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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe ( 26/10/09 ) : Les ultramarins de métropole veulent être pris en compte.




1. 
La crise est une occasion d'apprendre, pour les jeunes managers.


Les entreprises n’ont pas le choix et doivent s’accommoder de cette période difficile pour préparer la reprise tout en gérant ce temps de tempête. Il faut donc lutter contre la démobilisation des troupes et prendre en compte les nombreux départs en retraite des "baby-boomers" qui sont déjà programmés. L’encouragement des talents et leur rétention passent par un effort pédagogique qui doit prendre en compte la stratégie de l’entreprise mais aussi la gratification du mérite. Il est donc important de privilégier la promotion interne qui coûte beaucoup moins cher qu’un recrutement externe. La crise peut alors être une bonne école pour de nouveaux talents et c’est une opportunité pour développer toute une nouvelle génération de managers. Un moyen d’acquérir de nouvelles compétences pour des jeunes responsables.


2. 
Les seniors au boulot : Ce n’est pas pour demain !


Voilà trente ans que les entreprises mettent leurs seniors en préretraite. Cette pratique a été acceptée, voire approuvée, par les gouvernements successifs, les syndicats et les salariés qui en ont bien profitée. L’état a pendant longtemps financé des dispositifs très couteux de cessation d’activité pour diminuer le nombre de demandeurs d’emploie et donc les statistiques de l’ex-ANPE. Ainsi, alors que l’on vit de plus en plus longtemps, le taux d’activité des salariés de 55 à 65 ans s’est mis à dégringoler pour atteindre 38% en 2007. Cette politique à courte vue n’est plus tenable car le financement des régimes de retraite nécessite de faire remonter le taux d’emploi des seniors. Depuis plusieurs années, les gouvernements ont cessé de favoriser les préretraites tout en fermant les yeux et les entreprises tardent à stopper cette pratique. La nouvelle loi votée par le gouvernement et qui doit rentrer en application au 1er janvier 2010 prévoit que les entreprises de plus de 50 salariés devront présenter des objectifs d’embauche des seniors. Mais cette nouvelle loi bouleversera-t-elle des habitudes mises à mal par la crise actuelle ? Le gouvernement sera contraint de prendre des mesures d’allègements des sanctions. Alors le recrutement des seniors n’est pas pour demain…


3. 
La population mondiale vieillit plus vite que par le passé !


En 2040, la proportion des seniors aura doublé représentant 1,4 milliard de personnes de plus de 65 ans, soit 14% de la population mondiale. Le vieillissement global devrait s’accélérer à la fin de l’année prochaine sous le double effet de la baisse générale de la mortalité mais aussi des départs des baby-boomers. En France, les seniors devraient représenter ¼ de la population, soit environ 17,5 millions d’habitants sur un total de 70 millions en 2040. Si la population âgée est plus importante dans les pays développés, ces derniers devraient être rejoints par les pays en développement à la même époque. 35 pays développés du monde seront menacés par le vieillissement qui s’accompagnera par une chute de la population à cause de leur faible taux de natalité. Tout cela va entrainer des modifications importantes dans les habitudes familiales et sociales. Ainsi le rôle des grands-parents devrait être de plus en plus important dans l’éducation des enfants. Ajoutons que vers 2015, et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la proportion des personnes de plus de 65 ans dépassera celle des enfants de 5 ans. Attention au financement des retraites !


4. 
Combien coutera la taxe carbone ?


Dès le 1er janvier 2010, la taxe carbone sera appliquée sur la consommation de charbon, de gaz et de pétrole. Le prix de cette taxe, qui concernera les ménages et les entreprises sera de 17 euros par tonne de CO² émise. La recette de la taxe carbone devrait être de 4,1 milliards d'euros en 2010 dont la moitié payée par les ménages à laquelle s’ajoutera la TVA. Sur la base des 17 euros la tonne de CO², le litre d'essence devrait être taxé d'à peine plus de 4 centimes d'euros, le fioul domestique et le litre de gasoil d'environ 4,5 centimes d'euros et le gaz naturel autour de 0,31 centimes d'euro par kWh. Le coût moyen de la taxe carbone par foyer fiscal devrait être inférieur à 100 euros. Elle s'accompagnera d'un crédit d'impôt sur le revenu ou d’un chèque vert pour les contribuables non imposables. Le montant global de la compensation sera équivalent à l'intégralité des recettes a assuré le ministère des finances. Le crédit d'impôt serait modulé en fonction du nombre d'enfants à charge et du lieu d’habitation, urbain ou campagne.


