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Mercredi 13 février 2008
A Dieu Henri !

henri3.jpg



(  Nous étions en 1955, dans la Guadeloupe d’alors, bien moins « en communication » qu’aujourd’hui, à St-François, sur l’habitation Sainte Marthe. J’entendis pour la première fois  Henri Salvador, sur les antennes de feue Radio Guadeloupe. C’était son fameux éclat de rire, truculent, drôle, gouailleur, et plein d’humour, interminable et dont on ne se lassait pourtant pas. Ce n’est qu’au fil des mois, des années, que j’appris à mieux connaître cet artiste, ce poète, ce frère de la Guyane qui commençait seulement une brillante et longue carrière, jusqu’à ce dernier concert, où en décembre 2007, sentant sa mort prochaine, il avait donné rendez-vous à ses nombreux admirateurs, pour leur faire ses adieux, avec ce talent, cette humeur saine mêlée pourtant d’une discrète tristesse, sensible à ceux qui savent écouter et voir, se réservant encore la possibilité d’enregistrer de nouvelles chansons, au gré de son humeur et de nos désirs. Ce temps lui a failli, et j’apprends sa mort survenue hier soir.
Pour lui, pour vous, je reproduis ci-dessous, les paroles d’une de ses œuvres, des plus anciennes mais pas des moins belles. Au revoir Henri, A Dieu.
Le Scrutateur).





Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.

La petite biche est aux abois.
Dans le bois, se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh ouh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la, la.

La petite biche,
Ce sera toi, si tu veux.
Le loup, on s'en fiche.
Contre lui, nous serons deux.
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
Une chanson douce
Pour tous les petits enfants.

O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
eh, eh, eh, eh

La jolie princesse
Avait tes jolis cheveux,
La même caresse
Se lit au fond de tes yeux.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.

{Variante pour les 2 derniers:}

O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
A tout jamais

Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.

par Edouard Boulogne publié dans : Poésie.
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Lundi 7 janvier 2008
Petite exégèse astrologique de nos poètes amis.

Astrologie.jpeg


Mon cher Edouard, 

Je te remercie d'avoir mis à la disposition de tes nombreux lecteurs ma petite polésie (comme dirait Desproges ). À côté ce celle de Joël Surpin, où tout est clairement et très bien dit,  elle a,  peut-être, de quoi surprendre le béotien, surtout en sa partie finale !  Aussi, sans faire injure à ta grande perspicacité, voici un précis sans prétention de commentaires exégétiques (et astrologiques) à l'usage du béotien que tu n'es pas :

Le 26 décembre (solstice d'hiver), le soleil termine sa révolution circumstellaire et inverse sa course vers le Nord. C'est la fin calendaire de l'hivernage en latitude subtropicale. (Pour nous le Tropique du Cancer) 

Un nouveau cycle planétaire se met en mouvement autour de la constellation du Bouvier, axe du système astral dans l'hémisphère boréal. 

La lumière solaire (le fameux carcel) s'amplifie progressivement. L'homme s'apprête à de nouvelles aventures sans possibilité de remonter le fil du temps. (Point de retour).

C'est le moment pour lui de s'alléger de ses vieux souvenirs,  (que nos besaces soient de plumes), de tenter d'infléchir le destin en sa faveur et de résoudre l'énigme du futur.

Mais peut-on circonscrire l'inéluctable en l'épinglant comme un insecte sur la toile de sa vie ?  C'est la triple signification de la référence au sphinx, à la fois papillon de nuit ( papillon ka volé,  comme le dit  très subtilement notre ami Surpin), mystère et nécessité... 

Fin de "l'explication".

Une (ou plusieurs) questions se posent néanmoins : 

L'explication prosaïque du poème fait-elle partie du poème ?  Est-elle un autre poème ou simplement un paratexte superfétatoire visant, sous prétexte d'éclairage,  à stériliser l'imagination, la sensibilité et l'émotion spontanée du lecteur ?  Ou pire, à anéantir l'expression poétique première  qui se veut d'abord et définitivement quintessence du verbe dans sa projection lapidaire et sémantique ? 

 En un mot, a-t-on jamais réduit un tableau ou une symphonie à leur simple et seule analyse formelle ?

Amitiés : R. J.

