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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

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1.  Accusé levez-vous !

La semaine dernière, la neige est tombée en abondance sur l'Ile-de-France et d’autres régions et elle a tenu au sol. Ceci m’amène à réfléchir sur notre capacité à vouloir toujours faire porter la responsabilité aux autres. Ces épisodes neigeux ont été accompagnés d’un verglas localisé mais très gênants : bien évidemment c’est la faute du gouvernement ! Des jeunes ou des adultes partent en balade en montagne sans tenue adéquate alors que le temps est mauvais : bien entendu c’est la faute du gouvernement ! Il y des inondations qui entrainent des destructions, voire des morts : c’est toujours la faute du gouvernement ! La canicule entraine la mort de milliers de personnes âgées : c’est la faute du ministre en charge ! Les grèves des transports sont aussi la faute du gouvernement ! La crise économique fait rage : c’est la faute de nos dirigeants ! Je pourrai énumérer des milliers de ces faits. Mais n’avons-nous jamais une part de responsabilité dans ce qui nous arrive ? Il faut toujours trouver un responsable et c’est si facile de faire porter le chapeau aux gens qui nous gouvernent, qu’ils soient de droite ou de gauche. Pour une fois nous sommes tous d’accord pour taper sur eux. Bien évidemment la presse étrille avec humour les dérapages verbaux des ministres. Le gouvernement n’a pas fermé suffisamment tôt les autoroutes… Mais par ailleurs certains automobilistes interviewés sont furieux parce qu’il ne leur avait pas été possible de regagner leur domicile avant le début des chutes de neige ; un autre disait l’inverse. Halte au principe de précaution sans prise en compte de nos propres responsabilités ! Stop : soyons adultes, responsables de nos actes et arrêtons de toujours chercher un bouc émissaire à des décisions souvent irréfléchies. Le vendredi 10 décembre dernier, lÉvangile de Saint Matthieu commençait par cette interpellation de Jésus qui s’adressait aux foules : "A qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres". Ne pouvons-nous réfléchir un peu et méditer ce verset qui date de plus de 2000 ans mais si actuel... 

2.  Le hard-discount serait-il en perte de vitesse ?

Après la période faste des années 2000, le secteur du hard-discount subit depuis quelque temps une baisse de régime significative. La crise économique fait rage mais les ménages les plus démunis, clients privilégiés de ces enseignes, ont globalement réduit leurs achats plutôt que de favoriser ceux réalisés auprès de ces spécialistes des prix bas. La baisse du pouvoir d'achat de nombreux Français ne semble pas les conduire aux portes de ces magasins. Depuis 2009 le hard-discount stagne, voire régresse. Pour faire face à cette situation et attirer une clientèle nouvelle, les discounters essayent de nouvelles formules, comme le doublement du nombre de références, font rentrer des marques nationales ou créent leurs propres marques. De plus, ces magasins n’ont plus grand chose à voir avec les surfaces dépouillés qu'ils étaient au moment de leur lancement. Les nouvelles formules ont-elles toutes les chances de porter leurs fruits ? Selon les spécialistes, la seule manière de croître est de gagner des mètres carrés de surface commerciale. En effet, les supermarchés traditionnels attirent, de plus en plus, une grosse partie de cette clientèle en mettant en place des produits à bas prix et de nouvelles marques de distributeurs moins chères. Il faudra donc nécessairement faire évoluer ce modèle économique.

3.  Changement climatique : un accord modeste et limité !

La conférence sur le Changement climatique restera dans l'histoire comme celle où les grands pays émergents comme la Chine et l'Inde ont commencé à bouger alors que traditionnellement ils sont très attachés à ce que leurs pays ne soient pas contraints de réduire leurs émissions de CO2. Après l'échec du sommet de Copenhague de 2009, les ministres de l'environnement s'étaient donné comme objectif d'obtenir un accord à minima permettant de mettre en place des mécanismes de financement de la lutte contre la déforestation et d'améliorer la manière dont les engagements des uns et des autres étaient vérifiés. Mais c’était sans compter sur la Russie et le Japon qui ont affirmé que leurs pays ne prendraient pas d'engagements pour la suite du protocole de Kyoto que les Etats-Unis, un des grand pollueur de la planète, n’a jamais ratifié. Un mauvais point qui ne permettrait pas de déboucher sur le sauvetage de ce protocole, alors que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon avait ouvert la tribune officielle par un appel aussi solennel que coutumier : "La nature n'attend pas pendant que nous négocions". L’accord in extrémis de Cancun est une bonne nouvelle pour le processus de négociation mis en place par l’ONU. Reste cependant une grande inconnue : la communauté internationale arrivera-t-elle un jour à se doter d’instruments contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

4.  Merci aux grèves.

Le déficit commercial de la France s'affiche en net recul au mois d’octobre, "grâce" aux mouvements sociaux, plus de 20% inférieur au mois de septembre. Ce recul résulte principalement à cause de la baisse des importations d’hydrocarbures allégeant ainsi la facture énergétique. Doit-on s’en réjouir ? Je ne le pense pas car les exportations ont chuté et stagnent aussi bien vers les pays de l’Union Européenne que vers les pays tiers. Sans compter tous les impacts économiques à long terme et la perte de crédibilité de notre pays.

5.  Jean-Claude Trichet défend l'euro. 

Le président de la Banque centrale européenne a déclaré vendredi dernier sur RTL qu'il n'y avait pas de crise de l'euro car elle est une monnaie crédible. Par contre il a exhorté les pays de l’euro group à réduire leurs déficits budgétaires en respectant leurs engagements. De plus il a indiqué que les mesures de rigueur prises pour repousser la crise ne devraient pas entraîner une phase de récession dans les pays de la zone euro. Jean-Claude Trichet, dont la mission principale est de veiller à la stabilité des prix en Europe, a incité les pays qui la composent à tout faire pour atteindre leurs objectifs de réduction des déficits. Qu’il est difficile d’avancer à ou à 27 quand on n’arrive pas à réduire son déficit tout seul.

 

Henri Pauvert.

 

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