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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.  

 

 

 

 

 

1.  Le stress au travail…


Le stress n’est pas une maladie, à proprement parler. Il est défini comme un "déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face". Il peut cependant engendrer des problèmes de santé qui sont malheureusement parfois très graves. Le Code du travail impose à chaque employeur de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale de ses salariés. L’employeur qui ne lutte pas contre le stress au travail peut, le cas échéant, être mis en cause en engageant de sa responsabilité. Pour aider les entreprises à lutter plus efficacement contre le stress au travail, les partenaires sociaux ont signé un accord national interprofessionnel qui indique aux entreprises la marche à suivre pour mieux combattre le stress au travail et qui prévoit d’intégrer la question du stress dans la politique de ressources humaines. Bien que de nombreuses directions aient déjà travaillé sur ces questions, le ministre du travail, Xavier Darcos, a demandé à toutes les entreprises de plus de 1.000 salariés de conclure d'ici au 1er février 2010 des accords sur les risques psychosociaux. Il ne s'agit pas seulement de demander aux managers d'être à l'écoute et compréhensif à l'égard de leurs salariés, mais surtout de travailler sur les conditions de travail.


2. 
Le Nobel de la paix 2009.


Le 44ème président des Etats-Unis, Barack Obama, est 21ème Américain et le quatrième président des Etats-Unis à recevoir le prix Nobel de la Paix, décerné le vendredi 9 octobre dernier par le Comité norvégien "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples". Est-ce une chance ou un piège pour lui ? Dans sa première réaction publique, le président américain, un peu gêné, a déclaré accueillir "avec surprise et une profonde humilité" cette distinction, ajoutant ne pas l'avoir mérité par rapport aux lauréats antérieurs, mais acceptant "cette récompense comme un appel à l'action, un appel lancé à tous les pays pour qu'ils se dressent face aux défis communs du XXIème siècle". S’il a su créer un nouveau climat dans la politique internationale, tout n'est pas rose. Il a pu commencer à désengager les troupes américaines d'Irak mais il reste empêtré sur le front afghan. De même, ses tentatives de conciliation au Proche-Orient semblent aussi dans l'impasse et les efforts de son envoyé spécial en vue de relancer le processus de paix se heurtent au refus par Israël de geler la colonisation. Il a aussi prononcé en juin, en Egypte, un discours destiné à jeter les ponts entre son pays et le monde musulman après des années de tensions liées aux attentats du 11 septembre et à la guerre contre le terrorisme qui s'en est suivie. Il a aussi "donné à sa population l'espoir d'un avenir meilleur", comme l’a indiqué le président du comité Nobel. Cependant ce prix ne risque-t-il pas de gêner Barack Obama dans cette politique qu’il veut développer mais qui reste, pour l’instant, seulement "pavée de bonnes intentions" !


3. 
Les défis économiques du TGV.


A l'approche de l'ouverture à la concurrence en décembre 2009 du transport de passagers à l'international, le TGV voit son modèle économique mis à mal. Cependant accéder au marché français présente des risques non négligeables pour la concurrence car il faudra investir dans de nouvelles rames et trouver des liaisons rentables. En effet, le marché ne sera pas totalement ouvert puisque les trajets purement domestiques resteront sous le monopole de la SNCF. L’accession au marché français présente donc des risques pour tout groupe qui veut s’y développer. La SNCF est un adversaire redoutable et l'international ne pèse que 30% du chiffre d'affaires grande vitesse. De plus elle a toujours su garder son avantage face aux compagnies aériennes. Elle entend aussi profiter du développement du Grand Paris pour faire de l'Ile de France son "grand hub" de la grande vitesse. En effet, 80% des Franciliens ont un mauvais accès au TGV. Or la région parisienne représente 12 millions d'habitants, une clientèle potentielle importante et captive pour laquelle il faudra développer le nombre de gares. Gros avantage, pour financer les travaux de construction de gares et autres infrastructures, la SNCF n'aura rien à débourser car la plupart des investissements suggérées devraient être payés par le RFF, Réseau Ferré de France, l'Etat et les collectivités locales. Un gros avantage pour la SNCF et donc pour son développement, sous réserve que les salariés et leurs représentants jouent le jeu, ce qui n’est pas le cas dès ce soir avec la première grève de la rentrée… !


4. 
L'arnaque à la baisse de la TVA ?


Dans la restauration, les prix ne baissent que faiblement, la création d'emploi est incertaine et la revalorisation des salaires des employés se fait attendre ! L'efficacité du cadeau fiscal de 3 milliards d'euros à la filière par la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5% est de plus en plus contestée. Cette baisse que les professionnels réclamaient à cor et à cri depuis des années ne semble pas avoir entrainé de contrepartie aux engagements pris. A peine un restaurateur sur deux a appliqué une baisse des prix sur au moins sept produit de sa carte, souvent des plats peu vendus. Concernant l'amélioration des rémunérations, les négociations entre le patronat et les syndicats ont été bloquées car un accord signé par les seules CFDT et CFE-CGC a été jugé insuffisant par les autres. Enfin, il y a une grosse polémique sur la création d'emplois car l'objectif de création de 40.000 emplois dans la restauration suite à la baisse de la TVA serait inatteignable. Le Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, estime que la baisse de la TVA ne devrait permettre de créer que 6.000 emplois à long terme ! Cette mesure dont on entend parler depuis plus de 10 ans serait un flop : pour l’Etat qui aurait perdu 3 milliards d’euros de recettes fiscale, les salariés de la branche dont environ 60% sont payés au Smic et les consommateurs que nous sommes. Seuls les restaurateurs auraient fait une bonne affaire. Devinez qui paiera les 3 milliards !


5. 
L’impact des nanotechnologies dans notre vie.


Près de 1.000 produits de notre vie courante contiennent des nanotechnologies. Elles possèdent des propriétés antibactériennes, une excellente imperméabilité et une grande résistance qui font que les industriels les utilisent dans la fabrication des textiles, des produits cosmétiques et pharmaceutiques. Rappelons que les nanotechnologies et les nanosciences sont l'étude, la fabrication et la manipulation de structures, de dispositifs et de systèmes matériels. Elles sont au croisement de plusieurs disciplines scientifiques comme la biologie, la chimie, l'optique, la mécanique et l'électronique qui manipulent des particules miniatures d'une taille 50.000 fois plus fines que l’épaisseur d’un cheveu. Elles sont donc une promesse d’avenir en matière médicale et industrielle mais aussi une source d’inquiétude pour notre santé car certains médecins s’inquiètent de leur développement qui, une fois libérées dans l’air et inhalées, pourraient se retrouver dans notre sang et déstabiliser le fonctionnement de nos cellules. Bref, on ne connait pas les retombées de ses microfibres et leur possibilité de se reproduire elles-mêmes, en mimant le vivant, ce qui entrainerait le risque d'une perte de contrôle à la suite de mutations non souhaitées ni prévues. Le débat est entré dans l'arène médiatique en l’an 2000 avec l'article de Bill Joy "Pourquoi le futur n'a pas besoin de nous" reprise par le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo qui a lancé un grand débat national sur "les nanotechnologies et leur régulation" avec l’organisation de réunions ouvertes à tous partout en France. Il sera intéressant de suivre ces débats.

Henri Pauvert.

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