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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

 

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1.     Pénurie de sucre !

Le prix du sucre est très élevé. La situation du marché ne cesse de devenir difficile et l'on pourrait voir le prix devenir exorbitant d'ici au troisième trimestre lorsque les exportations brésiliennes seront à leur plancher saisonnier. Bien que le prix soit exprimé en dollar la donne ne devrait pas changer et empêcher son envolée. Pourquoi cette possible pénurie ? Au printemps 2009, le marché du sucre a été réveillé lorsque l'on s'est rendu compte que l'Inde avait souffert d'une récolte décevante. De même on s'est aussi aperçu que les conditions climatiques avaient été mauvaises et que tout comme l'Inde, le Brésil avait subi trop de pluies puis trop de sécheresses qui ont entrainé une seconde saison déficitaire. A cela s'ajoute une demande importante de sucre de la part des pays asiatiques. Les professionnels estiment que la saison 2009-2010 devrait s'achever sur un déficit important de l'offre globale. Les stocks mondiaux devraient donc être insuffisant par rapport à la saison précédente et entrainer un risque réel de pénurie.

2.    De l'ISF au bouclier fiscal.

L'idée d'un bouclier fiscal est apparue avec la création de l'impôt sur la fortune. Ce dernier étant un impôt sur le patrimoine, les contribuables qui avaient un gros patrimoine mais des revenus qui n’étaient pas à la hauteur de ce dernier, pouvaient être amenés à payer plus d'impôt que ce qu'ils gagnaient. Dans un premier temps des plafonds ont été créés pour éviter ce type de problème puis ont été abandonnés car difficiles à mettre en œuvre. En 2006, le gouvernement Villepin a instauré un premier bouclier fiscal afin de résoudre le problème des "gros propriétaires pauvres" et ainsi tenter de réduire l'évasion fiscale. Le contribuable ne payait alors pas plus de 60% d'impôts directs sur les revenus. C'est en 2007 que le président Sarkozy a créé le "bouclier fiscal" qui prévoit que le contribuable ne paiera pas plus de 50% d'impôts et que les contributions sociales s'ajouteront aux impôts directs. Certes la gauche en fait ses choux gras, mais est-il normal de travailler pour l'Etat plus de la moitié d'une année ou d'avoir à payer l'ISF sur son logement principal !

3.   Le niveau d'anglais chez les salariés se conjugue à l'impératif !

La maîtrise de la langue de Shakespeare devient une compétence indispensable dans notre économie mondialisée et les employeurs multiplient les tests à l'embauche ou en cours de carrière pour s’assurer que leurs collaborateurs sont à même de s’exprimer en anglais. Près de 50% des cadres se disent mal à l'aise lorsqu'ils sont confrontés à une langue étrangère dans le cours de leur carrière professionnelle. De même 50% des entreprises exigent la pratique d'au moins une langue étrangère lors de l'embauche d'un salarié. La crise économique contribue à placer la maitrise et la pratique des langues étrangères au rang d'outils de sélection des meilleurs candidats. Il y a 50 ans le problème se posait de la même façon et l'on constate que peu a été fait pour développer la formation pratique de l'anglais ou d'autres langues dans la formation scolaire. Je me souviens avoir vécu l'exemple d’un jeune licencié en anglais qui était capable de traduire Shakespeare de manière tout à fait performante mais qui était incapable de se déplacer à Londres et de demander son chemin. Avons-nous vraiment fait des progrès dans la manière d'enseigner les langues ? Je n'en suis pas si sûr, et les jeunes qui se rendent dans le pays de Dickens lors des vacances ne sont pas toujours en état de conduire ou de suivre une conversation basique. Si les employeurs ont dépensé beaucoup d'argent pour former leurs salariés dans la deuxième moitié du XXème siècle, il ne s'agit plus aujourd'hui de financer la formation professionnelle à l'aveugle. Ils exigent désormais une évaluation des niveaux et des axes de progrès avec très souvent l'obligation de passer un examen comme le TOEIC, test de 200 questions qui mesure la compréhension écrite et orale du candidat, qui donne une correcte évaluation du niveau linguistique du salarié. Si des réflexions sont en cours pour proposer des formules d'enseignement de plus en plus innovantes, il n'en reste pas moins vrai que la formation des jeunes devrait rester la plus importante car il est plus facile d'apprendre une langue à l'école que lorsque l'on est salarié.

4.   Le monde de l'entreprise  reste toujours un fief masculin.

Les très grandes entreprises ne savent toujours pas capitaliser sur les talents des femmes. Si certains grands groupes américains ou britanniques se disent leaders en matière d'intégration des femmes au travail, ceci reste illusoire selon le World Economic Forum qui constate que les femmes sont cantonnées dans des emplois de basse ou moyenne catégories avec une rareté importante dans les organes de direction. De même on retrouve les femmes dans le secteur des services plutôt que dans l'industrie. Seule la Norvège, qui dispose d'une loi qui contraint les entreprises à avoir des femmes cadres supérieures, en compte plus de 40% dans les conseils d'administration. Quant à la question de l'inégalité des salaires, il semble que les entreprises ne s'y sont toujours pas attaquées.

5.   La reprise ne semble pas concerner les TPE.

Les dirigeants des TPE semblent moins optimistes que ceux des PME. En effet si on constate une embellie pour les PME, les TPE font état de situations plus difficiles, plus proche de la crise que de la reprise. En termes de trésorerie et de rentabilité, la situation semble identique. Mais tous les dirigeants d'entreprises restent pessimistes quant à l'évolution de leur secteur d'activité. Concernant l'emploi, les PME et TPE restent attentistes ou envisagent des plans de réduction des effectifs car elles pensent avoir épuisées les moyens mis à leur disposition pour éviter des licenciements et peu d'entreprises envisagent de recruter dans les prochains mois.

6.   Le volcan qui paralyse l'Europe.

La simple éruption d'un volcan en Islande, à plus de 2.000 km de la France, paralyse le pays, toute l'Europe du Nord mais aussi une bonne partie de l'économie mondiale. En effet, pour des raisons de sécurité, la moitié des vols entre l'Europe et le reste du monde sont annulés. Outre le problème de visibilité, les cendres emportées par le vent peuvent avoir des répercussions importantes sur les avions, les endommager ou faire caler les réacteurs. Principe de précaution oblige, les gouvernements ont pris des mesures draconiennes qui entrainent une paralysie du trafic et obligent de très nombreux voyageurs à ne pas quitter la France et à ceux qui sont à l'étranger de ne pas pouvoir revenir sur le territoire national. Bien évidemment, c'est "la faute du gouvernement", tout comme cela aurait été de sa responsabilité si un accident d'avion avait eu lieu. Les Français sont de grands enfants égoïstes et irresponsables !

7.   Les pièges du Net.

Virus, spam, phishing ou chevaux de Troie, les cybercriminels ne relâchent pas la pression sur les utilisateurs du Web ou des outils multimédias. Surfer tranquille implique de se méfier aussi des pièges que l'on trouve maintenant sur les Smartphones et ne pas faire confiance aux amis des réseaux sociaux. Les spammeurs s'adressent maintenant à leurs xx en misant sur l'émotion liée à l'actualité et profitent d'événements heureux ou malheureux. Attention aux faux forfaits alléchants pour des voyages à prix cassés dans un français maintenant parfait. De même le développement de l'iphone ou autre Smartphone attirent les cybercriminels. Si Internet devient de plus en plus convivial et pratique, il n'en reste pas moins qu'il est un domaine ou les arnaques et virus prospèrent de façon infini.

 

Henri Pauvert.

 
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