PS :  À propos de symphonie, la chaîne TV 188 diffuse de la très belle musique classique. Je me suis  régalé en écoutant hier après midi tout un récital de piano, en particulier du Chopin... Mais tu dois le savoir. À bientôt.
par Edouard Boulogne publié dans : Poésie.
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Dimanche 6 janvier 2008
Nos lecteurs poétisent . 

( Le premier janvier, dans la cérémonie des vœux, j’invitais nos lecteurs à aider le Scrutateur a poursuivre sa croissance en l’aidant de toutes les manières. Deux d’entre eux ont choisi de le faire en envoyant de leurs œuvres poétiques, que je publie ci-après.
L’un est Rémon. Plus insulaire que lui, il n’y a pas. Il nous envoie son « Solstice d’hiver ».
L’autre, que je n’avais pas revu depuis plus de vingt ans, qui avait collaboré à Guadeloupe 2000, m’a fait le grand plaisir d’une visite et de son poème « La complainte noire ».
Je vous livre aux cadences inspirées par Thalie, Calliope, et Castalie, et de .... mais chhuuut! Gare aux représailles!. E.B).

Trois-muses.jpeg





Assurancetourix.jpg

Solstice d'hiver.


Le pluvieux hivernage
a signé son déclin

à l'amble du bouvier l'an neuf
accorde son carcel.

Nos mémoires se préparent
à de nouveaux sillages.

Point de retour

Le navire est gréé
qui largue ses amarres

Que nos besaces soient de plumes
à clouer l'horizon

comme un sphinx.


Rémon.

************************************************************************************

La complainte noire.



Dans le jour antillais
Tout brûlant de lumière
Monte une mélopée
Une étrange prière
Qu’élève vers le ciel
Un vieux paysan noir.
Rythme sempiternel
Tout frémissant d’espoir
    Oui d’espoir.

Soleil la ka brillé
Ti zozio ka chanté
Papillon ka volé
Moin ka chèché travail
Ti moun la ka pléré
Y pa tini mangé
Tou patou moin allé
Moin pa trouvé travail

Mandé, mandé mon Dié
Ki temps sa ké fini
Mandé, mandé mon Dié
Ki temps sa ké changé
Pouqoui fau si la tè
Nomm ka esploité nomm
N’nomm ka méprisé nomm
Ki jou sa ké méyè
Ki jou sa ké méyè.


Joël Surpin.
par Edouard Boulogne publié dans : Poésie.
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Dimanche 11 mars 2007

Jean-Luc Hérisson : Aux sources de l'être. 

La terre blanche et noire.
(poésie. Editeur : Flammarion).

La vie quotidienne nous écarte de l'être, de l'origine. Il faut tenter de vivre. Pour y parvenir, il faut la soumission aux normes et conventions de la vie sociale qui ne choie pas particulièrement l'origin(alité). Les « intellectuels » n'échappent pas plus que d'autres à ce formatage. La répétition est trop souvent leur modalité. « Notre pensée n'est trop souvent faite que d'une pâte grise de livres », disait à peu près Jean-Jacques Rousseau.
L'art, quand il mérite ce nom, (et comme, alors, il est loin de l'académisme !), est originalité, retour à l'origine, dévoilement de ce que la démarche utilitariste, à laquelle il est difficile d'échapper complètement, cache et obture.
Ne serait-ce point là, la cause de la marginalisation presque inévitable, avant parfois leur récupération, post mortem, par les prêtres du commerce et de la politique, des vrais artistes, des poètes en particulier ?
Le poète est parfois parmi nous, sans que nous le distinguions particulièrement. Il est, peut-être, le voisin qui va à son travail, aide ses enfants à faire leurs devoirs ; ou bien le collègue de bureau, un peu songeur ; peut-être le buraliste du café du coin, que sais-je ? Qui sais-je ?
Ce n'est que l'apparence. Invisible pour les yeux du consommateur distrait, derrière la façade, il y a l'acuité du regard, mieux, sa virginité, sa naïveté (caractère de ce qui est « neuf », non encore usé, élimé, perclus), sa capacité à penser, que dis-je, à voir, en amont de tous les discours, au diapason de l'objet, en sympathie avec son mouvement originaire, avec son être même.
Telles sont les considérations que m'inspire la lecture du bref, mais très dense, nouvel ouvrage de poésie de Jean-Luc Hérisson : La terre blanche et noire.1
Hérisson est né au Maroc, à Rabat plus exactement, en 1951. Mais il est de retour au pays natal depuis 1977. Même au Maroc, et plus tard, dans son adolescence bourguignonne, il ne l'avait jamais vraiment quitté. Car il est issu de deux familles guadeloupéennes très anciennes, les Hérisson, et, du côté maternel les Amic, qui ne laissèrent pas en friches la mémoire.
Il n'eut pas de mal à retrouver ses marques dans le vieux pays, et à y puiser aux sources, des parts de son inspiration.
Mais ceci sans poses, ni appel aux clichés faciles.
Sur le fond, nul recours aux proclamations politiques ou aux épanchements romantiques, et narcissiques, qui garantissent la promotion médiatique à proportion de l'éloignement du vrai et du beau qu'ils induisent.
Eloignement aussi, sur le plan de l'écriture, des formes conventionnelles de la poésie, qui ont leur grandeur, mais qui ne sont pas l'outil de notre auteur.
D'ailleurs, Dans La terre blanche et noire, le fond et la forme sont indissociables, mis au service d'une ambition très exigeante, d'une rigueur extrême, d'un dépouillement lumineux.
Une Guadeloupe s'y révèle, profonde et pure, une âme aussi, pudique et sensible.
Le lecteur, surpris d'abord, par la nouveauté du discours, est interpellé, sommé de sortir de sa torpeur de « lecteur de poésie », (puisqu'il a, quand même, acheté le recueil) pour suivre l'auteur dans sa quête d'être, pour à son tour s'ébrouer, voir, se faire voyant.
C'est une aventure décapante, celle que je viens d'essayer d'accomplir, que je souhaite au maximum de lecteurs.
« Obstinato Rigore » !

