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    <title><![CDATA[Le Scrutateur. (Economie.)]]></title>
    <link>http://www.lescrutateur.com/categorie-1174752.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Economie.&quot; du blog &quot;Le Scrutateur.&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 22 Feb 2012 02:11:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 22 Feb 2012 02:11:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lescrutateur.com</copyright>            <category>Economie.</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Ne tirez pas sur Standord and Poor's, par Ivan Rioufol.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-ne-tirez-pas-sur-standord-and-poor-s-par-ivan-rioufol-97335539.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">
    <img alt="rioufol2.jpg" height="251" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/rioufol2.jpg"><span style="color: #ff0000;"><strong>&nbsp;( Ivan Rioufol
    ).</strong></span>&nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000; font-size: 14pt;">A quelques détails près ( par exemple nous ne nous serions pas référés à cette vieille lavette d'Alain Duhamel ), cette analyse aurait pu être
    rédigée par Le Scrutateur. Laissons donc parler Ivan Rioufol. LS.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000; font-size: 14pt;"><a href="http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2012/01/il-ne-sert-a-rien.html">http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2012/01/il-ne-sert-a-rien.html</a>?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #800000; font-size: 14pt;">Il ne sert à rien de tirer à vue sur <strong>les agences de notation, les sondages ou Marine Le Pen</strong> : ils ne sont que l'expression de la
    gravité d'une crise systémique qui annonce la fin d'un monde. Le tsunami des réalités, annoncé ici même, ne fait que commencer avec la dégradation du triple A français par <em>Standard and
    Poor's,</em> alors même que l'Allemagne conserve sa note d'excellence, tout comme l'Angleterre dont la France moquait la mauvaise santé en décembre dernier. Inutile de tourner autour du pot: il
    s'agit bien de la sanction d'une politique de désendettement jugée insuffisante. Puisse <strong>Nicolas Sarkozy</strong> en finir avec ses fanfaronnades, épinglées à juste titre par <strong>Alain
    Duhamel</strong> (1), qui lui portent tant préjudice et gâchent ses incontestables talents. Il ne fallait pas être expert en économie pour noter la légèreté des réponses apportées par la France,
    en regard de la gravité admise de la crise et d'une possible faillite, ce mot prononcé par <strong>François Fillon.</strong> Reste que Le PS est bien mal inspiré de se féliciter de ce camouflet :
    il sanctionne plus généralement quarante ans de social-démocratie dispendieuse et de redistributions à crédits. <strong>François Hollande</strong> n'a plus aucune carte en main, sinon la logique
    d'une alternance qui accélèrerait le naufrage d'une France épuisée.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000; font-size: 14pt;">Standard ans Poor's et les sondages, qui mettent tous deux du vent dans les voiles des "anti-système", disent d'abord aux dirigeants qu'il leur est
    urgentissime de redescendre sur terre et de cesser de se payer de mots. C'est ce qui s'écrit ici depuis des semaines. Cela signifie qu'il faut répondre par des actes lisibles et efficaces au
    <strong>surendettement</strong> du pays, mais aussi à la crise de la <strong>cohésion sociale</strong> qui est la prochaine secousse tellurique à attendre. Les incantations ont fait leur temps, y
    compris celles qui assurent de la solidité d'une zone euro : elle est en train de se briser en morceaux sous nos yeux, laissant à l'Allemagne (mais pour combien de temps ?) la charge de maintenir
    une harmonie qui se décrète pas. Les politiques doivent admettre avec humilité qu'ils se sont beaucoup trompés sur presque tout depuis des décennies. Il leur sera alors beaucoup pardonné, car les
    Français savent bien, dans le fond, que ce n'est pas le FN qui sera leur sauveur.</span><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 22:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">718498c2c1a364054aac6638547ca290</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-ne-tirez-pas-sur-standord-and-poor-s-par-ivan-rioufol-97335539-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Economie. Document de travail : Les 16 mesures (qui pourraient être à l’ordre du jour) du sommet social du 18 janvier]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-economie-document-de-travail-les-16-mesures-qui-pourraient-etre-a-l-ordre-du-jour-du-sommet-soc-96994675.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="fondation_ifrap.gif" height="157" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/fondation_ifrap.gif">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Le sommet social du 18 janvier devrait être l’occasion de faire un point sur les réformes de fond qu’il conviendrait d’appliquer à notre modèle
    social dans le sens de la convergence France-Allemagne. Outre la question de la TVA sociale qui occupe déjà tous les esprits mais ne devrait avoir qu’un effet très limité sur la compétitivité de
    la France, le gouvernement et les partenaires sociaux ne pourront pas faire l’économie d’une réflexion renouvelée sur la durée du travail comparée dans nos deux pays. La <a class="spip_out" rel=
    "external" href="http://www.coe-rexecode.fr/public/Analyses-et-previsions/Documents-de-travail/La-duree-effective-du-travail-en-France-est-une-des-plus-faibles-d-Europe">récente étude de
    Coe-Rexecode</a> a mis en évidence que les Français travaillent 225 heures de moins que leurs homologues Allemands et ont vu leur durée de travail baisser de façon très importante entre 1998 et
    2010. Un différentiel qui a eu un impact réel sur le pouvoir d’achat moyen des français (+7% en France contre +13% en Allemagne sur la même période).&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt; color: #800000;">LIRE la suite :&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;"><a href=
    "http://www.ifrap.org/Les-16-mesures-qui-pourraient-etre-a-l-ordre-du-jour-du-sommet-social-du-18-janvier%2C12497.html">http://www.ifrap.org/Les-16-mesures-qui-pourraient-etre-a-l-ordre-du-jour-du-sommet-social-du-18-janvier%2c12497.html</a>&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 23:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4f15460c3bf1c9a091de9ca95bf52c63</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-economie-document-de-travail-les-16-mesures-qui-pourraient-etre-a-l-ordre-du-jour-du-sommet-soc-96994675-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Martinique : Eric de Lucy appelle les élus de l'île à jouer le jeu.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-martinique-eric-de-lucy-appelle-les-elus-de-l-ile-a-jouer-le-jeu-92203500.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    Martinique : Eric de Lucy appelle les élus de l'île à jouer le jeu.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <img alt="Eric-de-Lucy.jpg" height="182" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Eric-de-Lucy.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Dans notre dernier article où nous insérions la video de KMT où Roland Laouchez «&nbsp;interviouwait&nbsp;» Rachide Arhab, le désinformateur
    séparatiste martiniquais faisait allusion à une interview, dans l'édition locale de France Antilles, de monsieur Eric de Lucy, avec force sous entendus tendant à faire croire à la dictature des
    «&nbsp;békés&nbsp;» sur l'économie martiniquaise, et à leur mauvaise volonté cupide.</span>
  </p>
  <ol type="I">
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">de Lucy cependant , sur un ton ferme, mais courtois, laissait seulement entendre que le groupe des planteurs bananiers qu'il représente, ne
        voulait plus assumer seul le poids de décisions économiques parfois difficiles, tandis que les «&nbsp;politiques&nbsp;» démagogues en diable, se bornent au rôle, un peu trop facile, de
        critiques irresponsables.</span>
      </p>
    </li>
  </ol>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Voici l'interview dans sa totalité : <a href=
    "http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/economie/nous-allons-arreter-la-banane-29-11-2011-134656.php">http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/economie/nous-allons-arreter-la-banane-29-11-2011-134656.php</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 23:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aead18bd56f6f877f895e87c8845576a</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-martinique-eric-de-lucy-appelle-les-elus-de-l-ile-a-jouer-le-jeu-92203500-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rigueur : La Guadeloupe face à la crise ! par DOLTO.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-rigueur-la-guadeloupe-face-a-la-crise-par-dolto-90327087.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img alt="Sortir-de-la-crise.jpg" height="300" width="270" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Sortir-de-la-crise.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt;"><br>
    <span style="font-size: 24pt;"><strong><span style="color: #ff0000;">L'heure est à la responsabilité et non à la peur !</span></strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise » ........ disait l'un des pères de l'Europe
    .<br></strong></span><br>
    <span style="color: #800000;">Crise de l'Etat providence, révision à la baisse des prévisions d'une croissance déjà atone , augmentation prévisible du nombre de demandeurs d’emploi , liquidations
    en chaine d’entreprises…, ménages et entreprises surendettés et des banques qui refusent de jouer le jeu en matière de distribution du crédit : les plaies de l'économie Guadeloupéenne héritées de
    la crise LKP de 2009 et exacerbées par la crise de la dette de 2011 vont peser sur l'économie en 2012 .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Pour beaucoup d’experts , la Guadeloupe est entrée dans des “zones grises” aux conséquences économiques et sociales encore sous-estimées.</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Depuis quelques jours s'invite dans le débat public l'idée que les Guadeloupéens, réputés fâchés avec le principe de réalité, sont en train de s'y soumettre. Le peu
    de réactions suscitées par le nouveau plan de rigueur qui affectera aussi l'Outre- Mer annoncé par le gouvernement le 7 novembre dernier semble en attester. Et le simple fait d'évoquer de manière
    prospective les conséquences de la crise sur la Guadeloupe dans l'émission 7 /actu ou encore dans un prochain café débat animé par Jacky Dahomay , peut laisser penser qu'une prise de conscience
    (certes encore diffuse) et qu'un tournant est bel et bien en train de s'opérer dans l'opinion.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Deux phénomènes expliquent l'atonie actuelle de l'opinion. Le premier est l'effet loupe des catastrophes qui s'abattent sur des pays de l'union Européenne comme la
