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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1.  Un espoir pour l'emploi : Le "Green Tech" ou Technologie Verte.


Des études montrent que le boom des produits verts devrait être fortement créateur d'emplois. L'Ademe parle de 90.000 emplois créés entre 2006 et 2008, dont un certain nombre pour les cadres. Les profils spécialisés dans le développement durable concernent désormais tous les postes : de la fonction commerciale à celle des achats en passant par les ressources humaines et le juridique. Les bases de comparaisons sont encore limitées face à la jeunesse de ces métiers, il semble toutefois que les rémunérations soient en hausse dans ce secteur. Mais leur hausse s'explique largement par le décalage entre l'offre et la demande ou les bases de comparaisons sont encore limitées face à la jeunesse de ces métiers. On constate aussi une spécialisation de plus en plus pointue avec, en outre, l'internalisation de ces nouvelles fonctions liées au développement durable. Un espoir pour de plus en plus de nouveaux emplois.


2.
Les dessous d’une grève.


Le mouvement de grève mené par les conducteurs de la ligne A du RER a débuté le 10 décembre dernier à l'appel de la CGT, de FO, de la CFDT, de Sud, des Indépendants et de l’Unsa. Cette grève se poursuit et semble dans l’impasse.
Les grévistes sont insatisfaits des propositions de la direction de la RATP et restent fortement mobilisés. Les syndicats réclament une prime mensuelle de 120 à 150 euros dont 30 euros variables, chacun ayant une demande différente. Selon eux, la revalorisation demandée est un dû aux efforts supplémentaires qui  sont demandés aux 550 conducteurs de la ligne A depuis l’augmentation de l'offre de RER qui a été lancée début 2008. Les conducteurs du RER A sont-ils vraiment à plaindre ? Ils touchent entre 2.200 et 2.700 euros brut par mois, ainsi que 600 à 650 euros de primes, pour des horaires décalés, du travail le dimanche et jours fériés. Il s'agit de l'une des meilleures grilles de salaires des conducteurs de la RATP, mais la ligne A est la première ligne la plus utilisée avec plus d'un million de voyageurs par jour. Près de 99% des conducteurs du RER A sont en grève et la RATP est parvenue, jusqu'à présent, à faire circuler ses trains en mobilisant des cadres et des agents de maîtrise formés à la conduite, mais dont la conduite d’un RER n'est pas le métier. Alors que faire ? Les négociations sont au point mort entre syndicats et direction de la RATP car les premiers considèrent que les propositions de la direction sont insuffisantes. Comme d’habitude, une solution sera trouvée au bénéfice des conducteurs mais au détriment des "clients" que l’on appelle "usagers" puisqu’il n’y a pas de concurrence. Encore une fois, une "caste" peut utiliser son moyen de pression de la grève pour obtenir des avantages dans une période de crise ou une très grande majorité de français souffrent ! Certes la grève est un droit constitutionnel, mais peut-on accepter que 500 grévistes pénalisent un million de travailleurs !


3.
Suppression de l’histoire en terminale S et réforme dans l’Education Nationale.


Cette polémique est logique et foncièrement imbécile. Logique car elle entraine un énorme tollé chez les historiens et une levée de boucliers dans une bonne partie de la classe politique car les Français aiment l’histoire. Imbécile puisque le gouvernement a cru bon organiser un grand débat sur l'identité nationale ce qui est en contradiction avec la remise en cause de l'enseignement obligatoire dans la section la plus élitiste : Ou bien, l'identité nationale est importante et on doit enseigner l'histoire, ou bien on n'enseigne plus l'histoire et alors, on ne fait pas de débat sur l'identité nationale. En élargissant le débat, cette polémique montre à quel point il est impossible de réformer l’éducation nationale. Dès qu’un gouvernement propose une réforme, il est automatiquement de mauvaise foi. L'Education Nationale est constituée de "lobbies" obsessionnellement gérée par des syndicats de fonctionnaires éducateurs qui, sous couvert d’éduquer les jeunes, se gèrent de façon autonome sans que soit démontrée l’utilité d’un ministre de l'Education Nationale. Ainsi le rôle du ministre se limite à pondre des réformes qui ne sont jamais appliquées et donc, à inaugurer des chrysanthèmes. En même temps on constate que l’illettrisme touche plus de trois millions de français ! Mesdames et Messieurs les fonctionnaires éducateurs du ministère de l’Education Nationale, cherchez l’erreur !


