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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1.  La "pause café" peut être un moment de management souple.


Dans les entreprises, la "pause café" est un rituel immuable. C'est devant la machine à café que l'on partage entre collègues depuis toujours un instant de décontraction et de convivialité. Un sondage réalisé montre que le gobelet de café favorise les conversations professionnelles mais aussi personnelles et renforce la cohésion d'équipe en apaisant les tensions. Ainsi, pendant cette parenthèse, le responsable manage ses équipes de façon plus informelle et peut faire passer des messages importants. Alors patrons ne sous-estimez pas la "pause café" et partagez là avec vos collaborateurs.


2. 
Les commerciaux vedettes des entreprises


Malgré la crise actuelle, les profils de commerciaux restent toujours très recherchés par les entreprises. Bien que les recrutements se soient ralentis dans les grandes entreprises, les PME font appel à des équipes commerciales supplémentaires pour développer leurs ventes. L'image de la fonction commerciale est en train de se transformer pour ouvrir des voies vers la direction générale des entreprises, comme cela à toujours été le cas dans les groupes anglo-saxons. Tous les secteurs d'activités sont en recherche de profils commerciaux. Dans l'industrie, la fonction commerciale se voit enrichie de nouvelles tâches, comme les activités d'après-vente. De même les ingénieurs d'affaires doivent apprendre à développer de nouveaux marchés. Dans le secteur high-tech, les entreprises embauchent massivement des commerciaux, tout comme les services, le BTP et l'énergie. Les "commerciaux chasseurs" ont à nouveau le vent en poupe car les entreprises voient se profiler un début de croissance économique. De même les vendeurs capables avant tout de fidéliser une clientèle restent les profils les plus demandés. Les jeunes diplômés ne sont pas en reste pour l’accès aux postes, bien que les cabinets de recrutement leur conseillent de privilégier les stages de fin d'études qui sont de bonnes passerelles vers un recrutement pérenne.


3. 
Salaires 2010 : les cadres au pain sec.

 

2009 a été une année noire pour les rémunérations des cadres et 2010 s'annonce comme encore plus sombre. Du jamais-vu depuis 1995, car en 2010, l'enveloppe attribuée aux augmentations de salaires des cadres ne devrait pas dépasser 2,4%, soit seulement le double de l’inflation prévue. Cette situation inquiéte les DRH. Ajoutons que l'an dernier, plusieurs employeurs ont mis en balance la baisse des salaires et les licenciements pour éviter des départs individuels et des plans de licenciements. Sur le front de l'emploi, 2010 ne s'annonce pas très clémente car un nombre important de DRH pensent à réduire leur masse salariale et quelques uns ne se prononcent pas sur leurs intentions. De même, le nombre des récompenses ou de bonus devrait se réduire significativement, même chez les employeurs qui s'étaient jusque-là montrés généreux pour garder leurs talents. De nombreux DRH craignent de ne pas pouvoir fidéliser les compétences de leurs cadres surtout dans le cas d’un retournement. Du côté des cadres, le désengagement est latent car leurs objectifs d’avant la crise restent les mêmes aujourd’hui. Ainsi seules les entreprises publiques de même que des secteurs comme le transport peuvent se permettre d’obtenir des augmentations plus importantes "grâce" à la grève. Ainsi ils font pression sur leurs directions pour obtenir des augmentations, oubliant qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis !


4. 
Les enjeux de Copenhague.


Durant deux semaines à Copenhague, les représentants de 192 pays tenteront de limiter de façon importante les émissions de gaz à effet de serre pour réduire de 2 degrés le réchauffement de la planète. Cet objectif impose la réduction de moitié des émissions mondiales d'ici 2050 par rapport à 1990. Un système de contrôle des engagements et des actions devrait être programmé. Le prix à payer serait alors la migration forcée de centaines de millions de personnes, chassées par les pénuries, les sécheresses, les inondations mais encore l'effondrement des productions céréalières, les extinctions importantes d'espèces et la montée des océans. L'accord devrait stipuler le montant chiffré de "qui paye quoi" mais aussi le mode de gestion et de contrôle de l’ensemble. L’accord, à transformer en un traité international d'ici la fin de 2010, devrait prendre le relais des engagements de Kyoto prévus entre 2008 et 2012 en intégrant dans cet effort l'ensemble des grands pollueurs de la planète. Cependant il ne faut plus compter sur des engagements fermes, mais plutôt sur un texte donnant des orientations politiques renvoyant à de nouvelles négociations. Car si L'Europe s’est déclarée pour une réduction globale de 20% de ses émissions, les États-Unis refusent de signer un accord international contraignant, la Chine refuse tout objectif contraignant tout en exigeant pour les pays industrialisés, la Russie promet une augmentation de 40% de son efficacité énergétique sans aucune précision et les pays en développement demandent aux pays riches une réduction de leurs gaz à effet de serre de 40% et le versement d'une aide équivalente à 1% de leur PIB. Le sommet risque donc d’être un fiasco !


5. 
Peut-on être certain que la dette des pays riches soit sûre ?


De nombreux pays ont fortement creusé leur bilan pour enrayer les dégâts de la crise économique. Ces pays, parmi lesquels la France, ne vont pas pouvoir continuer à laisser se dégrader leurs finances publiques et des plans de rigueur devront être mis en œuvre le plus tôt possible c’est-à-dire dès 2010. Après la crise financière et la crise économique, une crise des finances publiques se profile à l’horizon. Selon l'OCDE, 30 des pays les plus avancés du globe verraient leur dette grimper jusqu'à 100% de leur richesse produite en 2010, soit près d’un doublement de leur endettement en vingt ans ! En Europe, des pays comme la Grèce ou l’Espagne sont virtuellement en état de cessation de paiement. Mais peut-on abandonner ces pays ? Impossible de l’envisager et tout comme l’Islande, il faudra les aider à s’en sortir, ce qui aura un impact sur les 25 autres pays. L'année 2010 sera cycliquement désastreuse car les banques centrales devraient progressivement mettre fin à leurs injections de liquidités dans l'économie ce qui aura pour conséquence de faire remonter les taux d'intérêts de la dette des Etats. Alors, pour les prochaines années, nous risquons d’avoir le choix cynique entre une rigueur budgétaire ou une hausse des impôts, voire les deux. Ceci inciterait les ménages à augmenter leur taux d'épargne avec le risque de réduire la croissance. Beau choix en perspective, s’il en est !!


Henri Pauvert.  

 

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