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Dimanche 23 septembre 2007

 

LES REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE.michel_de_poncins-1.jpeg

 

Coucou, revoilà les régimes spéciaux et nous n'aurons que trop souvent à en parler !  Tout le monde crie au scandale, certes, mais le scandale n'est pas la où il est le plus généralement dénoncé. Ce scandale, suivant la vox populi, se trouverait dans les inégalités bien connues entre ces régimes spéciaux et les autres régimes. Nous sommes obligés de dire que l'inégalité n'est jamais  un scandale car elle fait partie de la nature humaine ; en outre, dénoncer l'inégalité à propos des régimes spéciaux revient à vouloir réaliser l'égalité à toute force et l'égalité est attentatoire à la liberté. Enfin, l’égalité est une chimère qui ne sera jamais atteinte. Au surplus, corriger éventuellement l’inégalité ne donnerait pas d’argent aux autres régimes, le désordre étatique devant avaler dans ses méandres les maigres ressources dégagées !

 

Le vrai scandale des régimes spéciaux se situe dans la façon dont ils ont été bâtis. Ils ont été construits avec des impôts spoliateurs et par la déroute financière des entreprises d'État, celles-ci se répercutant à son tour sur le contribuable. Quelles que soient les données scandaleuses des régimes spéciaux, ils reflètent tout simplement la brutalité des hommes de l'État dans le cadre dirigiste que la France connaît depuis des décennies.


L
e pouvoir en annonçant, urbi et orbi, qu’il veut s'attaquer à l’ensemble des régimes spéciaux sait  fort bien, sauf  incompétence coupable, qu'il n'a aucun moyen d'y parvenir de cette façon ; attaquant tous azimuts il  réalisera contre lui la coalition des faux droits acquis et les chefs syndicalistes de toutes espèce ont déjà pris le sentier de la guerre.

 

Il n’y a que deux méthodes pour arriver à résoudre le problème.

 

La voie la plus sûre  est de détruire le socialisme. J'ai montré dans le livre « Et si la France se mettait à réver  (comment retrouver la prospérité) », en vente chez Duquesne Diffusion à Paris, que la sortie du socialisme doublerait la richesse nationale en huit ans. Ce déferlement de richesse permettrait d'apporter beaucoup de solutions à des problèmes apparement insolubles  et en particulier au problème des retraites, y compris les  retraites  de ces régimes spéciaux. Or, le nouveau pouvoir ne veut absolument pas détruire le socialisme.

 

Refusant ainsi ce que ses électeurs lui demandait, il pourrait au moins tenter de résoudre l’affaire au cas par cas. Dans la liste interminable, il en est de relativement faciles à solutionner.

 

Justement, nous signalons modestement, à ce pouvoir,  que  l'examen de cette liste montre une catégorie de retraites  qui mériteraient d'être réduites sans délai ni difficultés, à savoir les retraites  des politiques, et cela désigne très exactement les Présidents de la République, les Premiers ministres, les ministres et les membres des diverses  assemblées.

 

Les deux candidats à l'élection présidentielle ont tous les deux promis que, dès leur arrivée aux affaires, il serait   porté remède aux retraites des députés et sénateurs, que le président actuel a qualifié lui-même à la télévision de « scandaleuses ». La mise en ordre de ce problème des retraites des politiques serait conforme aux exigences de la morale : la rigueur doit s’appliquer d’abord  au sommet afin de  montrer l'exemple.

 

Si le Président  ne veut pas, pour ce qui le concerne,  faire le premier pas, les Assemblées sont complètement indépendantes de leurs décisions, tellement indépendantes qu’elles se sont donné le droit de prélever de l’argent public pour leur propre confort, ceci dans l’opacité la plus compléte.

 

Il serait très,  très facile, pas dans un an mais  dès demain,  que  l'Assemblée nationale décide de couper de moitié les retraites des députés et, dans la foulée, les immenses avantages de natures diverses que ses membres absorbent sans scrupule. L’argent rendu aux citoyens par diminution immédiate des prélèvements de cette Assemblée serait modeste mais aurait valeur d’exemple et montrerait qu’un mammouth peut bouger.

 

Si un seul Député déposait dans les formes requises le projet correspondant, ceci  malgré tous les obstacles que ses collègues sèmeront sur sa route, il offrirait à ces mêmes collègues  l’occasion de sauver leur honneur !

