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Publié par Edouard Boulogne

 

Une semaine à la loupe.

 

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1.  La patate chaude des 35 heures et après…

Si la mise en place des 35 heures par la "chère" Martine Aubry, actuelle 1ère secrétaire du parti socialiste, a été une catastrophe pour l’économie française, elle a fait des heureux chez un certain nombre d’entreprises et de Français, pas les plus argentés ! Dans les grands groupes, les négociations ont permis de supprimer des avantages datant "d’an tan longtemps". Dans l’informatique par exemple, les techniciens avaient des primes d’astreinte de plusieurs centaines d’euros qui n’avaient plus lieu d’être ; elles ont été supprimées grâce aux 35 heures. En contre partie, ils travaillent moins payées 39 heures et les entreprises touchent des subsides. Dans les petites PME et les TPE par contre, les 35 heures ont été une catastrophe. Dans une entreprise de moins de 50 salariés voire 10 salariés, c’est dramatique car il est impossible de recruter un "multitâche" pour faire un peu de compta, du secrétariat, de la paye, du technique et autres tâches. Il en a été de même pour d’autres secteurs de l’économie comme dans les hôpitaux. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, les 35 heures ont été démantelées en entrainant des disparités importantes entre salariés du privé et du public : l’égalité de traitement entre tous est passée à la trappe. Mais cela a-t-il jamais été le cas ? Les syndicats défendent les 35 heures car ils ont été les négociateurs et ne veulent pas se déjuger. Le Medef, qui défend les grands groupes, souligne que "rigidité dans l'approche du temps de travail et coût du travail non compétitif freinent aujourd'hui encore nos entreprises dans leur développement et limitent leur capacité à répondre à la demande mondiale." En langage non diplomatique, il ne veut pas leur suppression car, bien qu’hostile au départ, la réduction du temps de travail leur a permis de remettre en cause des avantages d’une autre époque et leurs mandants redoutent que l'Etat cherche à faire des économies en remettant en cause les allégements de charge. Certains Français restent attachés aux RTT car elles leur permettent de mieux gérer leur présence au travail. Manuel Valls a lancé un pavé dans la mare en souhaitant "déverrouiller", "dépasser"et "détricoter"les 35 heures. Le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé a emboité le pas en réaffirmant que "les 35 heures, c'est un problème pour tout le monde". Alors que faire ? Je n’ai pas LA réponse car le sujet est compliqué. Mais il faut arrêter de croire que l’on puisse continuer à toujours travailler moins, gagner plus et vivre toujours mieux. Encore une fois et en cette période d’Epiphanie où nous nous "gavons" de galettes des rois, je rappelle que la "galette mondiale" a une taille limitée et ne peut donc contenir que des fèves : nous devons apprendre à partager et cela implique des sacrifices !

2.  Après la Grèce, la Chine achète de la dette espagnole.

La tournée en Espagne du Vice-Premier ministre chinois, Li Keqiang, s'est conclue par la signature de contrats pour un montant total de 5,65 milliards d'euros et couvre les secteurs de la banque, de l'énergie, des télécommunications, du transport et de l'agriculture. Le Vice-Premier ministre chinois a déclaré que son pays continuera à faire ses emplettes en Europe et à soutenir l'Espagne face à la crise budgétaire qui touche la zone euro. D'après des données de 2008, le taux d'épargne de la Chine avait atteint 51,3%, soit un record historique alors que celui des Etats-Unis n’était que de 12,6%. La Chine qui est déjà le premier créancier des Etats-Unis se positionne désormais en sauveur potentiel de l'Europe. La défense de l'euro est dans l'intérêt de la Chine, pour s’assurer que l'Union européenne, son premier partenaire commercial, continue d’acheter ses produits. C’est aussi un moyen pour elle de diversifier ses réserves de change qui s'élevaient à 2.648 milliards de dollars. L'Union européenne devrait donc devenir l'un des principaux marchés pour les réserves de change chinoises afin de diversifier sa dette en dollar. Rien n’étant gratuit, après-demain nous arrière-petits-enfants risquent de naître chinois.

3.  Pourquoi le prix des carburants risque encore de grimper.

La hausse repose sur les cours du pétrole brut et des produits pétroliers sur le marché international qui s’envolent car les producteurs ne veulent pas accroitre leur production. Les cours du Brent, référence du pétrole de la mer du Nord qui fait référence en Europe, ont grimpés de 15% cette année à 92 dollars le baril. Il existe un autre facteur qui participe au renchérissement du coût du carburant : la baisse de l’euro renchérit le coût du pétrole se traite en dollars, comme la majorité des matières. Pour 2011, les experts prévoient un nouveau regain des cours du brut qui pourrait dépasser les 100 dollars contre un prix moyen de 80 dollars actuellement. Cela pourrait se traduire par des dizaines de centimes d’euros supplémentaires par litre de carburant. Enfin n’oublions pas l’impact de la TIPP, taxe intérieure sur les produits pétroliers, et de la TVA. La première d'entre elle représente près de la moitié du prix des carburants. La progression pourrait cependant ne pas être aussi importante car les stocks de pétrole que l’on a sont importants et encombrent les réserves des pays de l'OCDE. De même, les marges de raffinage ne devraient pas être amenées à grimper à court terme puisque de nouvelles raffineries ont encore ouvert ces derniers mois et la concurrence sur les produits pétroliers devrait se poursuivre.

