Présentation

  • : Le Scrutateur.
  • lescrutateur
  • : actualite
  • : Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Articles récents

liste complète

Images aléatoires

Vendredi 22 février 2008
Les sectes : questions sur une polémique.


Grand-Orient.jpeg

Une polémique fait rage actuellement en France. Elle porte sur les sectes, leur dangerosité, leur importance réelle ou supposée dans notre pays. Sa cause, en tout cas son prétexte, est une déclaration qu’aurait faite au journal VSD madame Emmanuelle Mignon, une collaboratrice du chef de l’Etat.
 
Selon VSD madame Mignon aurait minimisé le danger sectaire, elle aurait dit « qu’en France les sectes sont un non problème ». Et puis madame Mignon critique l’inefficacité de la Miviludes, chargée de l’étude des sectes,  une de ces nombreuses organisations, véritables providences pour fonctionnaires et amis à placer par les puissants qui se font ainsi une clientèle politique dévouée et qui coûtent d’autant plus chers aux contribuables, qu’elles ne servent généralement à rien, sauf à surgir soudain sur ordre de leurs maîtres pour aboyer selon leur bon plaisir, au service de leurs lubies et de leurs passions.

L’intéressée dément avoir minimisé le danger représenté par les sectes.

Mais que pèse une parole de conseiller de président (Sarkozy) contre celle d’un journaliste, surtout d’un journaliste de gauche ?

 

LE FIGARO  l’interroge : « - Dans une interview accordée à VSD, vous avez déclaré : «En France, les sectes sont un non-problème».
Emmanuelle MIGNON. - Je n'ai pas dit la phrase que l'on me prête. S'il y a des mouvements sectaires qui abusent de la faiblesse des gens ou qui troublent l'ordre public, ils constituent un problème. On cherche d'ailleurs les moyens de renforcer notre action contre ces mouvements. Mais ce n'est pas parce qu'un mouvement spirituel n'appartient pas officiellement à une Église traditionnelle, comme l'Église catholique, qu'il est nécessairement sectaire. Si ces mouvements ne troublent pas l'ordre public, il n'y a pas de raison de les interdire par respect pour la liberté de conscience ».


On sait que ces précisions sont restées sans effet, que de Besancenot à Le Pen, en passant par Hollande, François Bayrou, et Ségolène Royal, (relayés par une presse que l’on disait, d’après monsieur Bayrou, entièrement contrôlée par Sarkozy), on clame que les libertés fondamentales sont menacées, la laïcité sur le point d’être abolie.

Pourquoi tout ce tintouin ? Le danger est-il là où on nous le dénonce,….ou ailleurs ?

Il faut peut-être un peu se renseigner, réfléchir et prendre son temps plutôt que de glapir avec les chacals, en longues théories entre Nation et République, ou de Fouillole à la  Place des martyrs, en passant par Carénage.

Que nous dit un dictionnaire sérieux des « sectes » ?

Voicila définition du Robert, édition de 2007 :

« Secte [sɛkt] nom féminin

1 Groupe organisé de personnes qui ont la même doctrine au sein d'une religion. Membre d'une secte. * adepte, sectateur. Sectes religieuses. Les grandes sectes de l'islam. Une secte hérétique. Les Quakers, secte des Mormons. « des sectes bizarres, qui s'efforcent de s'ouvrir des chemins extraordinaires vers le bonheur éternel » (Tocqueville).

2 Spécialt Communauté fermée, d'intention spiritualiste, où des guides, des maîtres exercent un pouvoir absolu sur les membres. Les religions luttent contre les sectes. Sectes d'inspiration orientale. La secte Moon. Le gourou de la secte.

3 (1630) Vx Ensemble de personnes qui professent une même doctrine. * école. Sectes philosophiques de l'Antiquité.
 Mod. et péj. Coterie, clan.  chapelle. « Bien que l'art ne soit pas une religion, la secte obéit […] à la définition même de la foi » (Malraux). »

Ce qui saute aux yeux c’est que le sens du mot n’est pas univoque.
La définition à laquelle chacun pense, aujourd’hui, selon l’usage courant, et notamment dans la polémique qui retient notre attention, est celle que le Robert range en seconde position de sa nomenclature. Et quel être en bonne santé mentale ne souhaite pas tenir en respect ces « communautés fermées », etc, dirigées par des gourous pervers

Rotary.jpeg (Le Rotary??? Allons! Allons! même s'ils sont partout, et même, parait-il dans le Sacré Collège!!).


