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Dimanche 17 février 2008


Le  journal d'Aramis.




undefinedFélix et Jean-Marie.



Les ennuis informatiques de mon ami scrutateur, ne m'ont pas permis de réagir plus tôt aux commentaires, il y a quelques soirs, sur RFO-Guadeloupe, de maître Félix Rodes, sur une vieille carte postale des années 1930, représentant une pléïade de magistrats Guadeloupéens, exerçant leur métier au pays. 
 
Aujourd'hui, s'exclamait le vieux batônier avec emphase, et à grand renfort de coups de manches, le résultat de la départementalisation c'est que tous les magistrats exerçant en Guadeloupe sont des blancs, des gens venus du froid.

Mais, poursuivit l'avocat du "peuple guadeloupéen" (tout entier, of course), c'était autre chose au temps de la "période coloniaaaaale"! Ah! nostalgie!nostalgie! quand tu nous tiens! 

Au fait qui est réactionnaire dans ce bon pays de Guadeloupe?

Mais le propos de l'heureux Félix (pléonasme, "felix" en latin signifiant "heureux", étant par ailleurs le nom le plus répandu du martyrologe), sonne faux.

Car s'il est vrai qu'il y a moins de magistrats antillais en exercice, en Guadeloupe qu'il y a 80 ans, c'est peut-être parce que la loi de départementalisation leur a permis d'exercer leur charge sur tout le territoire national au lieu d'être confiné dans l'exiguïté insulaire des temps anciens.

J'ai eu moi-même un ami, toujours vivant, guadeloupéen (bon teint, c'est important pour Félix!), qui après avoir exercé sa profession en divers points de l'hexagone, et plusieurs années, à Pointe-à-Pitre comme Président du tribunal, termina sa carrière, au poste d'avocat général, à la Cour de Versailles, l'une des plus prestigieuses de France et de Navarre, avant de rentrer au pays, pour y prendre une retraite très active, et y vivre le reste de son âge. 


Tout cela Félix le sait. Mais le voici, tout chenu, et bien égrotant. Avec le temps, ahh! avec le temps, va, tout s'en va! On s'ébat comme on peut. 
 
Observez-le bien amis lecteurs, lors de son prochain passage à la TV, qui ne saurait tarder.
Le regard malicieux, et somme toute pas méchant de Félix, dément le reste du visage figé dans sa contracture de procureur, et d'accusateur des méchants (c'est à dire de tout autre qui pense differemment de lui).

C'est un comédien.

Je ferai remarquer, puisque personne n'osera le faire, que le propos de Me.Rodes est strictement identique à celui reproché à Jean-Marie Le Pen, quand cet autre  acteur (lui aussi pince sans rire) déclara, un rien provocateur, qu'il y avait trop de "blacks" dans l'équipe de France de foot! 

Comme chacun sait, on cria alors "haro" sur le baudet! 

En Guadeloupe, silence radio. La LICRA, la Ligue des droits de l'homme, (etc, etc), semblent frappées de mutité, ou gardent de Conrart le silence prudent!

Il est vrai qu' à la grande foire  télévisuelle, il y plus d'un acteur qui s'appelle "baudet", et que la matière à plaider est abondante.


ARAMIS.

par Edouard Boulogne publié dans : Le journal d'Aramis.
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Dimanche 23 décembre 2007
Le journal d'Aramis.

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(I) L'incendie de la rue Sadi Carnot.

Il y a  quelques jours, je déjeunais, Place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre avec mon vieux compagnon Athos, qui voudrait rédiger ses Mémoires,  sous le titre à mon avis  tout à fait ringard de "Quarante ans avant". Je m'efforçais de l'en dissuader (je suis pour ma part bien moins entiché de mémoires que de prospective) quand  pétarada, tout soudain, une  crépitante  mitraillade de mousquets.

Nous nous levions déjà flamberge au vent; mais ce n'était qu'un vulgaire tapage de pétards, engendré par le trop plein d'énergie d'une escouade de gaminets, sans même de poil au menton, sortant du collège Michelet tout proche. 