    Grèce, l'Italie ou l'Espagne. Tout se passe comme si les Guadeloupéens avaient compris que, cette fois, la crise est à ce point systémique et structurelle que le moindre dérapage contestataire
    nous serait fatal. L'autre raison est la prise de conscience des effets dévastateurs sur l'économie de la crise de 2009 .… les espoirs qu’avait suscité la contestation sociale au début de l’année
    2009 sont, un an après, complètement éteints ou déçus. La proportion de Guadeloupéens qui pensait que l’action du LKP pouvait améliorer la situation en Guadeloupe passe de 36 à 2%. Et les avis
    exprimés sur les effets de cette action traduisent de façon ultra majoritaire (70 à plus de 90%) le sentiment que « rien n’a changé ! » ou pire, que la situation s’est dégradée tant au plan
    individuel que collectif. Ce constat d’échec s’applique au jugement sur l’évolution du coût de la vie, sur la santé des entreprises, sur l’évolution du chômage, sur le dialogue social entre
    syndicats et patronat et sur l’évolution de la production locale.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Mais au-delà de ce constat ? Qui est capable aujourd'hui de prédire ce que sera l'attitude de nos compatriotes dans quelques mois ?</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que les mesures de rigueur qui affecteront le pouvoir d'achat , les difficultés des banques, et le resserrement du crédit
    qui en découle, ne manqueront pas de produire leurs effets dans les prochains mois sur les ménages et entreprises de Guadeloupe .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Mais qu’on ne s’y trompe pas, la rigueur devrait être la nouvelle ligne budgétaire française pour longtemps.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Nous sommes désormais confrontés, encore et plus que jamais à une crise systémique , structurelle et durable .c'est pour ces motifs que nous devons de nouveau
    méditer cet adage suivant :</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><em><strong>" Le pessimiste se plaint du vent ; l'optimiste espère qu'il va changer ; le réaliste ajuste ses voiles".<br></strong></em></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>NOS PEURS NE SONT PLUS EN NOUS, MAIS SOUS NOS YEUX !</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Cela fait longtemps qu’on porte en nous un sentiment de peur venu du fond de notre histoire . Une peur confuse, diffuse. Parce qu’on sait, a toujours su, que l'île
    aux belles eaux, mais également île-volcan, est l’île de tous les dangers, de toutes les violences, de toutes les crises. En quelques décennies et surtout depuis la crise de 2009 , toutes les
    peurs ancrées au fond de nos chairs sont devenues des réalités – des réalités qui s’étalent au soleil, qui s’emparent du quotidien, qui donnent le vertige, qui bouchent l’horizon, qui
    empoisonnent tous les rêves. La peur du chômage, la peur de la violence , la peur du lendemain pour les jeunes diplômés, la peur d’être considérés par la Métropole comme des anti-français, la
    peur de l’exclusion sociale, la peur de l’explosion sociale. La peur d’une crise qui illustre la restriction de l’effort financier de l’Etat pour les outre-mer et le risque de déclassement social
    pour la classe moyenne de Guadeloupe ( nous y reviendrons dans un prochain article ) . Aujourd’hui, nous n’avons plus à avoir peur de ces peurs-là puisqu’elles ne sont plus en nous mais sous nos
    yeux. Puisqu’elles ne sont plus un sentiment de peur mais bien une réalité avec un triste statut peu flatteur de département le plus violent de France , plus de 50 000 chômeurs, 60 000 illettrés,
    de jeunes diplômés qui souffrent de l’exclusion et de la dépendance sociale , de gens qui ont peur de la fin de l’Etat providence . Puisque non seulement la France Métropolitaine ne nous fait
    plus peur mais c’est nous qui avons la capacité de lui donner quelques belles frayeurs, jusqu’à la faire hésiter, frémir, foncer tête baissée dans un piège socio-économique et statutaire mis en
    place par ses soins et dont elle devient la victime comme à Mayotte. Nous aussi, du coup. En se refermant sur nous, le piège se referme également sur elle ;</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Dans les années 1960, à l’heure où un incroyable vent d’indépendance et d’autonomie soufflait sur les anciennes colonies érigées en département français en mars
    1946, la France avait la possibilité de se débarrasser de nous en disant : « Prenez votre destin en main ! » Elle ne l’a pas fait. A présent , en dépit de la crise qui menace l'équilibre de ses
    finances , elle n’a plus la possibilité de le faire et doit assumer ses responsabilités de peuple majeur, par la force de l’histoire. De toute façon, il est trop tard : on a verrouillé les
    institutions.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">« Faut-il abandonner la France ? » était une question essentiellement d'intellectuels liée à un profond sentiment de responsabilité, à la libre volonté d’élaborer
    des projets sur le plan social, culturel, économique. Sans oublier le sociétal. Sans minimiser le système de valeurs hérité de la départementalisation indispensable à la bonne marche de la
    société guadeloupéenne .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><em>Près de 20 ans après la départementalisation , Aimé Césaire , pourtant autonomiste convaincu , disait en effet à de Gaulle : « la France a fait dans ce pays une
    œuvre admirable à laquelle nous tous, nous rendons hommage : la France a percé la route, la France a bâti l’hôpital, la France a bâti l’école, je dirai plus, la France a forgé l’homme ». La
    France a fait tout cela à St Denis de la Réunion, à Pointe-à-Pitre, mais aussi à Fort-de-France. Et le tout dernier mot revient encore au «Nègre fondamental », s’adressant à François Fillon, un
    an avant sa mort : « Nous avons besoin de vous car c'est grâce à vous que nous survivons" dixit le poète Aimé Césaire lors de sa rencontre avec le premier ministre français François Fillon le 5
    janvier 2008 à l'ancien hôtel-de-ville de Fort-de-France en Martinique.<br></em></span><br>
    <span style="color: #800000;">Une société équilibrée dans le cadre du droit commun des institutions , qui ne marche pas sur la tête. L’une de ces valeurs, c’est la responsabilité au sein de la
    République qui ne peut être dissociée de l’identité d’un peuple. <em>Mais quelle identité pour la Guadeloupe ? Comment amener le Guadeloupéen à prendre des responsabilités dans son pays et dans
    l’hexagone ? Il s’agit de trouver un équilibre entre le désir d’ancrage dans une identité légitime et une solidarité nationale authentique et incontournable qui trouve son expression dans un
    développement économique et social harmonieux . Les autres valeurs sont le respect d’autrui et la tolérance, qui aident à dissiper bien des malentendus comme lors de la crise de 2009</em>
    .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Hier, nous n’avons pas réussi à surmonter nos difficultés, ni à construire un projet Guadeloupéen fiable, ni à transcender nos différences, pourrons-nous le
    faire demain, alors que le contexte socio-économique ne s’y prête pas ?<br></strong></span><br>
    <span style="color: #800000;">C’était en novembre 2010. Dans sa note de conjoncture sociale, L’IEDOM espérait que 2011 serait une année de reprise progressive de l’activité. Un an plus tard,
    l’optimisme n’est plus de mise… La crise est en effet passée par là. Et les nuages ne cessent de grossir à l’horizon. Les prévisions de croissance de L’INSEE en 2012 sont de plus en plus battues
    en brèche. Conséquences :" Le chômage de longue durée tout comme le chômage des jeunes devraient repartir à la hausse”, ajoutent les experts . Les entreprises devraient continuer à maîtriser les
    coûts et à couper dans les effectifs afin de maintenir leur compétitivité. <em>De plus, la note de conjoncture observe une accélération dans le désengagement de l’Etat . “Des bouleversements sans
    précédents sont en train de se produire, qui conduisent à des ruptures, à des recompositions non encore pensées”, note L’insee pour qui la Guadeloupe est rentrée dans “des zones grises”</em>. Et
    l’Insee de pointer la menace de “plans d’austérité qui devaient bien finir par arriver” (tant nous avons vécu aux dessus de nos moyens) <em>et de mettre les politiques en garde contre “les faux
    espoirs” qu’ils pourraient susciter en proposant des mesures qu’ils n’auront pas les moyens de mettre en œuvre…</em> “La question de l’insécurité économique et sociale devrait être au cœur du
    prochain congrés des élus tout comme celle de l’insécurité publique et de la violence . Les notes de conjoncture économique et sociale de L’iedom sont censées émettre des expertises aux
    politiques et entreprises pour faire face à l’avenir… Celle de Novenbre 2011, dans un contexte de pessimisme généralisé, ne permet malheureusement pas de s’y préparer beaucoup plus sereinement .
    Une crise économique, sociale et financière sans précédent, qui touche à la fois à la capacité d’autonomie financière des collectivités locales et de répartition des richesses au sein des
    individus . Mais au-delà de ce point important qu’il faut prendre en considération, il est évident que ce qui est en crise ce sont les repères collectifs, les enjeux communs d’un savoir vivre
    ensemble une véritable démocratie en cette période de mondialisation de la vie, de l’accumulation des problèmes, de l’accélération du processus des mutations modernes avec les NTIC . <em>Nul
    doute que nous sommes entrés de plain-pied en Guadeloupe dans des mutations qui nécessitent des transformations radicales à tous les niveaux de la vie, et face à un tel défi il serait hasardeux
    de se satisfaire d’hypothèses, de solutions à court terme ou de ce que René Depestre appelle « des bricolages idéologiques, des millénarismes racoleurs, des à-peu-près conceptuels
    ».</em></span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Au cours du prochain congrés des élus , la départementalisation qui est notre socle commun du vivre mieux ensemble ne saurait faire l'objet de détricotage ni
    de remise en question !<br></strong></span><br>
    <span style="color: #800000;">La Guadeloupe a connu depuis la départementalisation des changements considérables. La société de pénurie de l’après guerre est devenue aujourd’hui une société de
    consommation moderne. Cette mutation qui s’est particulièrement accélérée ces dernières années a permis une amélioration générale des conditions de vie et a facilité une plus grande ouverture de
    notre île au monde. Elle a également été accompagnée d’une croissance démographique forte et d’une tertiarisation accélérée de l’économie qui ont favorisé le développement du progrès .Ces
    transformations profondes et rapides, n’ont pas été sans conséquences sur la transmission et la pérennité des valeurs qui ont fondé le fonctionnement de la société Guadeloupéenne traditionnelle.