4.  Les pays les plus endettés.

La crise économique actuelle et l’impact que l’on perçoit sur les économies de certains pays a sensibilisé les opinions publiques des pays développés au risque que représente un endettement trop élevé pour une nation. Tous les pays ne sont pas sur le même pied d'égalité à travers le monde et les contribuables que nous sommes ne sont pas tous logés à la même enseigne. L'endettement public par habitant n’est pas le même dans chaque pays. Les Japonais sont ceux sur lesquels repose l'endettement le plus important car ils sont virtuellement à la tête d’une dette de plus de 50.000 euros par personne. En seconde position on trouve les Islandais avec près de 33.000 euros à la suite de la crise bancaire qu’ils ont subi à la fin de 2008. Les Belges se retrouvent avec une dette voisine de 31.000 euros, les Italiens autour de 30.000 euros, les Canadiens et les Américains ont environ 28.043 euros de dette. Les Grecs et les Irlandais, assommés par la crise, ont virtuellement 26.600 euros pour les premiers et 23.800 euros pour les seconds. Ils subissent aujourd'hui les effets de la rigueur budgétaire qui est sensée assainir leurs finances publiques alors qu’ils sont moins endettés que les autres. La dette publique par habitant n'atteint que 22.000 en Autriche, 21.400 euros en Allemagne et 21.200 euros aux Pays-Bas. Et la France dans tout cela ? Elle n'impose pas à ses générations futures un endettement si insoutenable que cela mais sa dette par habitant atteint tout de même 23.300 euros. Qu’en est-il de la dette dans les pays émergents ? En Europe de l'Est, en Afrique, en Amérique latine ou en Asie, les citoyens de ces pays sont très peu endettés puisqu’ils sont très nombreux par rapport à la taille de leurs économies et de leur Etat. C’est ainsi que les Chinois ne supportent de 225 euros de dette et les Indiens 563 euros par tête. Les pays d'Europe de l'Est disposent également d'un endettement très modéré par rapport à ceux d'Europe occidentale. Ainsi la Roumanie n’a une dette que de 1.300 euros et de la République Tchèque de 4.700 euros par habitant.

5.  L'Etat peut revendre nos données personnelles !

Cette loi, votée en catimini il y a quelques mois, n'est pas encore entrée en vigueur et pourtant, elle permettra à l'Etat de revendre à des entreprises privées les informations personnelles que nous avons fournies lors de notre demande de carte grise lors de l’achat de notre véhicule. Officiellement, ces données devraient servir à faciliter le rappel des voitures lorsqu'elles subissent des problèmes de sécurité. Mais il semble que nos informations personnelles pourraient aussi être utilisées à des fins statistiques ou commerciales. Mais que fait la Cnil, la Commission nationale de l’informatique et des libertés qui, sur le bandeau de son site Internet, affiche "l'informatique doit respecter l'identité humaine, les droits de l'homme, la vie privée et les libertés".

Henri Pauvert.

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Calimero 11/01/2011 22:45



Snif-snif


C'est vraiment trop injuste, et moi qui voulais devenir fonctionnaire bouhouhaaaaah manmaaaan!


 



CH.FFRENCH 11/01/2011 21:13



Non d'une pipe! Qu'avez-vous tous contre les "fonctionnaires" ???


Ils ne gagne pas plus que dans le privé.


Ils ne travaillent pas moins "allez donc faire l'école" comme disent les petits enfants!


Munissez-vous d'un gilet pare-balle, d'un "taser", et pour éviter les coups de couteau, surtout dans le dos... Là on n'en sait rien!


Mon père était fonctionnaire, mon grand-père était fonctionnaire, mon époux était fonctionnaire : Eh bien ils travaillaient!!!


Peut-être pour faire le boulot que beaucoup ne faisaient pas!


Mais il faut bien le dire : "c'est la base qui glande" les "chefs" travaillent même le soir et le dimanche!


Je l'ai vu et même cela me prenait la tête, quand mon epoux me répondait "on ne peux pas sortir j'ai du boulot"!


Le seul avantage (et on veut le leur ôter) c'était la garantie de l'emploi!



Dissident 11/01/2011 13:47



Bonjour  M Boulogne, si vous ne connaissez pas cette video, je vous conseillerai vivement de la regarder : Il s'agit de l'interview d'un forecaster américain très très connu qui ne cesse de
denoncer les malversations et les mensonges de Wall Street.


http://www.dailymotion.com/video/xg6gck_1-2-gerald-celente-coupez-leur-la-tete-s-t_news


Geral Celente est une vedette aux USA, il est interviewé dans le monde entier, et ce qu'il a prédit s'est toujours réalisé. Selon lui, une terrifiante crise monétaire et commerciale est à nos
portes. Ceci pourrait avoir des effets désastreux sur la vie de tous les citoyens, surtout les plus faibles mais aussi sur la classe moyenne qui serait laminée.  C'est la Dette qui nous
amenerait dans un gouffre sans fond.


La video est sous-titrée.