 

Michel de Poncins

 

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par Edouard Boulogne publié dans : Economie.
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Lundi 9 juillet 2007

LA FALSIFICATION DES COMPTES PUBLICS.michel_de_poncins-1.jpeg

 

Les comptes officiels sont en plein désordre et il est pratiquement impossible d’y voir clair, les changements récemment apportés à la présentation du budget de l’Etat ne pouvant rien changer de fondamental. Un bon exemple est celui du prétendu choc fiscal qui ne sera, en fait, qu’un conglomérat de  nouvelles usines à gaz, et sur lequel les chiffres varient de plusieurs milliards.

 

Passons sur la terminologie utilisée couramment par les politiques et les médias quand ils évoquent des « cadeaux fiscaux », alors qu’il s’agit seulement de restitution d’argent abusivement volé.

 

Dans l’analyse, un principe doit être mis en lumière. Pour faire passer une mesure quelconque, qui déclenchera inévitablement l’effet de ruine comme toute mesure administrative nouvelle, les pouvoirs publics minorent la dépense en citant uniquement le coût sec calculé souvent au « doigt moullié » et lui-même minoré ; c’est un peu comme si, dans une entreprise, on n’affectait pas une opération quelconque du montant des frais dits fixes qui majorent inévitablement les coûts. Dans les entreprises et compte tenu notamment des  pratiques de plus en plus habituelles du racourcissement des échelons, la lutte contre ces frais est parfois rude. Au sein des pouvoirs publics, c’est tout le contraire : ces frais sont très mal surveillés et toutes les parties prenantes poussent sans cesse à leur extension. Il existe un foisonnement gigantesque avec des recoupements entre administrations accompagnés de lutte permanente entre elles : une grande partie de l’énergie et du temps est consacré à ces luttes et un vrai nuage de frais malodorants s’élève dans le ciel.

 

C'est pour cela qu'il existe un principe de la « République Fromagère » qui peut s’écrire  ainsi : « toute dépense apparemment utile  engagée par l'administration entraine un coût qui doit être multiplié par un coefficient plus ou moins proche de cinq pour connaître le coût réel».  Il est bien précisé « apparemment » utile ; en effet, à bien creuser et sauf  l’exception des tâches régaliennes de l’Etat, aucune dépense publique dans quelque domaine que ce soit est véritablement utile. C’est pour la simple compréhension de ce coefficient que nous considérons qu’il en est d’utiles.

 

L’Ifrap a établi tout récemment un calcul intéressant à ce sujet sur un point particulier : les aides à l'export qui, selon les calculs officiels, s’établissent à 50 millions d'euros. En fait,  compte tenu du foisonnement des administrations qui s'en occupent et qui débordent des affaires étrangères jusqu'aux collectivités locales et bien ailleurs, le coût réel est évalué à environ 300 millions ce qui conduit au coefficient six. La confirmation est intéressante.

 

A ces calculs, une objection pourrait être formulée. Pour les très grosses dépenses, le calcul ne marche plus. Les aides aux entreprises coûtent 65 milliards d’euros et le coefficient cinq donnerait comme coût total 325 milliards, ce qui serait de l’ordre de grandeur des dépenses étatiques. Ce phénomène doit s’expliquer par la construction du chiffre de base, les 65 milliards comportant déjà, directement ou non,  une grande part  de foisonnement.

 

Pour terminer, ajoutons que le coefficient cinq ne tient compte que de l’effet de foisonnement de l’administration. Il n’enregistre pas l’immense perte d’énergie et d’argent chez les prétendus bénéficiaires des dépenses publiques. Sa prise en compte mènerait à un  jugement sur l’utilité de la dépense. Plus haut il est dit que l’inutilité est la règle. D’autres calculs conduiraient à la notion d’utilité négative.

 

Le coefficient cinq associé à ces utilités négatives nous conduit directement à « l’effet de ruine » qui a arraché tant de larmes publiques aux divers candidats, sans que personne ne veuille sincèrement y porter remède, tant il est plaisant d’essayer de s’embarquer sur la rivière argentée des dépenses publiques.

 

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par Edouard Boulogne publié dans : Economie.
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Mardi 26 juin 2007
 
 

 LA TVA SOCIALE.michel_de_poncins-1.jpeg

 

La tragi-comédie en France de la TVA dite sociale est l’image parfaite de ce que je dénomme la manipulation des compteurs, laquelle est directement issue de la création des « usines à gaz » constructivistes. Les anciennes usines à gaz étaient fort compliquées avec une foule de mannettes, de compteurs, de tuyauteries et les usines à gaz d’aujourd’hui ne doivent guère être plus simples.

