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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

 

 

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1.     Augmentation continue du chômage.

La crise n’est pas derrière nous et la France traverse la plus forte crise sociale jamais connue depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle risque de subir de nouveaux licenciements car on constate que les plans sociaux redémarrent. Lors du sommet social du lundi 10 mai à l’Élysée, des mesures, visant à contrecarrer une crise qui a déjà coûté 600.000 emplois à l’économie française depuis l’automne 2008, ont été examinées. En effet, les nouveaux licenciés de la crise risquent de rester plus longtemps au chômage car Pôle emploi estime que le chômage va continuer à augmenter pour atteindre un peu moins de 10% fin 2010 et qu'il ne devrait redescendre que très lentement à 9,6% à la fin de l'année 2011. Si le modèle social français a permis à ceux qui ont perdu leur emploi de toucher un revenu de substitution, qui a joué un rôle d’amortisseur, les mesures prises par le gouvernement face à la crise ont eu aussi un effet incontestablement positif. Mais les nouveaux plans devraient entrainer une augmentation du nombre de personnes en situation de pauvreté, sauf à renouveler ou à créer d'autres nouvelles mesures.

2.   Les contours du contre-plan d'austérité socialiste.

Martine Aubry a dévoilé ses idées pour la mise en place d'un plan de rigueur. Pour sortir de la crise, la patronne du PS défend l'idée d'un chèque de deux cents euros à tous les ménages de même que la création d'emplois jeunes "nouvelle formule". N'est-ce pas du "pipi de chat" comparé aux résultats que la crise sociale fait traverser à la France et aux pays Européens. Alors que des plans de rigueur sont mis en place partout en Europe, n'est-ce pas le moment que l'ensemble des forces politiques et syndicales se retrouvent pour mettre en place un plan acceptable par tous les français, de droite comme de gauche. La France ne sera pas épargnée par les difficultés. Il est indispensable pour la sauvegarde de l'unité du pays que les rivalités s'estompent pour permettre de faire accepter des mesures difficiles pour tous. Nos dirigeants sont-ils assez responsables pour accepter de se retrouver sur un pareil enjeu ? On peut toujours rêver !

3.   La retraite à 60 ans : une spécialité uniquement française.

L'âge légal de la retraite dans l'Union européenne varie d'un Etat à l'autre. Il est de 60 ans en France et de 67 ans en Allemagne et en Suède, modèle social s'il en est. Si cet âge peut varier selon le sexe comme dans plus d'un tiers des Etats membres, il dépend aussi du statut professionnel et des exceptions propres à chaque pays. Le départ à la retraite dépend partout du nombre d'années travaillées. De plus, l'âge réel du départ à la retraite diffère de l'âge légal. Ainsi dans la grande majorité des pays de nombreux individus quittent le marché du travail avant l'âge légal. Si la tendance à l'allongement des retraites semblait se dégager par le passé, ce sont désormais la stabilisation voire l'augmentation de l'âge légal de départ en retraite et l'augmentation de la durée de cotisation avec éventuellement une diminution des pensions de retraite, une augmentation de la part privée de ces pensions et/ou une plus forte imposition de certaines catégories de population, qui bénéficient actuellement d'un engouement de la part des gouvernements européens.

4.   Les Français regorgent d'idées plus intelligentes que celles des autres !

Avant 1981, les Français partaient à la retraite à 65 ans et ne s'en plaignaient pas. Les socialistes nous ont fait découvrir que nous étions plus fatigués que les autres, que nous étions plus intelligents que tous, que la France était plus riche que la majorité des autres pays du monde et que travailler devenait presqu'une aberration ; seules les vacances étaient importantes, oubliant qu’il est nécessaire d’avoir plus d’argent pour partir plus souvent ! Alors ils nous ont fait croire que comme en 1936, ils pouvaient nous apporter des conquêtes sociales. Ce furent les 39 heures payées 40, des congés de 5 semaines au lieu de 4, un départ à la retraite à 60 ans alors que nous vivons plus longtemps. Enfin, cerise sur le gâteau, en 1997, nous sommes passés à 35 heures payées 39 !! Bien évidemment les dirigeants socialistes d'aujourd'hui, dont certains ont participé à la gabegie des années 80 et 90, ne peuvent pas accepter de revenir sur des conquêtes sociales, acquises sans lutte. Ils continuent à nous faire croire que nous pouvons "prendre des vessies pour des lanternes". Il est bien entendu évident que nos compatriotes, surtout ceux de la fonction publique, se battront pour garder leurs avantages acquis. Mais pourrons-nous continuer longtemps à croire que nous sommes plus habiles que les autres et que nous pouvons continuer à ramer à contre courant. Français, même de la fonction publique, montrez vous plus intelligents que vos politiciens de gauche, cessez de croire que tout reste acquis et que vous pouvez continuer à vivre au dessus de vos moyens.

5.   Est-il dangereux pour la santé de partir à la retraite après 60 ans ?

Depuis 1982, l’âge légal de la retraite a été fixé à 60 ans. Cela semble un cap important de "l’imaginaire collectif" sur lequel s'accroche tous les salariés. Existe-t-il un risque particulier de dégradation des conditions d’exercice du métier une fois entré dans la soixantaine et correspond-il à un tournant dans la vie du salarié ? L'âge de 60 ans n’a rien d’un "marqueur biologique" et s'il faut reconnaître que l'ouvrier, en général, n’atteindrait pas l’âge de la retraite sans une ou plusieurs incapacités, le cadre passerait en moyenne une dizaine d'années à la retraite avant d’être confronté à ces types de problèmes. Avant 1981, on considérait comme normal de mourir quelques années après avoir cessé de travailler, mais aujourd’hui, la retraite est le plus souvent envisagée comme un nouveau départ vers une troisième étape de la vie. Ce seuil n’est pas très pertinent pour la gestion des ressources humaines des entreprises et pourrait être repoussé de quelques années sans que cela pose problème. L’enjeu se situe en amont, dans la prise en charge de la pénibilité du travail à partir d'un certain âge à définir. Certains pays y ont déjà réfléchis et mis en application des idées intéressantes. C'est ainsi qu'au Japon, beaucoup de salariés sont invités à quitter leurs fonctions d’exécution dès la cinquantaine pour se concentrer sur des activités de conseil ou de formation. Bien sur, dans notre pays, les syndicats et les opposants à l'allongement du travail font valoir que, dans les faits, les seniors sont souvent mis au chômage ou poussés vers la préretraite plus tôt. Alors, ne faudrait-il pas qu’ils aient des perspectives d’emploi ? Ne pourrait-on pas inciter les entreprises à garder leurs salariés sexagénaires et les seniors à rester dans un emploi en réduisant les charges sociales patronales et salariales ? Le travail après 60 ans, sauf exception pour les métiers pénibles, n'est pas source de risque particulier de dégradation des conditions d’exercice du métier ou de la santé. Arrêtons de croire ou de faire croire qu'après 60 ans, une activité représente un épuisement au travail.

 

Henri Pauvert.

 
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