    Ces valeurs sont fortement imprégnées par l’Histoire et le peuplement de l’île, la diversité ethnique, culturelle et religieuse ainsi que le métissage et les solidarités inter et intra
    familiales. Cependant chaque jour, ces valeurs perdent du terrain face au développement de l’individualisme et de l’isolement qui caractérisent les sociétés urbaines . Dans un contexte de chômage
    élevé qui ne permet pas à chacun de trouver sa place dans la société, l’affaiblissement des solidarités familiales notamment se traduit par une perte de repères particulièrement défavorable à la
    cohésion sociale. Ce phénomène touche d’abord les générations nouvelles et se traduit par un mal être dont l’expression passe par des comportements d’addiction et de violence , qui ont été au
    coeur de la préoccupation des élus lors du congrès de novembre 2011.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Le débat sur le statut de La Guadeloupe n'est pas fini. La prochaine étape, ce sera soit la collectivité territoriale comme en métropole qui semble avoir la
    préférence de l'opinion majoritaire , soit l'assemblée unique comme en Guyane et en Martinique .<br></strong></span><br>
    <span style="color: #800000;"><em>Quelque soit le choix en présence , les élus ne pourront pas faire l'économie de la question essentielle du futur modèle de développement économique
    .<br></em></span><br>
    <span style="color: #800000;">C’est pour cette raison que la refonte socio-économique est fondamentale et prioritaire pour la Guadeloupe comme l’a souligné à juste titre l’économiste Nicolas
    Bouzou :</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">"Le modèle économique des DOM n’a d’autre choix que de se remettre en cause"</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Nicolas Bouzou, économiste , directeur général de la société de conseil Asteres, à Paris, membre du Conseil d’analyse de la société auprès au Premier ministre et
    chroniqueur à Canal +, a été invité, dernièrement par le conseil régional de l’ordre des experts-comptables aux deuxièmes universités de la profession comptable de l’océan Indien. Avec son regard
    de macro-économiste dépourvu de certains tabous locaux, il livre ci - après son analyse des conséquences de la crise européenne sur l’économie des DOM :</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">" Ce qu’il est important de bien comprendre, c’est que la crise des finances actuelle est très grave, au point de remettre en cause le triple A de la France. Elle va
    donc amener le gouvernement à réduire les dépenses publiques partout. En conséquence, la croissance économique des DOM dans les prochaines années devra être portée par les entreprises. Le modèle
    économique des DOM n’a d’autre choix que de se remettre en cause. Bientôt, les DOM bénéficieront moins des aides publiques, des dispositifs fiscaux dérogatoires et des aides sociales. <em>Il y
    aura moins de fonctionnaires et, pour de basses raisons financières, des avantages tels que la surrémunération risquent d’être amenés à disparaître. Ces changements peuvent sembler brutaux, mais
    ils représentent une chance pour les DOM d’évoluer vers un autre modèle. "<br></em></span><br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Ce constat suffit-il à dire que le changement de modèle est possible ?<br></strong></span><br>
    <span style="color: #800000;">La superstructure sociétale ne peut bouger que si bougent les infrastructures économiques. Dans le cas contraire, on ne fera que s’enfoncer dans la mauvaise voie et
    on s’embourbera jusqu’à ne plus pouvoir respirer et vivre tranquillement. La possibilité d’une solidarité passe par la réduction des inégalités, donc par l’économie. Il faut voir dans cette crise
    une rupture avec un modèle sociétal que certains économistes pensent à tort ou à raison archaïque et entrevoir l’inauguration d’une nouvelle ère fondée non seulement sur la solidarité nationale
    mais également et surtout sur la responsabilité de gestion que l'on soit ménage , collectivité locale ou entreprise .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">L’histoire de la grenouille dans la casserole d’eau, vous connaissez ? Si on la plonge dans l’eau bouillante, elle s’en aperçoit et saute. Si on la met dans l’eau
    froide et qu’on augmente petit à petit la température (comme en réduisant la couverture maladie solidaire tous les ans ou encore rogner les avantages fiscaux ), on espère qu’elle ne s’aperçevra
    de rien ! C'est le cas de figure des professionnels actuels qui font la politique de l'autruche et ne veulent pas se rendre à l'évidence : <em>Et si la crise n'était pas un accident, mais le
    symptôme de quelque chose de plus profond ? Un signe de la transformation du monde ? Globalisation,crise financière des Etats , numérique, environnement : un monde nouveau émerge. La crise
    actuelle n'est pas conjoncturelle mais structurelle !<br></em></span><br>
    <span style="color: #800000;">A ce propos, rappelons l'histoire de Cassandre, Cassandra, dite aussi Alexandra (personnage de l’Iliade), fille de Priam et d'Hécube. Apollon, amoureux de cette
    princesse, lui avait permis de lui demander tout ce qu'elle voudrait pour prix de sa complaisance : elle le pria de lui accorder le don de prophétie; mais lorsqu'Apollon eut rempli sa promesse,
    elle refusa de tenir sa parole, et le dieu, ne pouvant lui ôter le don de prédire, empêcha que ses prédictions fussent jamais crues. Il ne s’agit pas de ressembler à une Cassandre moderne, mais
    les optimistes le sont un peu trop tôt. Le débat entre les Cassandre de l'économie et les optimistes de la crise est désormais ouvert !</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Cette crise est un espoir, au fond.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt; color: #ff00ff;"><strong>DOLTO&nbsp;</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 22:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">38c1fbad430d17a2bbfc3890dd282feb</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-rigueur-la-guadeloupe-face-a-la-crise-par-dolto-90327087-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Défiscalisation DOM dans "Envoyé spécial" sur France II. Niaiseries à gogo!]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-defiscalisation-dom-dans-envoye-special-sur-france-ii-niaiseries-a-gogo-89859771.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="Courrier-lecteurs" height="229" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Courrier-lecteurs.jpg">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Cher Scrutateur,&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Il y avait hier soir sur France 2 un volet du magazine "Envoyé spécial" consacré à la défiscalisation dans les DOM. L'avez-vous regardé ? Moi si ! À
    mon corps défendant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Ce que j'en pense ? Que c'est consternant d'observer les perroquets s'en donner ainsi à coeur joie ! Une telle désinformation, en principe, est
    impensable et pourtant c'est la réalité : pas une fois on a cherché à cerner le sujet&nbsp;autrement que pour servir l'objectif d'une propagande "anti-niches fiscales".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Au cas où vous n'auriez pas vu cet "Envoyé spécial", je vous en résume les grandes lignes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Tout est parti d'un médecin de la région de Grenoble, "défiscalisant" au profit d'un planteur de cannes de la Réunion. Puis nous nous sommes
    transportés là-bas, à la Réunion, afin de voir travailler la machine à couper la canne que ce médecin avait contribué à financer au lieu de payer sa contribution directement au Trésor public. Le
    planteur enthousiaste et reconnaissant expliquait tout l'intérêt de cette acquisition pour lui, et surtout pour son exploitation agricole - ainsi que pour la filière dans laquelle celle-ci
    s'inscrit. Puis on nous a invité à nous rendre dans une entreprise de défiscalisation après que le commentaire eut indiqué qu'il y avait des dizaines d'engins de travaux publics en arrêt (saisis)
    et que ceux-ci seraient vendus une bouchée de pain aux enchères lorsque les délais légaux seraient écoulés. Le bureau de défiscalisation, incarné par &nbsp;un vieux monsieur très bien, a convenu
    de certains effets pervers de la défiscalisation, dès lors que celle-ci peut s'exercer n'importe comment, en particulier par ceux qu'elle est destinée à aider dans leur activité professionnelle.