 

L’effet de ruine, conséquence inévitable du dirigisme, vient, entre autres causes, de la création, la multiplication, l’enchevêtrement d’innombrables « usines à gaz » administratives formant des galaxies et des galaxies de galaxies d’usines à gaz.

 

Cette abomination  n’est pas un hasard mais une nécessité dès lors qu’un pouvoir, quel qu’il soit, ne veut pas détruire le socialisme mais simplement le gérer, courant sans cesse après les calamités qu’il organise ou tolère lui-même et prétendant les corriger à chaque fois en déroulant  une nouvelle couche de réglementations, elles-mêmes se noyant  dans les incertitudes juridiques multiples et les délais interminables.

 

Dans les usines à gaz techniques, les robinets et les compteurs  remplissent leur office. Dans les usines à gaz administratives, on ne sait jamais si un robinet marche car il faut attendre non seulement des kilos de textes mais aussi  des jurisprudences incertaines et que personne ne peut analyser sincèrement les effets de telle ou telle manipulation : dans l’affaire de la TVA dite sociale tout peut être dit et le contraire de tout, ceci avec une apparente bonne foi.

 

La nouvelle couche de mesures se résume souvent à jouer des manettes, comme si un changement de tuyauterie ou de règlage des compteurs pouvait faire surgir du gaz là où il n’y en a pas.

 


Le problème du jour est donc le « trou de la sécu » pour parler familièrement. Le système quasi communiste de la sécurité sociale en France ne peut que générer des calamités, ce qu’il fait depuis des décennies sans jamais pouvoir se réformer ; la seule réforme souhaitable et possible pour chacune de ses composantes serait la libération par la mise en jeu du marché, mais le nouveau pouvoir n’en veut pas.

 

Il claironne vouloir sauver le « modèle » français qui n’est qu’un anti-modèle. C’est alors que, dans l’affolement général, il ressort l’idée de la TVA sociale, s’appuyant au passage sur des exemples étrangers réalisés dans des conditions différentes. Se pensant plus malin que les pouvoirs précédents, il espère ou feint d’espérer qu’en manipulant autrement les compteurs il terrassera la malédiction. 

 

Il est dit, publiquement, que les prix n’augmeteront pas. L’énarchie, toujours règnante malgré quelques postures contraires, connaît le jeu des ordinateurs et des méthodes de calcul ; elle peut donc  chanter n’importe quelle chanson. Pour affirmer que les prix n’augmenteront pas, il faudrait un indice de prix ayant de la valeur : tâche impossible intellectuellement et pratiquement. Et quelle sera la réaction des entrepreneurs ? Personne de sincère ne peut en préjuger dans le fouillis impénétrable des situations diverses, avec des fraudes déjà en préparation !

 

Le pouvoir se défend hautement de l’idée de se servir du nouveau gadjet pour augmenter les impôts : même remarque que ci-dessus pour les prix, car personne de sensé ne peut imaginer l’effet réel de cette nouvelle manipulation des compteurs. Il s’ajoute un manque certain de crédibilité : le nouveau pouvoir creusant les déficits ouvertement, comment l’exonérer de la tentation du « coup de pouce » salvateur justifié d’ailleurs justement par l’incertitude à couvrir ?

 

Financer la sécurité sociale par la TVA épargnerait les salaires ? C’est oublier que la TVA frappe la  valeur ajoutée, qui comprend les salaires et aussi dans la foulée les investissements.

 

Il nous est dit aussi que les étrangers paieront : rien n’est moins sur, les  ouvriers allemands ou chinois n’ayant rien à voir avec le désastre français et nul ne pouvant prévoir le jeu des marchés internationaux.

 

L’argument suprême est l’espoir de freiner les délocalisations. Ces délocalisations sont  le fruit direct des fabuleuses dépenses publiques avec, dans leur contenu, les immenses dérivations d’argent de la « rivière argentée » des fonds publics en faveur des innombrables parties prenantes. Une seule assemblée, l’Assemblée nationale suscite par son budget et les impôts en résultant des dizaines de milliers chômeurs de plus chaque année ; personne ne peut faire le même calcul au sujet du monstrueux empilage enchevêtré des collectivités territoriales… . 

 


Il y a peu de chances que ces  incroyables dérivations cessent, car, précisément, il existe un lien structurel entre  la manipulation permamente des compteurs et l’enrichissement formel ou informel des politiques et de leurs compagnons de route : la manipulation exige une spécialisation pointue, procure un travail « harassant » et justifie à la fois le carriérisme politique et les richesses personnelles en résultant ! 