4.
Pourquoi les sociétés du CAC40 payent moins d'impôts que les PME 
!

D'après le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, les entreprises du CAC40 payent beaucoup moins d'impôts sur les bénéfices que les PME. Ainsi, quand une PME paye 100 euros d'impôts sur les bénéfices, à bénéfices identiques, un groupe du CAC40 ne débourse que 43 euros. Comment expliquer cette différence ? Plusieurs raisons peuvent être avancées. La première est l'implantation des groupes dans des paradis fiscaux ; on compte environ 1.500 filiales possédées dans ces pays dont les pratiques ont été officiellement condamnées par les pays du G20. Il y a aussi les niches fiscales telles que le régime du bénéfice mondial, les provisions pour charges exceptionnelles, le crédit d'impôt recherche ou encore le crédit d'impôt en faveur de l'apprentissage, soit environ 7 milliards d'euros d’économies fiscales pour ces groupes Enfin la sous-capitalisation de ces entreprises permet de faire financer les acquisitions par des filiales très peu capitalisées et logées dans des territoires à forte imposition. Dans la mesure où la rémunération des emprunts que sont les intérêts est déductible alors que la rémunération des apports en capital que sont les dividendes ne l'est généralement pas, il est donc très intéressant de faire apparaître les acquisitions dans les comptes de filiales sous-capitalisées. Moins d’impôts pour les groupes du CAC40 alors l’on sait qu’ils débauchent et que seules les PME embauchent. Mais les "grands" ont la capacité de transférer leur siège social dans des pays, même européens, plus attractifs pour les avantages fiscaux. Une harmonisation européenne reste la seule façon de lutter contre l’avantage des gros sur les petits.


5.
Les bonus repartent à la hausse…


Malgré les polémiques déclenchées autour des bonus, dans la finance, ceux versés en 2009 seront plus importants qu’en 2008. En Europe, les bonus s'annoncent élevés mais les modalités des versements seront en revanche moins favorables pour les financiers car ils seront échelonnés sur trois ou quatre ans et des actions représenteront au moins la moitié des primes. Les traders les plus performants continueront de percevoir des bonus très élevés car les employeurs ne souhaitent pas les voir s'échapper vers d’autres cieux plus porteurs. De plus certaines banques ont déjà compensé la baisse éventuelle des bonus en augmentant les salaires fixes. Cependant, pour les acteurs de marchés qui se situent dans la moyenne, les primes devraient baisser. Pour la premières fois cette année et après la crise aiguë des années passées, les bonus intègreront les nouvelles recommandations du G20. Au final, la tendance des rémunérations sera connue d'ici la mi-janvier 2010 lorsque Goldman Sachs et JP. Morgan annonceront les bonus versés. D’ici là, qu’en sera-t-il de la proposition franco-britannique ?


6.
Le PS en "devin" du grand impôt de demain.


François Hollande, l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, déplore que le gouvernement finance ses investissements "à crédit" en prévenant, que "le grand emprunt d'aujourd'hui sera le grand impôt de demain". Comme d’habitude, les socialistes font preuve du syndrome d’Elsheimer oubliant que pendant des décennies, de Mitterrand à Jospin, ils ont financés des dépenses récurrentes notamment, des embauches de fonctionnaires, par de la dette. Or, on sait que la dette ne devrait servir qu’à des investissements à long terme.


Henri Pauvert.  

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CH.FFRENCH 21/12/2009 16:00


"Cet emprunt disent les socialistes d'une seule et même voix, c'est de la dette pour demain..."
En 1981 à l'avènement de Mitterand, ils ont trouvé la dette publique à 20% du PIB, et l'ont portée à 60% durant leurs années de gouvernement.
Aujourd'hui, quand on a la malchance d'habiter une ville et/ou une région gérée par eux, les impôts son très salés! Les chiffres donnés ont été relevés dans le n° 3812 de "Valeurs Actuelles".
Il faudrait qu'ils la ferment! Mais avec ces gens, cela n'est pas possible!!!