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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

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1.  Le manque de carburant pèse sur l’économie française.

La contestation sociale a un impact non négligeable sur l’activité économique et commence à inquiéter les secteurs professionnels car il ne faut pas oublier qu’il y a une crise économique globale en France et dans le monde. Si en 1995, les grèves avaient coûté entre 0,3 et 0,5 point de PIB à la France, le conflit actuel, qui se présente différemment, a cependant un impact sur certaines activités particulièrement exposées.http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif Dans une économie où le transport routier prédomine, bon nombre des besoins quotidiens des français sont acheminés par la route et l’accès difficile au carburant accroît le temps d’attente aux pompes et désorganise les livraisons avec des coûts importants pour les employeurs. Le secteur du tourisme a observé un ralentissement des réservations à la veille des vacances de la Toussaint. Les professions libérales, dont par exemple les infirmières, ne pourraient plus assurer leurs soins à domicile. Dans les supermarchés, certains produits pourraient commencer à disparaître des linéaires assez rapidement. Dans l’industrie, cela pourrait entrainer une nouvelle crise. Dans le BTP, de nombreux chantiers routiers sont arrêtés, car ils ne peuvent plus être livrés en bitume. Selon la Fédération nationale des travaux publics environ 15.000 ouvriers seraient menacés de chômage technique. La grève coûte environ 5 millions d'euros par jour à Air France. Les PME commencent à tourner au ralenti car le personnel a des difficultés à se rendre au travail. Bref nous ne sauront que plus tard l’impact global de la paralysie de l’économie. Et certains s’étonneront des licenciements qu’ils subiront. Plus de travail, plus de salaires et une retraite encore plus faible ! Seuls les protégés qui font grève actuellement seront sauvés, car ceux du privé risquent des licenciements suite à des fermetures d’usines ou entrepôts !

2.  Un avant goût de ce qui pourrait arriver à la France !

Le plan de rigueur concocté par David Cameron, le Premier ministre britannique, qui va toucher les ménages au Royaume-Uni devrait faire par son ampleur. 500.000 postes devraient être supprimés dans la fonction publique, 34 milliards d'euros de hausses d'impôts attendus, 25 milliards de coupes dans les dépenses sociales et le report à 66 ans de l'âge de retraite dès 2020. Tout cela pour permettre d'économiser 95 milliards d'euros en cinq ans. Considéré comme un des plus sévères en Europe, le plan d'austérité britannique devrait faire frémir les français. Si l'Etat français compte récupérer les 100 milliards qu'il s'est engagé à trouver en trois ans, il devra vraisemblablement, comme le Royaume-Uni, couper de façon significative dans les dépenses sociales qui représentent dans les deux pays près d'un tiers des dépenses publiques. Reste à savoir si les français seraient prêts à accepter de pareils sacrifices. Les français sont myopes et ne voient qu’à court vue : Ils sont recroquevillés sur une hypothétique retraite à taux plein et… un départ à 60 ans !

3.  La grève peut-elle étouffer la reprise ?

Une amélioration significative semble visible dans tous les secteurs. Que ce soit dans l'industrie, le commerce de détail ou les services, le moral des entrepreneurs était au beau fixe pour la première fois depuis 30 mois. La plupart des indicateurs avancés sont dans le vert. Mais si les chiffres laissent penser que la France est enfin engagée sur le chemin d'une reprise durable, gare à l'euphorie car la grève risque d’étouffer la reprise. Notre ministre de l’économie parle de 200 à 400 millions de pertes par jour : une paille !! La reprise devrait s'essouffler en 2011 en raison des mesures d’austérité mais aussi à cause de l’impact des grèves et de la faible croissance qui sera très pauvre en emplois. Cela entrainera une remontée du chômage, selon les prévisionnistes. Qui paiera ? Pas les cheminots, pas les jeunes ou les autres ''planqués'' mais les salariés du privé et les parents des jeunes qui manifestent ! 