Edouard BOULOGNE.

Aperçu généré le 11/03/2007 à 23:05:27
par Edouard boulogne publié dans : Poésie. communauté : Livres.
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Dimanche 11 mars 2007

La légende du Zéphyr . 

* Mardi 25 avril 2006..

Ce 25 avril, qui, pour moi, revêt quelque importance, j'ai l'idée de vérifier quel est l'Evangile du jour.
Voici donc le texte (St-Marc XVI, 15-20) : "Puis il leur dit : "Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel il ne leur fera pas de mal; ils imposseront leurs mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien". Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient".

Que voici donc une excellente feuille de route, pour cette journée!

*La légende du Zéphyr.

Il y a quelques jours encore, j'étais à Paris, sur la fin de mes vacances de Pâques.
Je déjeunai, avec un vieil ami, guadeloupéen de la "diaspora", dans un excellent petit restaurant, tenu par un couple de jeunes beurs, très sympathiques, et plus soucieux de s'intégrer à la France par le travail, que par les multiples allocations de l'assistanat.
La viande (non halal) était excellente, et le petit vin aussi, même si sur ce plan nous n'avons pas trop poussé, puisque sur la fin du repas, au moment du café, mon ami, dont la mémoire est riche, me récita d'une traite le merveilleux poème que je ne résiste pas au plaisir de livrer à la lecture des amis du Scrutateur.
Sur un seul point l'ami défaillit. Il ne retrouva pas, et moi non plus, le nom de l'auteur.
Peut-être l'un d'entre vous chers amis, suppléra-t-il à notre carence, et, véritable Hercule Poireau de la poésie, nous le communiquera-t-il un jour prochain?
Il ne recevrait, il est vrai, comme récompence, ni un voyage en Chine, ni une épaisse liasse d'euros, comme dans les trop communs jeux télévisés, mais nos remerciements.

Edouard BOULOGNE.


