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Lundi 7 janvier 2008
Zéro pointé pour Le Point.

Le-Point.jpg

    Je ne me console pas de la désaffection, apparente du moins, des français pour leur langue.
Apparente, car rien ne dit que nous ne sommes pas plus nombreux qu’on ne pense à déplorer le lamentable usage qui est fait du français sur les ondes, par les journalistes et les politiciens les plus « côtés », où dans une presse écrite où le snobisme règne, qui consiste à « être tendance » pourvu que la mode aille dans le sens du vulgaire ou de la plus crasse subversion.
Le dernier numéro du journal Le Point se surpasse, sans conteste, à cet égard. Ce représentant d’une « droite » molle et honteuse d’elle-même titre sur Fadela Amara, « La (holà !) ministre qui dérange » !
Je n’ose imaginer le déluge de sarcasmes (et de postillons !) qui m’eut été infligé (il y a déjà plus d’un demi siècle) par ma très redoutée, (et aimée) Suzanne, l’institutrice rigoureuse, au grand cœur, si je me m’étais permis une faute aussi grossière.
Car enfin, « ministre » est un nom du genre masculin. Il désigne une fonction, et doit être employé conformément à son genre, quel que soit le sexe de la personne occupant la fonction.
Zéro ! pour Le Point, zéro pour Ségolène (of course !), zéro ! pour les inconscients qui sabotent la langue française, et, en même temps l’avenir intellectuel (entre autres) des petits enfants de France.
Que la faute « pointée » soit aujourd’hui couramment commise (j’ai noté qu’au journal de treize heures de TF 1, Jean-Pierre Perneau, l’a malicieusement soulignée, pour la déplorer, chez une de nos Marie Chantal de la politique , et que le même Jean-Pierre est victime, ces jours-ci, d’une cabale bien étrange, et peut être pas totalement contingente ! !), n’est pas une raison pour se joindre à la cohorte caquetante des petits marquis de la déliquescence.
De même encore, dans ce même numéro du Point, (et de tant d’autres gazettes) l’usage abusif du mot « auteur » au féminin.
Dans un compte-rendu de lecture d’un livre sur Simone de Beauvoir, Jean-Pierre Amette ose écrire « L’auteure ne cache pas , cependant, etc… », faute reprise plusieurs fois dans le même article.
Parce que Simone de Beauvoir est une femme auteur devrait donc s’accorder avec le sexe de la personne qui œuvre. Un autre journaliste parlant d’une femme politique en parlait comme « d’une membre » de l’UMP. A ce compte, il faudra désigner bientôt le bras comme un membre, et la main comme une, n’est-ce pas ? ! ! !
Dans le même article cité plus haut, Jean-Pierre Amette parlant toujours de madame de Beauvoir, surnommée « le Castor » écrit qu’ « on voit avec quelle cruauté le Castor est pris de rage devant…etc ». Mais pour rester fidèle à sa logique il lui eut fallu écrire « LA » Castor. 
Après de tels dévergondages de plumes, comment demander à nos chères têtes bondes ou brunes, un semblant de logique et de correction grammaticale ?Gr--visse.jpg
Nos journalistes, qui passent pour être des professionnels de la chose écrite ou parlée, pourraient de temps à autre ouvrir une bonne grammaire du français, celle de Maurice Grévisse par exemple.
Ils pourraient lire, par exemple,  à propos des noms en –eur, que:
« a) Les noms en –eur auxquels on peut faire correspondre un participe présent en changeant –eur en –ant font leur féminin  en –euse ». Exemple  Menteur, menteuse. Avec des exceptions, par exemple enchanteur, enchanteresse.
« b) Les noms en –teur auxquels on ne peut faire correspondre un participe présent en changeant –eur en –ant font leur féminin en –trice ». Par exemple : directeur, directrice.

Deux pages plus loin Grévisse en vient au mot « auteur ».
« Certains noms de personnes n’ont pas de forme féminine », par exemple : Auteur, ou encore « professeur ». De même que certains noms n’ont pas de forme masculine ». Par exemple, lavandière, matrone, nonne, etc.