    Puis retour sur les "victimes" : quelques "entrepreneurs" (que je ne permettrai pas de qualifier) qui se sont suréquipés sans la moindre perspective de rentabiliser leurs leasings et qui en
    veulent au système qu’ils dénoncent après avoir cru au Père Noël, autrement dit après avoir cru qu'il suffisait d'acheter des équipements ultra performants de manière disproportionnée pour créer
    des marchés, de la demande, des appels d’offre, etc. Puis visite à la FEDOM à Paris pour "démontrer" que la défiscalisation, c'est un lobby, une niche fiscale, etc. tout en illustrant le propos
    d'une image de circonstance : "Toute niche a son chien", dit le commentaire. Le “chien”, dans ce cas particulier, est incarné par la FEDOM. Bref, à en croire le très spécial envoyé, la
    défiscalisation ne serait qu'une combine au service d'une association de malfaiteurs qui ne se connaîtraient pas forcément entre eux. Le représentant de la FEDOM a néanmoins pu affirmer qu'il
    avait résulté de la défiscalisation un incontestable profit pour l'économie, les équipements privés et l'emploi dans les DOM.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;">L'employé de "Envoyé spécial" ne s’est par ailleurs pas privé de répéter des dizaines de fois qu'il s'agissait d'une niche fiscale,
    que c'était une forme de fraude, que l'on privait l'État de recettes, et</span> <span style="font-size: 14pt;"><em>tutti quanti</em></span><span style="font-size: 14pt;">.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Une telle volonté de travestir la réalité - à moins que ce ne soit pure ignorance - est affligeantissime :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">a) C'est comme si les taxes n'existaient pas (TVA + octroi de mer sur toutes les marchandises générées par la défiscalisation en tant que moteur
    d'une activité économique qui ne s'exercerait pas sans ces nécessaires incitations)....</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Car l'État ne perd pas d'argent du fait de la défiscalisation, et celle-ci a sauvé les collectivités territoriales qui regorgent d'argent dans les
    DOM (ce qui alimente les poussées indépendantistes, dès lors que la richesse de celles-ci – dans le cadre de la décentralisation (et plus si volonté politique) – permet d'entretenir l'illusion
    d'une prospérité quasi magique. Les élus indépendantistes ou assimilés, du reste, ne se privent, ni de se servir, ni de recruter des pairs, ni de semer de l'argent pour récolter de la
    communication, de la reconnaissance et des voix).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">b) “On” met l'accent sur les entrepreneurs en défiscalisation qui sont, c'est vrai, des financiers : comme si les financiers n'étaient pas égaux à
    eux-mêmes depuis la nuit des temps ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">c) “On” oublie de souligner la cupidité (et la sottise) de ceux qui, sans le moindre discernement, entendent exercer une activité en se suréquipant.
    Comme si le suréquipement créait le marché et les appels d'offre ! Prendre le Père Noël comme chef de projet, ce n'est jamais une très bonne idée, mais, surtout, le commentaire a soigneusement
    passé sous silence tout ce qui pouvait montrer le côté "branquignol" ce genre de Perrette (accessoirement, un petit détail montre toute la finesse de La Fontaine, c’est que "La Laitière et le pot
    au lait" succède immédiatement au "Coche et la Mouche" - un génie, ce La Fontaine).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">d) Certes, la défiscalisation s'est vraisemblablement un peu dévoyée dans la mesure où elle est devenue une fin en soi et non plus un mécanisme
    utile et intelligent, mais de là en ignorer l'intelligence et l'intérêt pour le bien commun, c'est de l'ignorance ou de la mauvaise foi, ou peut-être les deux, mais il n'y apas la moindre trace
    d'information dans une telle démarche que nous avons jadis connue dans d'autres circonstances.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Pour la petite histoire, la rétorsion sur la défiscalisation opérée par l'irremplaçable M. Jégo en 2008 a provoqué - directement - 2 000 chômeurs
    dans le secteur du BTP à la Martinique, dès les mois qui ont suivi. Et celui-ci a continué à faire le malin par la suite, ce qui nous montre bien ce qu'est la nature humaine sans un minimum de
    santé mentale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">La défiscalisation a soutenu l'emploi, permis la mise à niveau et la création de nombreuses industries, permis à l'agriculture de perfectionner ses
    conditions d'exploitation (comme c'était montré dans le reportage qui,par ailleurs cherchait à nous faire penser que c'était mal), entraîné une forte augmentation de l'infrastructure touristique
    (destinée, en principe à être une panacée - en tout cas, si les Domiens voulaient bien se comporter autrement qu'en rentiers -, permis la réalisation de nombreux logements, y compris de
    constructions personnelles à fin de résidence principale, et, par la même, provoqué l'explosion des taxes foncières qui atteignent de surcroît des montants records malgré la multiplication des
    "sources", c'est-à-dire la quantité de logements bâtis. Sans parler, comme je l'évoquais plus haut de la TVA et &nbsp;de l'octroi de mer sur tous les matériaux importés, plus le volume de charges
    sociales et de cotisations payées, etc. etc. etc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Maintenant, l'homme étant ce qu'il est, les paysages en ont souffert, et bon nombre d'usagers pris de boulimie capitaliste ont évidemment laissé
    libre cours à leurs bas instincts, encouragés en cela par l'air du temps, et par une autre boulimie - administrative, celle-là - qui est tellement budgétivore, "qu'il faut faire du fric" par tous
    les moyens afin d'alimenter la bête qui ne laisse pas le moindre répit à ceux qui ont la pénible charge de la nourrir de leur travail ou de leur patrimoine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Bref, la niaiserie de ce reportage toxique m'aurait traumatisé si elle ne s'inscrivait pas dans le cours - hélas ! - "normal" des choses auxquelles
    nous avons eu le loisir de nous habituer très progressivement, tant les choses sont venues de manière régulière et dans une synergie qui ne laisse aucun doute sur le tour que prendra l'avenir si
    l'on veut bien considérer les causes, les en-cours et les effets.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Et, comme par hasard, cette émission a été programmée le jour même ou Valérie Pécresse y allait de son petit couplet (assorti de grandes leçons de
    morale) sur la chasse aux (présumés) fraudeurs, l'anathème sur paradis fiscaux et toute la quincaillerie qui sert à ce genre cuisine "allégée" - tellement digeste que Margot en perd du poids sans
    le moindre effort, et devient si séduisante aux yeux de... DSK, pour qui elle serait prête à voter en gloussant de bonheur, si l'on ne trouvait de la paille de cachot dans l'acier dont on fait
    les politiciens inoxydables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Bref ! Une fois de plus l'information nous a promené dans l'intoxication en dissimulant la forêt avec un arbre dont les fruits sont certes visibles,
    mais qui n'est pas la seule essence que l'on doive prendre en considération sur le sujet.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Bien à vous,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #ff00ff; font-size: 18pt;">André Derviche</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Nov 2011 11:09:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">85bcbe606bc1156048c80a3991287e50</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-defiscalisation-dom-dans-envoye-special-sur-france-ii-niaiseries-a-gogo-89859771-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Crise : Le modèle économique des DOM en question ?]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-crise-le-modele-economique-des-dom-en-question-88798485.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="DOM.gif" height="268" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/DOM.gif">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Avec la grave crise économique qui atteint le monde entier et secoue, bien évidemment la France également, les DOM vont-ils vers une révision
    douloureuse du modèle économique qui est actuellement le leur?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Notre ami Dolto, me communique cette interview d'un économiste, Nicolas Bouzou, qui analyse et suggère.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Je serais heureux que des lecteurs, intéressés et compétents, adressent au Scrutateur leurs analyses, ou remarques, sur les propos de M. Bouzou. Ils
    peuvent le faire, sous leur identité, ou par le moyen de pseudonymes. Dans ce cas, leur anonymat serait respecté, <span style="text-decoration: underline;">mais il sera indispensable que je sois
    au courant de cette identité, et des moyens de la contacter.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #800000;"><strong>Edouard Boulogne.</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="color: #800000; font-size: 19px;">Bonjour Mr Boulogne : pour info une interview intéressante d'un économiste reconnu en France</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">DOLTO<br>
    <span style="font-size: 24pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Nicolas Bouzou économiste : "Le modèle économique des DOM n’a d’autre choix que de se remettre en
    cause"<br></strong></span></span><br>
    Nicolas Bouzou, directeur général de la société de conseil Asteres, à Paris, membre du Conseil d’analyse de la société auprès au Premier ministre et chroniqueur à Canal +, a été invité, jeudi
    dernier par le conseil régional de l’ordre des experts-comptables aux deuxièmes universités de la profession comptable de l’océan Indien. Avec son regard de macro-économiste dépourvu de certains
    tabous locaux, il livre ici son analyse des conséquences de la crise européenne sur l’économie des DOM.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>En quoi la crise actuelle va-t-elle, selon vous, modifier le modèle de l’économie des DOM
    ?<br></strong></span></span><br>
    Jusqu’ici, l’économie est essentiellement basée sur l’investissement public, en particulier dans le secteur du BTP. Certes, cela a généré jusqu’à la crise une croissance forte et la création
    d’emplois. Mais celles-ci sont tout de même restées insuffisantes au regard de l’évolution démographique pour faire baisser significativement le chômage. Le taux de demandeurs d’emploi restant