Toujours est-il que le vacarme qui dura  dix minutes au moins était assourdissant, et , -c'est cela qui me frappa- , salué seulement par les aboiements des chiens du voisinage, seuls protestataires.

Jeudi 21 décembre, c'est semble-t-il , une semblable démonstration  juvénile de vacuité tonnante, qui a engendré l'incendie de la rue Sadi Carnot, qui n'a pas seulement détruit un magasin  chinois  de farces et attrapes, mais occasionné la mort de sept personnes, au moins, à l'heure où j'écris.

Des adolescents, furieux d'avoir été refoulés dudit commerce, se seraient vengés en projetant à l'intérieur les pétards à l'origine du drame. Petites causes, effets incalculables.

Cette fois, l'autorité publique semble vouloir réagir. Que ne l'a t-elle fait avant? Car il existe un décret préfectoral interdisant la vente de pétards, fusées, explosifs divers aux mineurs. Décret non respecté?
Un déclaration du jeune Bangou, adjoint au maire de Pointe-à-Pitre, laisse rêveur. "Ce sont les parents qui viennent acheter la marchandise pour la distribuer ensuite à leur progéniture". Toujours cette démission des parents, et plus généralement de l'autorité devant le "JEUNE" sacralisé de l'idéologie jeuniste, et devant les délinquants qu'un Sarkozy n'a pas pu nommer par leur nom de voyous et de racailles sans soulever aussitôt un tonnerre de protestations des "bien pensants".

Il faut toujours payer le prix de la lâcheté. Comme le dit l'Ecclésiaste "malheur à la ville dont le prince est un enfant".

(II) Yannick contre Nicolas.
Noah.jpeg

C'est contre monsieur Sarkozy que se dresse ce week end, l'une des personnalités éminentes de la royalitude : Yannick Noah lui-même.
Yannick reproche à notre président, l'étalage de son "luxe", de ses "amours", la décontraction excessive, selon lui, qui serait la sienne dans l'exercice de la fonction présidentielle.
Je pense il est vrai, avec La Bruyère, que le caractère du Français exige du sérieux et de la gravité dans le Souverain.
A cet égard, je ne cache pas ma préférence pour le style Louisquatorzien, ou même celui, naguère du général de Gaulle; et la démarche du locataire actuel de l'Elysée, non sans analogie , parfois, avec celle du regretté de Funès, m'agace un peu, pourquoi le cacher.
Mais le cher Nicolas, qui est quand même un sacré garnement, plutôt intelligent, et fûté (au grand dam de ses détracteurs, n'est-ce pas Yannick?) est, je le pense, parfaitement capable de jouer "les pères nobles" et de "faire grand style", si cela est nécessaire.
Mais le président  sait que nous sommes désormais en démocratie. Et que là où l'opinion est reine, il faut en rabattre de toute aspiration  à la grandeur; ou du moins de tâcher d'y parvenir, sans en avoir l'air, et en quelque sorte contre toute apparence.
(Yannick,....j't'emm.....!nicolassarkozy-3693.gif)

La musique, au temps de feu le cardinal, ou de Louis XIV, c'était celle de Lully.
Aujourd'hui les Français chantent la "Saga Africa".
On voit la pente descendue. Et l'on comprend, à défaut de toujours les approuver, les démarches ondoyante du président.
Sans rancune Yannick!


(III) Yannick a plus de chance que Laure.