Mais il faudrait se donner du mal. Et la peine est la valeur la moins estimée de la pédagogie en France pour des raisons de subversion politique (que je n’aborde pas aujourd’hui, mais sur lesquelles je reviendrai), depuis mai 68, ou de paresse intellectuelle plus simplement.

J’imagine ma vieille Suzanne, lisant aujourd’hui une copie d’élève de terminale, ou pire une annotation de Ségolène Royal sur un livre d’or quelconque ( ! ! !). La pauvre ne s’ en remettrait pas.

La difficulté de la langue ne saurait être une excuse pour écrire et parler n’importe comment.
L’attention portée aux sourds muets, mais aussi aux enfants sauvages (ceux qui ont été élevés en dehors de toute ambiance sociale humaine, par des animaux par exemple, voir les livres de Lucien Malson : Les enfants sauvages, et le film de François Truffaut : L’enfant sauvage) montre à l’évidence qu’il y a des liens très étroits, et consubstantiels entre la langue et la pensée ; que celle-ci sera d’autant plus fine, et efficace que le langage sera plus riche et mieux utilisé. Ce qui faisait dire au philosophe Alain que « La langue est un instrument à penser. Les esprits que nous appelons paresseux, somnolents, inertes, sont vraisemblablement surtout incultes, en ce sens  qu’ils n’ont  qu’un petits nombre de mots et d’expressions, et c’est un trait de vulgarité bien frappant que l’emploi d’un mot à tout faire ».

Puissent ces quelques observations trop rapides prouver, que le souci de maintenir la langue, de gens comme le Scrutateur, ne relève pas du purisme ou de la manie professorale.

Notre époque, plus que par le passé, exige pour comprendre une actualité à la fois foisonnante et déformée par toutes sortes de charlatans, politiques, financiers, camelots de toutes boutiques, exige donc des têtes bien formées, bien faites, sous peine de sombrer dans l’esclavage le plus abject.

Est-il  excessif de penser, que les saboteurs de la pédagogie, les « réformateurs » de la grammaire, les simplificateurs du vocabulaire agissent en connaissance de cause, en sachant ce qu’ils font ?


Edouard Boulogne.




Au secours ! madame de Romilly.

(J’ai recours pour ma croisade en faveur de la langue française, à l’aide d’un auteur de poids, Jacqueline de Romilly elle-même. Madame de Romilly, membre de l’Académie française, a été aussi professeur de Grec ancien à la Sorbonne. Son œuvre est considérable. Elle a tout récemment publié aux éditions de Fallois, un livre excellent « Dans le jardin des mots ».
J’en publie ci-dessous des extraits du chapitre consacré à la mode de la féminisation des noms. Lisez, et faites connaître cette pensée roborative. EB).


img530.jpg


FÉMINISATION.


Lorsqu'il a été décidé que le mot ministre deviendrait féminin si la fonction était occupée par une femme, je n'ai pas été très heureuse. D'abord, cela me paraissait aller contre l'habitude du français, qui veut que les formes masculines prennent la valeur de ce que l'on pourrait appeler un neutre, c'est-à-dire puissent englober aussi bien le masculin et le féminin. On dira « nous avons été heureux, ma femme et moi, de vous revoir », et nul ne sera choqué que cette forme masculine convienne pour les deux sujets. Il en est de même lorsque l'on dit « tous les hommes sont mortels », il est clair que, dans ce cas, le mot hommes englobe, au masculin et au féminin, toute l'humanité.
C'est d'ailleurs là l'origine de cette définition qui nous avait jadis fort amusés quand nous lisions dans le dictionnaire pour le mot homme : « Terme générique, qui embrasse la femme » ! D'autre part, dans ma génération, nous avions, nous les femmes, été fières de réussir à nous présenter aux mêmes concours que les hommes et dans les mêmes conditions. Il était donc déroutant de voir aujourd'hui les distinctions se rétablir, fût-ce avec les meilleures intentions de la terre, sous la forme de débats sur la parité ou les quotas. Pourtant, je n'en ai point parlé ici, ne voulant pas offrir aux lecteurs des discussions trop mêlées et d'actualité et d'incertitude.