Mais le fait est qu’il y en a d’autres ; que l’usage N° 1, et surtout l’usage N° 3, « ensemble des personnes qui professent une même doctrine » ou une même foi, pourraient permettre une lutte « antisecte », aussi perverse qu’illégitime, parce que reposant sur un usage ambigu et détourné de la langue.

J’ai relu, hier soir, l’ouvrage intitulé « Encyclopédie des sectes dans le monde », publié par Christian Plume et Xavier Pasquini, en 1980, (éditions Alain Lefeuvre).
Ce gros ouvrage de 486 pages répertorie les sectes, à cette époque, et fait suivre chaque intitulé d’une notice plus ou moins longue.
Sa lecture, bien édifiante, illustre à merveille mon propos, et incite à la prudence et à l’esprit critique.
Parmi les « sectes » énumérées par nos bons apôtres il y a évidemment, pêle-mêle, Monseigneur Marcel Lefèvre et sa Communauté St-Pie X, et « l’Ordre Souverain du temple solaire », « le Club de l’Horloge » et les « Falashas », la « Gay Church » et « l’Institut métapsychique international », le « Collège druidique Traditionnel » et le « Rotary Club », les « Témoins de Jehovah » et le Lions Club », « l’Eglise de Satan » et…je vous le donne en cent, je vous le donne en mille : « l’Eglise Catholique » (la secte qui a réussi, précisent les auteurs) , le « Secours Catholique », le « Scoutisme » (sic) etc, etc.

Scouts.jpeg (Le scoutisme, une secte? Soyons sérieux! Mais comme il est majoritairement chrétien... alors...!!!)

Dieu sait pourquoi, ( j’ai l’esprit si mal tourné! ), j’ai couru à l’article consacrée à la Franc Maçonnerie. J’y ai lu : « Pour beaucoup la franc-maçonnerie est assimilable à une secte. Qu’elle soit fermée peut le faire croire, de même que les mystères qui l’entourent. Mais en réalité ( aahhh ce « mais ». Note du Scrutateur) elle ne correspond pas à la définition de la secte, puisque aucun culte n’y est enseigné ni aucune vérité révélée» Ben, voyons ! S’ils nous le disent ! !
En tout cas, voici, chers lecteurs, une piste pour qui serait intéressé par une recherche des commanditaires de ce curieux ouvrage.

Peut-être entrevoit-on que les propos de madame Mignon, cités plus haut ne sont point si légers que l’affirment ses détracteurs.
La conseillère du président veut, sans doute,  faire comprendre que sous le nom de lutte antisecte, peut se cacher une opération d’intolérance redoutable. Que la défense de la laïcité , en fait la promotion d’un laïcisme de combat (voir notre article récent dans le Scrutateur : Sarkozy et la Laïcité) peut cacher une lutte sans merci contre, par exemple l’Eglise catholique, à cause du culte qui est le sien, de « la vérité révélée » : l’Evangile, qui est la sienne.
Ceci au nom du refus, franc-maçon par exemple,  de toute vérité, de tout culte, refus qui est pourtant leur dogme, le relativisme, ce dogme (paradoxalement)  unique et redoutable en train de transformer l’Europe en désert spirituel. Cf. Jean-François Mattéi : « Le regard vide, essai sur l’épuisement de la culture européenne ». Flammarion).

Il y a un mois, en visite officielle à Rome, dans un discours au Latran, qui a fait du bruit, Nicolas Sarkozy a osé parler des racines chrétiennes de l’Europe, osé dire que la croyance religieuse a une importance sociale et humaine considérable, qu’elle n’est pas réductible à la superstition.

Et si c’était cela qui ne lui était pas pardonné ? Et si c’était cela ( bien plus que ses aventures avec Carla, que ses regrettables maladresses sur certains sujets ) qui expliquait le lynchage dont il est l’objet depuis… un mois précisément, pour la plus grande joie de ses adversaires, ce qui est dans l’ordre des choses, mais aussi d’esprits légers, et d’imbéciles fieffés?

Je ne suis pas un « sarkoziste », j’ai émis à plusieurs reprises des critiques argumentées contre ce qui me paraît discutable dans son comportement politique.

Mais je ne puis chasser en meute.

Comme disait le poète : « les animaux lâches vont en troupes, le lion, s’il le faut, marche seul dans le désert ».

