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Mercredi 16 juillet 2008
Une thèse magistrale de Michèle Robin-Clerc, sur Pointe-à-Pitre du point de vue du développement durable et des risques Majeurs.

(Madame Michèle Robin-Clerc vient de soutenir avec brio une thèse magistrale, dont nous donnons à lire ici, l'essentiel de sa finalité. Il est souhaitable qu'elle soit lue par le maximum des responsables politiques et économiques, et par tous les Guadeloupéens, amateurs d'histoire et soucieux de l'avenir équilibré de leur département
. Edouard Boulogne).



UNE ANALYSE ARCHITECTURALE ET URBAINE DE L'AGGLOMERATION

DE POINTE-À-PITRE ET DES ABYMES EN GUADELOUPE DU POINT DE

VUE DES RISQUES MAJEURS ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE.

 
Pointe-
à-Pitre est située au centre d'une agglomération urbaine de 132 000 habitante dont elle draine chaque jour les habitants. Cette ville a de nombreuses fonctions, qu'elles soient politiques, administratives, touristiques ou commercia­les. Sa place dans l'inconscient collectif est prépondérante et elle a ainsi un rôle social de première importance. Nous avons réalisé une étude historique très poussée qui, à l'aide de plans, de cartes et de textes, nous a permis de reconstituer l'histoire de la ville et celle de son architecture, à travers les risques majeurs principaux auxquels elle est exposée : les séismes, les cyclones et les incendies. Nous avons aussi analysé, sur le territoire de l'agglomération, la résistance au séisme des routes, des alimentations EDF, France Télécom et Eau Potable, ainsi que celle du réseau de l'Assainissement.

Les références existantes sur l'activité sismique aux Antilles ne portent que sur environ 3 siècles ; de nombreuses inter­rogations subsistent sur l'aléa sismique auquel est soumise la Guadeloupe, et les séismes historiques sont actuellement estimés avec des marges d'erreur certaines. On se propose ici d'analyser ces différentes incertitudes pour permettre une approche plus fine de l'exposition au risque sismique de la Guadeloupe

Aujourd'hui, l'agglomération pointoise ne peut faire face dans de bonnes conditions à un séisme majeur. De même, elle est encombrée à ses principaux accès, que ce soit à Bergevin, Grand-Camp, Carénage, Besson ou au Rond-Point Miquel, par des encombrements et parfois des inondations, ce qui ne permet pas aux secours d'accéder au centre ancien, en cas d'incendie notamment.

Les incendies ont été au cours des siècles une des catastrophes récurrentes à Pointe-à-Pitre, et le recensement el les effets en sont faits ici. On verra que, dans le passé, ces incendies ne faisaient pas de victimes car le centre ancien était plus aéré qu'aujourd'hui et on comprendra comment il est possible de revenir à une situation acceptable. Les éléments étudiés ici nous permettent enfin de mieux comprendre la vulnérabilité de cette agglomération dans son ensemble, et ce que l'on peut faire pour renforcer la sécurité de ses habitants et de ses visiteurs, qu'ils soient résidents ou touristes. De là une possibilité de rendre plus attractive cette agglomération et notamment son cœur qui fut si souvent martyr : le centre ancien de Pointe-à-Pitre.

Au-delà de cette étude particulière, les idées dégagées et les aménagements ici envisagés peuvent être appliqués à de nombreux centres bourgs de Guadeloupe qui sont dans la même configuration, afin de leur permettre de mettre en place un développement urbain durable.

Cet ouvrage peut être commandé sur INTERNET www.anrtheses.com.fr 

 

 

 

BON DE COMMANDE

Je désire recevoir.........exemplaire(s| de la thèse suivante :

UNE ANALYSE ARCHITECTURALE ET URBAINE DE L'AGGLOMÉRATION

DE POINTE-À-PITRE ET DES ABYMES EN GUADELOUPE DU POINT DE

VUE DES RISQUES MAJEURS ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

de Michèle ROBIN-CLERC

ISBN : 978-2-7295-7069-9 333 pages, au prix de 59,00 euros (Franco de port pour la France. Etranger : forfait de 10 euros) Je vous règle ci-joint par :

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par Edouard Boulogne publié dans : Patrimoine. communauté : Livres.
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Samedi 2 février 2008
CARNAVALS D’AUTREFOIS EN GUDELOUPE.