Mais aujourd'hui les choses se compliquent : dans un texte officiel récent, relatif à une promotion de la Légion d'honneur, on va de découverte en découverte. Ce texte a d'ailleurs soulevé quelque émotion et je citerai les réactions d'un député de Paris dans une question écrite (Gilbert Gantier) ou un article paru dans Le Monde (Bertrand Poirot-Delpech).
Dans ce texte, on voyait la féminisation s'étendre soudain à toutes les fonctions, à tous les métiers, à toutes les activités. Et elle y prenait des formes un peu insolites. Ainsi, moi qui ai enseigné toute ma vie, j'ai découvert alors que j'étais professeure ! C'est un exemple parmi d'autres sur cette liste ; mais je dois avouer qu'il m'a atteint au cœur.
Je n'ai jamais éprouvé de scrupule à entrer dans une salle où, même dans un lycée de filles, on lisait sur la porte les mots salle de professeurs. Et lorsque j'ai écrit un livre intitulé Nous autres professeurs, je n'imaginais guère que, pour me conformer au nouvel usage, je devrais un jour écrire « Nous autres professeurs et professeures » !
De toute manière, on ne crée pas des féminins avec cette légèreté. Et, puisqu'il s'agit des mots en -eur, je remarque que plusieurs féminins peuvent se présenter : on dit une directrice et une actrice ; mais une chanteuse et une masseuse ; certains mots ont même deux féminins, comme chasseuse et chasseresse. Ces différences tiennent dans certains cas à la nature du verbe correspondant, ou bien à la date de création et certains hasards de l'histoire peuvent jouer ; mais, de toute façon, nous sommes loin du compte avec ce petit e muet qui atteint soudain tant de métiers. Il se glisse là, de façon discrète, puisqu'on ne l'entendra pas, mais aussi sans que rien ne le justifie. À la limite, pourquoi ne se mettrait-on pas à écrire la couleure ou la blancheure, sous prétexte que ces mots sont féminins ?

Une telle pente m'inquiète ; mais déjà la liste qui nous est offerte touche en moi le professeur avec ou sans e muet. Je suis professeur de lettres. À ce titre, j'ai toujours eu à cœur d'enseigner aux jeunes la valeur des mots, leur étymologie et les règles de la langue française, avec l'orthographe des mots. Je crois fermement que c'est la condition première d'une pensée claire.
Mais comment veut-on que l'on puisse enseigner vraiment cette correction de la langue et de l'orthographe si, d'un trait de plume, on introduit de si brusques changements ? L'élève devra-t-il préciser à quel décret il se conforme ? Et ne s'inquiétera-t-il pas devant les textes antérieurs ? Quelle confiance aura-t-il en nous et en notre langue française ? Et comment la respectera-t-il ?
Je sais bien ce que l'on me dira : que peut-être le texte cité n'est pas tout à fait le texte officiel, qu'il y a eu des erreurs ou un excès de zèle de la part de rédacteurs. Une telle explication est possible. Mais c'est précisément là que je voulais en venir : nous ne saurons plus, dans l'enseignement, reconnaître ce qui est désir de se conformer à quelque règle nouvelle ou simple erreur d'étourderie ! Certes, la langue évolue ; la langue change , mais il n'est pas bon de la brusquer ni de la faire tituber, et la plus belle des causes ne saurait gagner à la traiter ainsi.



Jacqueline de Romilly.
par Edouard Boulogne publié dans : Polémique
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Jeudi 27 décembre 2007


Généviève à la casserole!!!
Dessin d'actu


Les Kros© se donnent en spectacle sur http://kros.blogg.org/

 






Fontenay2.jpg

 



J'ai déjà dit l'essentiel sur le ridicule acte  autoritariste et bêtement prude de madame de Fontenay à l'encontre de Valérie Bègue, une miss France qui ne lui revient pas. 

