 30).</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il y a en effet, selon une célèbre et utile distinction, entre l’éthique de conviction et l’ éthique de responsabilité. Les personnes privées (ou les chefs d'Etat dans
    leur for intérieur, ou quand ils ont cessé de représenter leur Etat) peuvent plus facilement (ce peut être parfois un devoir, où le salut de l' âme est engagé) exercer l'éthique de conviction. Je
    peux être, par exemple, en tant que professeur, en tant que journaliste indépendant, m'élever avec force contre toutes relations commerciale avec la Chine tant que les produits manufacturés
    qu'elle exporte sont, comme il est avéré, le produit du travail forcé de prisonniers politiques, véritables esclaves des temps modernes, exploités dans les camps de concentrations chinois : les
    "laogaï". Mais il n'est pas dit que l'attitude du chef de l'Etat (français par exemple)soit aussi simple et facile, quand toute mesure de rétorsion française, pourrait se payer, en retour, d'une
    fermeture du marché chinois aux exportations françaises dans un monde de concurrence économique impitoyable, "dans le monde tel qu'il est".</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Machiavel avait formulé cela de façon définitive : "Un homme qui veut être parfaitement honnête au milieu de gens malhonnêtes, ne peut manquer de périr tôt ou tard". Le
    drame (parfois) de l'homme d'Etat, c'est qu'il n'a pas le droit d'oublier qu'il n'engage pas que lui, tout en étant aussi (éventuellement),un homme de conviction.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il convient donc, en matière politique, pour les personnes privées d'éviter les indignations moralisatrices trop faciles, les conduites de biches
    effarouchées.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais il importe que, dans l'orchestre, chacun connaisse, respecte et joue le rôle qui est le sien dans la partition.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le meilleur service que l'intellectuel engagé, que le journaliste indépendant puisse rendre aux responsables de son pays, est de jouer son rôle, tout son rôle, d'homme
    de conviction.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si les intellectuels français ou britanniques avaient dans les années 30 joué leur rôle, d'informateurs honnêtes de l'opinion publique, au lieu de donner dans le
    pacifisme le plus abject (" une France en guerre, n'est-ce pas pire qu'une France nazifiée" écrivait en 1938 une Simone de Beauvoir), nous eussions évité Munich, la seconde guerre mondiale, et
    son cortège d'horreurs.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si l'on veut le respect des droits de l'homme il faut d'abord se mettre dans les dispositions intérieures qui nous les feront respecter, nous, et ensuite créer dans la
    société civile, les groupes de pression qui permettront d'agir sur les Etats chaque fois que ces droits auront été violés, quels que soient les fauteurs.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Force est de constater, à l'écoute (ou à la lecture) des grands médias, que tout est loin d'être à cet égard pour le mieux dans le meilleur des mondes.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; (2)Castro par ci! Castro par là!</strong></span><br>
    <br>
    <br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; En ces jours où les médias bruissent du nom de Fidel CASTRO, où le CONDUCATOR, est bien fatigué, il demeure des
    fanatiques, tel ce professeur à l'université de Marne la Vallée, en France, pour (aujourd'hui, 20 février 2008), sur les antennes de LCI, tenter de nier la réalité, et de présenter le tyran de la
    Havane sous les traits d'un idéaliste au service de l'homme et du peuple cubain.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; De la même façon que Curzio Malaparte a gardé le souvenir fascinant d'un Staline père du peuple, souriant d'un air bonhomme dans le temps même ou il organisait le
    massacre des Koulaks, nous garderons longtemps le souvenir d'un Castro, humble, suivant précautionneusement, en fils attentionné, le pape Jean-Paul 2 lors de sa récente visite dans la grande île