5. 
Les avenues les plus chères du monde !


Pour la huitième année consécutive, la 5ème avenue à New-York est l’avenue la plus onéreuse du monde. Selon une étude du cabinet spécialisé Cushman & Wakefield, elle devance Causeway Bay à Hongkong et… les Champs Elysées à Paris. Sur les 274 avenues commerçantes du monde passées au crible dans l’étude, plus de la moitié ont accusé une baisse de leur valeur locative. Mais si la 5ème avenue et Causeway Bay ont vu respectivement leurs loyers baisser de 8% et 15%, ceux des Champs Elysées sont, en revanche, restés stables avec un prix de 7.732 €. La crise ne s’est cependant pas traduite par une diminution de la force d’attraction et la fréquentation touristique des Champs Elysées.


6. 
Le succès du rétro.


Faire du neuf avec du vieux. Pourquoi créer quand on peut recycler de bons modèles avec l’assurance de faire un carton et plus de recettes ! Dès la fin des années 1990, Volkswagen fut le premier constructeur automobile à ressusciter la Coccinelle avec la New Beetle. Puis ce fut la mini Austin remise au gout du jour par BMW. Ce phénomène qui mise sur la nostalgie a permis à Fiat de s’engouffrer dans la brèche de ce style rétro avec la mythique Fiat 500. Les constructeurs français semblent plus frileux à revisiter leur histoire automobile bien que riche en modèles mythiques : La 2CV de Citroën ou la 4CV de Renault pourraient faire des cartons. Mais le rétro ne concerne pas que les voitures. On fait aussi du neuf avec des vieilles émissions de télévision dépoussiérées. Les séries des années 1960 font un tabac tout en étant moins nocives et moins chères ! On ressort des artistes remisés au placard. Radio Nostalgie n’a pas à se plaindre du nombre d’auditeurs. Etc., etc…


7. 
La téléphonie mobile française coûte très cher.


Les opérateurs français sont parmi les plus mauvais élèves pour les communications mobiles et les SMS. Selon des calculs réalisés par l’OCDE, les factures types des consommateurs français sont de deux à trois fois plus élevées que dans les pays les plus compétitifs quelque soit le profil de consommation. Des pays comme la Finlande, les Pays-Bas ou la Suède sont des pays ou les communications sont les moins chères. Pour une consommation moyenne, la facture y tourne entre 250 et 300 € par an contre 700 € en France. Notre pays reste donc deux à trois fois plus cher que les pays les plus compétitifs ! Une activité qui reste très rentable pour nos trois opérateurs mais aussi pour les opérateurs virtuels qui leurs achètent des unités refacturés avec une marge, certes plus faible, mais toujours confortable.


8. 
Les ultramarins de métropole veulent être pris en compte.


Les Etats-Généraux de l’Outre-mer se terminent et le Président de la République devrait présider début novembre le premier comité interministériel de l’Outre-mer. Les Ultramarins de l’Hexagone ne veulent pas être oubliés et ont fait pas moins de 140.000 propositions sur le site Internet ouvert à cette occasion dont un certain nombre sont communes à celles qui émanent des départements d’outre-mer. Mais les Etats-Généraux ont aussi vu s’exprimer le souci des Ultramarins de participer, d’une manière ou d’une autre, aux référendums annoncés sur l’avenir institutionnel de certains DOM, comme la Martinique et la Guyane. Le gouvernement devra prendre en compte ces souhaits.


Henri Pauvert.

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