Elle  est en train de découvrir  que la dictature a ses limites, de même que le ridicule.

Je publie ci-dessous un texte drôle, sauf pour Géneviève, publié par mon éminent confrère blogueur, éditeur des "Modernes persaneries" -voir nos liens, ci-contre, à droite- ainsi qu'un  dessin de notre ami  Arawak, qui nous l'envoie tout chaud, avant de le publier sur son blogue des "Kros"-voir aussi les liens- où Géneviève (de Longwy, de Fontenay) est exposée avec ses avantages. Le Scrutateur).


« Voici qu’un magazine, « Entrevue » publie soudain des « photos » où Valérie Bègue apparaît quelque peu dénudée ; sur l’une de ces photos, on la voit même sur une croix flottant dans une piscine, vêtue toutefois, en la circonstance, d’un maillot deux pièces. Dans l’iconographie publicitaire actuelle, pas de quoi fouetter un chat. Fureur de Madame de Fontenay qui, comme toujours se drape dans sa dignité, en de telles affaires, alors que ce genre de concours repose évidemment sur une permanente exhibition des anatomies des candidates.

Comme en d’autres circonstances antérieures, cette insupportable rombière se rue sur toute occasion de venir exhiber à la télévision le ridicule de sa tenue et de ses propos moralisateurs. Il est en effet clair que cette intransigeante gardienne des valeurs morales les plus surannées est une ancienne cocotte, depuis longtemps sur le retour. De toute évidence, elle sort du ruisseau plutôt que des Oiseaux, comme le montre une élocution faubourienne, dont elle n’a jamais réussi à se défaire malgré ses efforts vers ce qu’elle croit être la distinction. La prétendue Madame de Fontenay, née à Longwy (je ne vous dirai pas la date !), se nomme, en réalité, Mulmann ! Le plus drôle de l’affaire est qu’elle a conçu son rejeton, Xavier, avec un certain monsieur Poirot, ce qui permet au fiston de faire mieux que sa maman, en se faisant nommer, par sottise plutôt qu’humour, Xavier Poirot de Fontenay.
La Femme Poirot, dite de Fontenay, entretient une relation complexe avec la pomme de terre dont elle a usurpé le nom, sans en avoir les caractères. Sa solanacée éponyme est, en effet, dite, « belle de Fontenay », ce qui ne peut plus guère s’appliquer à la Femme Poirot. Il en est de même pour les qualités qu’on prête à cette variété de tubercule réputée à « chair ferme » et « de bonne tenue ». Le seul point commun qu’on distingue entre elles est que, dans nos patates françaises, la variété dite « de Fontenay, est regardée comme « la doyenne ».
Mais revenons à notre affaire. La Femme Poirot, apprenant l’existence de ces photos, a aussitôt exigé la démission de Valérie Bègue, ajoutant, à la nouvelle de son retour à la Réunion :« Elle n’a qu’à rester là-bas […] Je ne me vois pas, moi, me promenant dans les provinces, dans les communes rurales, escortée d’une fille comme ça ».

La formule est stupéfiante car elle éclaire sur le personnage. On s’attendrait en effet plutôt voir la Femme Poirot « escorter » la nouvelle Miss France, plutôt que l’inverse, mais passons ! Les propos de la Femme Poirot ont, en tout cas, mis en grand émoi l’ancienne Ile Bourbon.