    sinistrée par quarante années de communisme.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je ne le rappellerai pas, parce qu'ils le savent, à ces idéologues pervertis, un Jack Lang, une Danielle Mitterrand, mais à certains de mes jeunes confrères
    guadeloupéens des radios, que je crois sincères (et naïfs) et qui appellent Castro par son prénom, en camarades affectueux, "Fidel, par çi! Fidel par là! :&nbsp; cet homme est un comédien, et
    c'est un criminel d'Etat !</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Gaulliste pour l'essentiel, en politique étrangère, je suis peu suspect d'Américanisme inconditionnel. Mais que les Etats-Unis d'Amérique soient une grande puissance
    impériale,qu'il faut se préoccuper de contenir en son exubérant vouloir vivre,ne justifie pas qu'en cela l'on confonde Lucky Luke et Joe Dalton, Zorro et Fidel Castro; de la même façon que l'on
    eut tort jadis (paix aux cendres de Roosevelt!) de croire que l'on pouvait jouer de Staline pour abattre Hitler et édifier la "démocratie".</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; J'ai assisté en août 1960, aux journées de la jeunesse "anticolonialiste" qui se tinrent au Palais de la Mutualité à Pointe-à-Pitre. C'était l'aube du castrisme. L'AGEG
    et L'AGEM ne juraient que par le Conducator. Mais des esprits libres manifestaient déjà leur scepticisme envers ce nouveau foyer de subversion marxiste léniniste.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Car, à condition de le vouloir, de n'être point trop subjugué par l'emprise de la secte, on pouvait parfaitement savoir que la réalité ne concordait pas avec le
    discours de la propagande.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je consulte mon exemplaire jauni du livre de René DUMONT (un homme de gauche pourtant) Cuba est-il socialiste? 'éditions du Seuil, paru en 1970. Dumont, parti pour
    Cuba, enthousiaste, comme conseiller de Fidel Castro, clame sa désillusion :</strong><br>
    <strong>« L'Etat cubain est-il vraiment entre les mains du peuple, des travailleurs, des opprimés?. Il paraîtrait excessif de l'affirmer. Un groupe dirigeant s'est peu à peu dégagé, par
    éliminations successives de certaines fractions, d'autres dirigeants. Depuis 1959 il a à sa tête le même chef, aussi incontesté ; et c'est justement là que le bât peut le blesser le plus? Car un
    pays, à mon avis, ne peut s'affirmer socialiste, dès que la contestation populaire n'y est plus guère possible (illusion du vieil idéaliste gauchiste R.DUMONT).Ce qui est, du reste une
    caractéristique commune, à des degrés divers, de tous les pays qui aujourd'hui se prétendent socialistes. »</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je feuillette le dossier qu'au fil des années j'ai constitué sur Cuba. J'y trouve des documents hallucinants sur le totalitarisme du régime de Castro, sur la torture
    ordinaire dans les prisons, sur les dizaines de milliers de prisonniers politiques, sur les non moins nombreux fuyards qui sur des embarcations de fortune tentent d'atteindre la Floride et les
    Etats-Unis. Je redécouvre cette lettre adressée à l'ancien prisonnier politique Armando Valladarès par un prisonnier des prisons castristes qui y croupit encore : ."..maintenant les gardiens ont
    un autre amusement. Devine lequel? eh bien ! ils amènent des chiens, "bergers allemands "pour les entraîner dans les corridors; ils ferment les issues, et alors commence la fête, quand sortent
    les détenus, transformant les allées en colisée romain et les chiens en véritables bêtes fauves. Pour autant qu'on puisse le raconter; cela m'est impossible, il n'y a pas de mots pour décrire la
    scène. Il faut avoir vu ces malheureux, avec des blessures sur tout le corps et certaines infectées avec des vers....."2</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pourtant à cette époque déjà, les "grandes consciences" se pressent autour de Castro le flattent : Sartre et de Beauvoir, Régis Debray (qui depuis a fait acte de
    repentance),plus tard François Mitterrand, son épouse Danièle, Jack Lang, et tant d'autres. Et la presse française, de gauche qui fait l'opinion depuis la libération conforte le dictateur.
