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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.



Grippe A, un vaccin décrié et pourtant….


La campagne de vaccination contre la grippe A, H1N1, a démarré jeudi 12 novembre pour 6 millions de personnes prioritaires et jamais un nouveau vaccin n’a été accueilli avec autant de défiance par les professionnels et par l’opinion. Roselyne Bachelot, le ministre de la santé, sait que la très faible mobilisation des professionnels de santé n’est pas de nature à convaincre les réticences des Français. Mais les soignants semblent se rendre compte que ce n’est pas la "grippette" annoncée. De nombreux experts de la grippe font le pari que l’intensification de l’épidémie et la multiplication probable du nombre de décès vont inciter les Français à changer d’avis sur le vaccin et la mutation du virus en Norvège devrait remettre les pendules à l’heure. Surtout que l'organisation mondiale de la santé a expliqué que des tests réalisés en laboratoire ont montrés que le vaccin protège toujours contre ce H1N1 muté. Jamais, en France, la progression d’une épidémie n’a été scrutée avec autant d’attention par les autorités sanitaires et les médias. Il est aussi vrai que jamais, dans l’histoire récente, une campagne de vaccination aussi massive n’a été organisée à destination de toute la population. Enfin, c’est la première fois qu’un nouveau vaccin suscite autant de polémique et de défiance. La situation actuelle est inédite car le choix est le suivant : se faire vacciner cette année puis tous les ans contre la grippe ou prendre le risque d’attraper la grippe, tous les 15 ans en moyenne, avec les risques que l’on connait. A ce choix personnel peut s’ajouter le souhait de ne pas contaminer les autres et de participer à l’étalement de l’épidémie dans le temps. Mais ce choix doit être assumé car on ne pourra pas dire que l’on n’a pas été informé.


2. 
La taxe professionnelle, un "impôt imbécile" mais utile.


La TP a été créée en 1975 par Jacques Chirac, alors Premier ministre, pour remplacer la patente. Elle est l'une des principales sources de financement des collectivités locales. En 1983, à cause d'une formule lâchée par le président Mitterrand, elle a été marquée du sceau indélébile d’"impôt imbécile" parce qu'elle frappait l'investissement et les salaires. La taxe professionnelle a subi une vingtaine de réformes depuis lors. Elle est payée par toute personne physique ou morale française ou étrangère qui exerce en France, à titre habituel, une activité professionnelle. L'objectif de la réforme est de supprimer la partie de la taxe qui "pénalise l'investissement et l'innovation". L'intégralité de la TP ne sera donc pas supprimée. Seule la partie basée sur l'investissement, qui représente actuellement 80% de la taxe professionnelle, devrait disparaître. La TP sera donc remplacée par la contribution économique territoriale qui se décomposera en une contribution locale d'activité, basée sur le foncier, et une cotisation complémentaire basée sur la valeur ajoutée des entreprises. Depuis le début, le gouvernement a affirmé que la TP serait compensée "à l'euro près" et le problème ne se pose donc pas en 2010 puisque l'Etat se porte garant de la compensation. Mais dès 2011, il appartiendra aux collectivités de retrouver leur autonomie financière. L'assiette de la taxe professionnelle pose problème car la réforme n'a pas pour but de repenser la fiscalité locale dans son ensemble mais de favoriser la compétitivité des entreprises françaises, ce qui n'est pas forcément critiquable dans son principe. Pour être compétitif dans des secteurs à forte valeur ajoutée, la réforme de la TP est une évidence pour tous. Mais il subsiste un problème car le gouvernement ne voulant pas décourager les petites entreprises, a exonéré de la cotisation sur la valeur ajoutée les entreprises de moins de 500.000 euros de chiffre d'affaires, seuil qui apparaît trop faible aux élus locaux qui plaident pour une assiette beaucoup plus large de la taxe car de nombreuses communes n'ont pas, sur leur territoire, des entreprises capables de dégager des résultats à hauteur de ce qui est proposé. La réforme est nécessaire et le financement des collectivités locales l’est aussi. Les maires invités vendredi 20 novembre à l'Elysée se sont dit satisfaits de l'échange mais ils restent "vigilants". Il est donc indispensable de négocier un bon accord sans mettre en avant des raisons politiques, comme le fait l’opposition.


3. 
Une nouvelle crise financière est-elle possible ?


Un an après le G20 de Washington, le résultat de la coopération internationale reste très décevant car aucune réforme d'envergure n'a été mise en place. Si l'Allemagne et la France ont tenté d’imposer la mise en place d’outils pour réguler la finance internationale, durant la crise, les Etats-Unis ont bloqué l'essentiel des réformes, parce que le Président Obama est accaparé par d'autres priorités. S’il y a eu une prise de conscience des excès de la finance, on n'a pas dépassé le stade de l'indignation car à ce jour, la coopération internationale ne s’est pas beaucoup renforcée. Le "chacun pour soi" reste en vigueur. Une nouvelle crise est possible et de nombreux économistes mettent en garde contre la formation de nouvelles bulles spéculatives. Les banques centrales ont injecté de grandes quantités de liquidités et de nombreux pays émergents ont accumulé des réserves de change. Mais aucune mesure n'a été prise pour limiter la spéculation ou encourager les Etats à ne pas s'endetter encore davantage. Les vrais responsables de la crise sont les pays riches et notamment la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui laissent leur industrie financière croître sans aucun contrôle.


4. 
Des erreurs qui ne pardonnent pas.


Il suffit d'un instant d'inattention pour transformer une lettre de motivation en un brulot qui tue ! Alors évitez quelques impairs lors de votre envoi. 1. N’adresser pas votre candidature à un recruteur qui n’est plus en poste. Téléphonez au standard pour vérifier son nom. 2. Ne pas oublier de mentionner les références d'une offre d'emploi, surtout quand vous répondez à une annonce dans une grande entreprise qui gère plusieurs embauches à la fois. 3. Attention à ne pas faire parvenir à une entreprise la lettre qui est destinée à une autre. 4. Précisez clairement le poste que vous recherchez, si vous effectuez une candidature spontanée, car votre interlocuteur n’est pas devin : il ne vous attend pas. 5. Relisez votre lettre afin d’éviter les fautes, même si elles sont d’inattention. 6. N’oubliez pas de joindre votre CV ou tout autre document que vous annoncez. 7. Soyez rigoureux dans vos envois pour mettre le recruteur à l’aise et lui faciliter la tâche. 8. Montrez que vous connaissez un minimum l’entreprise en récupérant quelques informations sur Internet. 9. Indiquez comment vous allez apporter quelque chose à l’entreprise dans le poste pour lequel vous répondez. Et bonne chance dans vos recherches.


5. 
Une nouvelle star nous est née.


Selon le Financial Times, le ministre de l'Économie, Christine Lagarde, est "une star parmi les décideurs politiques de la finance mondiale". C'est en ces termes élogieux qu’elle est décrite et mise en tête du classement des meilleurs ministres européens de l'Économie et des Finances. Madame Lagarde devance ses homologues allemand et belge. "Les juges ont aimé ses performances sur la scène internationale quand le moment est venu de poser les questions de la réglementation et de l'avenir des banques", a justifié le quotidien. "L'économie de la France a été parmi les plus résistantes dans le monde industriel. (...) Les mesures budgétaires prises rapidement par le gouvernement français ont également été importantes dans la prévention d'une récession plus profonde encore", a poursuivit le journal qui a aussi mis en avant sa stature internationale et ses compétences linguistiques. Souhaitons que Madame Lagarde, qui vient du privé, puisse poursuivre la mission qui lui a été confié par le Président de la République.


Henri Pauvert.  

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