 

Michel de Poncins

 

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Mardi 12 juin 2007

 

 

VERS LA RUPTURE

 

La France entière attend la véritable rupture qui la libémichel_de_poncins-1.jpegrera du socialisme. Le plus étrange est que les pays voisins qu’ils soient avalés par l’Europe ou qu’ils soient restés indépendants attendent aussi, tant les économies sont interdépendantes de nos jours. Très probablement après les élections législatives il y aura une majorité de droite pour appuyer  le nouveau président et  il aura donc  tous les moyens de libérer la France et de « faire de l'audace » comme il a annoncé.

 

Une occasion exceptionnelle se présente le 1er juillet. Chaque année c’est une date particulièrement meurtrière car le pouvoir en place en profite pour manipuler des chiffres et, parmi eux, le Smic.

 

En application de la loi, ce Smic est augmenté, avec régulièrement un coup de pouce supplémentaire par rapport au simple jeu de la loi.

 

Le Smic et ses augmentations annuelles ont des effets particulièrement destructeurs. Le premier effet est de jouer le rôle de « voiture balai » : en effet, comme les salariés  les plus proches du Smic  sont moins augmentés ou même pas du tout, ils sont progressivement absorbés  en quelque sorte par la progression du Smic : il est facile d’imaginer leur découragement et leur manque d’appétit au travail. En 1981, il y avait 840 000 smicards et, en 2005,  2 540 000. A ce jour un salarié sur six est smicard contre un sur dix à la fin des années 80.

 

Villepin, en bon soldat du socialisme,  avait décidé comme les autres d’augmenter régulièrement le Smic. Le premier juillet 2005, ce fut extravagant : plus 5,5%. Le prétexte était qu’il fallait  appliquer la loi, prétexte mensonger car ce qu’une loi a fait une autre peut le défaire. Et aussi, bien sûr, fut entendue la sempiternelle chanson du  pouvoir d’achat : distribuer de l’argent développerait de la demande et créerait des emplois ; l’argument est fallacieux, d’autant plus qu’avec la mondialisation une grande partie du pouvoir d’achat distribué va enrichir les travailleurs chinois ou autres travailleurs lointains et que le Smic est un facteur de paupérisation.

 

En plus de l'écrasement des salaires et donc de la paupérisation, le Smic génère le chômage. Suivant l’OCDE, 5 points de plus de Smic donnent 1 point de plus de chômage. Si le Smic n’avait pas été augmenté régulièrement et au-delà du prix du marché, le chômage serait peut-être aujourd’hui à 5 % et sans le secours de fausses statistiques. Une industrie tout entière, celle  du textile, a été pratiquement détruite par la progression du Smic.


L’explication de ce mécanisme destructeur est connue : mettant le prix d’un travail au-dessus de  la valeur de ce travail pour l’entreprise, il décourage de recruter. L’employeur éventuel cherche d’autres solutions, soit investissement, soit renonciation au projet, soit délocalisation. Bien entendu ce sont principalement les moins qualifiés et les faibles qui souffrent de ce chômage induit et bien moins les cadres supérieurs.


Il est donc clair que, si le pouvoir veut sincèrement  faire la rupture, il décidera la stabilité du Smic au moins pour l'année 2007, et, bien entendu, le peuple français qui est en majorité à droite devra être informé auparavant, chiffres à l’appui, des ravages du Smic et, en particulier, ceux qui n'ont pas intérêt à la progression du Smic, c'est-à-dire les salariés légèrement au-dessus du Smic qui, précisément, en sont  les  victimes.  Le peuple français, qui n’est pas moins intelligent qu’un autre, est prêt à entendre la vérité.

 

La mesure pourrait et devrait être accompagnée d'une autre mesure visant le sommet de l'échelle. L'une des causes de la paupérisation et donc de la diminution du pouvoir d'achat avec la modicité des bas salaires se situe dans les prélèvements parfaitement indus que les politiques du plus haut niveau reçoivent. Le 1° juillet les nouveaux députés auront déjà découvert avec un vrai ravissement la mallette qui contient en billets bien tassés leur formidable richesse toute neuve. Malgré l’opacité scandaleuse des comptes publics (« pas vu, pas pris »), on sait que ce sont des billets en argent informel, la rivière argentée restant ouverte même après qu’ils auront quitté leurs fonctions. Leur indemnité qui est assez connue n’est qu’une modeste partie du total. Ces prélèvements indus profitent non seulement à la classe politique dans sa totalité mais aussi à tous les compagnons de route et le calcul montre qu’ils représentent près de 10 % du PIB, expliquant à eux seuls une partie de la catastrophe nationale.

