Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

a_la_loupe.jpeg

 

 

1.  Paris trop chère pour les PME.

Tout comme pour les appartements, il y a pénurie de bureaux à Paris. Mais la cherté des loyers fait que les petites entreprises sont contraintes d’aller s’installer en banlieue. Les assureurs, les fonds d’investissements ainsi que les investisseurs institutionnels pratiquent des loyers qui sont insupportables par les TPE et les PME. Or pourtant, les prix sont à la baisse, à cause de la crise économique ! Le coût atteint plus de 500 euros du mettre carré, alors qu’il est moins de 250 euros dans la petite couronne et en dessous de la barre des 150 euros pour le reste de l’Ile-de-France. A cela, il faut ajouter que l’entreprise de taille importante butte sur la rareté des grandes surfaces dans Paris intra-muros. Un autre problème est cependant très important pour le développement de la grande couronne de l’Ile-de-France : les transports publics qui sont très aléatoires, sales, difficiles d’accès et avec des temps de trajet très longs car les correspondances sont insuffisantes, voire inexistantes. Un exemple, pour aller de Roissy à Cergy, il faut passer par Paris Gare du Nord, soit près de deux heures de transport !

Les médecins de famille vont-ils disparaitre ?

La question se pose de façon importante car les praticiens généralistes passent une grave crise des vocations. Des régions entières pourraient se transformer en déserts médicaux si l’on ne fait pas appel à des médecins européens ! Des sociétés se sont spécialisées dans le recrutement de médecins, notamment roumains car le cursus est très similaire au français. D’ici à 2025 le nombre de cabinets de généralistes pourrait être divisé par deux. Comment en est-on arrivé à cette situation ? Tout d’abord une mauvaise anticipation des pouvoirs publics qui fait qu’aujourd’hui près de 80% des médecins en exercice ont plus de 50 ans sans qu’ils aient des remplaçants : Le médecin de famille fait partie des ''papy boomers''. D’autre part, un nombre important de médecins partent à la retraite chaque année. Autre facteur important de cette crise, c’est la dégradation de l’image de la profession à la fois pour eux mais aussi dans la société. Le médecin n’est plus une personnalité dans sa région et les gens préfèrent s’adresser aux spécialistes. Les journées sont interminables, la paperasse administrative est lourde, certains n’arrivent pas à joindre les deux bouts, la retraite est difficile à prendre et la vente des cabinets est de plus en plus difficile. La profession vieillit et les jeunes préfèrent le salariat qui est plus rémunérateur, sans risques et qui permet de plus grands loisirs, un confort de travail, des vacances assurées et des horaires encadrés. Cette crise a été aussi amplifiée la décision des responsables politiques qui, dès les années 1980, ont jugé bon de réduire le nombre de postes aux concours afin d’accroitre les économies dans les dépenses de santé mais aussi par le fait qu’à cette époque un grand nombre de médecins sortaient des facultés sans obligatoirement pourvoir trouver un endroit pour s’installer. Depuis 2005 le nombre de postes aux concours a été relevé mais le résultat ne se fera sentir qu’en 2015 car il faut dix ans pour former un généraliste ! A tout cela il faut ajouter que les études de médecine ne stimulent pas, ou peu, les vocations, n’incitent pas les jeunes à choisir la médecine libérale et ne favorisent pas l’attractivité pour la médecine de proximité avec des régions où l’on se trouve devant un ''désert médical''. Certains départements prennent le taureau par les cornes et mettent en place des plans pour éviter la désertification de certains régions du département. C’est ainsi que des aides sont accordée aux communes pour l’installation de maisons médicalisées, l’achat de mobilier et de matériel médical et le recrutement de médecins étrangers en leur donnant les moyens pour faciliter leur insertion locale.

Un tiers des Français utilisent les réseaux sociaux.