Noah donc, s'engage sur le terrain, pas toujours sans écueils de la moraline.
Il vieillit. Et, en un sens, aux yeux de ses amis, c'est tout bénéfice, car l'ex finaliste de Rolland Garros eut une jeunesse plutôt tapageuse.
Ce qui le distingue, en ce sens, de Laure Manaudou, c'est l'inexistence en ses vingt ans, à lui, d'internet. On voit ce que je veux dire, et l'on me saura gré, je l'espère, d'avancer, sur ce terrain, à pas de colombes.
Deux mots cependant sur les mésaventures de la grande (sportive) Laure Manaudou.L-Manaudou.jpeg
On sait que des photographies pornographiques de la championne circulent ces jours-ci sur internet.
Cela semble en relation avec sa rupture, encore récente, avec son ancien "petit ami" Lucas, le nageur italien.
Je ne me permettrai pas de juger du comportement sexuel de la jeune championne qui relève de sa vie privée;
Laure aura pourtant appris, à ses dépens, qu'il ne faut pas confondre les émois de la sensibilité, et ce qu'on appelle l'amour, ou l'amitié.
Plus mûre, elle n'eut pas permis la prise d'images par lesquelles on essaie aujourd'hui de la détruire.
Le temps est un grand maître.
Ce qui me paraît le plus notable dans toute cette histoire, c'est la ruée goulue de tant de pseudos mâles, et vrais voyeurs, sur leurs claviers d'ordinateurs, pour satisfaire leurs médiocres fantasmes. Et plus encore la minable collection de commentaires graveleux, émanant même, semble-t-il, de jeunes gens, c'est-à-dire des contemporains de Laure, c'est-à-dire de ceux qui auraient pu se solidariser avec elle pour l'aider à ne pas crouler sous "la honte".
Sans les voyeurs, pas de campagnes destabilisatrices de ce genre. C'est pourquoi, comme je crois tout homme d'honneur, j'ai systématiquement écarté de ma recherche (malgré une curiosité tout humaine) les images de Laure.

(IV) Et maintenant Valérie Bègue.

Il n'en est pas de même pour Valérie Bègue, miss France, originaire de la Réunion, et qui est sommée de démissionner par madame de Fontenay, pour avoir manqué aux termes du contrat qui lie les miss,  d'avoir à ne pas donner dans le registre des photos pornographiques ou suggestives.
Or, Valérie a laissé publier des photos d'elles faites, semble-t-il, avant le concours de miss France.
Celles-là, je les ai regardées, car elles m'ont été envoyées par un  jeune ancien collègue, assez indigné. Et me semble-t-il à juste titre.
Car ces photos ne sont en rien pornographiques ( Le Scrutateur en publie une ci-contre).valerie-begue-miss-france-2008-02.jpg (Valérie Bègue, miss France).

Sont-elles "osées"? Les avis, certes, en ce domaine peuvent diverger. Comme elles sont du même accabit que celle que l'on peut contempler ci-dessus, il me semble qu'il ne faut pas, tout de même pas exagérer. Le moyen-âge, la Renaisance, le 18ème siècle n'étaient pas si pudiques! Et le 19è siècle puritain,  n'est pas un modèle, à mes yeux, en matière de bonnes moeurs!
Il y en a une qui m'agace, je l'avoue. Où Valérie flotte à la surface d'une piscine, les bras écartés, sur une croix.

Je n'aime guère qu'on se serve de l'image du Christ à des fins commerciales et futiles. Il ne faut pas banaliser les choses importantes. Valérie, est d'une génération qui a peut-être perdu le sens du sacré. Il faut le lui apprendre. Nous autres aux antilles et dans l'outre mer français, jusqu'à une date récente nous avons conservé le sens de la vraie pudeur. Mais ce n'est pas par des déclarations tapageuses comme celles de madame de Fontenay qu'on lui enseignera le sens de la mesure.
Probablement, y a t-il autre chose dans la mauvaise querelle intentée à la miss réunionaise.

Peut-être en coulisses s'est-elle livrée à quelque facétie (douteuse), cet âge est sans pitié.
Par exemple, une photo de madame de Fontenay, en coulisses (et en string) se préparant pour le grand show.
Il y a des choses qui, entre femmes, ne se pardonnent pas.

