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Publié par Edouard Boulogne

 

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1.  La fête du 10 mai se termine par ''super'' gueule de bois.

L’espace d’une soirée, François Mitterrand a été une superstar ! Après trois échecs successifs, les socialistes semblaient en position plus favorable que jamais pour revenir au pouvoir. Ils ont donc célébré partout et de toutes les manières possibles les trente ans de l'arrivée à l'Elysée du seul socialiste à avoir accédé à la magistrature suprême. Quelques initiatives ludiques ont permis de tester la popularité de Mitterrand, comme l’édition de timbres à son effigie, le tee-shirt illustrant ''le 10 mai 1981 à 20 heures'' lorsque son visage s’est dessiné sur les écrans de télévision, jusqu’à une application iPhone gratuite, baptisée ''mon 10 mai'' qui contient le hit-parade de ses phrases les plus célèbres. Cinq jours plus tard, les socialistes se réveillent avec la gueule de bois car leur candidat putatif n’a pas eu la chance de Mitterrand et semble rattrapé par les vieux démons des politiques : ''le cul'' ! Tout est donc à refaire et la bagarre entre les prétendants devrait reprendre dès que la décence le permettra. Si le 10 mai restera un excellent souvenir pour bon nombre de Français, le 14 mai, après le 20 avril sera un cauchemar pour les plus nombreux : Pauvre France…

2.  Les 30 honteuses ont suivi les 30 glorieuses !

La période de 1946 à 1975 a été appelée celle des 30 glorieuses. Pendant cette période, la situation des Français s’est grandement améliorée. A partir de la fin de la décennie 70, le monde a changé et nous avons connu les premières crises, notamment celle du pétrole. Mais nous nous sommes voilés la face car ''nous n’avions pas de pétrole, mais nous avions des idées'', célèbre publicité dont les plus anciens se souviendront. En 1981, nous sommes entrés dans les 30 honteuses ! La promesse mitterrandienne du 10 mai 1981 qui était tout simplement de ''changer la vie'', rien de moins, n’a été qu’une suite de mensonges. En arrivant au pouvoir, la gauche a fait croire au peuple que tout était toujours possible. Il a volontairement hypothéqué le pays en distribuant à crédit des avantages que nous payons maintenant et que nous continuerons de payer pendant des décennies. Le rêve du Programme commun de la Gauche s’est transformé en cauchemar pour les Français d’aujourd’hui. De 862.000 chômeurs sous le septennat du président Giscard d’Estaing, nous sommes passés à 2,6 millions en 1995, fin du deuxième septennat du président Mitterrand : 3 fois plus. Dans le même temps, la dette publique de la France, qui n’existait pas ou peu avant 1975, est passée à plus de 300 milliards d’euros en 1981 : l’État s’est mis à dépenser plus qu’il ne gagnait et à vivre à crédit. Devenant obèse et pris d’une folie ''redistributrice'', chaque année les gouvernements de gauche ont créé des déficits, accumulant un endettement devenu abyssal au fil des ans : De 700 milliards d’euros en 1995 à la fin du deuxième septennat socialiste, le déficit est passé à près de 1.000 milliards d’euros à fin 2002 sous le gouvernement Jospin, alors que nous vivions une période de croissance ! Certes aujourd’hui, il est de 1.500 milliards mais entre temps il y a eu les crises. Si les Français se montrent désormais prudents dans leurs attentes, ils savent que les pouvoirs des politiques se sont rétrécis comme peau de chagrin. Les responsables politiques sont donc accusés de ne plus être capable de changer le monde. Ce constat traverse tous les camps de la droite à la gauche et ''le grand soir démocratique'' ne paraît plus être une perspective envisageable. A gauche comme à droite, au centre comme chez les écologistes, de très nombreux électeurs ne croient plus à la possibilité pour les politiques d’imposer une modification en profondeur de la société. L’heure des grandes illusions est révolue. À un an de la prochaine présidentielle, les futurs candidats doivent savoir que les attentes sont grandes mais que les doutes le sont tout autant. Les Français ne croient plus à des transformations radicales mais espèrent que les politiques pourront quand même améliorer leur quotidien.