    élevé, l’appel aux aides sociales s’est révélé aussi très important jusqu’ici. Investissements publics, transferts sociaux, dispositifs fiscaux dérogatoires, surrémunération des fonctionnaires
    qui représentent 30% des salariés contre 20% sur le territoire métropolitain... Autant dire que la liste des dépenses publiques vers les DOM est longue...<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Mais ces aides publiques de la métropole vers les DOM posent-elles
    problème</strong></span></span><strong>?</strong><br>
    <br>
    Ce qu’il est important de bien comprendre, c’est que la crise des finances actuelle est très grave, au point de remettre en cause le triple A de la France. Elle va donc amener le gouvernement à
    réduire les dépenses publiques partout. En conséquence, la croissance économique des DOM dans les prochaines années devra être portée par les entreprises. Le modèle économique des DOM n’a d’autre
    choix que de se remettre en cause.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>A quoi doit-on s’attendre pour l’avenir ?</strong></span></span><span style="font-size: 18pt;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><br></span></span><br>
    Bientôt, les DOM bénéficieront moins des aides publiques, des dispositifs fiscaux dérogatoires et des aides sociales. Il y aura moins de fonctionnaires et, pour de basses raisons financières, des
    avantages tels que la surrémunération risquent d’être amenés à disparaître. Ces changements peuvent sembler brutaux, mais ils représentent une chance pour les DOM d’évoluer vers un autre
    modèle.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Mais le secteur privé local a-t-il vraiment les moyens de tirer la croissance ?</strong></span></span><br>
    <br>
    NON , pas en l'état actuel !<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Que considérez-vous comme les deux autres points forts de la Réunion ?<br></strong></span></span><br>
    L’île dispose d’une capacité d’exportation très importante. Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire marchent plutôt bien. Or, les besoins agroalimentaires des pays de la région sont
    très importants. Sucre, rhum, plats transformés... Le monde ne demande qu’à manger ! Par ailleurs, la Réunion possède un esprit entrepreunarial certain qui vient notamment du caractère mélangé de
    sa population. C’est un actif important pour l’économie de l’île. Le destin de la Réunion se trouve dans cette économie privée qui sera capable de se développer et d’exporter vers les marchés
    émergents.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Si elles ne l’ont quasiment pas fait jusqu’ici, pensez-vous que les entreprises des DOM aient réellement les
    capacités d’exporter de manière significative à moyen terme ?<br></strong></span></span><br>
    Je pense que les entreprises locales pourraient exporter, mais que l’économie a été anesthésiée jusqu’ici par les aides publiques. En ce sens, la situation des îles est une loupe grossissante de
    l’économie française : une dette publique élevée, une protection sociale certes efficace mais très chère, et une incapacité à exporter qui se traduit par un déficit commercial très important.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ce constat suffit-il à dire que le changement de modèle est possible ?</strong></span></span><br>
    <br>
    Il n’y a pas de fatalité. Il y en aurait si l’on ne comptait quasiment pas d’entreprises à la Réunion, comme c’est le cas en Martinique et Guadeloupe par exemple. Mais ici, on fabrique déjà des
    produits qui peuvent être exportés. Certes, il manque pour aller plus loin des financements et un accompagnement, ce qui est le rôle des collectivités locales. Celles-ci doivent aider les
    entreprises à prospecter et à se fédérer pour réaliser des études de marché en commun, par exemple.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Aussi décriés soient-ils, les dispositifs de défiscalisation ont permis de tirer l’emploi marchand vers le haut
    dans les Doms. Quel peut être leur devenir ?</strong></span></span><br>
    <br>
    Il ne faut pas regarder les dispositifs de défiscalisation comme un tout. C’est le travers du gouvernement. Il faut supprimer les mauvaises niches fiscales, mais conserver les bonnes, telles que
    les exonérations de charges sociales dans les zones franches, ou encore les diminutions d’impôt sur les bénéfices. En revanche, l’efficacité de certains dispositifs fiscaux dans le logement neuf
    n’a pas été prouvée. Sans compter que toutes les ressources publiques ne doivent pas être aspirées par le seul secteur du BTP. Il faut plutôt investir à mon sens sur l’innovation. C’est par là
    que les DOM devront se différencier, puisqu’elle ne le pourront pas sur les coûts de production.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Concrètement, pensez-vous que les niches fiscales spécifiques à l’Outre-mer courent un réel danger de suppression
    ?</strong></span></span><span style="text-decoration: none;">Globalement, l’opinion publique métropolitaine a une mauvaise image des niches fiscales des Doms. En période préélectorale, cet
    élément peut jouer dans les choix du gouvernement...<br></span><br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Vous l’avez évoquée tout à l’heure, quel est votre avis sur la surrémunération des fonctionnaires outre-mer
    ?<br></strong></span></span><br>
    La surrémunération me paraît néfaste en plusieurs points. Au-delà du fait qu’elle coûte cher à l’État, elle comporte de multiples effets pervers. D’une part, elle rend difficile au secteur privé
    le recrutement de bons profils, plus attirés par les salaires du public. D’autre part, la surrémunération entraîne un phénomène de hausse des prix et donc d’iniquité entre les agents publics et
    le reste de la population. Enfin, l’État n’aura bientôt plus les moyens de maintenir la surrémunération. C’est le même principe qu’avec la réforme des retraites. Il y a eu des grèves, mais on ne
    pouvait pas faire autrement. Et même les leaders syndicaux l’avaient compris.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Et l’octroi de mer, considérez-vous qu’il soit condamné lui aussi ?</strong></span></span><br>
    <br>
    Les chefs d’entreprise locaux défendent l’octroi de mer, mais c’est pour moi un impôt absurde. C’est en réalité un droit de douane, alors que la Réunion doit exporter grâce à l’innovation, et non
    pas se replier sur un système protectionniste. Il est possible que la commission européenne remette en cause l’octroi de mer... Et ce n’est pas grave ! Au contraire, les produits coûteraient
    moins cher aux consommateurs. Il suffirait de créer d’autres taxes pour le financement des collectivités, les plus efficaces étant celles qui ont les bases fiscales les plus larges comme la TVA,
    le chiffre d’affaires des entreprises, ou encore l’impôt sur le revenu. D’ailleurs, voilà encore un abattement, celui de l’impôt sur le revenu dans les Doms, qui risque d’être remis en
    question...<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles perspectives ! Cet avenir pour le moins austère que vous dépeignez est-il vraiment inévitable
    ?<br></strong></span></span><br>
    Tous ceux qui prêtaient de l’argent à la France jusqu’ici sont devenus réticents à le faire. Il y a donc un risque réel aujourd’hui pour elle de perdre son triple A. Afin s’éviter ce scénario, la
    France devra impérativement avoir annoncé de nouvelles mesures d’économie d’ici janvier. Elle peut donc encore choisir les domaines où elle veut diminuer ses dépenses. Mais si la crise s’accélère
    et que la France perd son triple A, les coupes seront franches et brutales (dans l’Etat-Providence) après les élections de 2012. .<br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><strong>Interview : Séverine Dargent<br>
    Clicanoo.re publié le 7 novembre 2011<br>
    07h12&nbsp;</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Nov 2011 20:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d387b3933525ebeca54bce50a8f9c388</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-crise-le-modele-economique-des-dom-en-question-88798485-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au bal de la crise, la Guadeloupe, par Dolto.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-au-bal-de-la-crise-la-guadeloupe-par-dolto-88539955.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <strong style="color: #000080;"><span style="font-size: 14pt;">Au bal de la crise, la Guadeloupe devra apprendre à valser sur le tempo de la rigueur !</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <img alt="crise-300x256.jpg" height="256" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/crise-300x256.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt;"><br>
    <span style="color: #000080;">Un pas en avant, deux pas en arrière, ainsi danse la France, au gré des bouffées de fièvre des marchés et de l'humeur des agences de notation.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">La France est condamnée à une politique importante de rigueur afin de respecter ses engagements internationaux et réduire son déficit. Sa précieuse note «AAA» est en
    jeu.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">La France doit, coûte que coûte, préserver son précieux «triple A». Mais face à une crise de la dette aux effets incalculables, un sérieux tour de vis paraît
    désormais inévitable dès l'année 2012 pour la Guadeloupe. En ligne de mire du gouvernement, les niches fiscales et le secteur social .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Accélération de la réforme des retraites, réduction des dépenses de santé, moindre revalorisation des prestations sociales... À elles seules, ces trois mesures
    éclairent le sens profond de «l'assainissement des finances publiques» :sous la pression de la crise de la dette , le probable démantèlement de l'État-Providence qui a permis dans le passé le
    progrès économique et social de la Guadeloupe .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">En tenant compte de l’inflation prévue par le gouvernement à 1,7%, les crédits de la mission outre-mer diminuent donc en valeur nominale de 31 millions d’euros, soit
    un recul de 1,6%. Après la nette diminution de près de 60 millions d’euros l’an passé, l’outre-mer enregistre donc une seconde année consécutive de baisse de ses crédits budgétaires.</span><br>
    <span style="color: #000080;">De plus, cette diminution devrait être encore amplifiée par le prochain projet de loi de finances rectificatives qui traduira le deuxième plan de rigueur annoncé .