    Lorsque Lucien Lacroix publie son livre "Cuba no", en 1976, témoignage iconoclaste sur le goulag tropical, Dominique Dhombre dans Le Monde 3 le traite de "Tartarin du reportage" et conclut en
    disant :"Le castrisme, la bureaucratie cubaine, ne sont donc pas seulement le prétexte, pour ce Suisse jovial, de déblatérer contre tous les empêcheurs de tourner en rond. La critique est
    politique, comme l'est cette description de l'immeuble où demeure Fidel Castro place de la république à la Havane ; « une tour construite par un dictateur de droite(Battista, NDLR),mais c'est un
    dictateur de gauche qui l'occupe actuellement»."</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous aurons à revenir plus loin sur le sens de cette complicité active du journal Le Monde avec les totalitarismes communistes.4 Mais sur la vraie nature du régime
    castriste à Cuba, il vient de paraître une excellente synthèse, à savoir le chapitre consacré à l'île sinistrée, par Pascal Fontaine dans le magistral ouvrage collectif élaboré sous la direction
    de Stéphane Courtois.5</strong><br>
    <span style="color: #993300;"><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; (3)Goulag tropical.</strong></span><br>
    <br>
    <br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fontaine insiste sur le fait que ceux qui, contre le dictateur classique Battista, avaient cru en Castro déchantent très vite. C'est en janvier 1959 que "Fidel" et ses
    "barbudos "entrent à la Havane. Aussitôt commencent, dans les prisons, des exécutions massives, et gratuites.</strong><br>
    <strong>Des élections libres avaient été promises dans les dix huit mois. Au pouvoir Castro les refuse "Des élections! Pour quoi faire? "s'exclame t-il.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les membres non communistes du gouvernement (il s'agissait au départ de renverser le dictateur corrompu Battista, non d'installer le communisme. Castro trompa ainsi
    longtemps beaucoup de monde, l'Eglise, et même les USA) démissionnent les uns après les autres. Ils s'exilent ou sont condamnés à la mort, ou à la prison. Très vite commencent des vagues de
    départ de gens des classes moyennes, tandis que la presse libre, non gouvernementale est interdite. Ne subsistent que Granma, et Hoy, expressions du pouvoir politique communiste.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais la répression touche bientôt les classes populaires. En 1962 par exemple, le droit de grève est supprimé. Puis l'Eglise catholique qui avait au début été plutôt
    favorable aux opposants de Battista, subit des persécutions qui se poursuivront jusqu'à une date très récente. "Le régime œuvra à la marginalisation des institutions religieuses L'un des procédés
    consistait à laisser chaque cubain libre d'afficher sa foi, quitte à subir les mesures de rétorsion, comme l'interdiction d'accès à l'université et aux carrières administratives". 6 Puis c'est le
    monde des artistes qui est touché. Tout le secteur "culturel" est mis au pas. Ceux qui se rebellent sont tués ou jetés en prison, tels l'écrivain Ernesto Padilla, ou A.Valladarès.Castro est à
    l'époque soutenu par une autre coqueluche de l'intelligentzia occidentale Guevara dit "Le Che", dont les médias nous ont récemment ressassé, avec quelle admiration dépourvue de tout esprit
    critique, et de toute objectivité, les sinistres exploits.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est lui qui, occupant alors la charge de procureur, crée les camps de concentration à Cuba, dans la péninsule de Guanaha. C'est lui qui dans son testament loue "la
    haine efficace qui fait de l'homme une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer"; .C'est ce sectaire qui déclare :"je ne peux pas être ami avec quelqu'un qui ne partage pas mes
    idées"; C'est lui qui en 1963, rencontre au Congo son ami et disciple, déjà expert en massacres de populations civiles, un certain Désiré Kabila.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Contre la dictature communiste de "Fidel" une résistance s'instaure dans les maquis même où s'était développée l'opposition à Battista. En quelques années, elle sera
    impitoyablement massacrée.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec les années, la mainmise se perfectionne sur la grande île du nord caraïbe. Castro crée un service de renseignements analogue au KGB de l'URSS, la "Sécurité" que
    les Cubains surnomment la "gestapo rouge". Ce service contribue au quadrillage de toute la société cubaine. L'espionnite est généralisée. Chaque cubain est en puissance l'espion de son voisin.
    Personne n'ose plus faire confiance à personne; surtout dans un pays où comme l'a dit un ancien fonctionnaire du régime, Carlos Franqui : « l'opposant est un malade, et le policier son médecin.
    Le prisonnier sera libre quand il inspirera confiance au policier. S'il n'accepte pas la cure, le temps ne compte pas".7</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Par dizaines de mille et chaque année les Cubains qui le peuvent fuient le paradis castriste pour Miami et les Etats-Unis.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et les prisons sont pleines, et la torture y est pratiquée à grande échelle. Certaines prisons ont remis en usage les cages de fer (cavetas)."Il s'agit d'une cellule de
    1 mètre de large sur 1,8 de hauteur, et longue d'une dizaine de mètres. Dans cet univers clos où la proximité est difficilement supportable, sans eau ni hygiène, les prisonniers, politiques et
    droit commun mêlés, restaient des semaines, parfois des mois".</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; A la prison de Nuevo Amenacer, à la Havane, la doctoresse Martha Frayde qui y fut détenu rapporte ce qu'elle a vécu. Par exemple "Ma cellule avait six mètres sur cinq.