ARAMIS.



par Edouard Boulogne publié dans : Le journal d'Aramis.
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Mercredi 7 novembre 2007
Le Journal d’Aramis. Aramis.jpg

         Nicolas Sarkozy continue d’agacer. Ce qui n’est pas pour me déplaire, même quand je figure moi-même parmi les agacés. Comme par exemple sur la décision qu’il semble avoir prise de faire voter le « traité simplifié » sur l’Europe, par la voie parlementaire (c’est-à-dire par un milieu très porté aux compromis, et ce qui est plus grave aux compromissions ; mon ancien adversaire le cardinal Julio Mazarini, le savait bien et sut, à merveille, en son temps, mettre ses messieurs les parlementaires dans sa grande poche !), plutôt que par la voie référendaire. On peut se demander ce que devient la démocratie dans tout cela, et le socialiste Henri Emmanuelli n’a pas tout à fait tort de parler de « déni de démocratie », même si pour ma part j’eusse préféré utiliser un mot plus noble et moins connoté. Sarkozy cependant, il faut le reconnaître, n’a pas vraiment trompé son monde en la matière, puisque, pendant la campagne électorale qui devait le conduire au pouvoir, il avait clairement dit ce qu’il ferait, et s’il avait été plus respectueux du suffrage électoral sur la question européenne ( rejet du projet de constitution européenne en 2005, par 55% des votants ) ce n’est pas 53, mais 59 ou 60% de l’électorat qui se fussent portés sur son nom en juin dernier contre milady Ségolène !

Mais Nicolas agace aussi pour de bonnes raisons ( et donc particulièrement à gauche ). Par exemple pour son excellent discours africain de Brazzaville il y a trois mois, qui a plongé les adeptes du politiquement correct et de la langue de bois dans un état tout à fait réjouissant de colère paroxystique.
Ou encore pour son action en vue de rétablir la justice en France sur la question des retraites entre le secteur public, et le secteur privé.
Je le trouve, en revanche, assez imprudent dans ses démarches directes et sans intermédiaires avec les fiers à bras de la CGT, ou des patrons pécheurs comme on l’a vu hier, le 6 novembre. Non que je le désapprouve sur le fond. Mais est-ce vraiment le rôle du président de la République de se commettre avec des militants troskystes, ou des machos, les bras gros comme ça, et dont on devine que chez eux, où les principes de la civilisation n’ont pas tous encore pénétrés, les enfants ne peuvent encore pas parler à table sans permission, et que les épouses filer doux !
En France, vieux pays de tradition monarchique, que  deux siècles assez chaotiques de velléités démocratiques n’ont pas encore réussi à tout à fait réduire, il faut, comme disait Jean de La Bruyère, « du sérieux dans le Souverain ».
De la même façon, dans l’affaire qui est la pitance actuelle, et très momentanée, des journalistes de la « grande » presse, je veux parler de l’affaire dite de l’Arche de Zoé, au Tchad, dont nous savons d’ailleurs peu de choses en réalité, le cher Nicolas, (et suivant du moins les apparences) s’est peut-être un peu trop avancé. Il ne faut pas promettre ce que l’on n’est pas en état de tenir. (« J’irai les chercher », etc).
Non qu’il faille, a priori, être contre l’usage de la force en politique. Prétendre cela est d’une absolue sottise, et, surtout si on le croit, totalement disqualifiant pour l’exercice de responsabilités importantes. Qu’on le regrette ou non, le vieux Machiavel a tenu sur la question des propos d’une permanente actualité.
Mais la France est-elle en mesure de mettre en œuvre une opération militaire au Tchad ? Sur le plan matériel, certes, cela ne fait pas de doute. Et d’ailleurs, il y a au Tchad, et depuis des années une présence militaire française voulue par ce pays, (sans laquelle depuis trente ans, il eut été annexé par l'inquiétant  voisin Lybien, monsieur Khadafi) en elle-même déjà suffisante pour agir, et libérer nos compatriotes de "zoë, assez légers, et inexpérimentés pour s’être fourrés dans le guêpier où il se trouvent présentement.
Mais le matériel est insuffisant, s’il n’est pas supporté par le moral d’une nation.Or en France  la « Star Act » semble être devenue un idéal culturel, ainsi que le jouir sans efforts, et sans entraves chers aux soixante-huitarts qui gardent encore tant de pouvoirs dans les allées du pouvoir, et dans les rédactions des journaux qui chloroforment l’opinion publique ?
Donc, il faut éviter les  propos qui, faute de pouvoir être suivis d'actions,  pourraient passer pour des rotomontades.
C’est ce que semble dire, sur RCI, le matin, et même si ses motivations sont, peut-être, différentes des miennes, Thierry Fundéré,  le distingué jeune chroniqueur, au verbe précis, précieux, choisis, soumis (presque) à sa volonté supposée de contrôler ses humeurs pour ne laisser parler que la stricte objectivité, à l’égard du président de la République, dont le succès des intentions ne pourrait dans l’ensemble que servir l’intérêt de notre commune patrie.