[Ce texte a été rédigé par un vieil ami du Scrutateur, aujourd’hui, hélas ! décédé : Jean-Baptiste FISSIER.
Il tombe à points pour nos lecteurs en ces jours de Carnaval (2 février 2008)].

Carna-1.jpeg


Il n'existe pratiquement pas, ou plus d’archives auxquelles il serait possible de se référer pour connaître les origines des fêtes du Carnaval des Antilles avec quelques certitudes de vérités, sauf peut-être certaines documentations conservées à titre privé par des collectionneurs ou provenant d'héritages.
Les  sinistres qui au cours des décennies ravagèrent les villes antillaises, notamment  l'éruption de la Montagne Pelée qui en  mai 1902 effaça St Pierre de la Martinique  de la carte du monde, aussi les incendies qui, à Basse-Terre, en Guadeloupe dévorèrent autour des années 30 (et en quelques instants) le Palais du Conseil Général et le Palais de Justice, sans d'ailleurs oublier le tremblement de terre qui le 8 Février 1843 ne laissa presque rien de Pointe-à-Pitre, ces multiples sinistres donc, se sont chargés de faire  disparaître les documents qui pouvaient  exister.
Les quelques souvenirs qui subsistent viennent presque uniquement de la tradition orale, du moins pour ce qui intéresse la période antérieure à la fin de la première Guerre Mondiale.
On croit savoir que les fêtes du Carnaval teI qu'il était célébré jusqu'à 1940 aux Antilles résultaient surtout des coutumes importées dans le «Nouveau Monde» par les flibustiers et les colons, français et espagnols.
Ces traditions, ou ces coutumes ont, comme on le sait, bénéficiant de l’important apport africain, survécu et se et se sont même amplifiées, comme dans le fantastique ensemble des festivités du carnaval de Rio.
Aux Antilles (comme dans tout le monde chrétien) le Carnaval s'étend du dimanche de Janvier (l'Epiphanie ou jour  des Rois») au Mercredi des Cendres lendemain du Mardi Gras.
Mais, jusqu'à ces deux derniers jours il ne se concrétise généralement, et ce depuis de très nombreux années, que par des bals privés ou le plus souvent d’associations ou de Sociétés Sportives qui leur sont un moyen efficace de renflouer leur trésorerie.
La coutume des bals masqués ou travestis aurait à peu près complètement disparu depuis 1922-23.
Il faut néanmoins signaler qu'en 1924, sous l'impulsion de M. Maurice Fissier, le «Père de la Banane des Antilles» (dont une rue de Basse Terre perpétue le souvenir), eut lieu à Basse-Terre, pour la première et dernière fois une remarqua-ble et fort importante calvacade à l'occa-sion de la Mi-Carême.
Tout le commerce de Basse-Terre et des villes et communes proches, tous les jeunes y participèrent avec enthousiasme autour de Maurice Fissier. Mademoiselle Catherine Gitany, de Basse-Terre, fut sacrée Reine des reines de cette formidable manifestation. Un bal monstre, qui attira des participants de toute la Guadeloupe, donné dans les sa-lons de la Mairie de Basse-Terre, clôtura ces festivités auxquelles la Chambre de Commerce et la Municipalité de Basse-Terre avaient apporté un appui sans réser-ve. Mais, il nous faut en revenir à l'épo-que du Carnaval proprement dit, c'est-à-dire au Mardi-Gras.
Jusqu'en 1946-47, il consistait sur-tout dans les Antilles françaises, en un défilé non organisé, se propulsant sans ordre, de petits groupes, voire d’isolés, revêtus d’oripeaux et masqués.

