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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe ( 14/10/2010).

 

 

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1.  La France est loin du compte…

L'Union européenne voulait voir la moitié des 55-64 ans ''au boulot''en 2010. La France est loin du compte et tous les regards se tournent désormais vers la catégorie des seniors dont les contours restent relativement flous. Il est difficile de déterminer avec exactitude à quel âge commence la ''séniorité'' : 55 ans, 50 ans, voire 45 ans, qui dit mieux... Ceci s'explique en partie par les difficultés que rencontrent les plus de 50 ans à retrouver du travail malgré une certaine évolution des mentalités. Les stéréotypes ont la vie dure et des préjugés sont encore trop fréquemment rencontrés comme le fait qu’un senior soit considéré comme surdimensionné pour un poste,ou qu'on craigne qu'il manque de dynamisme. Toujours est-il que la France a un gros défi à relever, puisqu'elle est encore très loin de l'objectif fixé par l'Union européenne en 2010. 

2.  Les nouveaux dangers du Web.

La fin de l’antivirus est proche. Malheureusement cela ne signifie pas la fin des dangers. L'antivirus d’aujourd’hui est appelé à disparaître, c'est parce qu’il n'est plus adapté aux modes de déploiements actuels. S’iI y a dix ans, les pirates diffusaient de 200 à 400 nouveaux codes par mois, aujourd'hui, on parle de 1.000 nouveaux codes à l'heure ! Les éditeurs de solutions de sécurité ne peuvent pas suivre une telle cadence de mise à jour, et donc n’ont pas la capacité pour garantir à l'utilisateur une protection optimale ou totale. Ainsi même avec le dernier antivirus mis à jour, vous n'êtes pas parfaitement protégé ! Pour limiter les dégâts, ils créent des suites de sécurité. Ces ''fourre-tout'' intègrent chaque année beaucoup plus de fonctionnalités mais on constate que les cybercriminels, qui veulent faire le maximum d'argent le plus rapidement possible, ont toujours une longueur d'avance sur les éditeurs. Face à cette économie souterraine qui brasse des milliards d’euros, les internautes sont particulièrement exposés mais il est possible de surfer en toute décontraction si on prend soin de bien connaître les nouveaux dangers de l’Internet et de respecter certaines règles élémentaires de sécurité. Attention, il faut avoir le geste et le comportement qui sauvent en connaissant les nouveaux dangers du Web que sont les Bots, Splogs et Smishing et en évitant d’ouvrir des mails venant d’inconnus ou de soi.

3.  La francophonie progresse dans le monde.

L’OIF, Organisation Internationale de la Francophonie, indique que ''le nombre de francophones dans le monde a globalement progressé''. Plus de 200millions de personnes sont francophones. Et ce chiffre serait beaucoup plus élevé si l’on prenait en compte tous ceux qui font mieux que baragouiner le français sans obligatoirement le lire et l’écrire. L’avenir se joue en Afrique ou l’on comptabilise une vingtaine de pays qui représentent le principal foyer de la langue française. Dans un certain nombre de ces pays, tout le monde parle le français, certes avec plus ou moins d’aisance. Dans les pays qui n’ont pas de langue commune, le français sert de langue de communication.http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif Dans les pays ou le français n’est pas langue maternelle, langue officielle unique ou partagée, ceux qui le parlent sont ceux qui l’apprennent comme langue étrangère. Le français recule beaucoup en Europe. Les engagements de l’Union européenne de favoriser l’apprentissage de deux langues ne se vérifient pas sur le terrain et le français en est la première victime. L’OIF voit l’avenir de la francophonie en Afrique ou elle pense qu’il devrait y avoir 85% des ''locuteurs'' du français en 2050, soit environ 700 millions d’individus parlant le français. La demande de français y dépasse la sphère des pays francophones, comme on a pu le voir avec l’adhésion récente à l’OIF du Mozambique et du Ghana. Le français pourrait donc devenir une langue d’Afrique et un instrument communication, de coopération, d’échange et de commerce.