ARAMIS


PS : Je voudrais communiquer aux lecteurs du Scrutateur l’adresse d’un site qui n’est pas exactement de notre sensibilité, mais qui vaut le détour malgré tout. Il s’agit de Pyepiman la, dont voici l’adresse électronique : http://www.pyepimanla.com
A l’occasion des fêtes de la Toussaint, il publie notamment un intéressant, et fort bien illustré, document sur le Cimetière des riches, à Fort de France.
par Edouard Boulogne publié dans : Le journal d'Aramis.
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Mardi 9 octobre 2007
Le Journal d’Aramis ( 09.10.07 ) :
Aramis.jpg

  •  Frédéric Régent, historien et syndicaliste.

Monsieur Miosec, recteur de l’Académie de Guadeloupe, n’est pas content, et le dit. C’est que depuis la toute récente rentrée scolaire, -plus d’un mois tout de même,- une véritable épidémie semble frapper le monde enseignant. Plus de 230 absents, de plus ou moins longue durée.
En entendant la nouvelle ce matin sur RCI, le récit me revient, que me fit, il y a une bonne vingtaine d’années – car le mal est ancien – un proviseur de lycée de la région pointoise. Il avait bien du mal à gérer le temps  des élèves d’un collègue, « grand malade ».
Mais que faire contre l’adversité ?
Quelle ne fut pas la surprise, cependant, de monsieur le proviseur, au journal télévisé, d’un de ces jours-là, rendant compte d’un match de foot de coupe de France, d’apercevoir son « malade », gesticulant comme un beau diable, parmi les supporters d’une équipe guadeloupéenne  au stade de…..Saint-Ouen, en métropole (!) à plus de 6700 kms, et apparemment revigoré par le spectacles des « boys » ! Pas de cure à Vichy, Chatel, ni même aux « eaux vives » au Matouba !
Mais à Saint-Ouen ! !
Chapeau !
Et mon proviseur d’avouer son incapacité à punir : « Je ne voudrais pas avoir les pires ennuis avec les syndicats » !

Ô temps ! Ô mœurs ! rien ne semble changé sous notre soleil des tropiques ! Sauf que le Recteur d’académie a bronché, cette fois !

Horreur ! Voici que se dresse devant lui l’ombre du syndicalisme outragé, au nom de la « dignité » enseignante bien entendu. (« Dignyté a pèp Gwaloup » !).

Rien de nouveau sous le soleil donc. Esclavage-M--tissage.jpg (L'ouvrage intéressant d'un jeune auteur qui cherche encore sa voie entre l'histoire,  un certain  syndicalisme, et/ou la publicité!).

Mais pourquoi le délégué syndical (FSU) est-il Frédéric Régent, jeune historien que l’on aurait pu croire occupé à des travaux plus nobles, et plus utiles ?
Le beau Frédéric s’apprêterait-il à publier un autre ouvrage ?
Le premier, à vrai dire, toute polémique à part, était intéressant ( « Esclavage, métissage, liberté », chez Grasset). Mais l’auteur avait choisi de s’exposer, comme militant très actif –hasard ? calcul ?- au moment de la polémique de janvier 2005 sur l’enseignement de l’histoire (voir l’article du Scrutateur dans nos archives).                                 
 Frédéric avait, à cette occasion montré de belles dispositions à l’art de la mise en valeur de soi, sous le plus bel éclairage qui soit ! l'éclairage "moral"!
C’est pourquoi me viennent aujourd’hui de soupçonneuses pensées.

