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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1. 
L’entreprise et le microblogging

Echanger des messages de 140 caractères maximum semble séduire une vague de passionnés qui "twittent" depuis leur ordinateur ou leur téléphone portable. Ainsi les utilisateurs de "Twitter" sont passés de 533.000 à un peu plus de 2,3 millions d’utilisateurs en un an, de septembre 2007 à septembre 2008, soit une croissance de 343% ! Alors "Twitter" suscite des initiatives dans le domaine de la communication d'entreprise qui entrainent la création et le développement de versions professionnelles. Par exemple, une application à la "mode Twitter" devrait être proposée sous la forme d'une fonction intégrée à la version 2009 de "BlueKiwi", qui sortira en janvier 2010. Ainsi l’entreprise pourra tenir son réseau informé de ses faits et gestes. "Twitter", qui est un mélange de messagerie instantanée et d’e-mail, serait en passe de détrôner les "live messenger", la messagerie instantanée. Ce phénomène est encore trop récent pour que l'on puisse trancher mais si vous voulez "rester dans le coup", il ne vous restera plus qu’à suivre une formation de "twitterist".

2.  Comment expliquer les problèmes des TGV et des Eurostars ?

Les raisons exactes de ces pannes restent floues. Les conditions climatiques ne sauraient expliquer toutes seules l’affectation du trafic ferroviaire. Particulièrement pour l’Eurostar, les pannes sont nombreuses en période de grand froid. Selon l'entreprise ferroviaire qui exploite les trains à grande vitesse, la différence de température entre l'extérieur glacial et l'air plus chaud à l'intérieur du tunnel provoquerait des coupures électriques à l'origine des pannes. En raison du froid intense des dernières semaines et de la vitesse des trains, la neige gèlerait à "grande vitesse" et entrainerait des distorsions de températures dans et hors des tunnels avec un court-circuit, qui interrompraient le fonctionnement du train. Mais la sophistication des équipements actuels et l’importance des systèmes électroniques ne sont-ils pas aussi à la base de ces problèmes ? Depuis une trentaine d’années, le chemin de fer a subi une double évolution avec tout d’abord une course aux technologies les plus délicates qui exigent toujours plus d’électronique qui ne supporte que très peu les conditions climatiques extrêmes. D’autre part, le ferroviaire est entré dans un autre modèle économique puisque les compagnies ferroviaires ne conçoivent plus leur s matériels que le fabricant ne faisait qu’exécuter en réalisant des prototypes qu’on éprouvait longuement. http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif Aujourd’hui, pour des raisons commerciales les fabricants se lancent dans des séries qui sont vendues sur catalogue. Ils sont obligés de prévoir des problèmes techniques dus à des conditions extrêmes, mais dans des limites de probabilités raisonnables. En revanche, dans tous les cas, ils sont intransigeants sur les aspects de sécurité. De plus les usagers veulent rouler toujours plus vite sur des machines d’exception, mais sans accepter les conséquences liées à des technologies plus fragiles et avec des exigences de sécurité totales. Les développements technologiques nous ont permis de gagner en vitesse et en sécurité mais ne sont-elles pas plus fragiles que nos bonnes vieilles locomotives à vapeur d’autrefois qui avaient une technologie plus rustique mais qui pouvaient supporter des écarts climatiques plus importants. Aujourd’hui, on ne pardonne rien au train alors que les dysfonctionnements sont rares mais on accepte volontiers de subir des retards en avions!

3.  Que peut-on retenir de 2009 ?

1. La Taxe carbone avait été promise par Nicolas Sarkozy. Elle devra être remise au gout du jour pour prendre en compte le rejet part le Conseil Constitutionnel. Si tous les ménages et des entreprises devraient la payer, elle devrait être intégralement compensée pour les ménages par une baisse de l'impôt sur le revenu ou un chèque vert. Les entreprises bénéficieront quant à elle de la suppression de la taxe professionnelle. 2. La grippe A est née au Mexique au printemps de 2009 et a d'abord été baptisée "porcine" pour être finalement affublée de deux autres qualificatifs : "H1N1". Tout au long de l'année, la pandémie n'a cessé de faire les gros titres accompagnée, comme toujours, de nombreuses polémiques. Son impact est encore difficile à évaluer et sauf si elle se développe, on n’en parlera que très peu.