Edouard Boulogne.

Vernette.jpeg  ( Ce livre, Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui, écrits par deux spécialistes compétents, et reconnus de tous, aux éditions PUF, est autrement sérieux sur la question évoquée ce jour que celui de Plume et Pasquini).


PS : On le sait, et c’est sûrement vrai, puisque toute la presse le dit, écrite, parlée, informatique : Nicolas Sarkozy contrôle les médias, grâce à ses amis milliardaires, menace les « libertés républicaines ». Un grand éditorialiste du matin (je parle de sa taille) sur RCI, en Guadeloupe, a même parlé de « dérive totalitaire.

Amis lecteurs, vous ne trouvez pas qu’il y a quelque chose qui cloche ?

Ou alors, ce Sarkozy, il est vachement masochiste ! !
par Edouard Boulogne publié dans : Moeurs.
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 6 juillet 2007
(Même à gauche, le procès en sorcellerie intenté récemment à Patrick Devedjian  pour des propos tenu au sujet d'une femme politique, suscite  la colère et une légitime inquiétude.
C'est ce qui ressort d'un article paru dans le site Respublica, d'une gauche qui n'a pas encore sombré dans les marécages de la "royalitude" et que le Scrutateur publie en s'associant à ces propos de bon sens).

 L'affaire Devedjian et le haineusement correctP-Devedjian.jpg

 

Insignifiante, l'affaire Devedjian ? De la plus haute importance, au contraire. Passons sur l'injure faite à Anne-Marie Comparini (le député a présenté ses excuses) et sur le choix du terme, aussi grossier que banal dans le milieu politique (souvenons-nous que longtemps l'ancien et le nouveau Président ne se donnèrent que du « grand c… » et du « petite cr… »). L'essentiel est ailleurs : ce qui est à l'œuvre, sous nos yeux, et que nous avons tant de mal à voir, c'est la mutation des modes de diffusion de la haine dans notre société.

 

Première mutation : nous sommes passés de Warhol à Lynch. De l'espoir d'obtenir son quart d'heure de célébrité à la certitude de subir son quart d'heure d'infamie. La miniaturisation des matériels audiovisuels, leur sophistication croissante comme la chute de leur prix de commercialisation, mettent n'importe quelle conversation privée à la portée des mouchards (mini-caméra, smartphone, oreillette WIFI ou Bluetooth, etc.). Dans la rue, au restaurant, au bureau, dans les transports, les toilettes publiques… Partout. L'hiver dernier, à New York, le chauffeur d'une compagnie m'annonce, par souci de légalité, qu'une webcam nichée dans le rétroviseur filme la course et la transmet en temps réel. « Raison de sécurité. » Je n'ai jamais réussi à la localiser. Indécelable. Imaginons maintenant un député, une femme d'affaires, un acteur lâchant sur la banquette arrière d'un taxi indélicat un mot terrible au sujet de ses électeurs, ses clients, ses fans…

 

Exécution garantie. Sans même mentionner les traquenards (entretiens filmés en caméra cachée, appels enregistrés, repas pièges) dont la seule finalité est de provoquer un dérapage et de l'immortaliser… C'est ainsi et il faut en prendre acte : la soif de lynchage couplée aux prouesses technologiques vont progressivement réduire à néant le concept même de « propos privés ».

 

Deuxième mutation illustrée par les malheurs de M. Devedjian : la principale source d'information de nos concitoyens encourage la caricature et l'acharnement. Résumons : une majorité croissante de Français va puiser ses infos sur Internet ; la quasi-totalité consultent les deux mêmes moteurs de recherche (Google, Yahoo) ; en matière non commerciale, ces moteurs donnent comme dix premiers résultats les pages les plus consultées, c'est-à-dire les plus « croustillantes ». Dans le monde virtuel, Patrick Devedjian est désormais certain d'être abouché à l'injure qui lui aura échappée. Pour toujours ? Pour longtemps. De cela aussi, il nous faut prendre acte : on nous avait promis que la Toile serait Le Paradis du Tintoret, pleine de variétés, foisonnante de détails et riche de nuances… Elle fonctionne en réalité comme le sculpteur César : elle fracasse, concasse, et il ne reste bientôt plus qu'une compression. Devedjian ? « Salope ».