Que ne s’intéresse –t-il plutôt à ce qu’on écrit, sur le site officiel de son académie, et dans la discipline historique qui est la sienne et devrait donc lui tenir à cœur ? N’y dit-on pas ( et il est impossible qu’on l’ait fait de bonne foi ! !) que l’ancien gouverneur Constant Sorin, qui sauva la Guadeloupe de la famine, et du naufrage pur et simple entre 1940 et 1943, était « un officier Allemand, nommé par Hitler » à des fins coupables. (Voir à ce sujet, toujours dans nos archives, la « Lettre ouverte, d’Edouard Boulogne, au Recteur, M.Miossec, au sujet de certains enseignants Jocrisse, de son académie »).

Il y aurait là un emploi digne du jeune et prometteur historien que pourrait être M. Régent.

Mais la médiatisation, serait désormais d’une autre nature, et pas seulement en Guadeloupe ! (plus d'article dans "Le Monde", par exemple. Dans Le Monde? ouaïe aïe aïe!!!). Le courage ne va toujours jusqu’à la témérité !

Pourtant la dignité de Frédéric serait mieux sauvegardée, et la nôtre : « dignyté à pep Gwadloup » ! ! !

Ne préjugeons  de rien, et espérons ! Courage Fred ! Courage !




  • Il paraît que Bernard-Henri Lévy s’en prenant à Nicolas Sarkozy, le traitant de « colonialiste » et autre joyeusetés politiquement correctes, s’est fait traiter de « petit con prétentieux », par M. Devedjean, secrétaire général de l’UMP !
Aussitôt la gauche, indignée (les « gens bien », les croquantes et les croquants, comme disait Brassens, font toujours dans l’indignation !) monte au créneau, le rouge de la colère au front.

Mais sur quel élément du jugement de monsieur Devedjean renâclent ces petits messieurs de la gauche ? S’il ne s’agit que de l’adjectif ! Bah ! ! On pourrait le retirer ! ou le modifier!
Car enfin qu’est-ce que B-H L ? J’ai voulu lire, récemment, son ouvrage sur Sartre (là aussi, -je pense à Frédéric-, bien médiatisé). Mais rien à faire, à la trentième page, j’ai laissé tomber. Cette incontinente diarrhée d’adjectifs exaltés! Cette succession de phrases creuses, venteuses ! Et surtout cette impression d’entendre le personnage vaticinant, prophétisant dans un absolu dénuement de pensée.

Non ! si l’on veut absolument lire quelque chose sur Sartre d’un peu consistant (mais nul, n’est-ce pas, n’est obligé !) lisons plutôt sa biographie par Annie Cohen-Solal (Folio essais).

Et puis si l’on veut lire des propos de gauche (et de bon sens pourtant !)  reportons nous au récent numéro du journal Le Point, où Jean-Pierre Chevènement est lui aussi pris à partie par le « beau » B-H L. C’est que monsieur Chevènement aime la France lui, et dans le Paris germano-pratin d’aujourd’hui, cela ne pardonne pas !
Chevènement dédaigne de répondre à B-H L. « Il n’est pas de mon niveau » dit-il. Cela n’est pas présomptueux, et cela…… est vrai.


  •  Je ne voudrais pas conclure, lecteur ami, cette petite chronique du 9 octobre, sans signaler la parution récente d’une bande dessinée (j’ai toujours raffolé du genre), sans prétention, mais bien dessinée (l’auteur principal en est Jacques Martin, le père d’Alix, et de Jean Lefranc, l’un des tenants de la grande tradition belge de la BD, celle de la « ligne claire », avec Hergé, l’immortel auteur de « Tintin au Congo », ou de « Cock en stock », où la traite des nègres, par les arabes, en plein 20ème siècle,  est dénoncée).img461.jpg
Il s’agit des aventures d’un nouveau personnage, celui du jeune  « Loïs », qui se heurte, en plein XVIIè siècle au début de la traite des noirs.
Le titre de l’album est « Le code noir ».
Il arrive, qu’en s’amusant, on s’instruise.
Bonne lecture !