Une étude publiée par l’Observatoire des usages internet de Médiamétrie montre que plus de 20 millions, soit un tiers des Français sont inscrits sur un site dit ''communautaire'' et que près de huit millions d’internautes s’y connectent de façon quotidienne. Plus de la moitié sont accro à Facebook, Twitter, MySpace, Viadeo ou autre ''Copains d’avant'', près de quatre millions étant des seniors. Ces sites sont utilisés pour garder le contact avec des amis ou rechercher d’anciennes connaissances surtout scolaires ou professionnelles. De même, plus de la moitié des inscrits indiquent qu’ils préparent leurs achats à l’aide des commentaires laissés sur ces sites par d’autres internautes. De même le nombre d’acheteurs sur le Web grossit de plus en plus.

La génération des ''enfants Internet''.

Nos petits-enfants sont nés avec ''une souris dans la main'' et ils savent se balader sur la Toile avec une dextérité phénoménale. Ce sont des ''digital native'' comme l’a inventé un spécialiste américain des nouvelles technologies que l’on peut traduire par des ''natifs du numérique''. De nombreuses études le prouvent, les jeunes sont d’aujourd’hui sont très largement immergés dans les nouvelles technologies, possèdent un téléphone mobile, un lecteur MP3, sont équipés d’un ordinateur à leur domicile avec, pour plus de 80%, une connexion Internet. De plus ils font leurs devoirs devant la télévision, en ''chattant'' sur MSN et envoient des sms tout en écoutant de la musique techno sur leur l’iPod. Alors l’usage intensif des nouvelles technologies modifie profondément leur manière de se situer par rapport à la formation scolaire. L’école n’est plus le lieu unique d’apprentissage et l’enseignant n’est plus seul détenteur du savoir. Son autorité peut même être remise en cause puisque le jeune peut parfois se connecter immédiatement sur Internet pour vérifier la réponse donnée par l’enseignant. Il peut même avoir la réponse avant le professeur qui doit réfléchir et faire appel à sa mémoire avant de répondre. Cependant quand on creuse un peu la question, on se rend compte que beaucoup de ces jeunes ne sont pas si à l’aise que cela avec les nouvelles technologies. Ils en ont une connaissance assez superficielle et n’utilisent que ce qui les intéresse mais ne sont pas toujours capable de décrypter la masse d’informations qu’ils reçoivent par le Net. Face à cela l’école a un rôle crucial à jouer pour les aider à se former et mieux comprendre tout ce qu’ils compilent du Net. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de revoir notre ''copie du savoir''. Depuis quelques années, diverses initiatives ont été lancées pour équiper les établissements scolaires en nouvelles technologies, mais la France n’est pas à la pointe du progrès dans ce domaine et nous restons loin derrière certains pays d’Europe ou les Etats-Unis. Si depuis de nombreuses décennies, les élèves français ont le droit d’utiliser des calculettes en classe ou lors des examens, quand verra-t-on les jeunes se connecter au Web lors du passage d’un examen scolaire ? Ce n’est pas demain la veille car cela implique des investissements lourds pour les écoles mais aussi une remise en cause complète de la formation et de l’enseignement de nos enseignants. Sont-ils prêts à vivre cela !

Pourquoi la santé nous coûte-t-elle de plus en plus cher ?

Les mutuelles ne veulent plus se substituer à la Sécurité sociale et envisagent de rembourser les médicaments en fonction de leur efficacité thérapeutique. En clair, les médicaments qui sont aujourd'hui soumis au barème de remboursement de la vignette orange, ne seraient plus remboursés par les mutuelles à hauteur de 85% c'est-à-dire le montant de la partie non prise en charge par la Sécurité sociale. Or cette substitution à la Sécurité sociale par les mutuelles coûte très chère à ces dernières. Le risque est alors de voir les tarifs des contrats des mutuelles augmenter significativement si elles continuent à rembourser des médicaments dont l'efficacité n'est pas reconnue puisque le taux de prise en charge par le régime de base de la Sécurité sociale et les autres administrations publiques a fortement diminué entre 2004 et 2008. Le taux de prise en charge des mutuelles a alors du compenser ce recul avec un impact sur les cotisations versées par les entreprises et les salariés. Ce sont des dépenses injustifiées qui pèsent sur les assurés estiment les mutuelles, d’où leur souhait de ne plus rembourser "à l'aveugle". Souhait aussi d’éviter que les pouvoirs publics ne déchargent le déficit de la Sécurité sociale sur elles, les entreprises et les salariés.

 

Henri Pauvert.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article