 

Pour finir, cette polémique a mis en évidence, une fois encore, la mutation de nos sociétés vers ce que j'ai appelé le « haineusement correct ». Pour faire lapidaire : qui n'insulte pas un homme blanc insulte une portion entière de l'humanité. Si je profère à l'encontre de Nicolas Sarkozy les remarques les plus basses, jusques et y compris sur son physique, je ferais tiquer, pas davantage. J'aurais été inélégant avec un individu, voilà tout. Si, en revanche, je me permets les mêmes propos à l'encontre d'une femme ou d'un musulman, sans du reste m'attacher à leur particularité, alors le surmoi collectif considèrera sans examen que j'ai manqué de respect aux femmes ou aux musulmans en général. Il n'y a là nul complot, nul terrorisme intellectuel, juste une évolution collective : dans notre lutte contre le racisme, nous sommes souvent incapables d'en finir avec la représentation raciste qui veut que seul le mâle occidental soit authentiquement un individu. Anne-Marie Comparini se fût-elle appelée Jean-Marie, personne n'aurait bronché, et la Toile n'aurait pas frémi d'une ridule. Mais c'est une femme, et c'est donc « au nom des femmes » que Ségolène Royal lui a apporté son soutien.

 

Il ne faut par conséquent pas prendre l'affaire Devedjian à la légère. Elle est annonciatrice de ce que désormais nos sociétés, officiellement tolérantes et apaisées, accepteront en matière de haine collective. Tout « écart » commis à portée de l'une des extensions de l'Internet pourra être fatal.

 
 
David Martin-Castelnau Grand reporter à L'Optimum, auteur des Francophobes (Fayard, 2002).

 

par Edouard Boulogne publié dans : Moeurs.
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 7 avril 2007
Discriminations ethniques à la Comédie française.

(Je ne peux m’empêcher de reproduire ici l’article publié, ce jour, dans son blog, « La république des livres », par l’écrivain Pierre Assouline. L’affaire Koltès, en train de naître, est plus qu’une anecdote parisienne. Si la Comédie française ne résiste pas à l’intimidation, si ce qui, en France prétend penser, et agir librement, en  humaniste se laisse intimider par ces « racistes » déguisés,  notre société risque de s’engager sur la voie dramatique du communautarisme, et de la barbarie. Si M. Koltès parvenait à imposer son préjugé, bientôt une Jessie Norman, immense cantatrice nord américaine {parce que « Noire »} ne pourrait plus jouer le rôle d’Isole la blonde, aux blanches mains, où elle brille comme une super nova, un Orson Welles, {parce que « Blanc »} ne pourrait plus fournir sa prodigieuse interprétation d’Othello {personnage africain de la pièce éponyme de W.Shakespeare), et notre Jacques Martial {parce que « Noir »}, ne pourrait plus interpréter Alceste, du Misanthrope de Molière.

Il faut arrêter la dérive où nous sommes engagés, aujourd’hui en Europe, et qui permet à différents communautarismes, notamment ethniques, d’imposer leurs lois liberticides et anti culturelles. Edouard Boulogne).




06 avril 2007
La Comédie-Française censurée

    L’affaire Koltès ne fait peut-être que commencer. Le frère et ayant-droit de Bernard-Marie Koltès refusant décidément qu’un comédien non-arabe (mais kabyle par sa mère, tout de même) puisse jouer un rôle de personnage arabe, Muriel Mayette, en sa double qualité d’Administrateur général du Français et de metteur en scène du Retour au désert, vient de se résoudre à annuler les représentations de la pièce au-delà de la 30ème représentation. Elles seront remplacées par Cyrano de Bergerac, Pedro et le Commandeur et Le Misanthrope. Cette censure lui est “imposée” par l’attitude de François Koltès. Les deux parties, jugeant chacune “abusive” l’attitude de l’autre, tout cela pourrait finir devant les tribunaux. Ca promet d’être passionnant. Les voies de la discrimination ethnique sont impénétrables. Celle-ci devrait faire hurler tous les gens de théâtre. Mais non. Probablement trop préoccupés par les sondages de la campagne électorale pour voir ce qui se passe chez eux en coulisses et qui serait un grand pas en avant dans l’obscurantisme si cela devait faire jurisprudence.

par Edouard boulogne publié dans : Moeurs.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 11 mars 2007

Le bon sens est-il mort?



Une blogueuse me transmet ce faire-part tragique.

Le bon sens serait mort.