    Ce projet de loi de finances rectificatives consistera, notamment, à diminuer de 500 millions d’euros les dépenses budgétaires, soit très probablement une nouvelle baisse de l’ordre de 28
    millions d’euros sur la seule mission outre-mer, et à supprimer le dispositif Scellier notamment, ou raboter de nouveau certains dispositifs fiscaux pour une économie de 150 millions d’euros au
    détriment des outre-mer.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Comme l’an passé, cette diminution des crédits se double d’une diminution très forte de la dépense fiscale outre-mer, qui pèse pourtant près de deux fois plus lourd
    dans l’effort de l’Etat outre-mer que les seules dépenses budgétaires. Ainsi, selon le document de politique transversale pour 2012, les dépenses fiscales pour les outre-mer diminuent de 381
    millions d’euros par rapport à l’an passé, avant même le nouveau plan de rigueur annoncé hier !</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Ce projet de loi de finances, symbolisera plus que jamais le dogme de la politique à l’égard des outre-mer : le désengagement de l’Etat et les coupes sombres à venir
    dans les budgets sociaux .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">La défiscalisation pourrait-elle un jour être remplacée par des subventions ? L’idée fait son chemin. Pour preuve, mardi, Jérôme Cahuzac, président de la commission
    des finances PS, Claude Bartolone, rapporteur spécial PS, et Gilles Carrez, rapporteur général UMP, ont déposé un amendement afin de demander au gouvernement de réaliser, “avant le dépôt du
    projet de loi pour 2013, un rapport étudiant l’opportunité et la possibilité de transformer en dotations budgétaires tout ou partie des dépenses fiscales”. La commission des finances a relevé que
    pour un coût égal, la dépense fiscale apporte à l’outre-mer un soutien moindre que la dépense budgétaire.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Plus que jamais, il faut que toutes les forces vives de la Guadeloupe unissent leurs efforts pour réfléchir à notre modèle économique et social . Le moment de
    l’unité pour le salut de la cohésion sociale s’impose à tous nos élus ? Que font nos parlementaires ? Quand comptent-ils monter au créneau pour défendre les spécificités de la Guadeloupe , dont
    la reconnaissance par Paris et Bruxelles a permis depuis des décennies à l’économie Guadeloupéenne perfusée de survivre ? Ces spécificités sont de plus en plus rabotées voire supprimées. C’est le
    cas du Scellier outre-mer que ses détracteurs qualifient de niche fiscale, supprimé à partir de 2013. La défiscalisation avait pourtant permis depuis 1986 de booster les investissements
    immobiliers dans le secteur libre et intermédiaire. Autant dire qu’elle constituait un véritable levier pour notre économie en faisant notamment travailler le BTP. C’en est fini. On ratiboise à
    tous les niveaux. Nul doute qu’au rythme où vont les coupes budgétaires, la surrémunération des fonctionnaires ultramarins devrait, après la présidentielle de 2012, passer à la casserole de la
    rigueur. Lors d’un point presse , il y a quelques mois, la ministre de l’Outre-mer n’avait-elle pas évoqué du bout des lèvres cette possibilité ? Le dossier est de nouveau ouvert. En tout cas,
    pour combler les déficits et éviter une dégradation de sa note, c’est-à-dire la perte du fameux triple AAA, le gouvernement serre la vis. Faut faire entrer 7 milliards d’euros dans les caisses
    vides de l’Etat dès 2012, puis 11 milliards un an plus tard et près de 30 milliards d’euros d’ici à 2016. De la rigueur, nous n’avons pas fini d’en goûter. Il y en a et il y en aura pour tout le
    monde : les petits, les gros, les pauvres, les riches, les salariés, les ménages, les entreprises, les consommateurs et même les bénéficiaires des prestations sociales. L’État va taxe r les
    salaires qui augmentent mais également les petits salaires, qui deviendront imposables.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Pour revenir à l’immobilier, le gouvernement procédera à un recentrage du prêt à taux zéro sur le neuf. Il est par ailleurs prévu une diminution de 20 % du crédit
    d’impôt développement durable. La TVA, on l’a dit, augmentera de 2 points en métropole. Autrement dit, la consommation déjà mise à mal par un pouvoir d’achat quasiment en berne depuis ces
    dernières années sera de surcroît taxée. Et qui dit consommation et investissement au ralenti, dit croissance économique en panne. Et lorsque la croissance patine, les déficits se creusent
    davantage. Faudra encore des plans d’austérité car - comme l’avait déclaré Fillon dès 2007, avant de se faire remonter les bretelles par un Sarkozy en colère - l’Etat est en “faillite”. Et ce
    n’est pas demain la veille qu’il va pouvoir remplir ses caisses et éponger les déficits sans casser la croissance . Déjà L'IEDOM dans sa note N° 228 de novembre fait état en Guadeloupe d'une
    Inflexion à la baisse du climat des affaires .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">L’indicateur du climat des affaires (ICA), calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, s’inscrit en léger repli au
    troisième trimestre. Il se situe maintenant à peine au dessus de son niveau moyen de longue période. Cette inflexion à la baisse, après trois trimestres de hausse puis de stabilisation,
    s’explique principalement par l’évolution défavorable de l’activité et des prix de vente des entreprises ainsi que par l’allongement des délais de paiement de la clientèle.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Dans un contexte économique jugé plus incertain, les chefs d’entreprise revoient encore à la baisse leurs prévisions d’investissement.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">Mais il ne faut pas se prendre la tête. La vie continue… en Guadeloupe comme si de rien n'était ! Après tout, les cigales, avec leurs fêtes à crédit du crédit, ont
    imité le reste du monde, Guadeloupe compris.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt; color: #000080;"><strong>DOLTO&nbsp;</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 Nov 2011 23:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">33cff3734d4308c95cb59aa6e06814dd</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-au-bal-de-la-crise-la-guadeloupe-par-dolto-88539955-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Guadeloupe : ménages et entreprise​​s perdent confiance, par Dolto.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-guadeloupe-menages-et-entreprise-s-perdent-confiance-par-dolto-85690285.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Perte-de-confiance.jpg" class="noAlign" alt="Perte-de-confiance.jpg" width="296" height="351">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 14pt;">On ne peut pas admettre la réalité d'une dette colossale , et croire qu'elle ne se traduira pas par une baisse de notre niveau de vie.<br>
    <br>
    Il faudra plusieurs années pour pouvoir arrêter la progression de la dette publique française. D’après les informations recueillies auprès de l’Institut national de la statistique: « La dette
    s’est accrue de 46,4 milliards d’euros au deuxième trimestre par rapport à la fin mars pour s’établir à 1.692,7 milliards, soit environ 86,2% du Produit intérieur brut (PIB) ».<br>
    <br>
    La dette, au sens des critères européens de Maastricht, a donc augmenté de 1,7 point par rapport à la fin du premier trimestre 2011. Elle atteint désormais le chiffre record de 86,2 % du produit
    intérieur brut (PIB). Dans son projet de budget pour 2012, le gouvernement prévoit une nouvelle augmentation de la dette l’année prochaine, qui pourrait culminer à 87,4 % de la richesse
    nationale. <strong>La diminution de la dette, qui nécessite de contenir le déficit annuel sous la barre des 3 %, doit intervenir à partir de 2013, à en croire le gouvernement</strong>. Celui-ci
    espère alors stabiliser la dette totale à 87,3 % du PIB en 2013, revenir en 2014 à 86,2 %, puis en 2015 à 84,1 %.<br>
    <br>
    Le projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres le 28 septembre prévoit ainsi que le déficit public baissera de 5,7% du PIB cette année à 4,5% en 2012, puis à 3 % en 2013. La
    charge de la dette deviendra le premier poste du budget, devant l'enseignement.<br>
    <br>
    En raison de la crise de la dette et des mesures de rigueur qui vont également toucher la Guadeloupe , les entrepreneurs estiment que l'activité va ralentir sur la période récente, et qu'elle
    continuera de décélérer dans les mois à venir.<br>
    <br>
    Le moral des ménages est au plus bas depuis 2009 en septembre, selon l'Insee. De son côté, celui des chefs d'entreprises se dégrade également, faisant peser de nouveaux risques sur la
    croissance.<br>
    <br>
    Au mois d’août 2011, l’indice des prix à la consommation des ménages en Guadeloupe augmente de 0,4 %.<br>
    <br>
    <br>
    Cette évolution résulte de la hausse des prix de l’alimentation, de l’énergie et des services. Le glissement sur un an (août 2011 par rapport à août 2010) est de + 1,9 %.<br>
    <br>
    La rentrée s'annonce ainsi des plus moroses en Guadeloupe et les marchés boursiers ne sont pas les seuls à plonger face à la dégradation de l'environnement international. <strong>Selon l'Insee en
    effet, ménages et chefs d'entreprises broient désormais du noir comme lors de la crise LKP , et ont bel et bien été rattrapés par la crise internationale.<br></strong><br>
    Mais c'est du côté des ménages que le signal d'alarme est sans doute le plus inquiétant. En baisse de cinq points, l'indice de l'Insee s'avère en effet au plus bas depuis 2009. Et la lecture
    attentive de l'enquête de l'Insee ne laisse guère de place à l'optimisme. Les ménages interrogés sont ainsi nettement plus nombreux qu'en juillet à anticiper une augmentation du chômage, mais ils
    sont également plus a estimer que dans les mois qui viennent leur situation financière personnelle sera moins favorable. <strong>Conséquence directe de cette poussée d'inquiétude, les ménages
    sont également moins nombreux à penser que la période actuelle de solde en Guadeloupe est opportune pour faire des achats importants.</strong><br>
    <br>
    A défaut de consommer, les ménages vont préférer remplir leur bas de laine. Le taux d'épargne des ménages progresse «vivement», selon les propres termes des experts de l'Insee. Une hausse qui se
    dessinait au travers des récentes statistiques sur la collecte du Livret A notamment . Face à l'inquiétude causée par la crise de la dette, et en raison de son taux attractif (2,25% net), le
    Livret A voit encore sa collecte augmenter sensiblement en Guadeloupe .<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <strong>En première ligne face aux effets de la crise, les chefs d'entreprise voient également leur moral se dégrader nettement en septembre</strong>. Ainsi, l'indicateur synthétique du climat
    des affaires que calculent les statisticiens publics, s'est replié de six points en septembre par rapport au mois de juillet (il n'y a traditionnellement pas d'enquête au mois d'août). De même
    l'indicateur plus général du climat des affaires en Guadeloupe , calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, s'est également dégradé très sensiblement
    en septembre. Tous les secteurs d'activité, hormis le tourisme font, de fait, état d'une baisse de leur activité.<br>
    <br>
    « Il y a toujours eu une forte activité au tribunal de commerce mais <strong>jusqu'ici, les professions libérales étaient assez épargnées » , relève un observateur judiciaire, au coeur de la