« Témoignages », le quotidien communiste local, en général peu attentif à ce genre de manifestation culturelle (je veux dire les élections de Miss France sur TF1) a remisé les trémolos anti-colonialistes sur la « fet kaf » qui auraient dû mobiliser toutes les plumes de la rédaction. A peine un article, en créole s’il vous plaît, pour déplorer la concurrence assurément déloyale de Miss France. Je vous en livre deux lignes amères ; elles traduisent la douleur de voir la culture réunionnaise supplantée, une fois de plus, par l’oppression culturelle de la métropole :
« Rouv aou an gran zournal papié, ékout radio, ziète in kou zournal dann télé. Mi kroi, na rienk Miss France 2008, nout miss Réunion, Valérie Bègue, la di èl i arvien La Rénion le zour la fèt kaf »

Monseigneur Gilbert Aubry, évêque de la Réunion, n’a pas hésité à descendre dans l’arène, déclarant qu’il ne se sentait pas offensé. Il ajoute que, sans qu’il apporte à Valérie Bègue un « soutien » (gorge… mais c’est pour Hubert seul!) qui le ferait sortir de son rôle, les Réunionnais sentaient bien de quel côté penchait son cœur.

Un front politique uni s’est constitué, depuis Nassimah Dindar, Présidente UMP du Conseil Général jusqu’à Pierre Vergès, communiste, Vice-Président du Conseil régional, Président du Comité île de La Réunion Tourisme (poussé au premier rang par son Papa Paul). Il rassemble plusieurs élus majeurs de l’île, issus de tous les courants.

Les enchères montent ! Des élus UMP de l'île réclament des « excuses publiques » à Madame de Fontenay, accusée d'avoir tenu « des propos à caractère raciste ». Le Parti Communiste Réunionnais estime que ses déclarations « résonnent comme un retour à des attitudes discriminatoires et racistes » et exige « des excuses au peuple réunionnais ».

Cette affaire prend une telle ampleur (mais les échéances électorales prochaines y sont sans doute pour quelque chose..) que le PCR se demande si « ces propos diffamants qui portent atteintes à La Réunion », ne remettent pas en cause « son appartenance à la France »

Diable ! A la casserole la Femme Poirot ! ».


par Edouard Boulogne publié dans : Polémique
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Mercredi 30 mai 2007

 

 

 

 

                                              

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LA VENTE DES PALAIS.

 

Dans plusieurs livres, dont « Parlottes et Fêtes (divertissements pour accompagner le désastre français » paru chez François-Xavier de Guibert), j'ai indiqué qu'un gouvernement de droite mettrait en vente environ 500 palais, dès son arrivée au pouvoir.

 

Les économies annuelles générées par une telle disposition seraient considérables et permettraient de supprimer au moins un grand impôt  générateur de chômage et de destruction économique. L'économie serait évidemment d'abord constituée par les agios épargnés du fait des emprunts remboursés et par la suppression des  frais d'entretien. S’ajouteraient beaucoup d’autres dépenses adjacentes effacées et c'est là que l'on retrouve les « Parlottes et les Fêtes ».

 

Les parlottes sont des réunions luxueuses  que les politiques convoquent en vue de masquer leur échec dans un certain nombre de domaines et pour faire soi-disant surgir des solutions. Les fêtes accompagnant les parlottes en sont l'ornement et forment  le plaisir des participants. Le nouveau pouvoir a  déjà prévu  un « Grenelle de l'environnement » et des « Etats généraux » pour un certain nombre de problèmes liés au dialogue social.

 

Si les fêtes sont les conséquences des parlottes, l'inverse est également vrai. Dès lors qu'il y a un palais, il y a des locaux pour les fêtes ce qui oblige à convoquer les parlottes pour justifier les locaux. La somptueuse mairie de La Baule, qui a ruiné les habitants de cette magnifique cité balnéaire, est manifestement bâtie autour de locaux préparés pour faire la fête, ce qui n'empêche pas qu'il y a aussi dans la même station un luxueux centre de congrès.

 

À l'attention des lecteurs qui seraient étonnés du nombre approximatif de 500 palais à vendre voici quelques précisions.