 

Bien sûr ils ne peuvent pas être supprimés tous d'un coup tellement c'est compliqué. Une mesure très simple, qui frapperait l’opinion et commencerait  la désescalade serait de réduire, par exemple de moitié, les indemnités personnelles des politiques en commençant par le « top du top » et en allant jusqu’aux menbres des multiples conseils économique et social.

 

Ce serait alors vraiment la double rupture.


Cerise sur le gâteau : les deux gestes seraient très faciles à prendre avec effet immédiat et sans la nécessité de décrets d’application.  Il n’y aurait pas l’odeur nauséabonde des usines à gaz en préparation, sous la fausse dénomination de « choc fiscal », et nul besoin d’aller taper sur l’épaule d’Angela Merkel ni d’aller ramper  devant l’Europe.

 

Tout cela semble tellement évident que, sans être devin, nous pouvons penser que le 1° juillet 2007 marquera vraiment la rupture et ressemblera à une aurore… .

 

Michel de Poncins


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Mercredi 6 juin 2007

 

 

LA JOLIE FARCE DU LUNDI DE PENTECOTE

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Le monde entier vient d'assister éberlué à la tragi-comédie du lundi de Pentecôte, ridicule exemple de « l’exception française ». Les Français étaient invités à travailler ce jour-là gratuitement pour soi-disant aider les personnes âgées. C’est après la canicule de 2003 et les multiples décès dans les maisons de retraite que Raffarin avait monté cet invraisemblable dispositif. Le cafouillage fut tel que  l’opération se situe dans ces confins incertains où nul ne sait s’il doit éclater de rire ou se lamenter.


Voici le détricotage  historique et économique du phénomène que les médias se garderont bien de décrire.

 

Au départ et sur des décennies, se trouve l'effet de ruine résultant de l'action perpétuellement destructrice  des gouvernements, soit de la vraie gauche, soit de la fausse droite. La ruine est telle que, lors de la récente  campagne électorale, les candidats de toutes sortes se sont émus  amèrement  de la stagnation du pouvoir d'achat, de la modestie des petits salaires  et d'autres  signes de la paupérisation de la France, dont les deux plus importants candidats étaient, pourtant, partiellement responsables.

 

Certes, les plus favorisés des Français arrivent encore à faire face et ne se sentent pas ruinés. Cette insouciance vient de leur ignorance économique soigneusement entretenue par les écoles dont ils sont parfois issus et par les médias complices : ils ne sauraient même imaginer la richesse supplémentaire dont ils disposeraient si les politiques et bien d’autres n’avaient pas laissé l’interventionnisme ruiner la France ! Parallèlement, tout au long de la période  et de multiples façons,  des attaques sournoises ont été développées contre la famille.

 

Il en résulte que les familles, dont le devoir et le droit est de s’occuper de leurs anciens,  ne peuvent pas ou ne veulent pas prendre en charge les problèmes de l’âge avancé et que l’idée même de le faire leur a été enlevée. Depuis la création de l’homme et dans toutes les civilisations, il revient aux personnes privées de préparer  leur avenir et d’aider leurs anciens à faire face, ceux-ci continuant d’ailleurs le plus souvent à rendre des services à leur mesure.

 

Si la France n'était pas un pays très socialisé, avec la santé soumise à un système quasi communiste,  il n’y aurait pas de problème pour la gestion des personnes âgées ni non plus pour leur état de dépendance éventuelle. L'épargne de chacun y pourvoierait avec une foule de  possibilités diverses offertes par des assurances librement négociées et le secours de la solidarité familiale.

 

Pour les plus malheureux et, en particulier, pour ceux que la malchance ou la négligence a frappés l'exercice de la charité privée suffirait largement. Aux États-Unis, pays sensiblement plus riche que la France parce que sensiblement plus libre, les évaluations les plus récentes montrent que la charité privée représente au moins 4 % du PIB.

 

Cette situation avec, en conséquence, l'état lamentable d'un très grand nombre d'institutions publiques pour personnes âgées a conduit au désastre de 2003.