4.  Palmarès de la dérive budgétaire en Europe !

Tous les pays européens sont désormais engagés dans des plans de réduction des déficits. 1. En Grèce, le gouvernement socialiste de George Papandréou s'est engagé à ramener le déficit à 8,1% du PIB à fin de 2010 et à 7,6% en 2011. Pour y arriver, il a annoncé une purge significative avec baisse de 15% du traitement des fonctionnaires et le gel des recrutements publics sauf dans la santé, l’éducation et la sécurité. Les Grecs vont aussi voir augmenter la TVA et d'autres taxes. La retraite à 65 ans sera généralisée et une loi sur la flexibilité du marché du travail devrait faciliter les licenciements or le chômage y est à 11%, soit son niveau le plus élevé depuis onze ans. Quant à la dette colossale du pays, qui a atteint 300 milliards d'euros soit 115% du PIB, le gouvernement écarte toujours un scénario catastrophe. 2. L'Irlande vient d'annoncer un déficit exorbitant de 32% pour 2010. Mais l'Etat a maintenu son engagement de ramener le déficit à 11,6% en 2011 et sous la barre des 3% du PIB en 2014. La dette publique, qui s'élevait à 64% du PIB fin 2009, devrait frôler 100% cette année. Dublin a évoqué des économies supérieures aux 3 milliards d’euros jusqu'ici prévus pour le budget 2011, qu'il présentera cet automne. 3. Le gouvernement socialiste Espagnol a présenté le 30 septembre dernier au Parlement un projet de budget 2011 marqué par la rigueur. L'Espagne vise 9,3% de déficit en 2010 et 6% en 2011.Le budget prévoit une diminution de 16% des dépenses des ministères et de 7,9% des dépenses de l'Etat ainsi qu’une hausse de l'impôt sur les revenus les plus élevés. Cependant, la dette publique, qui s'élève à près de 63% du PIB, continuera de gonfler pour atteindre 69% en 2011. 4. Le Portugal a finalement décidé de frapper fort pour réduire les déficits, en annonçant pour 2011 des mesures d'austérité d'autant plus sévères qu'elles arrivent tard. La masse salariale de la fonction publique devrait baisser de 5% et la TVA devrait passer à 23% contre 21% aujourd’hui. Le gouvernement s'est engagé à ramener le déficit record de 9,3% du PIB l'an dernier à 7,3% en 2010 et à 4,6% en 2011. 5. En Italie si la progression du déficit public a été limitée à 5,3% du PIB en 2009, le gouvernement s’est engagé à le ramener à 5% en 2010, 3,9% en 2011 et 2,7% en 2012. Il faut dire que le gouvernement n'était pas en mesure d'engager un plan massif de relance durant la crise à cause de la charge de la dette publique. Celle-ci a atteint 115,8% du PIB en 2009 et devrait battre un nouveau record, à 118,5% en 2010 puis 119,2% en 2011. Cependant, il a adopté cet été un plan d'austérité de 25 milliards d'euros visant le gel des salaires des employés publics pour trois ans, un report du paiement des retraites et des critères plus rigides pour les pensions d'invalidité. De même des baisses des dépenses importantes ont aussi été imposées aux régions, qui devront augmenter les impôts locaux. 6. Le Royaume-Uni a annoncé un tour de vis inédit à la suite de l'élection du conservateur David Cameron. Celui-ci s'est fixé un objectif de réduire le déficit de 11% du PIB en 2010 à 7,5% en 2011 et 1,1% d'ici 2016. Pour y arriver, il envisage de diminuer les aides sociales de même que de réduire le budget de chaque ministère en moyenne 25%. Le salaire d'une partie des fonctionnaires sera gelé pendant deux ans et le report de l'âge de la retraite à 66 ans sera accéléré. Même si la TVA va augmenter en janvier 2011, les trois quarts des réductions proviendront de baisses de dépenses. 7. L'Allemagne a un déficit public qui a peu dérapé durant la crise. Cependant le gouvernement de Madame Merkel a fait du redressement des finances publiques sa priorité et a adopté récemment un plan d'austérité qui prévoit près de 80 milliards d'euros d'économies. Le gouvernement a annoncé une réduction des prestations aux chômeurs de longue durée et aux jeunes parents. Le déficit public devrait ainsi passer de 4,5% du PIB en 2010, à 4% en 2011, 3% en 2012 et 1,5 en 2013. Les allemands restent des précurseurs sur la voie de la rigueur. 8. Et la France dans tout cela ? Elle a des efforts énormes à faire pour rentrer dans les clous de Maastricht. Mais les français sont-ils prêts aux sacrifices ? Le gouvernement a longtemps hésité avant d'accélérer la cadence de la réduction du déficit afin d’éviter les risques espagnol et grec. Il table maintenant sur une marche forcée pour le ramener de son niveau historique de 7,7% attendu cette année à 6% en 2011 et 3% du PIB en 2013. Malgré ces efforts, la charge de la dette va continuer de grossir pour bientôt devenir le premier poste de dépense de l'Etat, à plus de 50 milliards d'euros. La dette publique devrait aussi continuer à augmenter, de 82,9% en 2010 à 86,2% en 2011. Pauvre France que feras-tu de tes avantages acquis ! Préfèreras-tu mourir plutôt que d’en perdre ''un petit peu'' !

 

Henri Pauvert.

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