4.  Les jeunes sont-ils concernés par la réforme des retraites?

La mobilisation des lycéens et des étudiants contre la réforme des retraites fait débat. Si elle est applaudie par les syndicats et l'opposition, elle ne les concernera pas ou si peu. Le projet du gouvernement repose sur un financement des retraites jusqu’en 2018. Or les jeunes d'aujourd'hui ne prendront leur retraite qu’entre 2035 et 2045 ! Il est donc abusif de dire que leurs retraites seront affectées par cette réforme. Par contre ne faire aucune réforme entrainera à coup sûr une augmentation des cotisations qu’ils auront à payer en début de carrière. Le slogan avancé par l'UNEF et l'UNL, principales organisations d’étudiants et de lycéens, et repris en cœur par les jeunes manifestants dans les cortèges, "Faire travailler plus longtemps les seniors, c'est supprimer des emplois pour les jeunes" est d’une bêtise crasse car les emplois libérés par les seniors ne correspondent pas, le plus souvent, aux profils des jeunes en termes de compétences, de secteurs et de salaires. Ainsi, il est scandaleux que les syndicats et l'opposition soutiennent les manifestations des jeunes qui devraient plutôt se plaindre des grèves ou des absences abusives de leurs professeurs.

5.  Le droit de coproduction de Benoit Hamon ! !

Benoit Hamon, porte-parole du Parti socialiste, était l’invité de Jean-Michel Aphatie le 19 octobre dernier sur RTL. Il nous a fait découvrir un nouveau type de démocratie : "La démocratie sociale" de même que de la "légitimité de la démocratie sociale" ! Nous comprenons ainsi que les manifestations de rues de 2 à 3 millions de salariés répartis sur les 670.000 km² du territoire français ont une légitimité sociale plus d’importante que les 14 millions de salariés qui ne manifestent pas ! Le porte-parole du Parti socialiste, qui est un parti de gouvernement, considère que le Président de la républiquen'a pas la légitimité du suffrage universel pour faire cette réforme, puisqu’il ne l’a pas annoncé pendant la campagne électorale et donc que le Parlement n'a, lui non plus, pas la légitimité pour la voter ! De qui se moque-t-on ?Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, le parti socialiste est incapable de faire des propositions de gouvernement. Benoit Hamon devrait retourner sur les bans de l’école pour apprendre ce qu’est la démocratie. Il est vrai qu’il était en culotte courte quand le PS, qu’il représente aujourd’hui, à fait voter cette loi déplorable du passage de la retraite à 60 ans alors que l’espérance de vie des français ne faisait que croître. Pauvre France qui est représentée par de tels incompétents !

6.  Comment économiser son carburant.

Que cela soit le sans plomb ou le diesel, les prix à la pompe devraient croitre un jour ou l’autre car les capacités pétrolières mondiales sont limitées. Pourtant, prendre sa voiture reste nécessaire pour la plupart d'entre nous. Comment réduire la facture et économiser les ressources ? 1. Démarrez doucement car c’est lors des premiers kilomètres que le moteur consomme le plus. Il faut donc laisser au moteur le temps de "chauffer". Ainsi on consomme moins et on limite également les rejets polluants. 2. Coupez le moteur au lieu de le laisser au ralenti car quand il tourne au ralenti durant 30 secondes il consomme autant de carburant que quand il démarre. Il faut aussi éviter de le faire tourner au ralenti. 3. Ne pas rétrograder pour dépasser un véhicule car pousser le moteur en surrégime accroit la consommation. 4. Respecter les limitations de vitesse permet de faire des économies de carburant. Ainsi, rouler à 100 km/h au lieu de 90 km/h entraine une consommation de 10% de carburant en plus et en accélérant à 120 km/h fait accroitre la consommation de 20%. 5. Anticiper les phases d'accélération ou de freinage permet d’éviter que le véhicule consomme davantage. 6. Ne pas forcer sur la climatisation car si la voiture est plus confortable, elle est plus gourmande en carburant. Il ne faut pas dépasser 5°C d'écart entre l'intérieur et l'extérieur et ouvrir les vitres pour faire évacuer la chaleur avant d’allumer la clim. 7. Un moteur propre et des pneus bien gonflés évitent la surconsommation. Changer régulièrement l'huile, surveiller l'état du filtre à air et entretenir les bougies permet de réduite la consommation de plus de 3% de carburant. De même surveiller l'état des pneus car s’ils sont sous-gonflés, ils peuvent faire consommer 5% de carburant en plus. 8. Ne pas abuser de sa voiture car elle n'est pas toujours indispensable pour se déplacer, surtout quand on circule en ville ! 9. Plus une voiture est lourde, plus elle consomme. Il faut donc éviter de garder des objets inutiles dans le coffre ou de laisser une galerie à demeure sur le toit. 10. Enfin, bien préparer son voyage est une source d'économies car on a moins de risques de se perdre et de faire des kilomètres supplémentaires.

 

Henri Pauvert.

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