En fait la nouvelle était prématurée.

Notre ami, dont Descartes, contesté sur ce point, disait qu'il "est du monde la chose la mieux partagée", serait seulement dans un coma réversible.

Le Scrutateur, et quelques autres thérapeutes bénévoles, se consultent à son chevet.

Tout désespoir serait une sottise absolue, et un péché contre l'avenir.
Je ne manquerai pas de vous tenir informés, blogueurs et blogueuses très chers.
En attendant je transmet le faire-part tel qu'il m'a été expédié, dans un moment de blues.


>=================================================================


"Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait "Bon Sens" et qui a vécu parmi nous pendant de longues années.
>
> Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus, il y a bien longtemps, dans les méandres de la bureaucratie.
>
> On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme "La journée appartient à celui qui se lève tôt ", "Il ne faut pas tout attendre des autres" et "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".
>
> " Bon Sens " vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et des principes éducatifs clairs, comme "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident ".
>
> " Bon Sens " a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de " Bon Sens ".
>
> Il s'est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d'un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant.
>
> "Bon Sens" a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
>
> " Bon Sens " a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé quelques gouttes sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
>
> La mort de " Bon Sens " a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison.
>
> Il laisse tous la place à ses trois faux-frères: "Je connais mes droits", "C'est la faute de l'Autre" et "Je suis une victime".
>
> Il n' y avait pas foule à son enterrement car il n' y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu' il est parti".

Aperçu généré le 11/03/2007 à 22:31:41
par Edouard boulogne publié dans : Moeurs.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 11 mars 2007
.
MUTILATIONS SEXUELLES : TOUT EST-IL TOLERABLE?


( Trop souvent, par paresse, par esprit de démission qui ne veut pas dire son nom, les maîtres, actuels et espérons-le provisoires, de l'opinion publique, et de l'enseignement en France (et ailleurs, hélas !) parent leur vacuité intellectuelle et morale du beau nom de tolérance. Mais tout est-il tolérable ? Il ne s'agit pas d'une question tout académique. Les jeunes gens qui, éventuellement auraient à disserter sur ce sujet, ne perdraient pas leur temps, si leur réflexion était bien conduite.
Il est permis de penser qu'il y a de l'intolérable.
Si l'ouverture d'esprit, le sens du relatif sont des vertus intellectuelles, il ne faut pas tomber dans le relativisme qui met sur le même plan toutes les valeurs, toutes les coutumes, toutes les religions. (On trouvera dans mon livre « Libres Paroles » de bons outils d'analyse pour approfondir ces questions, en particulier les chapitres intitulés Culture, Nihilisme, et surtout Identité).
Nous entrons dans une période électorale d'importance majeure.
Parmi les questions soulevées et sur lesquelles nous aurons à nous déterminer par nos suffrages, figurent celle de l'interruption ou du contrôle de l'immigration sur le territoire national.
Certains candidats qui estiment qu'il faut arrêter le flux massif en France des personnes en provenance du tiers monde, sont traités de « racistes », par les maîtres du politiquement correct.
Un grand footballeur, qui ne se trouve pas pour autant justifié de dire n'importe quoi sur des questions qui le dépassent (et sur lesquelles on le manipule) parle de « sarkoïsation des esprits » pour désigner la prise de conscience de plus en plus aiguë par les Français des périls que fait courir à leur nation l'immigration massive et incontrôlée.
Or pour qui veut bien réfléchir un instant, la volonté de faire face au transfert de peuples étrangers en France, et d'y mettre fin, n'est pas du racisme.
Ce n'est pas parce qu'ils sont noirs ou basanés, que des dizaines de milliers de Nigérians ou de Turcs, d'arabes musulmans inquiètent les Français.
C'est que ces gens appartiennent à des cultures totalement différentes de la nôtre, des cultures qu'il est possible parfois de juger barbares en refusant de céder à la mode relativiste ambiante, au faux esprit de tolérance qui n'est en réalité qu'un esprit de démission.
Quand des étrangers sont assez nombreux pour le faire, ils forment sur le territoire des pays qui les ont accueillis des communautés à part (problème du communautarisme), qui refusent de s'assimiler au pays d'accueil, se comportent en conquérants, constituent des Etats dans l'Etat.
La France ne peut courir le risque de se voir ainsi cancériser par des populations étrangères qui ne l'aiment pas sauf pour les avantages sociaux.
Elle ne peut admettre sur son territoire que, par exemple, une coutume comme celle de l'excision, soit pratiquée, en France, par des populations de plus en plus nombreuses.
« Le Scrutateur » publie aujourd'hui sur ce sujet et pour une meilleure compréhension du problème par ses lecteurs, un article publié il y a quelques années par cette grande politologue qu'était Suzanne Labin dans le journal Guadeloupe 2000 que je dirigeais.
( Pour une réflexion approfondie sur ces questions, à partir de ce que l'on a appelé « la crise des banlieues » (nov 2005), il faut lire l'ouvrage collectif publié aux éditions Michalon sous la direction de Raphaël Draï et Jean-François Mattéi : La République brûle-t-elle ? essai sur les violences urbaines).

