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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

 

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1.  Qui sont les cadres les plus recherchés du marché ?

Le marché de l'emploi des cadres indique un redressement dans le recrutement. En août 2010, près de 24.800 offres d'emploi ont été confiées à l’Apec, l’Association pour l’emploi des cadres. Sur 12 mois, le marché de l’emploi des cadres a enregistré une progression de 24%. La plus importante concerne la fonction commerciale-marketing. Les fonctions production industrielle-travaux-chantier, santé-social et culture enregistrent aussi une progression plus forte que la moyenne. La fonction gestion-finance-administration progresse aussi de même que la fonction direction bien que le volume de postes proposé soit faible. La croissance des offres retrouve un niveau élevé dans la fonction informatique qui représente 28% des offres. A l'inverse, la fonction études-R&D est toujours en léger recul tandis que les services techniques affichent une quasi stabilité.

2.  La grève, une spécificité bien française. 

A la veille de la deuxième grande grève de la rentrée contre le projet de réforme des retraites regardons à quoi correspondent ces grèves et ces manifestations qui sont un rituel intangible du paysage français mais dont l’efficacité reste aléatoire. La grève jalonne toute l’histoire sociale française qui remonte à plus de deux siècles. Depuis la fin des ''Trente Glorieuses'', la mobilisation sociale a dû trouver d’autres formes que la grève pour être efficace car la crise économique aidant, le recours à la grève est de moins en moins efficace car on constate un désenchantement des salariés et un repli individualiste. Les usagers des services publics supportent de moins en moins bien les blocages et les grèves dans les transports qui sont très mal vécues. Aux grandes grèves nationales se sont substitués des cortèges de manifestants qui apparaissent comme l’outil privilégié des syndicats. Ces grandes manifestations sont devenues un mode incontournable de la mobilisation car elles permettent tout d’abord de se compter. En effet les organisations syndicales, peu représentatives, qui n’existent plus par le nombre de leurs adhérents, se font reconnaitre par leur capacité à réunir un nombre de manifestants important. D’où la bataille de ''chiffonniers'' entre le ministère de l’Intérieur et les syndicats pour savoir combien de participants ont battus le pavé. Une forte mobilisation donne aux organisations syndicales un moyen d'ouvrir des négociations avec le gouvernement. Bien évidemment les syndicats trouvent leurs bastions de manifestants dans les services publics et les administrations ou ils sont les plus représentés. Ces grands rendez-vous jouent aussi un rôle de régulateur social non négligeable pour éviter une révolte radicale liée aux difficultés économiques que rencontrent les salariés. Alors que, dans certains pays, une menace de grève suffit à faire reculer le gouvernement, les grandes centrales françaises sont contraintes de faire du chiffre pour donner l’élan nécessaire à un mouvement de grève qui peut amener le gouvernement à accepter leurs exigences. Si une large majorité de Français approuve la journée de mobilisation syndicale contre le projet de loi sur les retraites, elle reconnait qu’il est nécessaire de faire quelque chose pour les sauver. L’objectif inavoué des Français est d’obtenir le plus de concessions possibles.

3.  Les mauvaises nouvelles de la rentrée.

Pas de hausse générale des impôts prévues, cependant il existe bien quelques astuces pour faire payer les ménages. Aussi, en cette rentrée, quelques mauvaises nouvelles fiscales se succèdent. 1. Adieu le crédit d’impôt développement durable : Certes, l’écologie à la maison ne disparaitra pas mais elle sera réduite. Les plus touchées devraient être les installations photovoltaïques qui devraient passer à 25% du montant des équipements.Quant aux autres crédits pour les travaux d’isolation et autres énergies renouvelables, leur montant serait réduit de 10%. 2. Disparition du crédit d’impôt sur les intérêts immobiliers qui sera remplacé par le PTZ renforcé, nom du nouveau dispositif qui remplacera ce crédit d’impôt de même que le prêt à taux zéro actuel et qui serait réservé aux primo-accédants. http://www.planet.fr/anim/images/0px.gif3. L’épargne salariale davantage taxée : L’intéressement et la participation versés aux salariés, actuellement exonérées de cotisations patronales et salariales et pour lequel l’entreprise s’acquitte d’un forfait social de 4% pourrait être relevé de 50%, voire plus. 4. Changement des règles pour l’assurance-vie : Le gouvernement envisagerait de modifier sa fiscalité. Sur ces contrats, les prélèvements sociaux, CSG, CRDS et autres sur les intérêts pourraient être prélevés chaque année plutôt qu’à la sortie, comme c’est le cas actuellement. 5. Grignotement des profits des épargnants pour les actions, dividendes et intérêts : Les plus-values mobilières, les dividendes ou les intérêts seront davantage taxées et ce dès le premier euro. 6. Augmentation des mutuelles : Le tarif des complémentaires santés pourrait augmenter à cause de la taxe sur les assurances à laquelle elles seront soumises et pour laquelle les professionnels du secteur souhaitent l’intégrer aux prix des contrats. De même les professionnels envisagent d’augmenter les tarifs pour faire payer le déremboursement de la Sécurité sociale. 7. Augmentation du prix des box Internet-TV-téléphone fixe envisagée en raison d’une hausse de la TVA, partiellement demandé par la Commission européenne. 

