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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

 

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1.  Mai 2018 !

Nous sommes le 1er mai 2018. Depuis 2011 de nombreux événements se sont produits sur le plan international. La Grèce qui était en situation de faillite n’avait pas réussi à se sortir de ses difficultés car les Grecs avaient refusé d’accepter les plans de réorganisations des gouvernements qui s’étaient succédé après des démissions et des élections répétées. Le Portugal, l’Espagne et l’Irlande étaient dans la même situation désastreuse. Ces trois pays, comme la Grèce, étaient en "voie de paupérisation" ! La France, qui depuis 2014 vivait une crise sans précédent tout comme de nombreux autres pays d’Europe et du monde, s’était retrouvée dans une situation très difficile avec le même risque que celui des quatre partenaires précités. Elle restait un pays très fragile avec un déficit de plus 95% de ses recettes ! Le président Sarkozy, réélu en 2012, avait passé le plus clair de son deuxième mandat à limiter la casse. L’opposition, dont les éléphants continuaient à se neutraliser, avait poursuivi sa politique d’obstruction systématique sans rien proposer de concret. Les salariés du public avaient multiplié les grèves pour défendre leurs avantages acquis et avaient entrainé un rejet important de la part de la population. Plusieurs fois des échauffourées avaient éclatées avec des usagers. Ces derniers avaient encore voté pour la droite en 2017, mais continuaient à croire que l’on peut "raser gratis", et refusaient d’accepter les mesures prises par le gouvernement de la présidente Valérie Pécresse. Celle-ci s’était fait élire à la "barbe" de Madame Royale. Bien entendu les Français se préparaient à fêter le cinquantenaire de mai 1968 et quelques "vieux", nostalgiques de cette époque, avaient décidé de transformer cette célébration en un mai 68bis pour tenter de refaire la révolution et répéter le célèbre slogan de l’époque : "il est interdit d’interdire". Dany le rouge, cheveux blancs et tout de vert écologique habillé soutenu par Ségolène Royale, s’était allié au postier de Neuilly, Besancenot et à Domota, l’arrière petit-fils d’une esclave et d’un béké, pour lancer une attaque sans précédent contre le gouvernement. Le mardi 1er mai 2018, après un défilé unitaire, quelques barricades avaient été érigées rue Soufflot rapidement enlevées par les CRS. Ségolène Royale demandait la démission de Valérie Pécresse et se proposait de "constater la vacance du pouvoir et d'organiser la succession", comme l’avait déclaré François Mitterrand cinquante ans plus tôt ! Mais il n’y avait plus de pavés dans les rues pour les lancer contre les forces de l’ordre... Les étudiants avaient d’autre chose à penser que la révolution car ils étaient inquiets pour leur avenir... Les ouvriers, craignant le chômage, n’étaient plus assez nombreux pour manifester... Le service public, rejeté par la population, était dans l’incapacité de bloquer l’économie... La Commission européenne avait réduit ses aides et le gouvernement français se voyait dans l’obligation de faire appel au marché pour emprunter à des taux très élevés. Le 5 mai, plusieurs millions de Français, opposés à cette révolte, comprenant des personnes toutes tendances confondues défilaient de la Bastille à la République relayés en province par des milliers de cortèges tous manifestants pour défendre la république. Dès le 7 mai, tout rentrait dans l’ordre car les pseudos révolutionnaires étaient hors jeu ! Le gouvernement obtenait l’accord de l’Euro group pour soutenir la France et un plan de réorganisation était mis en place qui nécessitait un effort important de tous les Français pour réduire la dette abyssale du pays… Mai 2018 : Ce n’était qu’une fiction, mais sans aller jusque là, les Français, de même que les gauches, devraient réfléchir aux risques qu’ils font courir à tous leurs congénères et à leurs enfants car aujourd’hui, des risques importants existent et ce n’est pas une fiction !

2.  Pourquoi ce recul sur la taxe carbone.

Le Président de la République en avait fait un projet phare et la France devait montrer l'exemple avec sa taxe carbone. François Fillon a annoncé l’abandon de ce nouvel impôt. Pourquoi cette reculade ? La contribution climat énergie, nom officiel de la taxe carbone, était critiquée par la gauche et les écologistes qui la jugeaient inefficace et socialement injuste mais elle comptait également un grand nombre d'opposants dans les rangs de la majorité. Au dire du patronat elle risquait de pénaliser l'industrie française qui n'est déjà pas la plus compétitive d'Europe. Enfin, la taxe carbone, mal expliquée, n'a jamais eu les faveurs des Français car elle est perçue comme un impôt supplémentaire qui aurait pesé sur le pouvoir d'achat des ménages. Selon certains sondages la moitié des Français était contre le nouveau projet de contribution climat énergie. Déjà avant les régionales la taxe carbone, retoquée par le Conseil Constitutionnel, avait du plomb dans l’aile, alors pourquoi la mettre en place contre l’avis de tous sauf à la faire passer par l’Europe...

 

Henri Pauvert.

 

 
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