 

L'installation du nouveau pouvoir a permis à la presse de donner, sans pudeur aucune, la liste des résidences réservées au sommet de l'État. La présidence de la république dispose, en  dehors du palais de l'Élysée, d'un palais voisin rue du faubourg Saint-Honoré, du château de Rambouillet, du fort de Brégançon,  du manoir de Soucy-la-Briche. En regard, le président des États-Unis, qui est le plus puissant et le plus riche pays du monde, ne dispose que de la Maison-Blanche et de camp David lequel est plutôt sinistre : quand le président élu ne possède pas de ranch personnel, il y a un problème pour l'organisation de ses vacances. Le premier ministre français jouit  du pavillon de la lanterne à Versailles et le ministre des affaires étrangères du château de la Celle Saint-Cloud et d’un autre, le Butard. Il est plus que probable que cette liste au sommet de l'État est incomplète ; le désordre de la gestion immobilière  de l'État et l’absence d’inventaire font penser qu’il y a d’autres ressources cachées ; la fille naturelle d'un ancien président de la république a été logée pendant très longtemps gratuitement dans un magnifique appartement dans le septième arrondissement. Il est clair que l’Etat peut fonctionner et recevoir convenablement ses hôtes de marque, tout  en vendant la plus grande partie de ces résidences.

 

La liste des palais à vendre dépasse immensément ce que l'on remarque au sommet de l'État et se démultiplie dans toutes les échelons successifs.

 

Lors de l'installation des nombreux ministres et secrétaires d'État une bataille homérique s’est déroulée chacun voulant conquérir  un hôtel particulier parmi un grand nombre de belles résidences dans les beaux quartiers de Paris.

 

Georges Frêche, le  président de la région Languedoc-Roussillon,  s'est  fait construire un palais  pharaonique à Montpellier. Dans le bureau magnifique de son palais, il montre la décoration aux journalistes ; il va même dans les WC pour souligner  que le pot pour la balayette a été signé par un grand créateur et a coûté 396 € !

 

A Issoudun, un palais des congrès parfaitement mégalo, du à la folie d’André Laignel, a été bâti, ce qui n’empêche pas qu’il existe un centre de loisirs, une salle des fêtes et un centre culturel, ceci pour une ville de 15 000  habitants.


 Le Conseil régional de Rhône-Alpes  a décidé de transférer ses installations de Charbonnières-les-Bains à Lyon Confluence. Coût total : 107 400 000 euros ; vente du site de  Charbonnières-les-Bains :  18 300 000 euros. Endettement en conséquence  : 89 100 000 euros.

 

Ce qui multiplie les palais, c’est aussi l’entassement des structures plus ou moins parasitaires. La mode des « agglomérations » se répand. Nous connaissons au moins un chef-lieu ou la présidence de « l’agglo » s’est dotée d’un magnifique palais dans une ville qui compte déjà plusieurs palais publics.

 

Tel conseil général que nous connaissons possède un magnifique hôtel particulier dans la plus belle rue de la ville pour les réceptions intimes, les réceptions plus « solennelles » ayant lieu dans la magnifique salle à manger du président.

 

En dessous des palais se trouvent les appartements publics. Une forme d’enrichissement particulièrement prisée par les élus et fonctionnaires de tous ordres est celle de disposer d’un appartement gratuit qualifié de logement de fonction, la magnificence des lieux étant en rapport avec la dignité de l’occupant. Un rapport de l’Inspection des finances indique qu’il y en aurait 137 507 au total (admirez le 7). Leur valeur locative est  de 1,4 milliard d’euros et ils sont loués pour 30 millions d’euros seulement.

 

Il y aura beaucoup d'objections à l’idée de vendre les palais. L’un des principes les plus meurtriers de la « République Fromagère » s’écrit : « pas vu, pas pris ». C’est l’une des explications de l’absence d’inventaire, personne n’ayant intérêt à le faire. L'avantage d'habiter  un magnifique palais ou d’y travailler ou encore de résider dans un splendide appartement est tel que bien des  résistances sont à prévoir.

 

Une objection éventuelle  est que la mise en oeuvre juridique et pratique d'une telle opération sera difficile. Mais, justement, nous avons des énarques qui sont les personnes les plus intelligentes du monde et que, paraît-il, le monde entier nous envie : ils ne doivent donc pas avoir de difficultés à mettre  rapidement sur pied le mécanisme nécessaire pour vendre les palais. Beaucoup de ces palais seront achetés par des sociétés qui rendent de vrais services à  leurs clients, alors que l’on cherche en vain les services réels que rendent les fonctionnaires qui servent dans les palais et dont l’action est si souvent négative.