4.   Gérer ses courriels, ça s’apprend. 

Peut-être avez-vous déjà été victime du «syndrome zut » sans le savoir. En réalité, il guette chacun de nous quand nous regrettons d'avoir eu la main trop facile sur la souris. En un clic d’erreur, le message adressé à un individu arrive dans la boîte aux lettres électronique d’une personne différente. Dommage, faute de temps, bon nombre d’entre nous n'ont pas les bons réflexes pour traiter leurs e-mails, mails ou courriels. Le résultat est que nous sommes moins efficaces dans nos envois et parfois nous faisons des bévues. Sur le plan professionnel, il est important de traiter efficacement ses mails. Les utiliser à bon escient ne s'improvise pas. Il faut donc prendre en compte ces quelques points. 1. Soigner la forme : Il n’est pas utile de mettre des formules de politesse à rallonge sur Internet et il vaut mieux rester dans une optique professionnelle en pesant ses mots. 2. Ne pas se disperser : Il ne s’agit pas de consulter ses mails dès qu'ils arrivent car il faut rester concentré sur le dossier sur lequel on travaille. C’est le meilleur moyen de s'encombrer l'esprit, de ne pas se concentrer sur son travail et de faire des erreurs. Il est plus judicieux de se réserver plusieurs moments de tranquillité dans la journée pour s'y consacrer et éviter donc de les traiter à une vitesse telle qu'ils peuvent être mal interprétés. 3. Ne jamais répondre sous le coup de l'émotion : Une répondre à chaud, sans prendre du recul, parce que l'on est en colère risque d’empirer les choses car cela laisse une trace écrite ! Il vaut mieux prendre le temps de la réflexion et utiliser la désynchronisation de l'envoi des mails pour éviter de les faire partir trop vite et sur un coup de tête. 4. Bien structurer le contenu : Un texte court et concis est important. Cette règle, évidente, est trop peu mise en application. Il ne s’agit pas de se noyer dans des détails. 5. Attention au choix des destinataires : Lorsqu'on envoie un mail à plusieurs personnes il est important de préciser ce que l'on attend de chacune d'elles. Chaque interlocuteur doit comprendre tout de suite l'objet du message et la demande qui le concerne, pour pouvoir hiérarchiser ses mails. Il est aussi très important de bien définir qui est destinataire pour action ou pour information. Dans l'informatique, les professionnels, particulièrement aguerris à l'utilisation de ces outils, ne sont pas toujours les mieux lotis pour traiter efficacement leurs mails. 

5.  Les joies et plaisirs du nouveau PTZ.

Les dispositifs d'aide à l'accession à la propriété seront bientôt remplacés par le PTZ universel, prêt à taux zéro universel, réservé aux primo-accédants et dont l’objectif est d’augmenter le nombre des ménages propriétaires tout en encourageant les logements écologiques. Les ménages aux revenus modestes seront les premiers visés par le dispositif. Ainsi pour un ménage avec deux enfants qui a des revenus équivalents à deux fois le smic brut par mois, le nouveau prêt devrait améliorer sa possibilité d’emprunter de l'ordre de 10% par rapport au prêt actuel. Le nouveau dispositif maintient les APL accession, aides personnelles au logement, afin qu’en cas de coup dur, les emprunteurs puissent continuer à être aidé pour le remboursement du prêt contracté dans le cadre de l’accession à la propriété.

 

Henri Pauvert.

 

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