    Nous étions 22 dormant sur des châlits superposés par deux ou trois(....)Dans notre cellule, il nous arriva d'être 42 (....). Les conditions d'hygiène devenaient tout à fait insupportables. Les
    bacs où nous devions nous laver étaient remplis d'immondices. Il était devenu tout- fait impossible de faire sa toilette(....). L'eau vint à manquer .L'évacuation des toilettes devint impossible.
    Elles se remplirent puis débordèrent. Une nappe d'excréments se forma, envahissant nos cellules. Puis, comme un flot irrépressible, elle gagna le couloir, puis l'escalier pour descendre jusqu'au
    jardin...".</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Des émeutes toutes récentes, encore, en 1994,furent durement réprimées, et plus de 25000 cubains s'exilèrent à nouveau.</strong><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; (4)Le pourquoi du silence.</strong></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est permis de s'étonner qu'Amnesty International, la Ligue des Droits de l'homme, et toutes les "grandes consciences" ne fassent pas entendre leurs voix avec éclats
    comme pour Haïti au temps de Cedras. Il est surprenant que commentant les allées et venues de M.Fidel Castro, Le Monde, Jean-Marie Cavada, Dominique Verdeillan ou monseigneur Gaillot, si prompts
    à dénicher tels obscurs nonagénaires qui occupèrent il a 50 ans des fonctions subalternes dans la machine à tuer hitlérienne pour le désigner à la vindicte publique, non seulement se taisent sur
    le vrai visage d'un Castro(et d'une manière générale de tous les dirigeants communistes ou anciennement communistes et récemment reconvertis),mais, pire, le présentent comme un justicier,
    l'héroïque défenseur du "peuple cubain" face à l'Amérique.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pourquoi une si stupéfiante et abjecte attitude? Un article de la revue Commentaires (celle que fonda Raymond Aron) donne une réponse vraisemblable. Il est signé
    Zbigniew Brzezinski qui tente d'expliquer le traitement inégal entre les deux totalitarismes du 20 ème siècle par les occidentaux. Je livre ce texte à la méditation; il le mérite : "le nazisme
    était ouvertement anti-intellectuel et anti rationnel. Ses postulats n'étaient que des mythes absurdes, exprimés dans un langage tout à fait primitif. le communisme, lui, même quand il prêchait
    la haine, prétendait à une rationalité scientifique.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deuxièmement, l'athéisme déclaré du communisme exerçait une séduction particulière sur certains esprits. Son attaque frontale contre le christianisme enthousiasmait
    ceux qui l'avaient répudié ou qui s'en croyaient victimes. Le communisme semblait offrir une conception du monde alternative mais tout aussi totalisante, et il rejetait l'héritage chrétien de
    l'Europe qui, depuis la Révolution française, semblait de plus en plus en conflit avec la laïcité moderne et avec son matérialisme.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Troisièmement ,le nazisme était ouvertement et violemment antisémite. Un nazi se devait d'être antisémite alors qu'un communiste pouvait pratiquer l'antisémitisme tout
    en le dénonçant officiellement (souligné par l’auteur). La doctrine nazie conduisait tout droit à Auschwitz, mais comme le communisme, lui, était plus œcuménique dans le choix de ses victimes,
    chaque communiste pris individuellement semblait moins directement responsable de la mort de ses victimes, pourtant désignées par une doctrine celle de la lutte des classes. De plus, les régimes
    communistes condamnaient officiellement l'antisémitisme, ce qui créait une distinction illusoire, mais lumineuse pour certains, entre communisme et nazisme.</strong><br>
    <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quatrièmement, l'incapacité occidentale à juger nazisme et communisme selon les mêmes critères s'explique par une hypocrisie éhontée? C'est vrai, je me suis trompé,
    mais je croyais en une noble cause : cette justification est aussitôt acceptée chez un ancien stalinien, jamais d'un ancien nazi. Au bout du compte, c'est ce distinguo-là qui est le plus
    épouvantable, car il implique que le communisme, dans ses profondeurs partagerait l'héritage spirituel judéo-chrétien. Exonérer le communisme de ses crimes revient à s'infliger à soi-même une
    stérilisation philosophique."</strong><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #ff00ff;"><strong>Edouard Boulogne.<br>
    <br>
    <br>
    <img width="225" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61//D--c-2005-janv-2006-044.jpg" alt="undefined" height="300" class="GcheTexte"></strong></span></span>
  </div><br style="background-color: #ffff99;">
  <br style="background-color: #ffff99;">
  <br style="background-color: #ffff99;">]]></description>
        <pubDate>Wed, 20 Feb 2008 12:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3059d62e8180e6ee1cfbbf9d041c90c8</guid>
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