    santé financière des sociétés. « Mais aujourd'hui, ces professions sont aussi en difficulté » , ajoute-t-il. « Tous les secteurs sont touchés » , embraye un avocat, spécialiste des dossiers
    économiques.</strong> « Auparavant, aux audiences civiles, on retrouvait un ou deux dossiers, essentiellement des associations ou des crèches. Aujourd'hui, ça a explosé. On voit apparaître des
    architectes ,des pharmacies, des médecins, des laboratoires d'analyse médicales , des avocats, des professions censées pourtant être privilégiées et épargnées jusque-là... » . Un phénomène
    nouveau et plutôt inquiétant. Du côté des procédures collectives du tribunal mixte de commerce, les audiences ne désemplissent pas non plus. Tout y passe : le BTP bien sûr, avec d'autres secteurs
    qui en découlent indirectement comme l'immobilier ou la location... , les commerces alimentaires , les petites structures artisanales : personne ne passe au travers , comme on a pu le constater à
    travers l'exemple de Systéme U.<br>
    <br>
    <strong>Une procédure collective de licenciement a été ouverte le 27 septembre 2011 à l'endroit des sociétés d'exploitation des magasins à l'enseigne U de Saint-François, Bouillante, Baillif,
    Pliane et Capesterre-Belle-Eau.<br>
    Cette procédure résulte de difficultés d'exploitation et d'une demande de leurs propriétaires-dirigeants, qui sont des exploitants indépendants, associés coopérateurs de la société Système U
    Ouest , et qui sont dans l'incapacité de réinjecter des fonds propres dans ces magasins .<br>
    Passer d'une économie fragilisée par le LKP à une économie de responsabilité !<br></strong><br>
    Willy Angèle, le patron des patrons, préfère parler de période de mutation économique. Mais la crise est bien là, et l'état de l'économie guadeloupéenne - notamment du BTP et de l'industrie - en
    témoigne. <strong>« Jamais on n'a connu une situation pareille, une crise mondiale qui vient se juxtaposer à nos facteurs locaux pénalisants, explique Colette Koury, présidente de la CCI. Avant,
    on pouvait se retourner vers l'État. Aujourd'hui, c'est impossible. Nous sommes donc conscients que nous devons compter avant tout sur nous-mêmes. » Les entrepreneurs guadeloupéens sont prêts à
    relever ce défi</strong>. Et ils ont concocté une recette, somme toute, crédible, à base de grands projets, d'imagination et de l'existant.<br>
    <br>
    <strong>Premier ingrédient, le courage. « Il faut avoir le courage de dire, une bonne fois pour toutes, que le tourisme doit être placé au centre du développement, affirme Willy Angèle.</strong>
    Il ne peut y avoir de développement économique sans tourisme, sans un aéroport et un port performants. » C'est dans la droite ligne de ce credo que l'ensemble du monde patronal soutient fermement
    le grand projet de port. « Un projet qui, à lui seul, est suffisamment important pour nous sortir de la crise, remarque Colette Koury. Mais un projet de cette envergure prend du temps pour
    sortir, et les entreprises n'ont pas ce temps. »<br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 24pt;"><strong>Dur, dur pour l'emploi...</strong></span><br>
    <br>
    <br>
    Les mesures du plan FILLON qui frappent les entreprises vont évidemment avoir un impact négatif sur leurs résultats : les entrepreneurs, déjà frileux si l'on se réfère au baromètre de leur moral
    régulièrement publié par l'Iedom, vont, pour la plupart, revoir leurs projets d'investissements à la baisse. Investissements en matériel, mais investissements également en terme d'effectifs... Ça
    ne va pas aider à résorber le taux de chômage galopant qui frappe la Guadeloupe depuis 2009 .<br>
    <br>
    La grosse incertitude concerne 2012 et au-delà. Tous les économistes s'accordent pour juger trop optimiste la prévision d'une croissance soutenue en Guadeloupe l'an prochain. "Les indicateurs de
    confiance se dégradent plus rapidement que prévu", s'inquiète notamment L'IEDOM .<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><strong>DOLTO</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Oct 2011 22:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">410634e6d347243fe11e7168e429daed</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-guadeloupe-menages-et-entreprise-s-perdent-confiance-par-dolto-85690285-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Guadeloupe : les collectivités locales face à la crise ! par DOLTO.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-guadeloupe-les-collectivites-locales-face-a-la-crise-par-dolto-85069957.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/Collectivites-locales.jpg" class="noAlign" alt="Collectivites-locales.jpg" width="266" height="233"><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Chaque jour un peu plus, l’actualité de crise confirme que 2011 est à considérer comme une année de mutations. Citons pêle-mêle, le renouvellement du Sénat , les
    projets de réforme des collectivités locales et de la fiscalité locale, les contraintes sur les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales, la crise bancaire et financière qui affecte
    l’ensemble de l’économie mondiale…</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Dans ce contexte, les collectivités locales sont donc sommées de se « serrer la ceinture » tout en maintenant des services publics de qualité, constants, voire
    croissants.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Autant de facteurs d’évolution que les élus locaux sont amenés à prendre en compte dans la gestion de leur collectivité. S’agissant du dernier facteur évoqué, je
    veux parler de la crise bancaire et financière, voyons quelles peuvent être dans le détail ses conséquences sur les collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">L’importante dépréciation des actifs détenus par les banques nécessite que celles-ci procèdent à une augmentation de leurs fonds propres. Il faut les recapitaliser.
    En Guadeloupe, disons-le, ces difficultés en fonds propres restent très limitées, car les banques de la Guadeloupe sont adossées à des groupes hexagonaux, c'est-à-dire qu’elles ont toutes un
    actionnaire de référence qui assure leur sécurité . Je n’ai pas eu pour ma part connaissance de situation où des banques en Guadeloupe aurait manqué de liquidité de façon significative. Le
    caractère universel du système bancaire français nous a beaucoup protégés jusqu'ici du fait de la mutualisation des risques .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Les collectivités locales acteurs majeurs de l’économie par le poids de leurs dépenses, 60 milliards d’euros soit 75% du total de l’investissement public en France –
    sont concernées inévitablement par cette crise. Elles le sont d’autant plus que la crise aujourd’hui est une crise de demande au sens économique du terme et non pas d’offre. La demande va
    diminuer notamment du fait de la baisse des investissements privés. C’est donc à l’Etat qu’il revient d’investir donc indirectement aux collectivités, quand on sait leur part dans
    l’investissement public… mais nous verrons que les choses ne se dessinent nécessairement de la sorte et qu’au contraire les collectivités soient obligées de replier leur voilure en matière
    d’investissement.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Si la presse ( Libération ) s’est faite l’écho d’une « contamination » de certaines collectivités par des produits « toxiques » indexés sur des valeurs spéculatives
    comme le cours de monnaies étrangères, il convient de relativiser ce propos pour la Guadeloupe ou seule la commune des Abymes est concernée significativement .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Dans son édition du 20 septembre 2011, Libération publie la carte de France des "emprunts toxiques". "Ces produits très spéciaux distribués dans les années 2000 aux
    collectivités locales par les banques, et principalement par Dexia Crédit local", comme les décrit Libération, sont des crédits à taux variables mais dont le monde de calcul est particulièrement
    aléatoire.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Ainsi, trois ou quatre ans après le début de prêt, le taux du crédit est recalculé régulièrement et jusqu'à la fin de celui-ci "à partir d'indices financiers très
    variés (comme le cours du franc suisse, du yen, du dollar ou les CMS, un taux de référence utilisé uniquement par les investisseurs avertis)", explique Libération.</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">COMMUNE DES ABYMES</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Nom de l'emprunt</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">TOFIXMS+</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Type d'emprunt</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Structure complexe d'options sur écart de taux CMS</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Date de début</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">12/14/2007</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Date de fin</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">10/1/2027</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Montant</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">2 814 000 €</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Surcoûts</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">513 000 €</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Ratio surcoûts/montant</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">18.23 %</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Banque de contrepartie</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">HSBC</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Elle ( les Abymes ) pourrait ainsi connaître une forte augmentation des frais financiers. Mais ceux-ci représentent par ailleurs une assez faible part de la dépense
    totale. Au final, il est assez peu probable que même dans le pire des cas et pour une collectivité très exposée comme les Abymes , le surcoût lié aux produits à risque puisse représenter une
    hausse supérieure à 5% de la fiscalité directe. Ce n'est certes pas négligeable, mais c'est peu en rapport avec les tendances de fond des finances locales : augmentation rapide des charges,
    désengagement de l'Etat, stagnation, voire baisse, des assiettes fiscales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Cependant, même si leurs investissements sont financés à 80% par leurs ressources propres, les collectivités locales ont recours à l’emprunt pour le solde ; soit un
    besoin de financement d’environ 10 milliards d’euros.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Les difficultés de plusieurs organismes financiers, y compris DEXIA la banque des collectivités locales, ont un impact négatif sur les conditions de financement de
    l’ensemble des acteurs économiques et notamment les collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">La chute des cours des banques traditionnelles, les conduit aujourd'hui à une situation de déficit de liquidité, et à une réduction des fonds propres qui va réduire
    sensiblement les capacités de financement de l'économie traditionnelle.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Les critères d'octroi des crédits aux ménages et aux PME se durcissent sensiblement. Pire, face à la crise des finances publiques, les collectivités locales sont
    aujourd'hui en difficulté pour accéder aux financements pourtant indispensables à la fois pour maintenir un niveau d'activité pour les entreprises, et pour assurer une dynamique des territoires.
