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Publié par Edouard Boulogne

 

Une semaine à la loupe.

 

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1.  Euro, handicap ou force ?

Certains font croire qu'une sortie de l'euro serait la solution à nos problèmes en dressant un bilan très critique de notre monnaie unique alors qu'ils la considéraient, il y a quelques années, comme une arme anticrise très efficace. D'autres plaident pour une importante augmentation du Fonds européen de stabilisation financière afin de pouvoir contrer les attaques spéculatives. Depuis sa création, il y a onze ans, l'euro est devenu une monnaie de référence et est donc une réussite. Pour nous Français, l'euro est une chance car elle nous permet de ne plus être soumis aux aléas des dévaluations répétées. Un peu d'histoire : le XXème siècle a vu le franc connaître une période tourmentée avec ses 17 dévaluations ! Au seuil de la guerre, en 1914, le franc avait perdu 99,95% de sa valeur. De même, une somme prêtée sans intérêt en 1914, et qui aurait conservé sa valeur nominale par-delà le passage au "nouveau franc", aurait perdu aujourd’hui plus de 100% de la valeur réelle de son pouvoir d’achat de 1914. On peut relever à plusieurs reprises une coïncidence non fortuite entre les dévaluations du franc et les tournants importants de l’histoire de l'Europe. Par exemple, la dévaluation de décembre 1958, a été un tournant majeur pour la France mais aussi pour l’Europe, dans la mesure où la faiblesse du franc français bloquait tout progrès. Au-delà de cet épisode de 58, le redressement du franc, jalonné par les dévaluations de 1958 et 1969, et le renforcement de la position industrielle de la France ont constitué un enjeu important et décisif du point de vue du développement des équilibres européens. Beaucoup d'entre nous ont connu l'inflation à deux chiffres qui nous ont permis d'avoir des rémunérations importantes, mais à quel prix ! Car aujourd'hui, beaucoup payent d'avoir eu de tels salaires qui leur ferment les portes des entreprises : on les appelle les seniors ! Alors, l'euro est une grande réussite, même si la monnaie européenne connait une crise sérieuse depuis sa création. La force de l'euro fait qu'il est capable de se confronter au dollar et aux autres grandes monnaies mondiales comme le yen japonais ou yuan chinois. Les chinois ne sont pas dupes puisqu’ils rachètent les dettes européennes pour contrebalancer celles américaines. Les grandes puissances économiques et les investisseurs lui font confiance et sa part ne cesse d'augmenter aux dépens du dollar. L'euro est maintenant une référence. Il faudrait donner des pouvoirs propres à la zone euro afin de renforcer les mécanismes de surveillance des politiques fiscales et budgétaires tout en affirmant sa gouvernance politique et économique. L’Euro n’est pas un handicap, c’est une chance pour la France et l’Europe.

2.  Tout ce qui change pour nous au 1erjanvier 2011.

La traditionnelle bardée de changements nous submerge en ce début d’année. 1. Le Smic augmente de 1,6% et passe à 1.365 euros pour 35 heures, soit environ 1.073 euros nets par mois. 2. Le RSA, Revenu de solidarité active, est revalorisé de 1,5% et atteint 466,99 euros par mois pour une personne seule sans enfant. 3. Les allocations familialesaugmentent de 1,5%. 4. Les retraites du régime général du privéseront augmentées au 1eravril à un niveau non encore fixé. 5. Le plafond de la Sécurité socialepasse à 2.946 euros par mois, soit une progression de 2,1%. 6. Le nombre de trimestres de cotisationnécessaire pour bénéficier d'une retraite complète est porté de 162 à 163 trimestres dans le privé comme dans le public. Il faudra donc avoir cotisé 41 ans en 2012, conformément à la loi Fillon de 2003. 7. Le taux de cotisation des fonctionnairesest relevé de 0,27 point, à 8,12%. 8. Le tarif de rachat des années d'étudesdiminue de 4,5% à 5%, afin de tenir compte du relèvement à venir de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans. 9. Les tarifs de l'électricité sont relevés d’environ 3% pour les particuliers en raison de la hausse de la contribution au service public de l'électricité qui finance le rachat des énergies renouvelables. 10. Les assurancesaffichent des hausses de 2,5% à 4,5% pour l'automobile, de 5% à 8,5% pour la santé et entre 3% et 8% pour les habitations. 11. La redevance audiovisuelleest portée à 123 euros. 12. Les offres ''triples play'', internet-TV-téléphonie, vont voir leurs tarifs augmenter suite à la hausse de la TVA. 13. Le prix de la consultationaugmente de 1 euro à 23 euros chez le généraliste. 14. Le ticket modérateurversé par le patient sera de 20% sur les actes jusqu'à 120 euros, au lieu de 91 euros ; un forfait de 18 euros est appliqué au-delà. 15. Les médicaments à vignette bleuene seront plus remboursés qu'à hauteur de 30% par la Sécurité sociale. 16. Les dispositifs médicaux, tels que les pansements ne seront plus remboursés qu’à 60%. 17. Le plafond de ressourcespour bénéficier de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé est relevé au niveau du plafond de ressources de la CMU à 26% contre 20% actuellement. 18. Suppression de l'abattementde 15 points sur les cotisations patronales des particuliers qui sont employeurs et qui est proposé aux ménages qui déclarent leur employé au salaire réel. Cela devrait entrainer un renchérissement des services à domicile. 19. Une contribution salarialede 7% sur les retraites chapeaux est instaurée entre 500 et 1.000 euros par mois et de 14% au-delà. 20. Le prélèvement social sur les revenus du patrimoineest porté à 2,2%. 21. Hausse de la CSG de 2,5% à 8% pour les stock-options. 22. Le prélèvement forfaitaire libératoire sur les plus-values immobilièrespasse de 16% à 19%, celui sur les plus-values mobilières de 18% à 19%. 23. La prime à la casseest totalement supprimée mais sera néanmoins versée pour toute commande qui a été passée avant le 31 décembre. 24. Le barème du bonus-malus écologiqueest durci et les seuils de CO2 sont modifiés ; le bonus spécifique GPL de 2.000 euros est supprimé. 25. L’aide au logementperd l’avantage d'une rétroactivité de trois mois comme précédemment. 26. Le crédit d'impôt sur les intérêtsd'emprunt immobilier est supprimé sauf pour les bénéficiaires actuels qui continueront d’en profiter jusqu'à son terme. 27. L'avantage fiscal ''Scellier'', pour l’investissement locatif, est abaissé de 10% mais reporté de trois mois, soit au 1eravril si une réservation a été signée avant le 31 décembre. 28. Le nouveau prêt à ''taux zéro renforcé'', qui est réservé aux primo-accédants, entre en vigueur au 1erjanvier. 29. Le crédit d'impôt ''développement durable'' est réduit de 10% et celui sur les panneaux photovoltaïque de 50%, il passe à 25%. 30.Le taux de réduction sur l'ISF des sommes investies dans les PME en direct ou via un intermédiaire passe de 75% à 50% et le plafond diminue de 50.000 euros à 45.000 euros en cas d'investissement direct et de 20.000 euros à 18.000 euros en cas d'investissement par un intermédiaire, un holding ou un fonds. 31.Le dispositif qui favorise l'implantation de résidences de tourisme dans les zones de revitalisation rurale est supprimé, mais la réduction d'impôt pour la réalisation de certains gros travaux dans ces logements est maintenue jusqu'à la fin 2012. 32. La location de meublés non professionnels voit son taux réduit de 20% à 18% et le plafond passe de 300.000 euros à 270.000 euros. 33. Dans le cadre des mariages ou des pacsles conjoints devront choisir entre une déclaration commune et deux déclarations séparées, au lieu de trois déclarations, une pour chaque conjoint et une pour le couple. 34.Les divorcés devront rédiger deux déclarations distinctes lors de l'année de la rupture. 35. Le taux de la tranche la plus élevée d'impôt sur le revenuest relevée de 40% à 41%. 36.Le taux de réduction ou de crédit d'impôtde 22 niches fiscales vont baisser de 10%. Parmi celles-ci, les réductions d'impôt sur l'investissement dans les sociétés non cotées et les souscriptions au capital de FIP et FCPI, le crédit d'impôt sur la souscription d'assurance pour loyers impayés ou celle qui touche à l'investissement dans les DOM TOM. 37. Les sommes investies dans ces nichesne pourront pas excéder 18.000 euros et plus 6% du revenu imposable. Tous ces avantages fiscaux qui ont été supprimés pourraient permettre à l'Etat d'économiser 10 milliards d'euros en 2011. Globalement, les hausses d'impôt et la mise en œuvre des réformes de la retraite, de la maladie et du logement ont ainsi eu pour conséquence d’entrainer les nombreux changements que nous allons vivre.

Henri Pauvert.

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