LA LÉGENDE DU ZÉPHYR

Le souffle qui remue imperceptiblement
Cette jeune glycine autour du vieux sarment
C'est l'âme d'un zéphyr dont je connais l'histoire
Pour l'avoir déchiffrée un jour dans un grimoire
Donc, jadis un zéphyr flânant, musant, rêvant
Entra dans un très vieux castel en coup de vent
Et léger, étourdi, frôla de son haleine
Une enfant de seize ans qui filait de la laine.
Ses yeux étaient du bleu de ce lac languissant
Dont il avait ridé la surface en passant.
L'enfant, pour rétablir la coquette harmonie
De l'ondulé repli d'une boucle fournie
Eut un geste du bras, de la main et des doigts
Si triste, si troublant et si chaste à la fois
Que le petit zéphyr, faiseur de pirouettes
Qui comptait ses amours au saut des girouettes
Coutumier du mensonge et gaspilleur d'aveux
Pour l'avoir vu passer ses doigts dans ses cheveux
Sentit qu'il n'aurait plus désormais d'autre reine
Que l'enfant de seize ans qui filait de la laine
Et dès lors, la fillette entraîna sur ses pas
Un amant éperdu qu'elle ne voyait pas.
Et lui fut tout heureux de pouvoir être encore
L'amoureux inconnu qui passe et qu'on ignore.
Dès qu'il apercevait ses beaux yeux rembrunis
Il courait lui chercher des chansons dans les nids.
Ne pouvant apporter toutes les fleurs en gerbe
Il allait lui cueillir des papillons dans l'herbe
Tous ceux des bois, des prés, des jardins, des bosquets
Et quand il avait fait doucement des bouquets
De rubis palpitant, de nacre, d'or ou d'ambre
Son souffle doucement les jetait dans la chambre.
Parfois jusqu'en Provence il allait voyager
Pour revenir plus lourd des parfums d'oranger.
A chacun de ses maux il avait un remède
Si la nuit était froide il se faisait plus tiède.
Si l'air était brûlant et le ciel orageux
Il rapportait du frais des grands sommets neigeux.
Quand elle avait un livre, effronté, comme un page
Il soufflait à propos pour lui tourner la page.
Puis, quand elle dormait dans son petit dodo
Le zéphyr doucement écartait les rideaux.
Il mêlait, pour avoir de son corps quelque chose
Son souffle au souffle pur de la bouche mi-close
Longtemps il contemplait l'harmonieux dessin
Des petits doigts dormant sur la rondeur du sein
Et tout énamouré, pour apaiser sa fièvre
Sans qu'elle eût à rougir la baisait sur les lèvres.


Hélas, un jour, vêtu d'un somptueux pourpoint
Un seigneur arriva que l'on n'attendait point :
Il était jeune et fier et venait d'Aquitaine
Pour épouser l'enfant qui filait de la laine.
Sa grâce, sa beauté, quelques riches présents
Sans peine eurent raison de ce cœur de seize ans.
Après de grands saluts et des compliments vagues
On parla mariage, on échangea des bagues.
Si parfumés qu'ils soient, que peuvent les zéphyrs
Contre les cavaliers qui donnent des saphirs
Des perles, des colliers ? En souffle de tempête
Le zéphyr se rua sur le castel en fête.
Pendant des jours, des nuits on l'entendit hurler
Secouant les vieux murs pour les faire écrouler
Et le jour où l'on fut en cortège à l'église
Tour à tour aquilon, bourrasque, orage ou bise
Pour qu'on n'en jetât pas en chemin par monceaux
Il effeuilla d'un coup les roses des berceaux.
Enfin, suprême espoir, pendant le Saint Office
Il tenta de sécher le vin dans le calice.
Et malgré les efforts du vieux sonneur très las
Força la grosse cloche à ne sonner qu'un glas.
Et puis, il entreprit une effroyable ronde
Pour aller se grossir des tempêtes du monde
Et, terrible, fauchant les pays traversés
Revint au vieux castel après deux ans passés.
Il allait l'emporter comme un fétu de paille
Quand, dans les flancs joyeux de la frêle muraille
Plus facile à briser qu'un tout petit rosier
Il vit un nouveau né dans un berceau d'osier.
Dans les yeux de la mère il lut tant d'espérance
Qu'il frémit au penser des possibles souffrances.
Et, vaincu, terrassé par l'amour triomphant
Rendit l'âme en soufflant sur un moulin d'enfant
Exhalant à la fois et sa vie et sa haine
Aux pieds de la maman qui filait de la laine.


Post Scriptum :

Je signale à nos lecteurs, la création par un artiste guadeloupéen, d'un blog consacré à la poésie et dont voici les coordonnées : http://stiv03.skyblog.com/

Aperçu généré le 11/03/2007 à 22:46:23
par Edouard boulogne publié dans : Poésie.
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    "Vide est le discours de ce philosophe par qui aucun mal n'est soigné chez l'homme. En effet, de même que la médecine n'est d'aucune utilité si elle ne chasse les maladies du corps, de même la philosophie n'est pas non plus utile, si elle ne chasse pas le mal de l'âme". 

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