 3. Le G8 est mort, vive le G20 : Les dirigeants du G20 se sont réunis autour de la table des négociations le 25 septembre et les grandes puissances mondiales ont ainsi décidé d’en faire l’instance officielle de la coopération mondiale qui inclura les pays émergents. Mais des engagements à la concrétisation, la route est très longue car la mise en place des mesures qui sont souvent décevantes. 4. Les Bonus : Les banques se portent mieux et les bonus aussi, 2009 ayant été l'année de tous les excès en matière de rémunérations. 5. La loi Hadopi : Après un premier rejet surprise des députés, puis l’adoption, la censure du Conseil Constitutionnel, la loi Hadopi 2 a enfin été adoptée. C’est la fin du feuilleton qui avait commencé en octobre 2008. Mais pour quelle efficacité ! 6. Barak Obama : En 2008, il avait suscité une 'euphorie mondiale. En 2009, le bilan du président américain reste très mitigé : La réforme du système de santé doit sacrifier certaines mesures clés aux lobbies des assurances privées. Il en est de même de sa réforme de la régularisation financière dont la portée est limitée par Wall Street. Sur le plan militaire, il a été amené à envoyer de nouvelles forces. 7. Le Pôle emploi : Les premiers pas de Pôle emploi, né de la fusion des Assedic avec l’ANPE, a été chaotiques. L'explosion du chômage, liée à la crise, n'a pas facilité cette fusion car le nombre de demandeurs d'emploi a cru de façon significative. 8. Les suicides : Un nombre important chez France Telecom en moins d'un an et demi, a défrayé la chronique durant toute la fin de l'année 2009 entrainant une perte de confiance importante dans le management de la société. 9. Le grand emprunt : Projet de l'année pour le gouvernement ce grand emprunt, annoncé en juin à Versailles par Nicolas Sarkozy, ne sera finalement pas aussi grandiose qu'espéré par certains. Seule une vingtaine de millions d’euros sera effectivement empruntée, auprès des marchés, le reste provenant des remboursements des banques qui ont bénéficié du plan de soutien en 2008. 10. Le déficit de l’Etat : Il devrait atteindre 8,2% du PIB en 2010 et la dette publique devrait s'envoler à 84% du PIB, de quoi anticiper de vives querelles avec Bruxelles ! 11. Prime à la casse : Elle a permis de maintenir sous perfusion le secteur automobile qui est en pleine tourmente. Qu’en sera-t-il de cette industrie en 2010 ? 12. La reprise : L’économie française est sortie du rouge en 2009, mais le redémarrage est poussif et la bonne tenue des exportations doit beaucoup aux plans de relance mis en place en France et dans le monde. Le PIB a progressé de 0,3% aux deuxième et troisième trimestres, mais un scénario d'un retour en récession n'est pas impossible car de l'avis de tous les économistes, la reprise est très risquée.

4.  Haïti : Chaos, colère et désespoir de la population ; casse-tête pour les secours.

Il faut agir vite dans ce véritable champ de ruines qu'est devenu Port-au-Prince et certaines autres parties de l’ile. Les premiers défis à relever sont d'ordre logistique. Dans les rues de la capitale et des autres villes, les survivants vivent des jours et des nuits dans le chaos, au milieu des ruines, de la puanteur des cadavres et de la violence. L'aide internationale afflue massivement, mais la situation désastreuse rend très difficile l'acheminement de cette aide. Les communications sont en piètre état et les déplacements sont entravés par des routes détruites ou bloquées. Beaucoup d'Haïtiens expriment leur colère contre le peu de réactivité de leur gouvernement. Décapité par le séisme qui a détruit de nombreux ministères ainsi que la présidence et le parlement, l'Etat haïtien n'a plus les moyens de faire régner l'ordre. Aussi les Etats-Unis, seule puissance ayant la capacité d’intervention est critiquée pour son interventionnisme, mais que n’aurait-on dit si elle avait fait la fine bouche ! L'ONU, qui a perdu 37 fonctionnaires dans le tremblement de terre, doit elle aussi se réorganiser pour prendre en main une situation dramatique dans un des pays les plus pauvres d’Amérique.


Henri Pauvert.

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