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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.




1. 
Grande avancée dans le dispositif institutionnel du traité de Lisbonne, ( controversé) mais…

Après le "oui" éclatant de l'Irlande, le traité de Lisbonne reste toujours menacé car il faut encore arracher la signature de l’eurosceptique président tchèque. Un scénario noir serait que celui-ci fasse traîner la procédure jusqu'aux élections législatives de 2010 en Grande-Bretagne ou les eurosceptiques britanniques sont grands favoris et pourraient demander un référendum. Alors tout serait à recommencer et l’Europe resterait ingouvernable, mais…

2.  Le traité de Lisbonne : vrai ou fausse bonne nouvelle pour l’Europe ?

La crise internationale a montré les difficultés que rencontre l’Europe pour gérer sa gouvernance. Le traité de Lisbonne ne semble pas être le remède qui permettrait à l’Europe de donner l’élan démocratique et politique qu’elle aurait besoin actuellement. En effet, il ne propose pas de nouveautés importantes dans les domaines monétaires et économiques. La crise financière mondiale a montré les nombreuses failles de la gouvernance de l’Europe. En dépit d’une monnaie commune, la crise a montré que l’ensemble de la structure européenne manque cruellement d’outils communs pour soutenir les économies et a fait voir une absence totale de régulation financière commune. Le traité ne prévoit pas non plus un rapprochement des politiques économiques qui restent l’apanage de chacune des nations. Il semble que l’objectif des pères fondateurs de créer une Europe fédérale soit totalement abandonnée. Il se fait jour un retour aux états nations et un renforcement du poids des gouvernements. Même s’il était approuvé, ne faudrait-il pas rechercher la mise en place d’un traité qui prendrait en compte tous ces éléments !

3.  Le vote et la votation.

La votation désigne l'action de voter. Si le mot est courant en Suisse, le mot vote est plus utilisé en France et dans le reste des démocraties, mais les notions de vote et votation ne sont pas totalement équivalentes. En Suisse la votation désigne les initiatives populaires ou référendums organisés par les autorités et ou les citoyens sont appelés à se prononcer sur des sujets de politique communale, cantonale ou fédérale. Le résultat d'une votation est contraignant car les autorités sont dans l'obligation d'appliquer le résultat du vote. En France le mot votation, bien que figurant dans le Littré et dans le dictionnaire de l’Académie, était totalement inusité. Il refait surface depuis quelques temps et notamment à l’occasion du simulacre de démocratie qui s’est manifesté lors du vote pour la défense du service public de la Poste. Il faudra suivre l’évolution de son utilisation.

4.  A quand un Péage urbain à Paris et… en France ?

Pour lutter contre l’engorgement et la pollution des métropoles se sont dotées d’un péage urbain dans divers parties du monde. L’instauration d'un péage à Paris fait rage depuis de nombreuses décennies. La capitale française contribue pour 7% à la production de gaz à effet de serre. L'objectif serait de réduire le trafic et de diminuer les temps de parcours en instaurant un péage. Un projet est déjà prêt pour Paris. L'idée simple serait de faire payer l'accès en voiture aux heures de pointe dans une zone définie, sans arrêter les conducteurs. Ces derniers effectueraient leur paiement dans différents points de vente, par Internet ou par SMS, jusqu'à minuit après franchissement de la zone, ou encore en prépaiement. Mais en dépit de la prise de conscience des Français pour l’environnement, le péage urbain est jugé socialement régressif. L’idée fait cependant son chemin et un sénateur UMP vient de déposer un amendement qui a été voté par les sénateurs et qui permet d’expérimenter le dispositif dans les grandes agglomérations françaises à condition que les transports en commun soient optimisés. De même le conseil de Paris, toutes tendances confondues, serait prêt à faire faire une étude de faisabilité sur la mise en place d’un "écopéage" parisien. Si les politiques ont franchis la barrière, il restera tout de même à obtenir l’adhésion psychologique des franciliens. Peut-on croire que les Français, râleurs par nature, approuvent la généralisation du péage urbain comme l’ont fait les suédois ? On peut toujours rêver, mais aura-t-on le choix ? Il faut savoir qu’en semaine, dans la capitale, la vitesse moyenne des véhicules particuliers varie entre 9,6 km en heure de pointe et 11 km en heure creuse ! Et le déploiement des couloirs de bus, la diminution du nombre de places de parking dans les rues par la mairie n’ont dissuadé les automobilistes de prendre leurs voitures.

5.  Les Français sont accros à la consommation.

Si le budget des ménages a cru, en moyenne de 2,5% par an sur les cinquante dernières années, soit un triplement, elle a été plus importante avant 1974 puis a fléchi après le premier choc pétrolier. L’Insee a constaté un profond changement dans la répartition des dépenses. La part réservée à l’alimentation et à l’habillement s’est réduit au profit du logement, des transports avec l’essor de l’automobile, la santé mais surtout les dépenses de loisirs et de communication. On constate que le logement consomme 25% du budget des ménages avec une tendance à la croissance à cause du manque de produits acceptables par les locataires, surtout dans les grandes agglomérations. L’augmentation du niveau de vie des Français s’est traduite par une diminution des dépenses de première nécessité. Malgré la crise, la consommation reste le principal moteur de notre économie, mais elle devrait modifier la répartition des dépenses sur le court terme et même le long terme car les français sont de plus en plus regardants vis-à-vis de leurs dépenses. Une révolution silencieuse mais sans précédent s’est passée depuis un demi-siècle. La hausse continue du pouvoir d’achat à partir des trente glorieuses a poussé les Français à basculer dans l’ère de la consommation de masse. Dans le même temps, les industriels ont rivalisé d’ingéniosité pour satisfaire des besoins créés de toute pièce grâce à la publicité. Les modes de consommation ont suivi l’évolution de la société. Après le boom de l’informatique dans les années 80, Internet a fini de révolutionner la vie quotidienne de nos concitoyens. Cependant, beaucoup de voix s’élèvent pour réclamer le passage d’une civilisation du "consommer toujours plus" au "mieux consommer".

6.  Le développement des conciergeries d’entreprises.

Ce métier existe depuis très longtemps en Grande Bretagne ou l’on trouve la société TenUK. Il s’est développé aux Etats-Unis dans les années soixante-dix et la France commence à s’intéresser à ce phénomène depuis le début de ce nouveau siècle. En quoi consiste ce métier ? Il consiste à proposer des services de pressing, de cordonneries ou de baby-sitting au sein de l’entreprise. Ce pourrait être un moyen d’améliorer le bien-être des salariés et ainsi d’augmenter leur productivité tout en diminuant le taux d’absentéisme. 600.000 collaborateurs bénéficieraient des prestations de conciergeries d’entreprises en France, principalement en région parisienne. Ce métier devrait connaitre un fort développement car les dirigeants d’entreprises et leurs directeurs des ressources humaines commencent à mesurer les bénéfices qu’ils peuvent tirer de tels services.



Henri Pauvert.
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