 

Le pouvoir a inventé alors cette machinerie  du lundi de Pencôte travaillé gratuitement. D'où l’embrouillamini incomparable de ce lundi. La ressource dégagée à représenté tout juste 2 milliards d'euros, personne ne pouvant savoir si, véritablement, les personnes âgées en ont bénéficié ou si les sables mouvants de la « bourreaucratie » étatique les ont avalé. Les associations au courant des problèmes parlent de 7 milliards d'euros absolument nécessaires pour avancer dans la solution. Si vraiment un « miracle républicain » faisait surgir les 7 milliards, cela ne suffirait jamais et le mirage s’éloignerait, un peu comme dans le logement social qui prétend abriter toute la misère du monde.

 

Le pouvoir, au lieu de faire son mea culpa, et de rendre au plus vite sa liberté au peuple français a imaginé une nouvelle « usine à gaz », se superposant à des milliers d'usines à gaz, formant des galaxies d'usines à gaz auxquelles  personne ne peut rien comprendre, malgré les efforts des journalistes pour clarifier ce qui ne peut être clarifié.

 

Dans le désordre du lundi de Pentecôte,  personne ne pouvait savoir qui travaillait ou pas, quel bureau était ouvert ou fermé ; en plus les salariés du  public, comme il est de règle dans la République Fromagère, étaient   favorisés  par rapport aux salariés du privé.

 

Bien entendu, les chevaliers servants du socialisme  trouveront des arguments pour combattre la liberté, comme l'allongement de la durée de la vie qui rendrait  le problème insoluble. C'est une fausse objection car si la liberté régnait un grand nombre d'innovations que l'on ne connaît pas interviendraient pour faciliter la gestion des personnes âgées. Le capitalisme quand ils s’exerce librement conduit  à des innovations permanentes et à la baisse des prix de revient.

 

Il est évident aussi que la solidarité familiale retrouvée grâce à une liberté accrue jouerait avec ampleur  dans le sens de la diminution des coûts.

 

C’est l'occasion de rappeler l'un des principes clés de la « République Fromagère » qui s’énonce ainsi : « les Hommes de l'État créent une première calamité, ici la mauvaise gestion des personnes âgées, et, pour corriger celle-ci, ils en créent d’autres, ici la farce du lundi de Pentecôte »


Michel de Poncins

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                      ACTUELLEMENT EN LIBRAIRIE,

 

         LE NOUVEAU LIVRE DE Michel de Poncins

 

« LA LUXURE REGNAIT SUR LA VILLE ET LA VILLE ETAIT BLEUE »

 

           Présentation par l’Editeur : François-Xavier de Guibert

 

Une fois de plus, l’auteur nous surprend. C’est un roman qu’il nous offre, un étrange roman d’amour  tout en demi teinte où les héros, eux-mêmes ne savent pas réellement où ils en sont. Plusieurs lectures possibles :  politique, histoire, économie, anticipations se mélangent en une sorte de magie.

 

Les deux personnages principaux se meuvent dans un univers nouveau qui existera peut-être en 2052 étant inscrit  dans le monde d’aujourd’hui ou bien n’existera jamais.

 

Une  bonne nouvelle : le socialisme, cette horrible cruauté du vingtième siècle, avec son « fils » le chômage, se trouve éradiqué de la surface de cette « Ville Bleue ».  La richesse insolente de la Ville n’empêche pas quelques errants de la déparer et, parmi eux, l’un des plus flamboyants mutlimilliardaires du début du XXI° sièvcle, mais chut !

 

Qui sont ces «  Saigneurs » que nous cotoyons sans doute, dès aujourd’hui, sans toujours le savoir, extraterrestres invisibles et tout puissants issus probablement du déjà vieux « siécle des obscurités » et de ses sociétés secrètes. Existent-ils vraiment et comment s’exerce leur pouvoir ?

 

Les flashs historiques se succèdent dans un désordre apparent et vous assisterez, comme si vous y étiez,  à la « guerre des potes »,  ces potes cajolés si longtemps par tout l’Occident chrétien et déboulant d’un seul coup pour tout ravager.

 

L’auteur lance, en fusées successives,  une gerbe d’idées et de faits, sous forme d’affirmations fulgurantes : nul besoin de démontrer, c’est un roman.  Il n’abandonne jamais son humour parfois drôlatique et, s’il ne juge guère le monde imaginaire et plein de mystères qu’il crée,  chacun sait ce qu’il en pense en fait.

 

Le projet « Amadeus » se bâtit à toute allure. Qu’en est-il exactement, faut-il en avoir peur ? Que deviendront ces amoureux après 2052 ? La Ville Bleue continuera-t-elle sa route majestueusement dans les espaces ? A vous de juger et d’imaginer.

 

Et Dieu, dans tout ça ? Il est omniprésent.


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par Edouard Boulogne publié dans : Economie.
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