    Il faut toujours avoir en tête le fait que près des 3/4 de l'investissement public en France est porté par les collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Le retrait du secteur bancaire dans le financement de l'économie est un danger bien plus important que la chute des bourses et les pertes subies par les spéculateurs
    inconséquents.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Mais les effets de la crise ne s’arrêtent pas là. Ils impactent également le niveau des rentrées fiscales ainsi que les transferts financiers de l’Etat vers les
    collectivités.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Voyons tout d’abord :</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">- L<strong>es Conditions de financement des collectivités locales</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Le premier impact pour les collectivités locales est le risque de taux. En effet, la crainte est réelle d’assister à une flambée des taux.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">* <strong>Augmentation des taux d’intérêt</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">La crise financière se caractérise par une augmentation des taux d’intérêts d’une part pour les emprunts à taux variables contractés auparavant et d’autre part pour
    les nouveaux emprunts contractés à des conditions moins favorables.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Au deuxième trimestre 2011 , 38% de l’encours de dette des collectivités territoriales sont constitués d’emprunts à taux variables.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Toutefois, notons que d’une manière générale, les collectivités locales, surtout les plus petites, préfèrent les emprunts à taux classique aux produits à taux
    structurés.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Le deuxième impact est :</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">* <strong>La raréfaction du crédit pour les emprunteurs</strong></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Les banques qui empruntent à court terme pour prêter à long terme, n’arrivent pas à emprunter suffisamment pour satisfaire la demande, à cause de la crise de
    confiance qui touche les acteurs du marché interbancaire.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Cette crise de liquidité affecte tous les emprunteurs, dont les collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Cependant, les collectivités locales ne sont pas sans atouts dans ce contexte de raréfaction de crédits ; en effet elles représentent un risque moindre pour les
    banques que les autres emprunteurs du secteur privé, à condition de disposer toutefois d’une bonne signature.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Le volet raréfaction du crédit pour les emprunteurs pourrait se résumer en trois idées. On peut tout d’abord affirmer sans risque de se tromper que : la crise des
    liquidités n’est pas finie, ensuite que la crise de la solvabilité est prégnante , et enfin que la confiance, élément clef de tout système financier, fait défaut .</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Dans l’ensemble, les collectivités locales françaises sont peu endettées, l’encours de leur dette représente 150 milliards d’euros, soit environ 10% du total de la
    dette publique.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Certes, la crise bancaire et financière devra se traduire par un renchérissement de leurs conditions d’emprunt. Mais les effets les plus importants se feront
    certainement sentir au niveau des rentrées fiscales qui dépendent essentiellement de l’activité économique, et également sur les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités
    locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Voyons maintenant</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">1. <strong>L’impact sur les recettes fiscales des collectivités locales</strong></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">* <strong>L’Octroi de mer</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Cette taxe sur la consommation, spécifique aux départements d’outre mer frappe les produits importés ainsi que les productions locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">L’octroi de mer qui constitue une grande part des recettes fiscales des collectivités d’Outre Mer (en Guadeloupe 47% en moyenne pour les communes et 33% pour la
    région), sera affecté directement par un ralentissement de la consommation des ménages comme envisagée dans la note expresse de septembre de L ' IEDOM.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">* <strong>Les droits de mutation</strong></span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Intégrés dans « les frais de notaire », ces droits représentent un pourcentage du prix du bien cédé, versé aux communes (1,2%) et aux départements (1,6%).</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">La baisse du nombre de transactions immobilières et de leurs montants devrait se traduire par un manque à gagner pour ces collectivités.</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Voyons enfin</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">2. <strong>La diminution prévue des transferts financiers de l’Etat<br></strong></span><br>
    <span style="color: #993300;">La crise de la dette arrive dans un contexte de réduction des dépenses de l’Etat et de faible progressivité des transferts de l’Etat au bénéfice des collectivités
    locales, qui représentent plus de 70 milliards d’euros.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Le gouvernement avait annoncé un gel des dotations pour 2011, plus importante que celle de l’inflation , soit 2,5 à 3 milliards d’euros de moins pour les finances
    des collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Sur le plan budgétaire, cela se traduira par une diminution en euros courant de leurs dotations pour de nombreuses collectivités et par une baisse encore plus
    importante en termes de pouvoir d’investissement.</span><br>
    <span style="color: #993300;">Dès lors on comprend bien que la crise économique va peser sur les dépenses des collectivités, d’autant que, et ceci constitue un facteur aggravant qu’elles seront
    probablement en première ligne pour jouer le rôle d’amortisseur social traditionnel par l’attribution d’aides sociales supplémentaires ou même par le recrutement de personnel et l'augmentation
    des salaires.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">On constate donc que le ralentissement économique qui est déjà perceptible va peser directement sur les finances des collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Parallèlement les dépenses publiques locales connaissent une croissance rapide due à la forte demande de services de proximité (crèches, écoles,culture , sport
    etc.…) mais aussi des transferts de charges souvent dynamiques et mal compensés, de l’Etat vers les collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">La crise financière et de la dette pourra être le révélateur de l’inadaptation de la fiscalité locale et de l’inadéquation des ressources, face aux nouveaux enjeux
    auxquels sont confrontées les collectivités locales.</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #993300;">Les enjeux du financement de l'économie réelle sont essentiels face à la dégradation de l'activité. Les politiques Keynésiennes ont été réhabilitées lors de la crise
    de 2008, leur fondement demeure pertinent, mais il faut adapter les outils de leur mise en œuvre aux problématiques de la crise de la dette . Créer un réseau de banque domestique qui n'aurait pas
    accès aux opérations spéculatives répond aux objectifs qui avaient été affichés en 2008 et qui n'ont pas été tenus. La création de ce dispositif n'est pas incompatible avec les accords
    internationaux et il peut donc être mis en place. Il ne faut pas perdre de temps car d'ores et déjà, les difficultés d'accès au crédit pour les ménages, les PME et les collectivités locales
    commencent à faire des dégâts et le risque est fort que ce mécanisme ne vienne confirmer les rumeurs de récession tant en Métropole qu'en Outre -Mer.</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt; color: #ff0000;"><strong>DOLTO</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 Sep 2011 12:13:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a5897c48d531f430776120b4eeedbbfe</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-guadeloupe-les-collectivites-locales-face-a-la-crise-par-dolto-85069957-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La crise en Guadeloupe : les banques ne sont pas seules coupables, par Claude Houël.]]></title>
        <link>http://www.lescrutateur.com/article-la-crise-en-guadeloupe-les-banques-ne-sont-pas-seules-coupables-par-claude-houel-84304236.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;">
    <span style="font-size: 18pt; color: #3366ff;"><strong>Ce commentaire de l'article d'hier de DOLTO est porté, ici, en article.</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/58/79/61/La-crise.jpg" class="noAlign" alt="La-crise.jpg" width="422" height="446">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 14pt; color: #3366ff;">L'analyse de DOLTO est intéressante et bien argumentée.Toutefois faire porter la crise Guadeloupéenne sur le frilosité réelle ou supposée
    des banquier est un peu facile. La difficulté d'obtenir<br>
    des&nbsp;prêts a toujours été réelle et je l'ai vécue, au titre de chef d'entreprise pendant trente ans.<br>
    <br>
    <br>
    Sans vouloir défendre les banques il faut bien garder à l'esprit :<br>
    <br>
    <br>
    -Que les banquiers sont des commerçants comme les autres qui louent de l'argent en espérant que le client,entreprise ou particulier,rembourse à échéance le capital et les intérêts.<br>
    <br>
    <br>
    -Elles n'ont pas pour vocation de sauver les emprunteurs défaillants si la survie de ces derniers n'est pas assurée.<br>
    <br>
    <br>
    -Elles ne disposent pas en Guadeloupe d'un outil d'analyse statistiques fiables qui leur<br>
    <br>
    <br>
    permet d'évaluer correctement le risque:lIEDOM ne fait que constater le passé avec un retard trop long.<br>
    <br>
    <br>
    -Elles constatent,comme tout un chacun,que demander un bilan prévisionnel sur trois ans dans un contexte économico, politico, socio-constitutionnel extrêmement flou,ne donne pas une vision juste
    pour apprécier le risque.<br>
    <br>
    <br>
    On peut comprendre que cela rende frileux.<br>
    <br>
    <br>
    Il faut ajouter que le comportement de l'emprunteur contribue souvent à compliquer la décision:<br>
    <br>
    <br>
    -Aidé par un bon comptable il présentera des comptes prévisionnels trés optimistes et avantageux qui correspondront plus aux critéres bancaires qu'à la réalité prévisible.<br>
    <br>
    <br>
    -L'examen des comptes relatant l'activité passée,moins facile à dissimuler,sera souvent<br>
    <br>
    <br>
    expliqué par la seule conjoncture sans aucune remise en cause managériale.<br>
    <br>
    <br>
    -Les choix d'investissement souvent disproportionnés voir hors sujet comme le dernier 4x4<br>
    <br>
    <br>
    au titre de voiture de service sont parfois contestable.<br>
    <br>
    <br>
    -La frilosité de l'entrepreneur à s'engager plus au niveau de l'autofinancement,comme cela se pratique en Allemagne.<br>
    <br>
    <br>
    Cela étant posé,les banques continueront à prêter parce que elles ont besoin des emprunteurs comme tout commerçant a besoins de ses clients. Elle examinera avec plus<br>
    <br>
    <br>
    de rigueur le risque.Il appartiendra aux emprunteurs de démontrer leur capacité à surmonter la crise. Il y aura certes des défaillances mais aussi l'émergence d'entreprises nouvelles qui
    auront<br>
    assimilé le bon usage du crédit.<br>
    <br>
    <br>
    Dans ce contexte on peut comprendre l'attitude des banques.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 24pt; color: #000080;">Claude Houël.</span></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 22:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b9f6e217b43b6f36967c4f4cfbb0fd35</guid>
                <category>Economie.</category>        <comments>http://www.lescrutateur.com/article-la-crise-en-guadeloupe-les-banques-ne-sont-pas-seules-coupables-par-claude-houel-84304236-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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