Carna-3.jpeg

A Basse-Terre cependant (que nous connaissons mieux), durant près de vingt ans, un très amusant garçon du Carmel, Gérard Budon, parcourait, le «Jour des Rois», les rues de la ville, accompagné d'un tambour dont l'instrument n'était qu'un bidon à pétrole (en créole : on bombe-fè-blanc) pour annoncer à son de caisse dans les carrefours, par un discours (pratiquement toujours le même) qui fai-sait crouler de rires ses auditeurs, la naissance d'un nommé «Carnaval».
Le Mardi gras le revoyait dans les mêmes carrefours, mais Gérard Budon informait alors ses auditeurs du décès imminent du même « Carnaval », décès provoqué par l’épuisement d’avoir  trop dansé et par l’excès des libations.
Des nuées de gamins, et même d’adultes le suivaient ne se lassant pas de l’écouter en s’esclafant.
Un groupe jouait traditionnellement une saynette dramatique (à chaque carrefour important) au cour de laquelle un père noble défendait, l’épée à la main , l’honneur de sa fille contre le suborneur de celle-ci. La troupe était costumée dans un style vaguement louis-quatorzien, voire mousquetairien, mais curieusement (il y avait coup d’épée mortel) le docteur et les infirmières arboraient brassards et voiles de la Croix-Rouge. Tous les propos et défis se déroulaient en chansons.

Ce spectacle était typiquement Bas-se-Terrien.
Dans plusieurs autres villes et com-munes de la Guadeloupe, des scènes diffé-rentes se jouaient dans la rue. Elles aussi suivies avec la même passion, la même émotivité par un public très attentif qui ne ménageait pas ses exclamations.
Les différents rôles de ces specta-cles se transmettaient généralement de pa-rents à enfants. Partout, dans l'après-midi, mais sur-tout à partir de la tombée de la nuit, des fantômes, revêtus d'un drap de lit blanc, parcouraient les rues harcelant et ef-frayant les passants. C'étaient les «Masse la Mo» (Masques «La Mort»).
Mais le Lundi-Gras, Basse-Terre avait reçu une visite qui n'était réservée qu'à elle. Celle d'une troupe, arrivée dès le matin par canots à voile ou à rames, de pêcheurs du Vieux-Fort.
Habillés de longues robes de madras à dominante rouge, absolument mécon-naissables sous leurs masques de treillis métallique peinturluré, et curieusement coiffés d'une sorte de turban autour du-quel brinqueballaient quantité de petits miroirs, ils parcouraient Basse-Terre, en file sur deux rangs, en dansant aux sons de flûtes traversières et de triangles. C'étaient les traditionnels «Masse Vié-Fô» (Masques du Vieux-Fort).
Non moins traditionnels étaient les «Masse Congo» qui parfois mimaient de sauvages combats à mains nues, ou à la sagaie, ou au sabre d'abattis, voire des scè-nes de chasse en brousse africaine.
Il ne faut pas non plus oublier les «Masse Z'indiens» et leurs défilés hauts en couleurs perpétuant dans toute la Gua-deloupe la tradition recueillie de leurs an-cêtres immigrés des Indes, imitation de cérémonies religieuses hindoues, tels ceux qui descendaient du Matouba pour faire admirer à Saint-Claude et à Basse-Terre leurs chants et leurs danses scandés par de minuscules cymbales de cuivre.
Signalons également un fait impor-tant que la très grande majorité de ceux qui parlent de «langage créole» et surtout de «créole écrit», passent généralement sous silence.
Il s'agit des «Duvises» (devises) qui semblent, à l'origine, dues à Baudot (1801-1870), pointois, (c-à-d originaires de Pointe-à-Pitre)  ancien notaire à Basse-Terre, qui est vraiment le premier écrivain notoire en langage créole, et que l'on redoutait pour ses facéties et ses commérages.
C'étaient de petits libelles anonymes, rédigés à 90% en créole dans lesquels de petites histoires humoristiques, fré-quemment empreintes de méchanceté, si ce n'est de médisance, dévoilaient les pe-tits travers, les infortunes parfois, des uns et des autres, faisant rire les lecteurs, et provoquant lazzis et gorges chaudes. Ces «duvises» paraissaient le samedi. Mais comme au fil des semaines, très rares étaient ceux qui passaient au travers, nul ne s'en fâchait vraiment.