 

Il existe en France 7 000 000 de travailleurs qui vivent en dessous du seuil de pauvreté sans compter les nombreux exclus. La paupérisation croissante vient directement de ces folies que les  élus et leurs compagnons  de route s’offrent pour leur plaisir et leur confort.

 

En Suisse, pays riche parce que libre, seuls le Président de la Confédération et deux conseillers fédéraux ont un logement de fonction et, nullement dans un palais !


Michel de Poncins.

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      DIMANCHE 3 JUIN : JOURNEE NATIONALE POUR LA VIE

 

       VOIR LES DETAILS DANS TOCQUEVILLE MAGAZINE

 

          HEBDOMADAIRE ;  ADRESSE : www.libeco.net

 

                     MISE A JOUR TOUS LES MARDIS

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Lundi 23 avril 2007
 Avril-1965.jpg ( Le Scrutateur bénéficiera désormais régulièrement de la collaboration d’un jeune plein d’avenir, Marc Décap, ( voir la photo ci-contre qu’il a voulue en noir et blanc). Nous publions aujourd’hui, en attendant mieux, ce qui est plus un billet polémique, une épigramme, qu’un article.
A bientôt Marc.
EB ).


Le Canard enchaîné, déborde plus que jamais d’aigreur et d’ironie méchante. Il s’en prend à Nicolas Sarkozy, laisse entendre qu’il n’écrit pas lui même ses discours, comme si n’importe lequel des candidats pouvait se passer de l’aide d’un ou de plusieurs nègres.

Mais le nègre n’a de talent qu’en fonction du maître qui l’a choisi. On sait qu’Alexandre Dumas (père) qui publiait en même temps, tous les jours deux ou trois romans, en feuilletons, dans la presse parisienne, n’avait pas le temps évidemment de les écrire tous, de sa main.
Il dressait le canevas, donnait l’esprit, relisait et corrigeait la mouture la plus satisfaisante. Ainsi, nombre de ses collaborateurs, ou « nègres », qui sans lui furent restés d’obscurs plumitifs, oubliés depuis longtemps sont passés à la postérité, grâce au génie de leur maître bistré.
Travailler de la plume pour le grand Alexandre était d’ailleurs pour la plupart un motif de fierté, tel celui, digne du maître, qui interrogé sur son métier, eut l'heureux à-propos de répondre, lui le leucoderme : « je suis le nègre du nègre ».

Le Canard enchaîné pour revenir à lui reproche à Sarkozy, d’utiliser des « nègres » pour lui écrire ses discours, d’où le gr
and nombre de références littéraires de ceux-ci, dont le vilain canneton ne peut supposer qu’un homme de droite (donc inculte, dans l’imaginaire de ces petits messieurs, hommes de gauche et intellectuels leur paraissant synonymes), puisse les connaître.
L’hebdo satirique fait semblant de lui venir en aide en lui suggérant des textes célèbres dont celui-ci, paraît-il de Lao Tseu (mais revu rive gauche) : « Qui ne pète ni ne rote est voué à l’explosion » ! (sic).

Bof ! Il me semble que le Canard baisse.

Je suggère au président de l’UMP, (en attendant mieux, peut-être), de lui répondre, à l’instar de Clémenceau à l’un de ses adversaires politiques qu’il méprisait : « quand je pète, c’est toi qui pue ».

Me voici transformé en nègre de Sarko !
Que l’on me pardonne, car c’est gratuit !

Marc Décap.

par Edouard Boulogne publié dans : Polémique
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    "Vide est le discours de ce philosophe par qui aucun mal n'est soigné chez l'homme. En effet, de même que la médecine n'est d'aucune utilité si elle ne chasse les maladies du corps, de même la philosophie n'est pas non plus utile, si elle ne chasse pas le mal de l'âme". 

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