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Publié par Edouard Boulogne

Victorin Lurel et la question du statut de la guadeloupe.


Posté par evolutionmartinique le 27 décembre 2009

victorinlurel.jpg Extrait du discours prononcé par Victorin LUREL lors de la plénière du Conseil Régional de Guadeloupe le lundi 21/12, et plus particulièrement de son § consacré à la question statutaire et à son volontarisme en matière d'exploration des champs politiques offerts par l'article 73. (Télécharger le discours complet ci-dessous)

“ Concernant le statut, je reste persuadé qu’il doit découler d’un projet et qu’en faire un préalable constitue une faiblesse de la pensée. Et, je reste encore plus persuadé que le statut n’est pas aujourd’hui une priorité pour les Guadeloupéens, qui attendent de nous que nous prenions à bras le corps les possibilités que nous offre aujourd’hui l’article 73 pour exercer davantage de responsabilités au niveau local, tout en demeurant dans le droit commun avec un cadre juridique stable et garanti.

C’est ce que nous faisons d’ores et déjà en exploitant les dispositions de l’article 73-3 qui prévoit que les régions d’outre-mer peuvent demander à être habilitées par le Parlement à légiférer dans certains domaines de compétences.

Ainsi, sommes-nous déjà habilités à légiférer dans le domaine de la formation professionnelle et, plus précisément, pour fixer les règles afin de créer un établissement public régional de formation professionnelle, qui décuplera notre capacité à mettre en œuvre une politique de formation adaptée à nos réalités. Dès janvier, nous installerons ce service public de la formation professionnelle. Et, nous sommes de même habilités en matière d’énergies renouvelables pour faire la loi et le règlement.

 

La Région Guadeloupe sera ainsi la première collectivité locale à intervenir dans le domaine législatif dans un domaine où les spécificités du territoire justifient une approche locale.

A l’aventure, je préférerai toujours, pour ma part, le concret. Il m’importe aujourd’hui de faire de la Région un catalyseur des possibles.
La Guadeloupe entreprenante, la Guadeloupe qui travaille dur, la Guadeloupe qui démontre tous les jours sa capacité à atteindre l’excellence, nous demande de lui permettre de réaliser ses projets, de s’ouvrir vers l’extérieur pour exporter nos savoir-faire et apprendre des autres.

La Guadeloupe diverse, métisse et multiculturelle espère une parole politique apaisante et non stigmatisante. Cette Guadeloupe noire, blanche, africaine, européenne, indienne, syrienne, libanaise, asiatique, attend des actes forts qui assurent à chacun une place dans notre creuset.

La Guadeloupe qui veut avancer attend de ses représentants élus qu’ils sachent établir des relations franches, mais constructives, avec l’Etat et avec le Gouvernement. Des relations qui aillent bien au-delà des postures de matamores sectaires au motif que le Gouvernement n’aurait pas la bonne couleur politique ou pire, au motif que le gouvernement est français. La Guadeloupe veut être à l’aise dans la République et à l’aise dans sa quadruple identité guadeloupéenne, caribéenne, française et – j’ose le dire – européenne. Ce que nous avons encore à conquérir pour mieux affirmer notre identité est à portée de main, sans avoir à basculer dans une rhétorique anti-française à laquelle la plupart de nos compatriotes n’adhèrent d’ailleurs pas.

En somme, la Guadeloupe attend et espère une coalition de bonnes volontés. Elle attend que l’on sache distinguer les compromis des compromissions. Elle espère que les querelles politiciennes laissent parfois la place à un débat sain qui place le bien commun au-dessus de toute autre considération. Elle attend qu’entre deux élections, nous soyons capables de nous parler et d’agir ensemble.
Elle attend que nous sachions tous mettre en œuvre cette idée simple : « Tous pour la Guadeloupe ».

« La démesure en fleurissant produit l’épi de la folie et la récolte est une moisson de larmes », disait le poète grec Eschyle.
J’aimerais que la Guadeloupe s’épargne des moissons de larmes et qu’elle ne se résigne pas au tumulte permanent qui nous empêche d’avancer sereinement vers demain. ”

Victorin Lurel

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manoucha 28/12/2009 16:44


A quand un véritable débat et un compte-rendu de ces dernières années? Un vrai débat dans le respect qui traitera des problèmes réels de la Guadeloupe et la mise en oeuvre du 73 durant la mandature
de notre cher président de région?
Que nous prépare M.Lurel avec son projet guadeloupéen voté au dernier congrès? Ecoutez bien la dernière phrase( en cas de consensus entre les élus du congrès, après les élections, on se passera de
vous interroger sur le changement statutaire. On vous interrogera que si le fameux consensus n'est pas atteint. je tiens à votre disposition cette déclaration).


manoucha 28/12/2009 16:34


Que de belles paroles! Comme dirait la chanson: encore des mots, toujours des mots...
Si au moins pour une fois il disait vrai!
Aujourd'hui, il défend le 73, hier il prônait un changement de gouvernance et une plus grande autonomie ( réécouter:interview accordée à un journaliste de l'hexagone, je tiens à votre disposition
la copie) et parlait d'un référendum.
Que dire de sa déclaration au sortir du congrès de juin 2009!


gc 28/12/2009 10:33


Mi bèl pawol, mi! pawol an bouch!

On voudrait le croire... car jusqu'ici, ,il ya bien des fluctuations...
Au fait l'avons-nous entendu tenter d'apaiser les esprits début 2009?


Edouard Boulogne 28/12/2009 11:45


Pas d'hommes providentiels en effet.
En politique, on choisit quand on peut, entre un mal et un pire.
LS