Edouard BOULOGNE.





L'excision -puisque c'est d'elle en particulier qu'il s'agit- signifie qu'on coupe chirurgicalement la zone érogène du sexe féminin. Les médias ne le soulignent pas dans leurs commentaires, si bien que beaucoup de lecteurs croient que l'excision chez la femme est l'équivalent de la circoncision chez l'homme. Il n'en est rien.
La circoncision consiste à cou-per le prépuce, simple repli de peau qui recouvre le gland de la verge, opération indolore et qui ne compromet en rien les futures jouissances sexuelles masculines. Alors que l' excision est une ablation chirurgicale du petit organe érectile de chair (pas de peau) situé sur la vulve féminine, opération extrêmement douloureuse et dange-reuse. Quand elle n'entraîne pas la mort par suite d'infections, elle cause une mutilation à vie de la femme qui reste définitivement fri-gide.
Fn 1993, l'O.M.S., Organisation Mondiale de la Santé, estime à 80 millions les mutilations sexuelles des femmes. Selon un rapport dont fit état Le Figaro (2/11 /89), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (U.N.l.C.LF.) a confirmé que les victimes de cette coutume sont 84 millions "d'invalides érotiques"', comme les qualifie Benoîte Groult dans "Ainsi soit-elle". 84 millions de femmes torturées et mutilées au nom d'un obscur principe qui n'est ni religieux ni politique. Sous le terme d'excision sont prati-quées trois sortes 'opérations. La "sunna', forme la plus "douce", consiste a exciser le prépuce ou le gland du clitoris. Elle se pratique surtout en Indonésie, en Malaisie et au Moyen-Orient. La "clitoridectomie" partielle ou totale (excision d'une partie ou de la totalité du cli-toris et des petites lèvres) se ren-contre en Afrique orientale, occi-dentale et centrale. "L'infibulation" ou excision pharaonique, se ren-contre en Afrique orientale (Djibou-ti, Somalie, Ethiopie. Soudan. Egypte. Kenya). Cette forme d'exci-sion pourrait figurer parmi les tor-tures les plus raffinées. L'excision pharaonique consiste à mutiler le clitoris, les petites lèvres et une par-tie des grandes lèvres, et à suturer les bords à vif au moyen d'une épine d'acacia. Un petit orifice est maintenu ouvert au moyen d'un éclat de bois, pour permettre l'écoulement menstruel et celui de l'urine. Pour permettre la soudure des parties laissées à vif, la fillette a les jambes ligotées pendant des se-maines; elle peut ensuite sauter à pieds joints dans la case. Au moment du mariage, la femme est « ouverte" et l'orifice est élargi au mo ment de l'accouchement, après quoi elle est a nouveau infibulée... Les opérations sont faites sans anesthésie et dans les pires condi-tions d'hygiène, avec pour tout instrument un couteau de cuisine, une lame de rasoir ou un éclat de verre.
Le rituel prévoit que l'enfant, au moment où elle est recousue ne crie plus : épuisée d'avoir hurlé par la douleur, elle n'sst plus consciente. Parfois, pour favoriser la cicatrisa-tion, des excréments d'animaux sont posés sur la plaie. Pas étonnant que nombre de petites filles ne survivent pas à ce traumatisme physique et psychologique. Outre les chocs graves dûs à la douleur et l'hémorragie, peuvent apparaître septicémies. tétanos. et toutes sortes de maladies à l'âge adulte. D'autant que les coutures de !a chair vive sont enlevées et refaites après chaque accouchement.