3.  Le paiement en espèce sera-t-il bientôt fini !

La transposition en France de la nouvelle directive européenne sur les services de paiements va permettre à de nouveaux acteurs de proposer des services innovants dans l'univers des paiements tout en renforçant la protection des consommateurs. La fin du monopole des banques devrait s'effondrer pour laisser la place au ''monde du Sepa'', Single Euro Payments Area ou Espace unique de paiement en euros, c’est-à-dire un monde dématérialisé qui va remettre en cause les habitudes des consommateurs en matière de paiement. De nouveaux établissements de paiement, plus souples que les banques, devraient permettre d'offrir des services de paiements innovants avec des contraintes moins fortes que celles des banques tout en maintenant des exigences prudentielles adaptées. Ces établissements permettront d’effectuer des transactions Internet, d’émettre des cartes de paiement virtuelles, des paiements sans contact, des transferts et crédits sur mobiles tout en passant par les systèmes interbancaires historiques. Les idées ne manquent pas pour offrir aux consommateurs une multitude de solutions plus ''acérées'', plus économiques et plus sécurisées que les solutions déjà existantes. Nul ne le sait encore mais la dématérialisation devrait faire évoluer l'utilisation de nos moyens habituels de paiements, comme si notre porte-monnaie devenait virtuel. Après la téléphonie et le transport ferroviaire, ce nouveau marché se dérégule et il ne fait aucun doute qu’il sera dynamique et prometteur. Les nouveaux établissements de paiement qui viennent d’être agréés en Europe se sont d'ores et déjà lancés dans une course contre la montre pour imposer des solutions modernes, alternatives et innovantes. Le monde des paiements est confronté à un nombre croissant de défis. La France, qui a été précurseur dans ce domaine au travers de son ingénierie monétique et de la fiabilité de ses cartes à puce, doit savoir démontrer sa capacité à développer ses compétences et ses talents sur l'échiquier Européen.

4.  Le train sans horaires fixes !

A partir de juin 2011, la SNCF va mettre en vente, sur certaines lignes, des billets de train sans horaires fixes. Ces billets concerneront principalement les lignes sur lesquelles RFF, le Réseau Ferré de France effectue des travaux de remise en état qui occasionneront des retards. Mais comme les billets sont généralement vendus trois mois avant la date de départ, les voyageurs seront avisés de l'heure précise du départ que sept jours avant la date du voyage. En effet, il est impossible de savoir à l'avance l’heure exacte de départ des trains. Nous pourrons donc acheter des billets aux guichets SNCF qui indiqueront un horaire à partir duquel il faudra compter un temps d'avance ou de retard. La SNCF indique que cette opération ne concernera qu’une douzaine de lignes pour le moment. Elle ne précise pas cependant les heures d’arrivée alors que l’on constate, de plus en plus, des retards innombrables sur toutes les lignes, notamment celles des TGV. Ou est l’époque ou la SNCF était montrée du doigt pour la ponctualité de ses trains qui n’étaient pas des trains à grande vitesse !

5.  Les dix pays qui risquent le plus la faillite !

Cette nouvelle n'est pas forcément rassurante mais elle peut consoler certains. Malgré la crise de la dette qu'ils traversent, les pays européens ne sont pas seuls dans le monde à être risqués et à faire fuir les investisseurs. Parmi les dix pays les plus risqués, quatre sont européens -la Grèce, l’Irlande, le Portugal, et l’Ukraine- deux sont en Amérique du sud -le Venezuela et l’Argentine- quatre sont dans le moyen Orient -Dubaï, le Liban, l’Irak et l’Egypte. Ces pays ont les plus grandes chances de devoir restructurer leur dette dans les cinq prochaines années. Parmi les pays ou la dette est la moins risquée, on trouve sept pays du continent Européen -la Norvège, la Suède, la Finlande, la Suisse, les Pays-Bas, le Danemark, et l’Allemagne- et trois pays du reste du monde qui sont les Etats-Unis, le Chili et Hong Kong. On peut pousser un ''ouf'' de soulagement car la France ne fait pas partie des dix pays les plus risqués, mais elle n’est pas non plus dans les dix pays les moins risqués. Donc il y a un risque… ''certain'' : à non entendeur, salut.

Henri Pauvert.

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