Carna-2.jpeg

C'est à la dramatique éruption de la Montagne Pelée de 1902 qu'est dû l'essai-mage de deux sortes de réjouissances jus-que là essentiellement et uniquement Pierrotaines (de St Pierre de la Martini-que) et réservées au Mercredi des Cendres.
La première est la fête (féminine) des «Guiablesses» (diablesses). Toutes les femmes et filles de St Pierre, s'habillaient ce jour là de robes et de madras mi-partie noir et blanc, avec une chaussure noire et une chaussure blanche.
Tout, en ce jour du Mercredi des  Cendres, leur était permis. Tout. Les  «Guiablesses» étaient maîtresses de la ville, intriguant, aguichant, affolant promeneurs... et promeneuses, dans les rues ou  aux bals faisant suite au Vidé.
La seconde de ces manifestations  Pierrotaines, que Fort de France à partir  de 1904, puis la Guadeloupe  adoptèrent est justement le «Vidé»,
Au soir du Mardi-Gras était promené  dans les rues un mannequin : «Vaval Carnaval... en tête des dernières cavalcades.
Vaval et les Guiablesses, étaient le  lendemain, théoriquement, les seuls personnages officiels de ce Mercredi des Cendres… Juste avant que ne tombe la nuit, Vaval, escorté de flambeaux, suivi de la longue cohorte de toute la population chantait et dansait, se dirigeait vers la mer. Un bûcher l'attendait, dressé sue le sable de la plage. Longtemps on dansait,  on chantait autour. Puis Vaval était en grande pompe placé sur le bûcher.
Solennellement, à l'aide d'une torrche la Reine des Diablesses boutait le feu au bûcher. Vaval flambait, brûlait, se consumait et disparaissait dans les cris, les hurlements, les transports de joie ( folle liesse populaire qui ne commerceraient à se dissiper que bien plus tard... aux petites heures d'un jeudi dont chacun désirait, souhaitait qu'il n'arrivât que le tard possible.


Jean-Baptiste FISSIER.
par Edouard Boulogne publié dans : Patrimoine.
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Vendredi 21 septembre 2007
La balade d’un orgue !

(Je reproduis ici, avec l’autorisation de l’auteur, l’article de Jean-Claude Halley sur son blog Guadeloupe-Attitude, le 17 septembre dernier.
J’ai eu à connaître de ce dont il parsp-sp-3.1190049278.jpgle, et j’en garantis l’authenticité. L’article est suivi du bref échange que nous avons eu à ce sujet, toujours sur Guadeloupe-Attitude. Edouard Boulogne).


17 septembre 2007
La balade d’un orgue !


Avant de vous raconter cette anecdote, je veux rendre un hommage s’agissant de l’un des fleurons de notre patrimoine Pointois. Je veux parler de la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-Pitre. C’est bien le moment ! Ne sommes nous pas en pleines journées du patrimoine.

Un hommage :

Hommage mérité à deux personnes qui se sont beaucoup investies pour la sauvegarde de la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-Pitre. Il s’agit de Monsieur Fernand PENTIER d’une part et son fils Raymond PENTIER tous les deux membres fondateurs et anciens Présidents de l’ASEP, Association de Sauvegarde de l’Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul.

Et en les associant tous les deux dans cet hommage, je m’en voudrais d’oublier tous les autres membres, hommes et femmes, qui se seront eux aussi mobilisés pour la sauvegarde de ce magnifique vaisseau.

Quelques vérités :

Face à toutes ces bonnes volontés, une municipalité propriétaire des lieux et incapable de passer outre des grands principes d’un autre âge, pour simplement essayer de comprendre que des paroissiens puissent souhaiter pouvoir se recueillir dans un lieu digne et sécurisé.

Une municipalité « péponnesque » !

Je renvoie à un autre moment ces quelques vérités qui ne sont pas toutes bonnes à dire et encore moins à écrire …

Un Orgue qui voyage !

Et voici maintenant cette anecdote qui donne son titre à ma chronique.La scène que je décris s’est déroulée un dimanche matin dans une autre Cathédrale : celle de Fort de France dédiée au Roi Saint-Louis.

Une petite délégation de paroissiens de Pointe-à-Pitre avaient fait le déplacement en Martinique ; sorte de récompense après une année de travail pour leur église.

Léonce Leonidas membre de l’Association et Foyalais d’origine a fort bien organisé ce voyage de découverte et de recueillement. Il a entre autre prévenu le Curé de la paroisse Saint-Louis de notre venue. Plusieurs rangées de bancs nous sont réservées et nous assistons à la messe de 10 heures dans une cathédrale pleine à craquer.

A la fin de la cérémonie l’officiant, avant de donner sa bénédiction, se place devant la délégation des Guadeloupéens et leur adresse quelques mots de bienvenue… Il évoque alors la tradition bimillénaire des visites de communautés chrétiennes de l’une à l’autre et de la nécessaire prise de parole ; il propose au chef de notre délégation de dire quelques mots à
la communauté Foyalaise.

En ma qualité de Président, je m’avance dans ce magnifique chœur et me trouve debout à côté du Curé qui redit quelques mots de chaude amitié pour en arrivée à cette requête : « Monsieur le Président ! Avant de vous laisser la parole permettez moi de solliciter qu’à votre retour en Guadeloupe vous interrogiez le Révérend Père Yves Gillot pour savoir si il a encore par devers lui les deux angelots qui viennent de part et d’autre de notre orgue ».

Nous nous retournons et faisons face à ce bel instrument ! Je suis dans un état second ! Je revois soudain l’image de la divine cantatrice Christiane EDA-PIERRE interprétant un air d’une messe de Mozart retransmise en directe sur l’A2 ! Derrière elle je me souviens… il y avait cet Orgue ! J’entends même cette musique qui me fait très mal. Et je comprends soudain que cet orgue n’est autre que celui de Saint-Pierre et Saint-Paul… Je promets d’un signe d’acquiescement de la tête de transmettre cette requête au Père GILLOT…  saisi par l’émotion je peux à peine parler.

Alors je me souviens d’avoir promené mon regard tout autour de moi, puis sur l’assistance qui semblait s’impatienter de mon silence… et enfin j’ai pu dire quelques phrases : aujourd’hui je serais bien incapable de retranscrire mot pour mot cet exposé fait à brule pourpoint : mais ces paroles disaient quelque chose comme :

Merci de cet accueil aussi chaleureux ! Compliments pour ce que nous avons vu chez vous ! Votre cathédrale est si belle ! Elle mérite le déplacement ! Merci pour cette belle messe de ce matin ! Nos prières se sont jointes si facilement aux vôtres ! me retournant vers le chœur mon regard s’arrête un instant sur l’orgue puis s’échappe rapidement en haut vers la magnifique série de vitraux qui retracent et la vie de Saint-Louis et celle de la Cathédrale détruite par un incendie et reconstruite grâce entre autre à une pétition nationale. Et je raconte ce que je vois ! A ma façon !

Mais au fond de moi d’autres paroles voulaient dire mon émotion, ma colère. Voici ce que j’aurais voulu exprimer ce dimanche matin là à Fort de France !

    * Bien heureux les Foyalais d’avoir su conserver ainsi cette cathédrale Saint-Louis… La notre est dans un tel état de délabrement…
    * Heureux vous êtes de pouvoir encore admirer votre chaire, la notre sert de bar dans un appartement de Miami…
    * Heureux vous êtes de pouvoir vous agenouiller à votre table de communion… la notre sert de clôture à un parc à cochon dans les hauteurs de Goyave…
    * Heureux vous êtes d’avoir eut un Maire qui se soit bougé pour cette Cathédrale… le notre s’y intéresse tellement peu ! 

De retour en Guadeloupe et à l’occasion, j’interrogeai donc le Père Yves GILLOT : Il me répondit en commençant par un « Mon cher ! » grave et solennel…

Il me raconta comment un Facteur d’orgue après le passage de je ne sais plus quel cyclone vint en Guadeloupe et su convaincre tout le monde que l’orgue de Pointe-à-Pitre devait être mis au rebus et remplacé par un autre instrument plus moderne.

Il me raconta comment il a vu ces deux angelots émergeant de cet amas de vieilles choses dans ce camion et comment il décida tout simplement de les garder.

Il me raconta comment ces orgues furent remis en état, à son insu, et revendu à la Martinique sans les deux angelots qu’il me montra alors en me disant qu’il n’envisageait pas de les restituer.

Il me raconta encore et encore la grande misère de Saint-Pierre et Saint-Paul : les Cyclones, les relations pour le moins délicates avec une municipalité propriétaire indifférent de l’immeuble classé monument historique.

Il me raconta comment un autre Curé, maintenant défroqué, appliqua à la lettre VATICAN II et vida l’église de tous ses ornements :

    * A la poubelle les jolis plâtres du chemin de croix,
    * à la poubelle la chair,
    * à la poubelle la table de communion en fer forgé,
    * à la poubelle la grande plaque de marbre commémorant le sacre de cette église en Cathédrale.

Et il me raconta aussi comment l’Autel de Saint-Pierre et Saint-Paul fut sauvé de la destruction. Ce même curé, appelons le « le défroqué », toujours dans l’esprit de Vatican II décida de casser l’autel en marbre qui trône dans le chœur ! La commande est passée à un entrepreneur de la place qui envoie sur place deux ouvriers faire le sal boulot ! Vers 10 heures du matin le Curé apercevant les deux ouvriers assis sur les marches coté OUEST ; il appelle Monsieur PETRELLUZZI l’entrepreneur, membre d’une grande famille créole originaire d’Italie ! Celui-ci quitte un autre chantier et vient voir ses deux employés. L’un d’entre eux lui tend une pioche en lui disant : « Patron ! On veut bien faire ce boulot mais il faut que ce soit vous qui donniez le premier coup de pioche ».

C’est couché dans son lit de douleur que cet ouvrier un jour entendant de nouveau les cloches de l’église fit venir le Père Gillot et lui raconta comment ce patron fut tout de suite conscient de la bêtise qu’il allait commettre : il traversa le parvis de l’église se rendit au presbytère et dit au curé qu’il abandonnait ce travail. Ainsi l’Autel fut sauvé !

Ami lecteur ! Pourrais-tu imaginer un moment que Notre Dame de Paris soit ainsi saccagée au nom de VATICAN II.

Ainsi donc le désastre Saint-Pierre et Saint-Paul n’est pas le simple fait de la municipalité de Pointe-à-Pitre. Il s’agit d’une faillite collective.

Ce n’est pas pour rien que tous les Présidents de l’Asep ont été des Non Pointois !

On a envie  de Chanter sur l’air des lampions !Mais où sont les Pointois !

Et l’écho répond : Si les Gaulois sont dans la plaine ! Les Pointois eux sont dans la lune !

Peut-être en redescendront-ils aux prochaines élections municipales pour s’occuper de cette magnifique Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul qui mérite autrement mieux que son sort actuel.
JC Halley.


Echange :



17 septembre 2007 Publié Actualité, Humeur | Lien permanent
Commentaires

   1.

      Bravo mon cher Jean-Claude, pour cet article auquel il n’y a rien à redire.
      Je connaissais aussi ce magnifique épisode du “non possumus” des deux ouvriers, deux hommes du peuple, qui ont, seuls, montré le vrai courage chrétien à cette époque douloureuse, où des curés iconoclastes, et pour certains autres des lâches, ont pris le concile Vatican II comme alibi de leurs ivresses et humeurs d’ilotes enfiévrés.
      J’étais alors étudiant à Paris, et c’est mon ami Luigy Colat-Jolivière qui m’informa de tout. Il fut le seul d’ailleurs à protester dans France Antilles.
      Après quoi il fut l’objet d’une longue opprobre de la part desdits clercs. En toute fraternité bien entendu.
      Avec ta permission je reproduirai dans les jours qui viennent ton salutaire article sur mon propre blog Le Scrutateur.
      Amicalement
      Edouard.
      Rédigé par: Edouard Boulogne | le 17 septembre 2007 à 20:49 | Gérer
   2.

  Réponse de JC Halley :
    Plaisir d’entendre parler de Luigy Colat-Jolivière qui nous aura enchanté de longues années par ses chroniques pertinentes et somptueuses.
      Je me souviens que lorsque pour la première fois j’arrivai à Radio Massabielle, il y avait dans le couloir (le local était minuscule sous le clocher) deux énormes boites en carton, que le Père Michel m’invita à ouvrir. C’était la discothèque de Luigy qu’il avait offert à la Radio avant de s’en aller. J’ai été enchanté de fouiller dans cette très riche collection. J’ai surtout profiter ainsi d’une aide inestimable pour mes commentaires dans Mille Musiques pour Vivre ; car ces disques vinyles étaient tous accompagnées de beaux livrets. A se poser la question de savoir si ces 33 tours n’avait pas été choisi pour la qualité d’abord des textes et images d’accompagnement. Nos collectionneurs de CD ou autres amateurs de MP3 d’aujourd’hui ne connaissent pas cet émotion d’écouter et de découvrir en même temps. Grace à Luigy j’étais devenu Doctus Cum Libro.
      Merci mon Cher Edouard… Et pendant que j’écris cette chronique j’acoute Una Furtiva Lacrima de Donizzeti sur Radio Classique. Cette larme d’émotion est versée en souvenir du Chevalier de Karukère.
      Toute mon amitié et mon autorisation d’utiliser comme tu le souhaites cet article en sachant que je n’ai pas le talent de Luigy.
      Jean-Claude
par Edouard Boulogne publié dans : Patrimoine.
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Vendredi 21 septembre 2007
Les premières réponses.


Il y a deux jours, je proposais la constitution sur  ce blog, d'un musée des étiquettes de marques de rhum, anciennes et actuelles, en provenance de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion, et d'une manière plus générale encore, de toute la créolité.

Les premières réponses arrivent. 


Certes la distillerie Forte-île,  dans la commune de Goyave en Guadeloupe n'existe plus depuis un trentaine d'années. 
Mais , ces étiquettes, entre autres, témoignent du  riche passé créatif de la famille Nesty, et font partie de l'histoire de cette belle commune guadeloupéenne.


J'espère que les lecteurs seront intéressés par cette idée, et qu'ils ne parderont pas  à m'adresser leurs trouvailles à : 

e.boulogne1@ool.fr


A bientôt chers amis blogueurs.

Forte---le-2.jpg
Forte---le-1.jpgEdouard Boulogne.
par Edouard Boulogne publié dans : Patrimoine.
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Mercredi 19 septembre 2007
Appel aux collectionneurs.

Chers lecteurs et amis,

Le  Scrutateur se porte bien et de mieux en mieux. Son public augmente en quantité et en qualité.
J'aurai l'occasion de revenir sur ces points dans un prochain article.
img447.jpg
Je m'efforce de l'enrichir et d'en améliorer la variété.

Dans cette perspective, nous donnerons bientôt une plus grande place à l'image.

Notamment, au premier album de photos qui constitue le stock des images facultatives, pour reprendre la formule d'Over-blog, je voudrais ajouter un album de reproductions d'étiquettes de marques de rhum, comme celle qui illustre ce premier article.

Etiquettes principalement Guadeloupéennes et Martiniquaises, mais pas uniquement. Le rhum fait partie de l'histoire de la Caraïbe, et à condition que sa consommation soit celles d'hommes de bon goût, et bonne éducation, ( préférant donc la qualité à la quantité) personne ne s'en plaindra.

Donc si des amis Haïtiens, Jamaïcains, etc veulent nous adresser leur contribution, elle sera bien reçue.

De même pour notre soeur lointaine de la Réunion, même si évidemment, là, nous ne sommes plus dans la Caraïbe.

Mais nous nous retrouvons par la créolité (la vraie, pas l'insane idéologie!!). Comme dirait Mowgli (de Kipling) : "nous sommes du même sang, eux et nous"!

Donc, chers amis, au travail, bonne recherche.

Si vous trouvez belle matière, scannez vos trouvailles et expédiez les moi, s'il vous plaît, à : e.boulogne1@ool.fr.

A bientôt, je l'espère.

Et très amicalement.

Edouard Boulogne.

PS : A mesure qu'ils arriveront les clichés seront publiés dans un de nos albums de photos. Voir à gauche de l'écran parmi les  "images facultatives.

par Edouard Boulogne publié dans : Patrimoine.
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Texte libre

    "Vide est le discours de ce philosophe par qui aucun mal n'est soigné chez l'homme. En effet, de même que la médecine n'est d'aucune utilité si elle ne chasse les maladies du corps, de même la philosophie n'est pas non plus utile, si elle ne chasse pas le mal de l'âme". 

EPICURE.Epicure.jpg