En France, on tolérait cette "non as-sistance à personne en danger", alors qu'on s'indignait vertueuse-ment quand notre police recondui-sait des réfugiés clandestins à la frontière. Puis on finit par adopter une loi condamnant l'excision pra-tiquée sur notre territoire : prison à vie s'il y avait eu mort d'enfant, mais en pratique les parents étaient condamnés à quelques mois de pri-son avec sursis.
De plus nos frontières, qui sont lar-gement ouvertes aux immigrés po-litiques, ne le sont pas aux jeunes filles qui se sauvent d'Afrique pour ne pas être excisées. Pour elles, qui risquent la mort, il n'y a pas de droit d'asile.
Pour la première fois, le 8 mars 1991, une exciseuse professionnelle a été condamnée à une peine ferme pour plusieurs excisions. Il s'agit de la Malienne Aramata Keita condam-née, écrit la Cour d'assises, "pour complicité de violence volontaire à enfants de moins de quinze ans, ayant entraîné une mutilation". En janvier 1993, la Cour d'assises de Paris condamne une mère à un em-prisonnement ferme .d'un an et 4 mois avec sursis. Il s'agit d'une Gambienne qui avait fait exciser ses deux petites filles. A nouveau une mère malienne, Dalla Trooré, est condamnée à trois ans de prison avec sursis, aux assises de Bobigny pour avoir fait exciser son bébé d'un mois.
De plus en plus nombreux, les cas d'excisions se succèdent devant nos Cours d'assises. Mais com-ment faire comprendre à ces mères africaines, à qui des Danièle Mitter-rand déclarent depuis des années que leurs coutumes valent bien les nôtres, que mutiler à vie, au risque de la tuer, une petite fille est un crime ?
Et toutes ces tortures ne sont même pas faites pour des raisons reli-gieuses. Non, la barbare amputa-tion de l'organe du plaisir chez la fil-lette est le résultat de ce pouvoir possessif et jaloux que se donne le mâle. Les mères excisent leurs fillettes pour qu'un époux veuille bien d'elles.
La vérité prosaïque, c'est que la femme excisée ne ressentira plus d'appel sexuel, ne sera donc pas tentée de tromper son mari ou de se présenter au mariage déjà dépu-celée. L'excision est pratiquée pour de bas motifs de jalousie mascu-line. Cela, on le tait dans nos médias où l'on parle de "coutumes cultu-relles".
Il est dérisoire d'appeler "culture" une coutume qui, pour des buts de basse jalousie, impose aux petites filles un calvaire afin de les priver, durant toute leur vie de femme, des fonctions naturelles données par Dieu ou la nature. D'aucuns rétor-quent : respectons toutes les cou-tumes. Il faudrait donc accepter les sacrifices humains des Indiens, et l'anthropophagie rituelle des canni-bales !
La progressiste Simone de Beau-voir, qui se voulait féministe, a dé-fendu les mutilations sexuelles pra-tiquées sur des millions d'Afri-caines. C'est qu'elle était marxiste-tiers-mondiste, donc prête à accep-ter le pire, du moment qu'il vient du Tiers-Monde. Un homme d'esprit a écrit : "Le tiers-mondisme est l'idéo-logie de la justification de n 'importe quoi 'du moment qu'il s'agit du Tiers-Monde. Ce qui ferait hurler d'horreur en Europe est admis dans le Tiers-Monde au nom du tiers-mondisme".
Heureusement que dans le Tiers-Monde émerge aussi l'honnête homme, capable de dénoncer les crimes inhumains. C'est ainsi que le chef d'Etat du Bénin, l'Africain Noir Kérékou, en 1986, avait rappelé que le terme de mutilation signifiait : enlever ce qui est sain, et avait qualifié les pratiques d'excision de "superstructures de la féodalité" et "d'obscurantisme profond".
Oui, l'excision n'est pas une culture, c'est de l'obscurantisme, ou du moins une culture obscurantiste. Vous avez toute mon estime, Président Kéré-kou. •


Suzanne LABIN.

Aperçu généré le 11/03/2007 à 15:20:35
par Edouard boulogne publié dans : Moeurs.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Texte libre

    "Vide est le discours de ce philosophe par qui aucun mal n'est soigné chez l'homme. En effet, de même que la médecine n'est d'aucune utilité si elle ne chasse les maladies du corps, de même la philosophie n'est pas non plus utile, si elle ne chasse pas le mal de l'âme". 

EPICURE.Epicure.jpg
Blog : Blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus