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Publié par Edouard Boulogne

 

 

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1.  "Allô, maman, bobo..."

Le Premier ministre a dévoilé le plan qui représente 12 milliards d’euros de mesures d'économies pour 2012 et c’est le tollé quasi général autour ce plan. Pouvait-il en être autrement ? Certes pas possible car chacun voit midi à sa porte et nous restons des égoïstes patentés ! Si l'ensemble de ces dispositions doivent encore être avalisées par le Parlement, gageons que les lobbies en tout genre se mobiliseront pour faire évoluer, à leur profit, les mesures préparés par le gouvernement. Mais si nous restons un peu réalistes et honnêtes, peut-on continuer à vivre au dessus de nos moyens ? Pouvons-nous poursuivre notre fuite en avant sans que nous nous cassions, un jour la figure ? Regardons autour de nous et cessons de poursuivre le développement d’un certain nombrilisme ! !

2.  Le plan Fillon : "Peut mieux faire"…

"Bien, mais peut mieux faire", commentent les économistes de l'étranger à propos du plan d'économies annoncé par le Premier ministre français. Un économiste de la Commerzbank estime que les mesures annoncées "devraient permettre d'abaisser un peu plus nettement le niveau de déficit". Mais elles "ne vont pas suffire pour atteindre l'objectif de déficit de 4,5% du PIB en 2012 car la croissance prévue pour ce faire de 1,75% est trop optimiste". De plus, pour atteindre un déficit de 3% du PIB en 2013, "la France doit procéder à d'autres coupes budgétaires". Pour l’économiste de Barclays Capital à Londres, "la première impression est positive" mais il considère que "c'est seulement une question de volonté politique" bien qu’il comprenne qu’il est impossible de "serrer trop la ceinture à quelques mois de la prochaine élection présidentielle". Enfin un économiste de Capital Economics à Londres indique que "l'un dans l'autre, associé à une opposition publique probable à ces mesures annoncées, la note de la France reste sur un terrain mouvant". Les difficultés restent devant nous et la France ne peut donc se reposer sur ses lauriers. Certes, les économistes ne sont pas les payeurs, aussi tous les partis politiques français devraient cesser de jouer à qui perd gagne et soutenir le gouvernement dans ces décisions difficiles à assumer car tous, ils ont participé à la création et à l’accroissement du trou.

3.  La crise de la dette rebat les cartes de la présidentielle.

Nicolas Sarkozy espère tirer parti de sa posture de président "responsable" grâce au plan d’économie qui a été annoncé par le gouvernement. La crise des dettes souveraines de cet été lui a permis, de nouveau, de montrer sa réactivité face à une situation de crise. De l’autre coté, la campagne pour la primaire socialiste, qui s’est ouverte à l’occasion de l’université d’été du PS à La Rochelle, devrait largement se faire sur les questions économiques et financières. L’ampleur de la dette publique pose un problème inédit aux socialistes car il faut à la fois ménager les possibilités de croissance, réduire les déficits et répondre à l’exigence de justice sociale. Aussi le projet socialiste, adopté en mai, a du plomb dans l’aile car il ne prévoyait pas une telle crise ni la nécessité de réduire les déficits dans de telles proportions. Qui sera plus crédible : la gauche dépensière ou la droite plus rigoureuse ? La campagne présidentielle s’annonce difficile et nécessitera une analyse fine des propositions de tous les candidats.

4.  La crise obligera l’Europe à se réformer.

Après les décisions annoncées lors du sommet du 21 juillet dernier sur les plans de réduction des déficits publics et la mise en place du Fonds européen de stabilité financière, la visite de Madame Merkel à Paris avait pour objectif d’éteindre l’incendie qui a gagné les marchés. Mais l’objectif n’a pas été atteint ils souhaitaient des mesures et non des annonces.

5.  Consensus politique en Espagne sur la "règle d’or" !

Alors qu’en France, la "règle d’or"creuse un fossé entre la droite et la gauche, en Espagne, le Premier ministre socialiste José Luis Zapatero, son gouvernement et l’opposition s’accordent sur cette mesure de limitation des déficits publics. L’Espagne est mise sous pression par les marchés. La "règle d’or"serait un message à destination des investisseurs, pour leur signifier que l’Espagne a la volonté de consolider ses finances publiques. Les socialistes espagnols seraient-ils plus responsables que les français ? A n’en pas douter, ils font moins de politique politicienne que nos socialistes qui ne pensent qu’au pouvoir pour eux, sans tenir compte du bien public.

6.  "Qui veut donner des millions" !

Un nouveau jeu pourrait sévir cette année. Après "qui veut gagner des millions", voici peut-être le "qui veut donner des millions" ! Comme leurs homologues américains, des chefs d’entreprise et des grandes fortunes françaises proposent, d’eux-mêmes, l’instauration d’une "contribution exceptionnelle" pour les plus aisés. A ce propos, on n’a pas ou peu entendu des artistes ou des sportifs l’envisager aussi ! C’est bien de vouloir participer à la diminution du déficit public de la France. Mais, tout de même, n’est ce pas un peu démagogique et indécent ? Pendant des années ces mêmes riches se sont battus pour obtenir des réductions du taux d’imposition menaçant de s’expatrier dans des paradis fiscaux. Un peu de décence, mesdames et messieurs les riches de droite comme de gauche ! Certes, vous sentez que la colère populaire monte devant tant d’inégalités et qu’il est temps de lâcher un peu de lest pour montrer de la solidarité, mais n’est-ce pas un peu tard. Le parti socialiste, après avoir rejeté longtemps toute hausse d’impôts, embraye sur le sujet. Peut-être faudrait-il réfléchir à la manière de rémunérer le travail des très grands patrons qui ne sont que des salariés et qui jouent à "comment gagner des milliards"

7.  ISF, donations, successions, assurance-vie : les changements.

1. La fin de la campagne ISF a été reportée au 30 septembre et dès cette année, quelque 300.000 contribuables assujettis disposant de moins de 1,3 million d'euros, ou propriétaire de leur logement sont exonérés à l'ISF. Aucun changement pour les autres. 2. Le délai de transmission en franchise de droits de 159.325 € passe de six à dix ans. 3.La règle des dons en espèces défiscalisée aux descendants est assouplie et peut désormais être renouvelée tous les dix ans à concurrence de 31.865 € par enfant, petits-enfants, ou à défaut, neveu et nièce. 4. Les taux des 2 dernières tranches du barème des droits de succession sont relevés de 5 points chacun. 5.La taxation des gros contrats d'assurance-vie, supérieur à 902.838 €, est portée de 20% à 25% à l'occasion d'une succession. 6.Les réductions de droits de mutation offertes en fonction de l'âge sont supprimées.

8.  Peut-on vivre sans Smartphone !

Une étude aux Etats-Unis montre que les Américains préfèrent mettre de côté de nombreux plaisirs quotidiens plutôt que de se passer de leur téléphone fétiche ! C’est ainsi qu’ils seraient prêts à ne pas boire d’alcool, manger du chocolat, faire du sport, se passer de sexe ou encore ne pas utiliser leur ordinateur. De même, les utilisateurs dorment avec leur Smartphone à côté d’eux. Les Français serait-ils aussi "accros" au Smartphone ? Peut-être ne seraient-ils pas prêts à se passer des mêmes choses, mais on peut dire, sans beaucoup se tromper qu’ils ne pourraient pas vivre une journée sans Smartphone.

9.  Le WWW a fêté ses 20 ans.

Le 6 août 1991 Tim Berners-Lee, scientifique du CERN, a dévoilé Mesh, nom de baptême à l’origine du "World Wide Web". Ce projet, commencé en 1989, avait pour objectif de créer un système qui permettrait de lier les documents entre eux sur internet. Dans Mesh, on trouvait pour la première fois les hyperliens qui ont inspiré le nom de "web", en français toile d’araignée. Le Web a depuis connu une envolée spectaculaire et permet de consulter des contenus très variés, de communiquer et de faire, notamment, des achats en ligne. L’avènement des services du Cloud Computing a donné une dimension supplémentaire car il permet d’effectuer de la gestion déportée sur des machines distantes. Si à l’origine le Web était un service d’internet, il est maintenant totalement confondu avec Internet.

 

Henri Pauvert.

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