Aramis.
par Edouard Boulogne publié dans : Le journal d'Aramis.
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Mardi 2 octobre 2007
Le journal d’ Aramis.


( 02/10/07) : Du bonheur.

    Avec le temps, oh! Aramis.jpgoui, avec le temps, je dois bien le constater, je suis de plus en plus sensible au plaisir de la lecture, en ma « librairie » comme disait le vieux Montaigne, de l’écriture aussi, à l’ordinateur, certes, soyons franc, mais à la plume également, c'est bien plus romantique, et même à la plume « sergent major », dont j’ai retrouvé, lors d’un déménagement récent, tout un stock oublié, dans la vieille demeure familiale.
Oh! ce n’est pas que je renâclerais, si l’honneur d’une grande cause me requérait, à enfourcher, une fois encore, quelque fringant coursier, et à charger, avec mes vieux compagnons mousquetaires,  qu’on ne nomme plus, pour Dieu, pour le Roy, pour la France, dans le fracas mêlé d’étincelles  des entrechocs d’épées, dans le vent chargé de pluie piquante et glacée, dans l’odeur de poudre des lourds canons de ce temps là, les claquements pétants des mousquets, les clameurs de fierté ou de rage , de douleur ou de joie, de tous, mêlés, amis ou adversaires, unis, par le harcèlement du danger et l'imminence d'une   mort possible, dans cette fraternité des combattants, telle qu’elle existait en ce temps, celui du grand cardinal.
Et puis, c’était le temps ….de Marie Michon !


Oh non ! Je ne me déroberais pas, qu’on se le tienne pour dit.

Se guérit-on de sa jeunesse ?
img133.jpg  (En ma bibliothèque - "librairie" - disait Montaigne).
A cette minute, pourtant je médite sur…le bonheur, dont certains, que je crois fort hypocrites, disent que c’est un simulacre d’idées, une illusion vaine. Même le vieux Virgile à prêté au père Anchise ce propos adressé à son fils : « Fils, je te lègue la vertu, la peine qui ne ment pas ; d’autres t’enseigneront le bonheur ».
Fort bien ! Mais me voici penché sur un ancien livre de sapience : les œuvres choisies de Fontenelle – vieux libertin polisson, et penseur estimable – dans une édition de 1909, dont j’aime les pages jaunies, l’odeur d’encre vieillie et de moisi, les annotations crayonnées des lecteurs qui m'ont précédé, qui ont dialogué avec Fontenelle, l’ont peut-être apostrophé, interpellé et revivifié par la même occasion.

Notre  philosophe  s’est fendu d’un chapitre sur le bonheur, « ce sourire de la raison » comme écrivit un poète –moi peut-être… au temps de Marie Michon !). Muguet.jpg  (Muguet, bonheur).

J’y lis qu’il vaut mieux, plutôt que de poursuivre mille chimères inaccessibles, de geindre et pleurnicher après tout ce que nous n’avons pas, qu'il convient mieux donc de réfléchir à « une infinité de choses que nous avons et que nous ne sentons pas, (et qui) feraient chacune le suprême bonheur de quelqu’un ».
Voici, évidemment, une pensée toute simple, mais pleine d’enseignements, qui sera méprisée par trop de petits maîtres, dont les propos abracadabrantesques , tentent de faire passer pour profondeur, ce qui n’est que l’abysse de leur néant.

Le vieux Fontenelle, dans la splendide simplicité d’une langue à son apogée, - et qui n’a donc pas besoin de prendre la pose - , offre un programme d’action pour un bonheur qu’il montre à portée de main.

Ce qui    me  laisse songeur, sous l’œil de plus en plus amusé d’Athos, depuis que je « philosophe ».

Aramis.
par Edouard Boulogne publié dans : Le journal d'Aramis.
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    "Vide est le discours de ce philosophe par qui aucun mal n'est soigné chez l'homme. En effet, de même que la médecine n'est d'aucune utilité si elle ne chasse les maladies du corps, de même la philosophie n'est pas non plus utile, si elle ne chasse pas le mal de l'âme". 

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