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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1. 
Le retour de la Mère Denis !

Il y a trente ans, la lavandière du lave-linge était l’égérie d’un fabriquant de machines. Depuis quelques semaines, la Mère Denis s’étale en très grand le long du périphérique sud de Paris. La mythique lavandière des années 70-80 fait un retour en force orchestré par une campagne marketing du groupe propriétaire de la marque Vedette. Les gens, même ceux qui ne l’ont pas connue, apprécient son bon sens. Des blogs parlent avec humour de cette femme qui incarnait la simplicité et le terroir avec son célèbre "c’est ben vrai", "avè l’accent". C’est un certain retour aux valeurs familiales de la grand-mère en qui on peut avoir confiance et qui est débonnaire et rassurante. La Mère Denis est présente dans notre imaginaire comme Bécassine l’était. Mais elle nous rappelle que nous avons détruit un passé qui était plus écologique plus authentique et qui est à l’ordre du jour dans notre société en perte de repères !

2.  Doit-on remplacer les professeurs absents ?

La première fédération des parents d'élèves de l'enseignement public interpelle le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, sur l'épineux problème du remplacement des professeurs absents. Doit-on remplacer les enseignants absents pour maladie, maternité ou formation ? Plutôt que cette question ne serait-il pas plus normal de se poser la question de savoir si les élèves ne sont pas pénalisés par les absences de leurs professeurs ? Le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, assure que le non-remplacement des professeurs ferait perdre en moyenne une année de cours sur l'ensemble de la scolarité d'un enfant ! Il n’est pas normal que des élèves restent sans professeur pendant quatorze jours, délai de carence avant lequel l'absence d'un enseignant du secondaire est signalée au rectorat. Ne peut-on envisager que des professeurs puissent remplacer leurs collègues absents durant ce délai de carence. Pour les absences plus longues, programmées, il appartiendrait au directeur de prendre des mesures, avec rectorat, pour que le remplacement puisse être fait par des professeurs de l’académie ou d’une académie voisine. De toute façon le recrutement de non-titulaires qui sont payés à ne rien faire en attendant une hypothétique absence ne peut être envisagé. Il faut arrêter de croire que l’on peut continuer à dépenser sans compter, même dans l’éducation nationale.

3.  L'Europe pourrait-elle enfoncer la Grèce ?

Sous la pression de l’Europe, le gouvernement grec a annoncé de nouvelles mesures d’austérité qui permettront d'économiser près de cinq milliards d'euros. La Grèce avait déjà présenté le mois dernier un plan de redressement équivalent pour 2010, qui n’a pas été considéré comme suffisant par l’Union Européenne, pour atteindre l'objectif de réduire le déficit public de quatre points. La crise financière traversée par la péninsule hellénique menace l’Euroland d’éclatement car la monnaie unique est l'objet d’attaques spéculatives des marchés financiers. Les mesures d'austérité prévues par Athènes comme, le gel des retraites, les coupes dans les salaires des fonctionnaires, la hausse de la TVA, la suppression d'exonérations d'impôts pour les sociétés, la hausse des taxes sur le tabac, l'essence et les cigarettes, etc. vont avoir un effet dépressif important sur la demande intérieure. Ce lourd tribut à la crise grecque sera payé par la Grèce elle-même. Cet excès de rigueur que demande Bruxelles, ne peut avoir que des conséquences sociales et politiques graves sur un pays déjà en période de crise qui risque d’être totalement contre-productive avec le danger que les effets soient opposés à ceux attendus. Certes la Grèce doit regagner la confiance des marchés mais elle ne pourra le faire que si l'Union Européenne prend des mesures pour calmer les marchés en apportant sa garantie claire et franche à la dette hellène. Autrement dit les pays européens doivent être solidaires de la Grèce, sinon elle devra se tourner vers le FMI pour éviter une catastrophe qui pourrait aboutir à une révolution qui risquerait d’avoir des conséquences importantes pour l’ensemble de l’Europe et notamment les pays les plus endettés !

Henri Pauvert.
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